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  • : Ankh-Neferkheperou-Rê
  • Ankh-Neferkheperou-Rê
  • : Pas de sujet précis, mais un ensemble de rubriques, qui évolueront avec le temps. Même si un accent particulier est mis sur l'Egypte. Ce qui compose mon univers et que je souhaite partager... Des passions, des coups de coeur et des coups de gueule, des ré
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Papyrus éphémère

 

 

Création et cadeau de Theti

 

 

 

Fouiller

Texte Libre

 

 

 

 

 

  

Message des Scribes d'Ankhneferkheperourê :

 

Fermeture définitive de la Cité dimanche 27 mai 2007.

Vieux Papyrus

Notre Cité

20 mai 2007 7 20 /05 /mai /2007 16:42

Message des Scribes de la Cité
La Cité d'Ankh-Neferkheperou-Rê ferme ses portes ; les scribes rassemblent les précieux papyrus dans des coffres, ses derniers occupants achèvent de plier bagages et elle s'en retournera bientôt aux sables du désert... Des esprits malins s'y sont introduits, semant les calamités sur leur passage. 


Ce fut une belle aventure que ce blog. Mais tout a une fin, et l'heure de la fin d'Ankh-Neferkheperou-Rê est venue. Une semaine, le temps de plier bagages, et notre Cité imaginaire fermera définitivement ses portes. 

J'espère que vous en garderez un bon souvenir. Pour ma part, je garderai dans un coin de mon coeur les moments passés avec vous tous. Des moments qui m'ont fait chaud au coeur et que je n'oublierai pas. Des amitiés sont nées, et elles ne s'éteindront pas avec cette page qui se tourne, insha'a l-llah. Ceux qui souhaitent rester en contact peuvent me joindre par l'intermédiaire de Kaaper avant dimanche prochain. Merci à tous pour votre fidélité et nos échanges.

A ceux qui ont utilisé ce blog pour en détourner le sens dans ma "vraie vie" -ils se reconnaîtront, je pense...-, je n'ai qu'une chose à dire : la petitesse d'esprit est le plus vilain des défauts. Il y a deux choses auxquelles je ne m'habituerai jamais dans l'esprit humain : la bêtise et la méchanceté.

Heureusement, il y a tous ceux d'entre vous qui ont de vraies qualités humaines, ne changez pas : dans ce monde insensé, les valeurs d'humanité et de partage sont un trésor qu'il faut préserver. Restez attachés à la tolérance et au savoir, gardez votre esprit et votre coeur ouverts à tout et à tous.

Je vous embrasse fraternellement,

Nefred 
 

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Published by Nefred
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23 avril 2007 1 23 /04 /avril /2007 16:52

Je voudrais vous raconter cet autre moment fort de notre voyage que fut notre rencontre avec Josiane au Caire. Comme pour Anne-Marie et Domi, ce sont des moments qui sont gravés à jamais dans mon coeur. Je connaissais moins Josiane avant de partir. J'avais découvert son  blog par l'intermédiaire d'Anne-Marie – toutes les deux sont amies et ont l'habitude de se retrouver régulièrement dans la capitale égyptienne... et de courir boutiques et soukhs ensemble ! Mais là encore, le courant est passé tout de suite, selon cette alchimie étrange qui fait qu'on a l'impression ne pas être tout à fait étrangers.

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Au-delà de Bâb Zuweyla, Josiane nous a entrouvert la porte d'un Caire hors des sentiers battus, cette ville telle que nous l'aimons elle et moi...

