Texte Libre
(réalisé et offert par Ahhotep ukhtî)
Si ce lieu porte un nom égyptien
et parle beaucoup d'Egypte, ce n'est pas un hasard. L'Egypte, dans toute sa richesse passée et actuelle, fait partie de mes passions. C'est donc avec la ville imaginaire
d'Ankh-Neferkheperourê que je vous propose de pénétrer dans mon monde. L'idée de ce blog est simple et vaste à la fois : partager avec vous des émotions, sensations, des humeurs,
des expériences et des passions... De nombreux sujets y seront abordés, des passions comme l'Egypte, avec entre autres le récit d'un voyage effectué en 2004 et le plus récent en décembre
2006, à des réactions à l'actualité, des commentaires sur des sites web visités et des conseils de visites sur le net, des lectures ou des musiques, des expériences vécues et des rêves, des coups
de coeur et des coups de gueule, des citations d'auteurs ou même des travaux personnels, ou encore mes recettes de cuisine favorites...
Parce que le Net, c'est comme la vie, la "vraie". On se rencontre, on discute, on échange, on partage... ou on passe à côté et on s'ignore. Alors arrêtez-vous un instant, installez-vous confortablement et laissez-vous guider... Non seulement vous êtes les bienvenus, mais surtout vous êtes ici chez vous
Ne soyez pas timides, n'hésitez pas à indiquer votre avis et vos réactions par l'intermédiaire des commentaires ; à terme, ce blog pourrait devenir aussi un lieu d'échanges, c'est ce que j'aimerais en tout cas, cela ne tient qu'à vous. Devenez citoyens de notre ville en vous inscrivant au papyrus express, qui vous permettra d'être tenu informé de la publication des nouveaux articles et de recevoir les courriers réservés à nos citoyens.
Bonne lecture, et au plaisir de vous lire en retour !
Message des Scribes d'Ankhneferkheperourê :
Fermeture définitive de la Cité dimanche 27 mai 2007. Le forum ferme également.
Message des Scribes de la Cité :
La Cité d'Ankh-Neferkheperou-Rê ferme ses portes ; les scribes rassemblent les précieux papyrus dans des coffres, ses derniers occupants achèvent de plier bagages et elle s'en
retournera bientôt aux sables du désert... Des esprits malins s'y sont introduits, semant les calamités sur leur passage.
Ce fut une belle aventure que ce blog. Mais tout a une fin, et l'heure de la fin d'Ankh-Neferkheperou-Rê est venue. Une semaine, le temps de plier bagages, et notre Cité imaginaire fermera
définitivement ses portes.
J'espère que vous en garderez un bon souvenir. Pour ma part, je garderai dans un coin de mon coeur les moments passés avec vous tous. Des moments qui m'ont fait chaud au coeur et que je
n'oublierai pas. Des amitiés sont nées, et elles ne s'éteindront pas avec cette page qui se tourne, insha'a l-llah. Ceux qui souhaitent rester en contact peuvent me joindre par l'intermédiaire de
Kaaper avant dimanche prochain. Merci à tous pour votre fidélité et nos échanges.
A ceux qui ont utilisé ce blog pour en détourner le sens dans ma "vraie vie" -ils se reconnaîtront, je pense...-, je n'ai qu'une chose à dire : la petitesse d'esprit est le plus vilain
des défauts. Il y a deux choses auxquelles je ne m'habituerai jamais dans l'esprit humain : la bêtise et la méchanceté.
Heureusement, il y a tous ceux d'entre vous qui ont de vraies qualités humaines, ne changez pas : dans ce monde insensé, les valeurs d'humanité et de partage sont un trésor qu'il faut préserver.
Restez attachés à la tolérance et au savoir, gardez votre esprit et votre coeur ouverts à tout et à tous.
Je vous embrasse fraternellement,
Nefred
Suite à l'Expédition française en Egypte, à laquelle avaient participé de nombreux savants, paraît de 1809 à 1828 la "Description de l'Egypte", ouvrage monumental qui marque un tournant important dans l'histoire de la connaissance de l'Egypte, mais aussi dans les développements de l'égyptomanie. Monumental, dans tous les sens du terme : certains volumes ont pratiquement 1m de haut ! L'ensemble comprend, rappelons-le, plus de 20 volumes, il fit intervenir plus de 80 artistes et 400 graveurs !
