Présentation

  • : Ankh-Neferkheperou-Rê
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  • : Loisirs
  • : Pas de sujet précis, mais un ensemble de rubriques, qui évolueront avec le temps. Même si un accent particulier est mis sur l'Egypte. Ce qui compose mon univers et que je souhaite partager... Des passions, des coups de coeur et des coups de gueule, des ré
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Papyrus éphémère

 

 

(création et cadeau d'Ahhotep ukhtî )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La cité d'Ankh-Nefer-kheperou-rê est une cité légendaire dans laquelle certains d'entre vous ont déjà pris l'habitude de se promener. Elle flotte quelque part, en un lieu inconnu, entre la Provence et l'Egypte et ouvre ses portes à quiconque veut les franchir. Au détour de ses ruelles, des découvertes à faire, des surprises parfois, de quoi se divertir aussi.

 

 

Notre cité s'agrandit peu à peu, de nouveaux bâtiments se dressent régulièrement. Inscrivez-vous au papyrus adéquat pour être tenu informé.

 

 

 

Que la divine Isis veille sur vous, et bonne promenade !

 

 

 

 

La divine Ouadjet veille

 

 

  

Un petit mot sur les Rubriques...

 

 

 

 

 

 

Salâm, ô visiteur !

Le blog s'articule comme une ville égyptienne imaginaire, dont le nom sera Ankh-Neferkheperou-Rê ; virtuellement, vous vous rendrez dans différents lieux pour y trouver ce qui vous intéresse plus particulièrement. Bon, pour la squaw, je sais qu'elle ne fait pas très égyptienne, mais je l'aime bien, disons qu'elle est venue s'installer en Egypte. Pour Beit Prouvènço, c'est l'amabassade de Provence en Egypte.
 
 
Akhbâr Masr : des nouvelles de l'Egypte d'aujourd'hui, issues de la presse égyptienne ou internationale, des sites officiels et culturels.
 
 
 
Antre de la Squaw espiègle : pour se détendre un peu, mais aussi pour découvrir les cultures amérindiennes.
 
 
 
Atelier du Scribe : pour partager ce que j'écris, poèmes ou proses.
 
 
 
Barque d'Amon : récits de voyages en Egypte, que ce soit celui que j'ai effectué en 2004, celui que je vais effectuer avec Theti à la fin de l'année, inch Allah, ou celui de visiteurs célèbres qui nous ont précédé, plus des conseils pour votre voyage.
 
 
 
Beit 3arabeyya : la culture arabe, sous tous ses aspects, artistiques, historiques et humains.
 
 
 
Beit Egyptomania : l'égyptomanie sous toutes ses formes, ancienne et actuelle.
 
 
 
Beit Kemet  : l'Egypte antique.
 
 
 
Beit Kuptios : l'Egypte chrétienne, copte.
 
 
 
Beit Masr : l'Egypte musulmane et contemporaine.
 
 
 
Beit Nefred : le côté perso, qui se dévoile un peu.
 
 
 
Beit Prouvènço : un regard sur ma région, la Provence, et le Var en particulier.
 
 
 
Cuisines du Palais (Recettes) : des recettes venues du monde entier, que j'aime réaliser et que je vous conseille.
 
 
 
Ecole des Scribes : les archives, les recherches historiques et la paléographie, mais aussi la généalogie.
 
 
 
El-Genena : notre jardin, un jardin rêvé, un jardin aux multiples facettes, une halte de fraîcheur et de beauté, pour contempler et se reposer, jouir de la beauté, tout simplement.
 
 
 
Gynécée de l'Histoire : un hommage aux femmes qui ont fait ou marqué l'histoire.
 
 
 
Mastaba de Ptah-Hotep (Spiritualité) : mon univers spirituel, mais aussi tout ce qui concerne les croyances, les religions, à commencer par la religion égyptienne antique, bien sûr.
 
 
 
Palais de Nechao (Voyages) : les voyages, ceux que j'ai faits ou ceux que j'aimerais faire, mes destinations de rêve (subjectif, bien sûr).
 
 
 
Papyrus Humeur du jour : comme son nom l'indique, une courte rubrique sur l'humeur du moment,  sous forme d'image sans paroles ou de petit texte.
 
 
 
Quais du Port : des sites qui m'ont plu sur le net, les sites ou blogs de mes amis.
 
 
 
Soukh aux Beaux mâles : une galerie de beaux mâles pour rêver un peu.
 
 
 
Taverne d'Elephantine : le coin pour parler de questions de société, donner des coups de coeur, parler de tout et de rien.
 
 
 
Temple de Bastet : ma passion pour les félins, à commencer bien sûr par les chats et mon Ramsès.
 
 
 
Temple d'Hathor (Musique) : mon univers musical, des avis, des conseils, des présentations, mais aussi des paroles de chansons, des clips et photos.
 
 
 
Temple de Hou (Citation) : des citations glanées au fil des lectures, des phrases pour réfléchir.
 
 
 
Temple de Kamoutef (CultureGay) : tout ce qui touche à l'homosexualité, mon vécu en tant que tel, mais aussi la culture gay, et un peu de militantisme si nécessaire.
 