 

Nous nous sommes donnés rendez-vous près du Khân, où nous venions de faire quelques achats. Theti et moi nous étions attablés à la terrasse de l'un de ces cafés qui donnent sur la place, fumant paisiblement une shisha. Josiane est arrivée, armée de son appareil photo avec lequel elle nous donne sur son blog ces belles images du Caire. Un entrain et une humanité extraordinaires, ce que j'appelle la noblesse de l'âme qui fait qu'on se sent bien avec quelqu'un. Tout de suite, en effet, je me suis senti bien en sa compagnie et nous avons entamé la discussion, plaisantant sur les « suppositoires géants » placés devant la mosquée. Une marchande ambulante est arrivée quelque temps après, que Josiane connaissait et avec laquelle elle entama une discussion chaleureuse ; j'ai comme souvenir de ce moment des guirlandes de jasmin qu'elle vendait et que j'ai faites sécher...

 

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Tandis que nous étions passés dans les coulisses du caravansérail, nous avons eu la même réaction : le regard attiré par cette vieille maison endormie paisiblement dans l'entrelacs des ruelles du quartier...


Je ne vous raconterai pas là non plus cette rencontre dans tous ses détails ; il y a des choses qui ne se racontent tout simplement pas, poser des mots dessus est non seulement difficile, mais leur fait perdre de leur substance. Comme elle le fait virtuellement sur son blog, Josiane a partagé avec nous son Egypte, celle qu'elle aime et qu'elle arpente à la recherche de l'instant et de l'humain. Elle nous a entraînés avec enthousiasme et générosité dans cet autre Caire que le tourisme ne fait au mieux qu'effleurer ; je vous laisse imaginer si j'étais ravi, bien sûr, d'être ainsi introduit au-delà des apparences.

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Avec Josiane et Redha au restaurant, dégustant le fameux pigeon farci égyptien et la molokheyya...

Avec elle et son compagnon Redha, nous avons découvert des spécialités de la cuisine égyptienne dans un petit restaurant à mille lieues des endroits aseptisés pour touristes : molokheyya et pigeons farcis, un délice ! Le lendemain, ce fut un autre restaurant, dont honte à moi j'ai oublié le nom, au décor baroque, où nous avons mangé l'incontournable foul... Elle nous a fait découvrir le quartier de Bâb Zuweyla, avec son marché, et les coulisses de l'ancien caravansérail, avec ces petits ateliers dans lesquels travaillent les artisans, un moment inoubliable... Mais aussi le café Gropi, une merveille Art Déco. Je ne sais pas comment le formuler, mais ce qui m'a touché chez Josiane, c'est ce regard qui sait immédiatement se tourner vers l'humain, faire d'un instant de vie un moment magique ; c'est d'ailleurs, si vous les connaissez, le sentiment qui se dégage de ses photos. Et en prenant le dernier verre près d'el-Ghori, elle nous a offert à chacun un bracelet qui ne me quitte plus depuis, souvenir de ces moments d'exception, avec les pigeons voletant dans le ciel du Caire à la tombée de la nuit...

 

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L'un de ces petits artisans qui oeuvrent en coulisses, ici un sculpteur sur bois qui réalise des décors avec l'habileté d'un savoir plusieurs fois centenaire ; un moment à la fois beau et émouvant...

 

Merci, Josiane, yâ ukhtî, pour tous ces beaux moments que tu nous a offerts, pour ce regard que tu as partagé sur une ville qui n'en est que plus fascinante encore ! J'ai hâte d'être à la prochaine fois, insha'a l-llah, pour poursuivre cette rencontre avec Le Caire hors des sentiers battus qui te tient tant à coeur et pour lequel nous partageons cette affection sincère.

 

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 Josiane et Nefred, près d'el-Ghori, une belle amitié est née...

Les rencontres humaines, voilà ce qui aura, pour moi, le plus marqué ce voyage : que ce soit nos amies Anne-Marie, Domi et Josiane, et leurs compagnons, ou Mohamed, Ehab et Amro... Chacun, avec générosité et simplicité, nous a ouvert la porte d'une autre Egypte, au-delà du tourisme ; chacun, avec sa sensibilité, nous en a fait découvrir certaines des multiples facettes...

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Mon Egypte désormais, ce sont aussi ces visages amis...