Il fallait, pour ranger cet ouvrage d'exception, concevoir un meuble approprié. C'est Edme François Jomard qui conçut le projet d'un meuble "retour d'Egypte", dont la réalisation fut confiée à l'ébéniste parisien Charles Morel. C'est un meuble dont la forme s'inspire des édifices égyptiens, flanqué de deux pilastres à chapiteau hathorique et un entablement, juste sous le plateau, orné de l'uraeus. Le plateau peut être basculé et se transforme en lutrin adapté aux dimensions des volumes de la "Description de l'Egypte". Il comprend dans sa partie basse, ouvrant sur l'original par deux vantaux ajourés, des tablettes munies de roulettes sur lesquelles les volumes reposent à plat.
Morel réalisa plusieurs exemplaires de ce meuble, dont au moins 6 sont aujourd'hui connus. Les plus précieux sont en acajou et placage d'acajou. L'ébéniste a également réalisé des variantes moins luxueuses en bois fruitier ou plaqués d'amarante.
Un exemplaire original en noyer se trouve au Palais du Luxembourg, dans la bibliothèque du Sénat ; il a été offert par le roi Louis-Philippe à la Chambre des Pairs. Un autre se trouve dans la bibliothèque de l'Assemblée Nationale. Un troisième a appartenu à Clot Bey, auquel il avait sans doute été offert par Louis-Philippe.
Edme François Jomard (1777-1862), ingénieur et archéologue français qui a participé à l'Expédition d'Egypte, conservateur de la Bibliothèque royale.
Clot Bey : Antoine Barthélémy Clot (1793-1868), chirurgien français qui s'illustra en Egypte et dont nous reparlerons.
L'Egypte regorge d'édifices chrétiens malheureusement peu connus du grand public, généralement non inclus dans le parcours des visiteurs. C'est dommage, car ce
patrimoine est extrêmement intéressant, parfois même très instructif sur les origines de notre propre architecture religieuse. On distingue dans l'architecture des églises coptes d'Egypte un
certain nombre de plans qui ont marqué une période ou une région, à partir d'un module de base quasiment immuable : le plan basilical. Le plan le plus répandu est en effet le plan basilical
hérité de l'architecture antique, mais avec de nombreuses variantes et des interprétations proprement égyptiennes.Le plan varie selon la période, mais aussi selon la région et selon le contexte
(église urbaine, église de monastère, etc.). Certains d'entre eux, à travers l'expansion du monachisme, ont même eu une influence considérable sur les développements de l'architecture
religieuse occidentale ; l'architecture copte paléochrétienne a aussi eu une influence non négligeable sur l'architecture islamique égyptienne.
Le plan basilical à nef centrale et 4 nefs latérales : ce type proprement égyptien se rencontre du IVe au VIe
s., en contexte provincial. La nef centrale est flanquée de chaque côté de deux nefs latérales marquées par deux rangs de colonnes, la plus
éloignée de la nef centrale étant plus étroite et formant un déambulatoire. Une abside centrale se trouve à l'est dans l'axe de la nef principale et cette dernière et les deux
nefs latérales qui la flanquent immédiatement ont chacune un portail ouvrant sur l'extérieur. A partir du milieu du Ve s., ce type disparaît au profit du plan
basilical traditionnel avec nef centrale et deux nefs latérales. A ce type appartiennent les églises d'Antinoopolis (Antinoe, IVe
s.), Pbow (IVe-Ve s.), Medinat Madi (Narmuthis,Ve-VIe s.) et
Armant (Mermonthis, VIe s.).
Les églises de plan basilical à transept : ce type se rencontre aux Ve et VIe s. en contexte urbain. On le
trouve essentiellement dans la région du Delta et en Moyenne-Egypte ; c'est vraisemblablement une importation byzantine. Ce type connaîtra peu d'extension, à vrai dire. L'espace est divisé en
trois nefs par deux rangées de colonnes, large nef centrale et deux ailes latérales étroites ; en règle générale, les rangées de colonnes se poursuivent dans le
transept. Celui-ci peut avoir des ailes quadrangulaires ou terminées en abside. Dans l'axe de la nef centrale se trouve une abside semi-circulaire et seule la
nef centrale ouvre sur l'extérieur par un portail. Parmi les églises de ce type, on peut citer celles d'el-Hawariyya (VIe
s.) et d'el-Ashmuneyn (Hermopolis, Ve s.), ou encore le monastère de St-Menas (entre Alexandrie et le Wadi Natrun,
Ve-VIe s.).
Le plan basilical traditionnel à trois nefs : ce type basilical traditionnel s'impose en Egypte entre le Ve et le
VIIe s. Il est directement dérivé des modèles antiques, avec une large nef centrale et deux nefs latérales plus étroites. En Moyenne- et Haute-Egypte,
un rang de colonnes réunit souvent à l'ouest les deux nefs latérales. Le sanctuaire, dans l'axe de la nef centrale, est soit semi-circulaire soit rectangulaire ; il est en
général flanqué de deux pièces latérales, les pastophoria. Les églises de ce type sont nombreuses ; celles du Vieux Caire en sont de
bons exemples. On peut citer également les églises des Kellia (Ve-VIIe s.), de Kom Namrud (VIe s.), du
monastère d'Apa Bane à el-Minieh (VIe s.), de Louqsor (VIe s.), du Monastère St-Jérémie de
Saqqarah (VIIe s.), d'Umm el-Burigat (VIIe s.) et de Medinet Habu (VIIe s.).