 
 
Temple de Khepri  (Actualité) : des réactions, des infos ou des clins d'oeil sur l'actualité en général.
 
 
 
Temple de Ptah (Arts) : l'art sous toutes ses formes, de tous les horizons et de toutes les périodes. Des notions de techniques artistiques, des lexiques pour mieux aborder l'art aussi.
 
 
 
Temple de Sekhmet (J'aime pas...) : le coin délire où j'épingle ce qui ne me plaît pas.
 
 
 
Temple de Thot (Lectures) : mes impressions sur des livres que j'ai lus, des conseils de lecture.

 

 

(Création et cadeau de Theti ukhtî)

 

Texte Libre

 

(réalisé et offert par Ahhotep ukhtî)

 

 

Si ce lieu porte un nom égyptien et parle beaucoup d'Egypte, ce n'est pas un hasard. L'Egypte, dans toute sa richesse passée et actuelle, fait partie de mes passions. C'est donc avec la ville imaginaire d'Ankh-Neferkheperourê que je vous propose de pénétrer dans mon monde. L'idée de ce blog est simple et vaste à la fois :  partager avec vous des émotions, sensations, des humeurs, des expériences et des passions... De nombreux sujets y seront abordés, des passions comme l'Egypte, avec entre autres le récit d'un voyage effectué en 2004  et le plus récent en décembre 2006, à des réactions à l'actualité, des commentaires sur des sites web visités et des conseils de visites sur le net, des lectures ou des musiques, des expériences vécues et des rêves, des coups de coeur et des coups de gueule, des citations d'auteurs ou même des travaux personnels, ou encore mes recettes de cuisine favorites...

 

Parce que le Net, c'est comme la vie, la "vraie". On se rencontre, on discute, on échange, on partage... ou on passe à côté et on s'ignore. Alors arrêtez-vous un instant, installez-vous confortablement et laissez-vous guider... Non seulement vous êtes les bienvenus, mais surtout vous êtes ici chez vous 

 

Ne soyez pas timides, n'hésitez pas à indiquer votre avis et vos réactions par l'intermédiaire des commentaires ; à terme, ce blog pourrait devenir aussi un lieu d'échanges, c'est ce que j'aimerais en tout cas, cela ne tient qu'à vous. Devenez citoyens de notre ville en vous inscrivant au papyrus express, qui vous permettra d'être tenu informé de la publication des nouveaux articles et de recevoir les courriers réservés à nos citoyens.

 

Bonne lecture, et au plaisir de vous lire en retour !

 

 

 

 

 

  

Message des Scribes d'Ankhneferkheperourê :

Fermeture définitive de la Cité dimanche 27 mai 2007. Le forum ferme également.

Dimanche 20 mai 2007

Message des Scribes de la Cité
La Cité d'Ankh-Neferkheperou-Rê ferme ses portes ; les scribes rassemblent les précieux papyrus dans des coffres, ses derniers occupants achèvent de plier bagages et elle s'en retournera bientôt aux sables du désert... Des esprits malins s'y sont introduits, semant les calamités sur leur passage. 


Ce fut une belle aventure que ce blog. Mais tout a une fin, et l'heure de la fin d'Ankh-Neferkheperou-Rê est venue. Une semaine, le temps de plier bagages, et notre Cité imaginaire fermera définitivement ses portes. 

J'espère que vous en garderez un bon souvenir. Pour ma part, je garderai dans un coin de mon coeur les moments passés avec vous tous. Des moments qui m'ont fait chaud au coeur et que je n'oublierai pas. Des amitiés sont nées, et elles ne s'éteindront pas avec cette page qui se tourne, insha'a l-llah. Ceux qui souhaitent rester en contact peuvent me joindre par l'intermédiaire de Kaaper avant dimanche prochain. Merci à tous pour votre fidélité et nos échanges.

A ceux qui ont utilisé ce blog pour en détourner le sens dans ma "vraie vie" -ils se reconnaîtront, je pense...-, je n'ai qu'une chose à dire : la petitesse d'esprit est le plus vilain des défauts. Il y a deux choses auxquelles je ne m'habituerai jamais dans l'esprit humain : la bêtise et la méchanceté.

Heureusement, il y a tous ceux d'entre vous qui ont de vraies qualités humaines, ne changez pas : dans ce monde insensé, les valeurs d'humanité et de partage sont un trésor qu'il faut préserver. Restez attachés à la tolérance et au savoir, gardez votre esprit et votre coeur ouverts à tout et à tous.

Je vous embrasse fraternellement,

Nefred 
 

Par Nefred
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Mercredi 16 mai 2007

Suite à l'Expédition française en Egypte, à laquelle avaient participé de nombreux savants, paraît de 1809 à 1828 la "Description de l'Egypte", ouvrage monumental qui marque un tournant important dans l'histoire de la connaissance de l'Egypte, mais aussi dans les développements de l'égyptomanie. Monumental, dans tous les sens du terme : certains volumes ont pratiquement 1m de haut ! L'ensemble comprend, rappelons-le, plus de 20 volumes, il fit intervenir plus de 80 artistes et 400 graveurs ! 