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20 avril 2007 5 20 /04 /avril /2007 10:51

A quelques jours de l'élection présidentielle, la profanation de tombes juives à Lille, puis de tombes de soldats musulmans au cimetière militaire de ND de Lorette près d'Arras résonne comme un signal qui fait froid dans le dos. Des inscriptions néo-nazies et des injures racistes, la Bête immonde montre qu'elle est là et bien là !

C'est non seulement scandaleux et écoeurant, mais aussi inquiétant. Inquiétant, parce que ce qui nous scandalise tous ne manquera pas de renforcer les électeurs de l'extrême-droite dans leurs convictions de haine et de racisme. Qu'une fois de plus ils se poseront en victimes d'une campagne médiatique. On peut penser aussi qu'il s'agit d'un geste lancé comme un message aux tenants de l'extrême-droite la plus dure, qui comptent bien montrer qu'ils sont là. Inquiétant, parce que de tels malades montrent ainsi qu'ils ne respectent rien et sont prêts à tout.

Plus que jamais, il s'agira dimanche de faire en sorte que le cauchemar de 2002 ne se renouvelle pas. Les candidats en présence sont loin d'être satisfaisants, mais la priorité est de faire barrage aux extrêmes en en se laissant pas entraîner dans la dispersion des voix qui ne peut que faire le jeu du FN. Les électeurs devront montrer qu'ils sont bien plus responsables que leurs politiciens et qu'eux ont compris les leçons de 2002...

Je pense avec tristesse aux familles de ceux dont les sépultures ont été ainsi souillées, et j'ai terriblement honte de cette France-là...

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13 avril 2007 5 13 /04 /avril /2007 17:36

Aujourd'hui, jour pour jour, notre Cité d'Ankhneferkheperoure a ouvert ses portes depuis un an. Une année qui fut riche en échanges et en rencontres, au fil de laquelle nous avons appris à nous connaître et appris les uns des autres...

En un an, ce sont 241 000 pages vues et plus de 78 360 visiteurs, avec un record en mars 2007, qui a atteint à lui seul plus de 48 000 pages vues... Votre bavard serviteur en est tout ému !

Merci à tous de votre fidélité, de vos commentaires et de votre intérêt pour ce projet. J'espère que l'aventure continuera sous les meilleurs auspices.

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24 mars 2007 6 24 /03 /mars /2007 07:09

Je ne vous ferai pas un long discours sur la question, je crois que nous en avons déjà parlé. Simplement, ce week-end a lieu comme chaque année l'opération Sidaction ; on peut en penser ce qu'on veut, émettre d'éventuelles critiques, en particulier sur l'attitude des médias : mais c'est avant tout l'occasion de rappeler que ce fléau continue de faire des ravages dont on n'a pas toujours conscience. La recrudescence des contaminations, ainsi que le développement d'autres MST comme la syphilis, montrent qu'il faut continuer à informer. 

Les 2/3 des personnes contaminées dans notre pays sont hétérosexuelles, et pourtant l'idée de "groupes à risques" reste ancrée dans bien des cerveaux.  Nul n'est à l'abri, il ne faut pas cesser de le rappeler. Nous savons tous, par exemple, que la fidélité absolue est un grand principe auquel il arrive dans la vie de ne pas se tenir ; cela n'est pas répréhensible en soi, du moins pas à mes yeux, pour autant que l'on se montre responsable et que l'on ne mette pas ses partenaires en danger. Des pratiques dangereuses ont fait ces dernières années leur apparition, avec une mode des rapports non protégés, en particulier chez les jeunes. Une baisse de la vigilance est observée en parallèle, même dans les milieux très sensibilisés comme les homosexuels.

Une réalité qu'il ne faut pas oublier : on ne guérit pas le Sida. La seule façon de se protéger et de protéger ses partenaires, c'est le préservatif. Un instant de plaisir ne doit plus se transformer ensuite en cauchemar...