Le plan à abside triconque : ce type, qu'on rencontre du Ve au VIIe s., est une évolution du plan basilical
traditionnel. Le sanctuaire, dans l'axe de la large nef centrale, est formé de 3 absides placées en trèfle, les absides latérales communiquant avec les
pastophoria. Ce plan est surtout représenté en Moyenne-Egypte, à la fois en contexte urbain et dans les monastères. On peut citer les églises du
monastère Blanc et du monastère Rouge (près de Sohag, Ve s.), du monastère St-Pacôme
(VIe s.), de Denderah (VIe s.), Deir el-Matmar (VIe s.) et Deir Abu Matta (VIe
s.).
Le plan central : ce type est extrêmement rare et ne se trouve que dans le Delta. Les seuls exemples connus remontent tous au
VIe s. Il se caractérise par une structure tétraconque, c'est-à-dire que l'édifice est formé par quatre absides semi-circulaires placées en croix ;
uine variante consiste à délimiter une forme tétraconque par des colonnes dans un espace quadrangulaire. Les meilleurs exemples sont la basilique orientale et le
Martyrion du monastère de St-Menas (VIe s.).
Le plan à khurus (choeur) : ce type, marqué par l'adjonction d'un choeur (khurus), apparaît au VIIe s. comme une évolution du plan basilical. Ce plan connaîtra une grande faveur en Egypte jusqu'au XIIe s. Le choeur vient s'interposer entre les nefs et le sanctuaire, marquant la séparation entre l'espace destiné aux fidèles et celui réservé au clergé. De nombreuses églises de type basilical ont été transformées pour recevoir un tel choeur. On peut citer parmi les plus représentatives les églises des monastères de Sketis (VIIe-IXe s.), de 'Ayn Zaaf (oasis de Kharga, VIIe s.), de l'Archange Gabriel (Deir el-Naqlun, Fayyum, Xe-XIe s.) et St-Antoine (XIIe s.), ainsi que les églises d'Antinoopolis (VIIe s.), Manqabad (VIIe s.) et el-Hayz (VIIe-VIIIe s.).
Le plan à nefs voûtées : ce type apparaît au Xe s. et modifie le type basilical par la couverture des nefs par des
voûtes et coupoles et non plus en bois. En Basse-Egypte, une voûte en berceau vient couvrir la nef centrale et le
khurus. En Haute-Egypte, la nef centrale est couverte par deux coupoles, tandis que les nefs latérales sont couvertes de
voûtes en berceau ; au XIIe s., une évolution les remplace par un grand dôme unique couvrant le naos. Pour ce type, on peut citer les
églises des monastères d'el-Kubbaniyya (Xe-XIe s.), St-Simeon d'Aswân (Xe-XIe s.),
des Martyrs (Deir esh-Shuhada, près de Sohag, XIe-XIIe s.) et St-Victor de Naqada (XIIe s.).
Nous reparlerons plus en détails de certains de ces édifices.
Sources : Touregypt.
Renouons avec les bonnes habitudes du week-end. Je vous propose aujourd'hui une chanson de Tamer Hosni, un chanteur égyptien que j'aime beaucoup. Pas de paroles cette fois, vous n'avez qu'à les lire en arabe sur la vidéo - je sais, c'est cruel !
Johnny Halliday, le Johnny national qui compte de nombreux fans, ça n'a jamais été ma tasse de karkadé, je l'avoue volontiers... Tant qu'il ne s'agissait que d'un mythe populaire dont la carrière fait partie des plus brillantes de la chanson française ; tant que Johnny se contentait de multiplier les épouses de plus en plus jeunes ; tant que Johnny se contentait de nous asséner régulièrement des phrases cultes qui font de lui une sorte de Jean-Claude Vandamme français ou de Eve Angeli masculin : mafeesh mushkela, pas de problème, il ne me dérangeait en rien et je n'avais rien contre lui. Tout au plus je me moquais gentiment, et je titillais ses fans.
Le club très fermé des "aware"...
Mauvaises fréquentations...
Johnny et sa crémière sont ravis à la sortie de leur banque suisse...
Bienvenue dans la Cité mythique d'Ankh-Neferkheperou-Rê,