 

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Il fallait, pour ranger cet ouvrage d'exception, concevoir un meuble approprié. C'est Edme François Jomard qui conçut le projet d'un meuble "retour d'Egypte", dont la réalisation fut confiée à l'ébéniste parisien Charles Morel. C'est un meuble dont la forme s'inspire des édifices égyptiens, flanqué de deux pilastres à chapiteau hathorique et un entablement, juste sous le plateau, orné de l'uraeus. Le plateau peut être basculé et se transforme en lutrin adapté aux dimensions des volumes de la "Description de l'Egypte". Il comprend dans sa partie basse, ouvrant sur l'original par deux vantaux ajourés, des tablettes munies de roulettes sur lesquelles les volumes reposent à plat.


Morel réalisa plusieurs exemplaires de ce meuble, dont au moins 6 sont aujourd'hui connus. Les plus précieux sont en acajou et placage d'acajou. L'ébéniste a également réalisé des variantes moins luxueuses en bois fruitier ou plaqués d'amarante.
 

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Un exemplaire original en noyer se trouve au Palais du Luxembourg, dans la bibliothèque du Sénat ; il a été offert par le roi Louis-Philippe à la Chambre des Pairs. Un autre se trouve dans la bibliothèque de l'Assemblée Nationale. Un troisième a appartenu à Clot Bey, auquel il avait sans doute été offert par Louis-Philippe.

 

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Edme François Jomard
(1777-1862), ingénieur et archéologue français qui a participé à l'Expédition d'Egypte, conservateur de la Bibliothèque royale.




Clot Bey
: Antoine Barthélémy Clot (1793-1868), chirurgien français qui s'illustra en Egypte et dont nous reparlerons.
Par Nefred - Publié dans : Beit Egyptomania - Communauté : Masr, les amoureux de l'Egypte
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Mercredi 16 mai 2007

L'Egypte regorge d'édifices chrétiens malheureusement peu connus du grand public, généralement non inclus dans le parcours des visiteurs. C'est dommage, car ce patrimoine est extrêmement intéressant, parfois même très instructif sur les origines de notre propre architecture religieuse. On distingue dans l'architecture des églises coptes d'Egypte un certain nombre de plans qui ont marqué une période ou une région, à partir d'un module de base quasiment immuable : le plan basilical. Le plan le plus répandu est en effet le plan basilical hérité de l'architecture antique, mais avec de nombreuses variantes et des interprétations proprement égyptiennes.Le plan varie selon la période, mais aussi selon la région et selon le contexte (église urbaine, église de monastère, etc.). Certains d'entre eux, à travers l'expansion du monachisme, ont même eu une influence considérable sur les développements de l'architecture religieuse occidentale ; l'architecture copte paléochrétienne a aussi eu une influence non négligeable sur l'architecture islamique égyptienne. 


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Le plan basilical à nef centrale et 4 nefs latérales : ce type proprement égyptien se rencontre du IVe au VIe s., en contexte provincial. La nef centrale est flanquée de chaque côté de deux nefs latérales marquées par deux rangs de colonnes, la plus éloignée de la nef centrale étant plus étroite et formant un déambulatoire. Une abside centrale se trouve à l'est dans l'axe de la nef principale et cette dernière et les deux nefs latérales qui la flanquent immédiatement ont chacune un portail ouvrant sur l'extérieur. A partir du milieu du Ve s., ce type disparaît au profit du plan basilical traditionnel avec nef centrale et deux nefs latérales. A ce type appartiennent les églises d'Antinoopolis (Antinoe, IVe s.), Pbow (IVe-Ve s.), Medinat Madi (Narmuthis,Ve-VIe s.) et Armant (Mermonthis, VIe s.).


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Les églises de plan basilical à transept : ce type se rencontre aux Ve et VIe s. en contexte urbain. On le trouve essentiellement dans la région du Delta et en Moyenne-Egypte ; c'est vraisemblablement une importation byzantine. Ce type connaîtra peu d'extension, à vrai dire. L'espace est divisé en trois nefs par deux rangées de colonnes, large nef centrale et deux ailes latérales étroites ; en règle générale, les rangées de colonnes se poursuivent dans le transept. Celui-ci peut avoir des ailes quadrangulaires ou terminées en abside. Dans l'axe de la nef centrale se trouve une abside semi-circulaire et seule la nef centrale ouvre sur l'extérieur par un portail. Parmi les églises de ce type, on peut citer celles d'el-Hawariyya (VIe s.) et d'el-Ashmuneyn (Hermopolis, Ve s.), ou encore le monastère de St-Menas (entre Alexandrie et le Wadi Natrun, Ve-VIe s.).


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Le plan basilical traditionnel à trois nefs : ce type basilical traditionnel s'impose en Egypte entre le Ve et le VIIe s. Il est directement dérivé des modèles antiques, avec une large nef centrale et deux nefs latérales plus étroites. En Moyenne- et Haute-Egypte, un rang de colonnes réunit souvent à l'ouest les deux nefs latérales. Le sanctuaire, dans l'axe de la nef centrale, est soit semi-circulaire soit rectangulaire ; il est en général flanqué de deux pièces latérales, les pastophoria. Les églises de ce type sont nombreuses ; celles du Vieux Caire en sont de bons exemples. On peut citer également les églises des Kellia (Ve-VIIe s.), de Kom Namrud (VIe s.), du monastère d'Apa Bane à el-Minieh (VIe s.), de Louqsor (VIe s.), du Monastère St-Jérémie de Saqqarah (VIIe s.), d'Umm el-Burigat (VIIe s.) et de Medinet Habu (VIIe s.).