Outre l'opération Sidaction, de nombreuses associations oeuvrent toute l'année sur le terrain. Une occasion aussi de rendre hommage à tous ces bénévoles qui ne ménagent pas leur peine dans la prévention et l'accompagnement des malades.

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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 07:07

 

Reprenons les plantations dans notre jardin... Aujourd'hui, ajoutons-y un amandier, arbre traditionnel des jardins provençaux. Dont les fleurs annoncent la fin de l'hiver et la venue du printemps, et dont les fruits, une fois séchés, garderont une trace de la belle saison...

Ici les amandes sont impatientes, comme vous le voyez - la photo date d'il y a deux jours. Elles partagent notre hâte de dire adieu à l'hiver, d'assister à ce spectacle féérique qu'est le printemps provençal et de retrouver ce soleil qui fait resplendir les beautés de notre région, exalte les couleurs et réchauffe nos coeurs...

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Published by Nefred - dans el-Genena
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19 mars 2007 1 19 /03 /mars /2007 06:56

 

Voici une photo que j'ai prise ce week-end... Une image d'un instant magique dans un lieu grandiose, un de ces décors naturels qui semblent faits pour quelque récit antique, comme notre Provence Maritime en a le secret... Des lieux où le temps semble s'arrêter, où l'on se pose pour une contemplation silencieuse et où l'on sent vibrer en son coeur l'amour "dou païs", cet amour fou pour la terre natale...

Nous reparlerons bientôt du petit village du Revest-les-Eaux, aux portes de Toulon ; un endroit qui réserve bien des surprises au promeneur... Pour le lac, il n'est pas naturel. Il s'agit d'une retenue d'eau qui résulte de la construction d'un barrage, achevé en 1912 et destiné à assurer l'alimentation en eau de Toulon. Là où l'homme aurait pu faire un désastre pour répondre à ses besoins insatiables, il a, pour une fois, laissé la nature en faire un lieu magnifique...

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17 mars 2007 6 17 /03 /mars /2007 12:05

Au terme de notre périple à travers les sites pharaoniques de Haute- et Moyenne-Egypte, nous avons traversé le somptueux désert Arabique pour aller passer quelques jours à Hurghada afin d'y retrouver notre amie Anne-Marie et notre agent de voyage préféré, sa fille Domi. C'est étrange, car nous n'avons pas un instant eu le sentiment que nous allions rencontrer des personnes que nous n'avions jamais vues ; c'était naturel, comme si nous nous connaissions déjà dans la « vraie vie ». La traversée du désert a donc été un moment d'émerveillement devant ces beautés rougeoyantes, mais aussi d'impatience de se retrouver...

L'hôtel à Hurghada où la rencontre tant attendue a eu lieu...


Il y a peu de photos de cette rencontre. Nous avions peu de temps, et la vraie vie a pris le pas sur la volonté de fixer ces instants. C'est dans le coeur qu'ils se sont inscrits, à leur place essentielle. Donc peu de photos pour illustrer cet article, vous voudrez bien nous le pardonner... Je ne vous raconterai pas tout dans le détail ; d'abord parce que ce serait trop long, et puis aussi parce que ces moments appartiennent à notre amitié, ils ont quelque chose d'intime qui ne se laisse pas enfermer dans la prison étroite des mots.

Le trio infernal des Talata's qui se retrouve enfin à Hurghada : c'est pas beau, ça ? Un moment inoubliable...