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Le plan à abside triconque : ce type, qu'on rencontre du Ve au VIIe s., est une évolution du plan basilical traditionnel. Le sanctuaire, dans l'axe de la large nef centrale, est formé de 3 absides placées en trèfle, les absides latérales communiquant avec les pastophoria. Ce plan est surtout représenté en Moyenne-Egypte, à la fois en contexte urbain et dans les monastères. On peut citer les églises du monastère Blanc et du monastère Rouge (près de Sohag, Ve s.), du monastère St-Pacôme (VIe s.), de Denderah (VIe s.), Deir el-Matmar (VIe s.) et Deir Abu Matta (VIe s.).


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Le plan central : ce type est extrêmement rare et ne se trouve que dans le Delta. Les seuls exemples connus remontent tous au VIe s. Il se caractérise par une structure tétraconque, c'est-à-dire que l'édifice est formé par quatre absides semi-circulaires placées en croix ; uine variante consiste à délimiter une forme tétraconque par des colonnes dans un espace quadrangulaire. Les meilleurs exemples sont la basilique orientale et le Martyrion du monastère de St-Menas (VIe s.). 

 


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Le plan à khurus (choeur) : ce type, marqué par l'adjonction d'un choeur (khurus), apparaît au VIIe s. comme une évolution du plan basilical. Ce plan connaîtra une grande faveur en Egypte jusqu'au XIIe s. Le choeur vient s'interposer entre les nefs et le sanctuaire, marquant la séparation entre l'espace destiné aux fidèles et celui réservé au clergé. De nombreuses églises de type basilical ont été transformées pour recevoir un tel choeur. On peut citer parmi les plus représentatives les églises des monastères de Sketis (VIIe-IXe s.), de 'Ayn Zaaf (oasis de Kharga, VIIe s.), de l'Archange Gabriel (Deir el-Naqlun, Fayyum, Xe-XIe s.) et St-Antoine (XIIe s.), ainsi que les églises d'Antinoopolis (VIIe s.), Manqabad (VIIe s.) et el-Hayz (VIIe-VIIIe s.). 


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Le plan à nefs voûtées : ce type apparaît au Xe s. et modifie le type basilical par la couverture des nefs par des voûtes et coupoles et non plus en bois. En Basse-Egypte, une voûte en berceau vient couvrir la nef centrale et le khurus. En Haute-Egypte, la nef centrale est couverte par deux coupoles, tandis que les nefs latérales sont couvertes de voûtes en berceau ; au XIIe s., une évolution les remplace par un grand dôme unique couvrant le naos. Pour ce type, on peut citer les églises des monastères d'el-Kubbaniyya (Xe-XIe s.), St-Simeon d'Aswân (Xe-XIe s.), des Martyrs (Deir esh-Shuhada, près de Sohag, XIe-XIIe s.) et St-Victor de Naqada (XIIe s.).


Nous reparlerons plus en détails de certains de ces édifices.

Sources : Touregypt.

Par Nefred - Publié dans : Beit Kuptios-Egypte chrétienne - Communauté : Masr, les amoureux de l'Egypte
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Samedi 12 mai 2007

Renouons avec les bonnes habitudes du week-end. Je vous propose aujourd'hui une chanson de Tamer Hosni, un chanteur égyptien que j'aime beaucoup. Pas de paroles cette fois, vous n'avez qu'à les lire en arabe sur la vidéo - je sais, c'est cruel !

 

Par Nefred - Publié dans : Temple d'Hathor - Musique - Communauté : Masr, les amoureux de l'Egypte
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Vendredi 11 mai 2007

Johnny Halliday, le Johnny national qui compte de nombreux fans, ça n'a jamais été ma tasse de karkadé, je l'avoue volontiers... Tant qu'il ne s'agissait que d'un mythe populaire dont la carrière fait partie des plus brillantes de la chanson française ; tant que Johnny se contentait de multiplier les épouses de plus en plus jeunes ; tant que Johnny se contentait de nous asséner régulièrement des phrases cultes qui font de lui une sorte de Jean-Claude Vandamme français ou de Eve Angeli masculin : mafeesh mushkela, pas de problème, il ne me dérangeait en rien et je n'avais rien contre lui. Tout au plus je me moquais gentiment, et je titillais ses fans.

 

 


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Le club très fermé des "aware"...

 

 

Mais là, je trouve qu'il passe les bornes. Non content de s'être enfui en Suisse dans l'espoir d'échapper au fisc français, d'avoir tenté de se découvrir tout à coup Belge dans la même optique, le voilà qui prend définitivement les Français pour des andouilles en proclamant que maintenant que Nicolas Sarkozy a été élu président et qu'il veut mettre en place son fameux bouclier fiscal au profit des plus nantis, il songe à revenir au bercail et à finalement abandonner sa casquette helvéto-belge pour se découvrir tout à coup « bon Français ». Vous comprenez, la pression fiscale en France est trop forte... Là, ça me met en rage, pour le coup !

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Mauvaises fréquentations...

 

 

Il y a là quelque chose que je trouve profondément indécent, aussi indécent que le projet de bouclier fiscal au profit des riches du nouveau président de notre pauvre république. Quand on sait que la plupart des fans du chanteur sont des gens modestes qui souvent se saignent et se privent pour pouvoir payer une place de concert à un prix exorbitant ou s'acheter CD et produits dérivés, faisant la fortune de ce monsieur, on a de quoi être choqué. C'est pire encore si on considère la situation des 2/3 de l'humanité... Johnny ne va quand même pas nous faire pleurer sur son sort, quand des millions de Français vivent dans la précarité, quand on meurt encore de faim ou qu'on vit dans des taudis un peu partout sur la planète ! Il a gagné assez d'argent pour faire vivre confortablement plusieurs générations de descendants, mène grand train. Décidément, ceux qu'on appelle les « people », les gens du «show-biz », sont d'une indécence à la limite de l'intolérable : ils bâtissent des fortunes en un temps record et voudraient qu'on les plaigne de payer « trop » d'impôts ?! Mais savent-ils seulement ce que c'est que des impôts difficiles à payer quand on a des revenus qui ne sont pas les leurs ? N'est-il pas logique qu'une bonne partie de ces revenus colossaux soient prélevés au profit de la communauté ? Il faut quand même remettre un peu les choses à leur place, il me semble.

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Johnny et sa crémière sont ravis à la sortie de leur banque suisse...

 

On pourrait en rire, et y voir l'une des « jean-claude-vandammeries » de la star sur le retour, vieux « beau » amateur de chair fraîche... Mais la situation de bien des Français est telle qu'il est difficile d'en rire sans rire jaune. De tels privilégiés devraient avoir conscience des réalités avant de se plaindre. Il est vrai que l'indécence en la matière est souvent de rigueur dans l'entourage de Nicolas Sarkozy et à l'UMP en général ; à quand le tour de passe-passe concernant les problèmes fiscaux de Doc' Gyneco ?

En conséquence, ledit Johnny est précipité sans ménagements dans les enfers du temple de Sekhmet, au nom de laquelle je proclame :

Boycottez ce Johnny
qui vous prend pour des andouilles !
Par Nefred - Publié dans : Temple de Sekhmet - J'aime pas...
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Jeudi 10 mai 2007

Voici une recette indienne très facile à réaliser et qui mettra dans votre assiette et celle de vos convives toute la subtilité des épices de l'Inde. Les quantités indiquées le sont pour 4 personnes, en plat principal ; vous pourrez moduler en fonction du nombre de convives ou si ce plat en accompagne d'autres.


Les ingrédients :

Image Hosted by ImageShack.us  8 oeufs durs

Image Hosted by ImageShack.us250 g de tomates pelées

Image Hosted by ImageShack.us 2 oignons doux

Image Hosted by ImageShack.us 1 petit bâton de cannelle

Image Hosted by ImageShack.us 1 cc d'ail

Image Hosted by ImageShack.us 1 cc de gingembre

Image Hosted by ImageShack.us  1 cc de piment en poudre

Image Hosted by ImageShack.us  1 cc de cumin en poudre

Image Hosted by ImageShack.us  1,5 cc de coriandre en poudre

Image Hosted by ImageShack.us 1 cc de garam massala

Image Hosted by ImageShack.us 30 g de ghee ou 2 cs d'huile

sel

Petites précisions sur les ingrédients :
Pour les tomates pelées, je vous conseille de les prendre en boîte ; mais si vous avez le courage, vous pouvez les faire vous-mêmes. Pour l'ail, optez plutôt pour l'ail frais que vous râperez ou passerez au presse-ail ; mais vous pouvez aussi utiliser de l'ail en poudre. Pour le gingembre, la poudre convient très bien, mais vous pouvez aussi râper du gingembre frais qui sera un peu plus fort. Pour le piment, voyez en fonction de vos goûts ou de ceux de vos invités : pour une vraie recette indienne, si vous y êtes habitués, choisissez du piment fort (par exemple piment bec d'oiseau réduit en poudre) ; sinon, le piment de Cayenne va très bien, il est un peu moins corsé ; je déconseille le « piment doux », puisque comme vous le savez c'est du paprika qui est vendu sous ce nom la plupart du temps et que vous n'aurez pas le piquant recherché... Enfin, l'idéal pour la matière grasse est le ghee, dont la saveur n'a pas d'équivalent ; à défaut, si vous utilisez de l'huile, optez pour une huile au goût neutre, c'est-à-dire pas d'huile d'olive : arachide ou colza.

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Faites cuire vos oeufs durs et écalez-les. Egouttez les tomates et hachez-les sommairement. Bien entendu, pelez les oignons et hachez-les aussi.

Un conseil : préparez vos épices, de façon à les avoir sous la main, car il faut faire relativement vite ; comme dans toute recette indienne, nous allons en effet les faire griller un instant avec l'oignon, de façon à ce que celui-ci soit légèrement confit dans les épices et que les arômes se dégagent.