 


Anne-Marie nous attendait en compagnie de Domi, Sarah et Sherine dans le hall de notre hôtel. La nuit tombait sur la ville lorsque nous sommes arrivés et l'impatience était grandissante car l'hôtel Calimera était éloigné du centre ville... Plus qu'une rencontre, nous avons eu le sentiment étrange de retrouvailles, tombant dans les bras les uns des autres avec tout le naturel que crée une amitié sincère, même si elle est née par le biais d'un instrument virtuel. Tout de suite, nous nous sommes sentis à l'aise ensemble, il n'y a pas eu ces moments de silence gêné qu'on a parfois avec des gens qu'on rencontre pour la première fois. L'accueil fut chaleureux... et bavard ! Imaginez plutôt quatre pipelettes réunies ! Les filles, elles, étaient très calmes – elles sont adorables les petites filles d'Anne-Marie, comme leur maman et Anne-Marie elle-même, d'ailleurs.

Elle n'est pas royale, notre Anne-Marie : la classe absolue, ma chère Anne-Marie ! ; )


C'est une Anne-Marie telle que je l'imaginais, telle que je la connaissais à travers le net avec laquelle nous avons passé trois journées inoubliables. Chaleureuse, ouverte, aimant le contact humain, avec un humour extraordinaire et une générosité qui fait que le contact est direct, d'une facilité naturelle. Elle est rayonnante, notre Anne-Marie, avec ce beau visage radieux qui ne se départit pas de son sourire et ces yeux qui pétillent. Pleine de vie, enthousiaste. Elle nous a fait découvrir son Hurghada, les endroits où elle aime se rendre, mais aussi son chez elle ; c'était émouvant de découvrir l'endroit depuis lequel nous avions nos contacts, d'où elle nous parle en « annmari », ce dialecte étrange d'Hurghada fait d'un mélange de connexion internet à l'égyptienne et de clavier amriki. Nous avons aussi fait la connaissance de son mari Amr, un homme charmant et calme qui a dû prendre peur devant ces trois bavards réunis !

Chez Domi pour l'anniversaire de Sherine : Domi, c'est la jeune femme blonde à droite...


Domi, j'avais eu peu de contacts avec elle avant notre départ, mais avec elle aussi les choses se sont faites tout naturellement et nous avons d'emblée sympathisé. De sa mère, elle a hérité l'aisance et le contact facile, la générosité dans les rapports humains qui fait qu'on se sent à l'aise en sa compagnie. Elle est très jolie, mais, désolé messieurs, déjà mariée ! Nous avons fait la connaissance de sa petite famille, du petit frère des filles, de la nounou et du mari de Domi, et assisté à l'anniversaire de Sherine qui avait invité quelques amis pour l'occasion. C'est extraordinaire chez Domi : on passe du français à l'arabe et à l'anglais en un clin d'oeil, époustouflant. Et, tout comme les Talata's -le nom de guerre de notre trio infernal Annemarie-Theti-Nefred ! -, Domi est une bavarde avec laquelle nous avons bien discuté et ri.

Si si, on a réussi à lui faire fumer la shisha, même si elle y rechigne...


Une anecdote, quand même. Anne-Marie se défend de parler arabe, mais elle est trop modeste : elle parle masri, je l'ai entendu de mes propres oreilles ; avec un charmant accent français. Après avoir bu un verre ensemble et fumé la shisha, Anne-Marie nous raccompagne un soir vers notre « limousine » - je vous expliquerai une autre fois, en vous parlant de l'hôtel, des fameuses « limousines ». Elle échange quelques mots avec notre chauffeur, en masri, et tout à coup j'éclate de rire tandis que lui sursaute : elle vient de s'adresser à lui en lui disant « enti » (toi, mais au féminin en arabe) au lieu de « enta » (toi au masculin) ; le chauffeur se rebiffe avec amusement, protestant qu'il est un homme... et vous vous doutez bien qu'Anne-Marie rétorque qu'enti / enta, c'est la même chose, il a bien compris ce qu'elle a voulu dire ! Sacrée Anne-Marie, nous avons bien ri et du coup le fait de se quitter a été moins dur... Aurait-elle fait exprès cette boutade pour faciliter les au-revoir ?

Theti ne veut plus lâcher la shisha...

... mais j'ai réussi quand même à la lui piquer un peu !