Faire fondre le ghee et y faire revenir les oignons jusqu'à ce qu'ils prennent une belle couleur dorée. Ajouter le bâton de cannelle et mélanger quelques secondes pour que l'arôme se répartisse sur les oignons. Ajouter ensuite l'ail et les épices : gingembre,piment, cumin, coriandre et garam massala. Laisser revenir à feu vif une 30aine de secondes en remuant pour bien enrober les oignons du mélange d'épices.

Il est temps de verser les tomates pelées et de les saler légèrement. Personnellement, je mets aussi un peu du jus des tomates, mais c'est à vous de voir si vous voulez au final une sauce plus ou moins épaisse. Faire cuire à feu vif environ 5 mn, jusqu'à ce que la sauce devienne plus consistante et qu'une bonne partie de l'eau se soit évaporée. Ajouter ensuite environ 3dl d'eau et déposer les oeufs durs écalés que vous laisserez entiers, mélanger délicatement et laisser cuire une 10aine de minutes couvert et à feu doux.

Les oeufs durs vont prendre une belle couleur d'épices. Servir avec du riz, de préférence bien entendu du basmati. Voilà, c'est tout bête et c'est prêt et ça ne vous demandera guère plus d'une 20aine de minutes. Le goût doux de l'oeuf se marie très bien avec le dégradé de saveurs que vous sentirez en bouche, depuis le cumin et la coriandre jusqu'à la petite pointe de piquant qui arrive à la fin... Un délice bon marché et facile à réaliser !
Par Nefred - Publié dans : Cuisines du Palais - Recettes
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Jeudi 10 mai 2007

Je me fâche tout rouge, je trépigne, je vois les éléments de mon blog qui se baladent, qui change on se demande pourquoi, des images qui ne veulent plus s'afficher... Bref, je peste contre les arcanes de la V2 d'over-blog, comme un dromadaire égyptien peste de trimbaler des touristes !

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Bon, on prend une grande respiration, on fait le vide, on se dit qu'il fait soleil et que les oiseaux gazouillent... et on s'accroche : on va bien finir par les vaincre ces maudits bugs ! Zen, Nefred, zen... Je vais me fumer une petite shisha, avec du tabac à la banane ramené d'Egypte, ça me calmera... Si je m'écoutais, je dévorerais des tonnes de loukoums histoire de faire passer ma fébrilité, tiens ! Fort heureusement, pas de loukoums dans les placards...

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Retour en fanfare de votre Nefred !

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Par Nefred - Publié dans : Papyrus Humeur du jour
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Jeudi 26 avril 2007

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C'est au petit matin que nous quittons Le Caire pour ce qui sera notre dernière excursion, et pas des moindres, puisqu'il s'agit de gagner Amarna, lieu mythique que nous rêvions tous deux de voir. Officiellement, Amarna est classé en zone sensible et a depuis été largement déserté par les touristes, déprogrammé par les tour-operators. Mais nous sommes résolus à tenter l'aventure et Domi nous a arrangé ça, obtenant les autorisations. A l'origine, nous devions aller en train du Caire à Minieh, puis en voiture de Minieh à Amarna ; comme la distance est malgré tout relativement importante et que nous devions être de retour pour prendre l'avion au petit matin du lendemain, Domi a opté pour un transport en véhicule privé depuis Le Caire. C'est donc avec notre guide et un chauffeur que nous quittons la capitale pour la mystérieuse cité d'Akhetaton...

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Une épaisse brume recouvre la ville et la campagne environnante, créant une atmosphère quelque peu irréelle qui convient assez bien à l'état d'esprit d'une telle escapade, finalement. Malheureusement, arrivés à l'embranchement de la voie rapide que nous devions emprunter pour couper au plus rapide, embouteillage monstre et brume sur le désert. Tout le monde, camions chargés de denrées et véhicules privés, est bloqué sans qu'on sache exactement pourquoi. Après un peu d'attente et avoir discuté avec les autres voyageurs bloqués, nous apprenons que la route a été fermée par les autorités pour des raisons de sécurité. Nous allons emprunter l'autre, plus longue, mais préférable au fait d'attendre la réouverture de la première route...

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La campagne égyptienne s'éveille sous nos yeux, gravant dans notre coeur des scènes admirables et authentiques... Poste de contrôle, deux Faransawin, et nous repartons. Puis nous arrivons à Minieh, où notre guide décide de s'arrêter pour acheter à manger et des pellicules pour son appareil photo. Pour la première fois, nous mangeons du foul comme les Egyptiens, acheté dans la rue - je l'ai appelé "foul de rue"... Délicieux dans son pain pita. Amro nous soigne comm un vrai père, avec les boissons et les réserves de nourriture. Bientôt, nous voyons dans la rue parallèle une voiture de police qui nous fait des grands signes ; ils nous cherchaient, car nous n'avions pas encore passé le check-point à la sortie de la ville ! Scène assez cocasse, les policiers nous rattrappent, échangent quelques mots avec le chauffeur et le guide, puis nous escortent jusqu'à la sortie de la ville. Nous traversons le Nil sur un pont qui nous conduit à un carrefour agrémenté d'une réplique du buste de Nefertiti, puis roulons vers Beni Hassan. La tentation de s'arrêter à Beni Hassan est grande, mais n'avons que peu de temps et la priorité du jour est Amarna. Là, la route devient quelque chose entre route et piste, le chauffeur est un peu perdu, nous demandons notre route. Les avis divergent, mais Amro préfère faire demi-tour ; il faut en fait prendre un bac sur l'autre rive.

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Pas de chance, le premier bac auquel nous présentons est hors-service. Il faut aller un peu plus bas au sud. L'après-midi est déjà bien avancé, comment va se terminer cette aventure ? Nous avons tout loisir, en tout cas, de voir la vie de la campagne égyptienne, cette Egypte restée authentique car non affectée par le tourisme ; une Egypte que j'aime et que je rêverais de prendre le temps de découvrir. Enfin nous trouvons, dans un petit village, un bac qui fonctionne ; mais l'heure de la dernière rotation est proche. Amarna est là en face, à portée de main. Un des policiers que nous avons rencontrés en entrant dans la localité traverse le Nil sur une embarcation pour aller chercher le bac de l'autre côté. Nous embarquons, l'instant est magique. Nous sommes seuls au coeur de l'Egypte, avec cette luminosité de fin d'après-midi qui est d'une beauté grandiose. Notre escorte nous accompagne à toute allure vers le site des tombes nord. Nous ne ferons qu'apercevoir les vestiges du petit temple d'Aton. Nous passons les villages d'el-Hagg Qandil et sa nécropole musulmane et et-Till Beni Amran, puis gagnons le point de vente des tickets. Nous visiterons les tombes nord. Nous nous lançons àa la suite de l'accompagnateur officiel et d'Amro à l'ascension du chemin qui gravit la colline jusqu'aux sépultures amarniennes, dont je vous parlerai dans un prochain article, car elles valent qu'on en parle plus longuement.

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Mais surtout c'est la vue sur la plaine d'Akhetaton qui est fabuleuse et nous tire quelques larmes des yeux : un lieu d'une majesté incroyable, entouré de collines désertes, parcouru de chemins dont certains sont ceux qu'empruntaient les habitants de l'Antiquité... Et surtout, un incroyable coucher de soleil sur le Nil, jetant sur le paysage alentour des couleurs d'une beauté à couper le souffle. On se sent tout à coup emporté par la grandeur du spectacle, et conscient de ce qu'il a engendré dans l'esprit des anciens Egyptiens ; c'est comme une communion à travers les siècles... La rencontre est brève, rapide, mais magique. Nous avons atteint l'un des buts de ce voyage et vécu une journée qui restera gravée dans mon coeur comme une très belle aventure.

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Tandis que nous retraversons les villages pour regagner Le Caire, des villageois veulent nous inviter à boire le thé avec eux ; malheureusement, nous n'avons pas le temps... Les paysans rentrent des champs, on rentre les chèvres, on se prépare pour le repas du soir et la nuit. C'est encore des images très présentes à mon esprit. Nous roulons vers Le Caire dans la nuit, apercevant au passage Tuna el-Gebel illuminé. Nous faisons une halte dans un "rest", l'une de ces étapes qui jalonnent les routes désertiques et où on vend de quoi boire et se restaurer. Là encore, Amro nous bichonne comme un père, nous achète de quoi boire et manger, nous échangeons nos impressions. Nous reviendrons en ces lieux, insha'a l-llah, pour une découverte plus approfondie, en prenant le temps de voir aussi Tuna el-Gebel et Beni Hassan...

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Par Nefred - Publié dans : Barque d'Amon-Voyages en Egypte - Communauté : Masr, les amoureux de l'Egypte
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Mardi 24 avril 2007

Aujourd'hui, je tiens à vous recommander un blog, celui de Laleili intitulé "Egypte Recto Verso". Cette Egypte sous ses différents aspects, elle est bien placée pour nous en parler, puisqu'elle y vit. Elle en parle d'autant mieux que c'est son métier de la faire découvrir et aimer.

C'est une autre Egypte qu'elle vous propose de découvrir elle aussi, une Egypte de l'intérieur, loin des clichés et cartes postales. Et la  visite est non seulement agréable, mais aussi très instructive. Elle nous parle de l'Egypte et de sa vie, de ses coutumes, de ses réalités, mais aussi de son Egypte à elle, ce qu'elle y vit et qu'elle ressent. Elle partage son temps entre Hurghada, Louqsor et Le Caire ; autant dire que vous y découvrirez donc des aspects variés de l'Egypte, depuis les rives de la mer Rouge à la Haute-Egypte en passant par la merveilleuse capitale du pays. Et, ce qui fait partie intégrante de la personnalité de Laleili, elle ménage aussi des plages d'humour.

Qui est Laleili ? Je ne vais pas tout vous dévoiler non plus. Mais certains d'entre vous la connaissent, puisqu'elle est la fille de notre chère Anne-Marie...

Un blog à découvrir d'urgence si vous ne le connaissez pas encore et que vous aimez l'Egypte !