Trois jours, ça passe malgré tout très vite, toujours trop vite. Et bientôt est venu le moment de se remettre en route pour la suite de notre périple égyptien. J'étais heureux à l'idée de retrouver Le Caire, cette ville dont je suis éperduement amoureux, mais c'est avec un pincement au coeur que nous avons quitté Hurghada et dit au revoir à Anne-Marie et Domi. De beaux moments d'amitié et de partage gravés à jamais, et la certitude que ce n'est qu'un au revoir.


Merci, les filles, pour tous ces beaux moments passés ensemble. Je vous aime très fort !*

 

* comme je sais que le mari égyptien est très jaloux, je précise que c'est bien entendu un amour tout fraternel...


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14 mars 2007 3 14 /03 /mars /2007 15:07

« Les femmes galantes, plus amyes de leurs intérests et plus spéculatives, laissant le bon Dieu à part, m’appeloient hérétique, non en fait de religion, mais en fait d’amour. »

(Charles Coypeau d'Assoucy, Aventures burlesques de Dassoucy)

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12 mars 2007 1 12 /03 /mars /2007 17:24

Nous faisons la connaissance d'Amro au Caire. C'est lui qui sera notre guide pour Le Caire, mais aussi pour Gizah, Memphis, Saqqarah et Amarna. Amro est un peu plus âgé que ne l'était Ehab, mais tout aussi sympathique. Le courant passe rapidement et il est heureux que nous soyons aussi amoureux de son pays. Il est surtout agréablement surpris que nous ayions choisi de consacrer du temps au Caire islamique, que beaucoup de touristes occidentaux ne découvrent pas ou peu. Avec Amro aussi, nous pourrons parler librement, des aspects de l'Egypte qui ne relèvent pas du tourisme mais de la rencontre avec le pays. Il nous explique volontiers la façon de vivre, les coutumes et leur signification. De la cuisine égyptienne aussi, et il a bien ri devant notre mine lorsqu'il nous a parlé de certaines spécialités !

 

 Amro durant ce grand moment que fut la visite à Amarna...

 


Il y aurait beaucoup d'anecdotes à raconter également avec Amro, aussi vais-je me contenter de faire un choix. Le premier moment fort, ça a été la visite des monuments islamiques du Caire. Nous avons eu de la chance de tomber sur lui pour la visite des mosquées cairotes, car il a particulièrement étudié l'architecture religieuse et l'histoire des différents courants de pensée islamiques en Egypte. Aussi est-il extrêmement intéressant de découvrir en sa compagnie les trésors de l'architecture musulmane du Caire. Je crois qu'en fait il s'est régalé autant que nous. Il a ajouté à notre programme la visite de la mosquée de Sultan Hassan, ce qui ne pouvait que me ravir : quelle bonne surprise de découvrir cette merveille sans s'y attendre !

 

 

 La découverte des merveilles du Caire islamique : un régal...


Le grand moment avec Amro, ça a été le voyage en direction d'Amarna. Je raconterai prochainement cette excursion elle-même, mais en ce qui concerne nos rapports avec Amro, je crois que c'est le jour où nous avons eu le plus de complicité. Le pauvre a dû faire face à des contretemps qui semblaient vouloir différer à tout prix notre rencontre avec Akhetaton, et il a su gérer la situation et faire de cette escapade un moment inoubliable. Et ce jour-là, pas de restaurant pour touristes : il nous a fait goûter la nourriture égyptienne, comme le foul de tout un chacun, un régal ? bon, c'est vrai, mon médecin aurait sans doute hurlé à la tourista... mais il se serait trompé !

 

 


 

Amro devant l'une des tombes nord d'Amarna... pas facile de le photographier, le Amro : l'appareil le fait fuir !

Alf shokr, yâ Amro ! Merci pour tous ces beaux moments passés ensemble et ces découvertes en Basse-Egypte !

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