Par Nefred - Publié dans : Quais du port-Sur le net - Communauté : Masr, les amoureux de l'Egypte
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Lundi 23 avril 2007

Je voudrais vous raconter cet autre moment fort de notre voyage que fut notre rencontre avec Josiane au Caire. Comme pour Anne-Marie et Domi, ce sont des moments qui sont gravés à jamais dans mon coeur. Je connaissais moins Josiane avant de partir. J'avais découvert son  blog par l'intermédiaire d'Anne-Marie – toutes les deux sont amies et ont l'habitude de se retrouver régulièrement dans la capitale égyptienne... et de courir boutiques et soukhs ensemble ! Mais là encore, le courant est passé tout de suite, selon cette alchimie étrange qui fait qu'on a l'impression ne pas être tout à fait étrangers.

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Au-delà de Bâb Zuweyla, Josiane nous a entrouvert la porte d'un Caire hors des sentiers battus, cette ville telle que nous l'aimons elle et moi...

 

Nous nous sommes donnés rendez-vous près du Khân, où nous venions de faire quelques achats. Theti et moi nous étions attablés à la terrasse de l'un de ces cafés qui donnent sur la place, fumant paisiblement une shisha. Josiane est arrivée, armée de son appareil photo avec lequel elle nous donne sur son blog ces belles images du Caire. Un entrain et une humanité extraordinaires, ce que j'appelle la noblesse de l'âme qui fait qu'on se sent bien avec quelqu'un. Tout de suite, en effet, je me suis senti bien en sa compagnie et nous avons entamé la discussion, plaisantant sur les « suppositoires géants » placés devant la mosquée. Une marchande ambulante est arrivée quelque temps après, que Josiane connaissait et avec laquelle elle entama une discussion chaleureuse ; j'ai comme souvenir de ce moment des guirlandes de jasmin qu'elle vendait et que j'ai faites sécher...

 

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Tandis que nous étions passés dans les coulisses du caravansérail, nous avons eu la même réaction : le regard attiré par cette vieille maison endormie paisiblement dans l'entrelacs des ruelles du quartier...


Je ne vous raconterai pas là non plus cette rencontre dans tous ses détails ; il y a des choses qui ne se racontent tout simplement pas, poser des mots dessus est non seulement difficile, mais leur fait perdre de leur substance. Comme elle le fait virtuellement sur son blog, Josiane a partagé avec nous son Egypte, celle qu'elle aime et qu'elle arpente à la recherche de l'instant et de l'humain. Elle nous a entraînés avec enthousiasme et générosité dans cet autre Caire que le tourisme ne fait au mieux qu'effleurer ; je vous laisse imaginer si j'étais ravi, bien sûr, d'être ainsi introduit au-delà des apparences.

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Avec Josiane et Redha au restaurant, dégustant le fameux pigeon farci égyptien et la molokheyya...

Avec elle et son compagnon Redha, nous avons découvert des spécialités de la cuisine égyptienne dans un petit restaurant à mille lieues des endroits aseptisés pour touristes : molokheyya et pigeons farcis, un délice ! Le lendemain, ce fut un autre restaurant, dont honte à moi j'ai oublié le nom, au décor baroque, où nous avons mangé l'incontournable foul... Elle nous a fait découvrir le quartier de Bâb Zuweyla, avec son marché, et les coulisses de l'ancien caravansérail, avec ces petits ateliers dans lesquels travaillent les artisans, un moment inoubliable... Mais aussi le café Gropi, une merveille Art Déco. Je ne sais pas comment le formuler, mais ce qui m'a touché chez Josiane, c'est ce regard qui sait immédiatement se tourner vers l'humain, faire d'un instant de vie un moment magique ; c'est d'ailleurs, si vous les connaissez, le sentiment qui se dégage de ses photos. Et en prenant le dernier verre près d'el-Ghori, elle nous a offert à chacun un bracelet qui ne me quitte plus depuis, souvenir de ces moments d'exception, avec les pigeons voletant dans le ciel du Caire à la tombée de la nuit...

 

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L'un de ces petits artisans qui oeuvrent en coulisses, ici un sculpteur sur bois qui réalise des décors avec l'habileté d'un savoir plusieurs fois centenaire ; un moment à la fois beau et émouvant...

 

Merci, Josiane, yâ ukhtî, pour tous ces beaux moments que tu nous a offerts, pour ce regard que tu as partagé sur une ville qui n'en est que plus fascinante encore ! J'ai hâte d'être à la prochaine fois, insha'a l-llah, pour poursuivre cette rencontre avec Le Caire hors des sentiers battus qui te tient tant à coeur et pour lequel nous partageons cette affection sincère.

 

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 Josiane et Nefred, près d'el-Ghori, une belle amitié est née...

Les rencontres humaines, voilà ce qui aura, pour moi, le plus marqué ce voyage : que ce soit nos amies Anne-Marie, Domi et Josiane, et leurs compagnons, ou Mohamed, Ehab et Amro... Chacun, avec générosité et simplicité, nous a ouvert la porte d'une autre Egypte, au-delà du tourisme ; chacun, avec sa sensibilité, nous en a fait découvrir certaines des multiples facettes...

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Mon Egypte désormais, ce sont aussi ces visages amis...

Par Nefred - Publié dans : Barque d'Amon-Voyages en Egypte - Communauté : Masr, les amoureux de l'Egypte
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