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  • : Pas de sujet précis, mais un ensemble de rubriques, qui évolueront avec le temps. Même si un accent particulier est mis sur l'Egypte. Ce qui compose mon univers et que je souhaite partager... Des passions, des coups de coeur et des coups de gueule, des ré
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Papyrus éphémère

 

 

(création et cadeau d'Ahhotep ukhtî )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La cité d'Ankh-Nefer-kheperou-rê est une cité légendaire dans laquelle certains d'entre vous ont déjà pris l'habitude de se promener. Elle flotte quelque part, en un lieu inconnu, entre la Provence et l'Egypte et ouvre ses portes à quiconque veut les franchir. Au détour de ses ruelles, des découvertes à faire, des surprises parfois, de quoi se divertir aussi.

 

 

Notre cité s'agrandit peu à peu, de nouveaux bâtiments se dressent régulièrement. Inscrivez-vous au papyrus adéquat pour être tenu informé.

 

 

 

Que la divine Isis veille sur vous, et bonne promenade !

 

 

 

 

La divine Ouadjet veille

 

 

  

Un petit mot sur les Rubriques...

 

 

 

 

 

 

Salâm, ô visiteur !

Le blog s'articule comme une ville égyptienne imaginaire, dont le nom sera Ankh-Neferkheperou-Rê ; virtuellement, vous vous rendrez dans différents lieux pour y trouver ce qui vous intéresse plus particulièrement. Bon, pour la squaw, je sais qu'elle ne fait pas très égyptienne, mais je l'aime bien, disons qu'elle est venue s'installer en Egypte. Pour Beit Prouvènço, c'est l'amabassade de Provence en Egypte.
 
 
Akhbâr Masr : des nouvelles de l'Egypte d'aujourd'hui, issues de la presse égyptienne ou internationale, des sites officiels et culturels.
 
 
 
Antre de la Squaw espiègle : pour se détendre un peu, mais aussi pour découvrir les cultures amérindiennes.
 
 
 
Atelier du Scribe : pour partager ce que j'écris, poèmes ou proses.
 
 
 
Barque d'Amon : récits de voyages en Egypte, que ce soit celui que j'ai effectué en 2004, celui que je vais effectuer avec Theti à la fin de l'année, inch Allah, ou celui de visiteurs célèbres qui nous ont précédé, plus des conseils pour votre voyage.
 
 
 
Beit 3arabeyya : la culture arabe, sous tous ses aspects, artistiques, historiques et humains.
 
 
 
Beit Egyptomania : l'égyptomanie sous toutes ses formes, ancienne et actuelle.
 
 
 
Beit Kemet  : l'Egypte antique.
 
 
 
Beit Kuptios : l'Egypte chrétienne, copte.
 
 
 
Beit Masr : l'Egypte musulmane et contemporaine.
 
 
 
Beit Nefred : le côté perso, qui se dévoile un peu.
 
 
 
Beit Prouvènço : un regard sur ma région, la Provence, et le Var en particulier.
 
 
 
Cuisines du Palais (Recettes) : des recettes venues du monde entier, que j'aime réaliser et que je vous conseille.
 
 
 
Ecole des Scribes : les archives, les recherches historiques et la paléographie, mais aussi la généalogie.
 
 
 
El-Genena : notre jardin, un jardin rêvé, un jardin aux multiples facettes, une halte de fraîcheur et de beauté, pour contempler et se reposer, jouir de la beauté, tout simplement.
 
 
 
Gynécée de l'Histoire : un hommage aux femmes qui ont fait ou marqué l'histoire.
 
 
 
Mastaba de Ptah-Hotep (Spiritualité) : mon univers spirituel, mais aussi tout ce qui concerne les croyances, les religions, à commencer par la religion égyptienne antique, bien sûr.
 
 
 
Palais de Nechao (Voyages) : les voyages, ceux que j'ai faits ou ceux que j'aimerais faire, mes destinations de rêve (subjectif, bien sûr).
 
 
 
Papyrus Humeur du jour : comme son nom l'indique, une courte rubrique sur l'humeur du moment,  sous forme d'image sans paroles ou de petit texte.
 
 
 
Quais du Port : des sites qui m'ont plu sur le net, les sites ou blogs de mes amis.
 
 
 
Soukh aux Beaux mâles : une galerie de beaux mâles pour rêver un peu.
 
 
 
Taverne d'Elephantine : le coin pour parler de questions de société, donner des coups de coeur, parler de tout et de rien.
 
 
 
Temple de Bastet : ma passion pour les félins, à commencer bien sûr par les chats et mon Ramsès.
 
 
 
Temple d'Hathor (Musique) : mon univers musical, des avis, des conseils, des présentations, mais aussi des paroles de chansons, des clips et photos.
 
 
 
Temple de Hou (Citation) : des citations glanées au fil des lectures, des phrases pour réfléchir.
 
 
 
Temple de Kamoutef (CultureGay) : tout ce qui touche à l'homosexualité, mon vécu en tant que tel, mais aussi la culture gay, et un peu de militantisme si nécessaire.
 
 
 
Temple de Khepri  (Actualité) : des réactions, des infos ou des clins d'oeil sur l'actualité en général.
 
 
 
Temple de Ptah (Arts) : l'art sous toutes ses formes, de tous les horizons et de toutes les périodes. Des notions de techniques artistiques, des lexiques pour mieux aborder l'art aussi.
 
 
 
Temple de Sekhmet (J'aime pas...) : le coin délire où j'épingle ce qui ne me plaît pas.
 
 
 
Temple de Thot (Lectures) : mes impressions sur des livres que j'ai lus, des conseils de lecture.

 

 

(Création et cadeau de Theti ukhtî)

 

Texte Libre

 

(réalisé et offert par Ahhotep ukhtî)

 

 

Si ce lieu porte un nom égyptien et parle beaucoup d'Egypte, ce n'est pas un hasard. L'Egypte, dans toute sa richesse passée et actuelle, fait partie de mes passions. C'est donc avec la ville imaginaire d'Ankh-Neferkheperourê que je vous propose de pénétrer dans mon monde. L'idée de ce blog est simple et vaste à la fois :  partager avec vous des émotions, sensations, des humeurs, des expériences et des passions... De nombreux sujets y seront abordés, des passions comme l'Egypte, avec entre autres le récit d'un voyage effectué en 2004  et le plus récent en décembre 2006, à des réactions à l'actualité, des commentaires sur des sites web visités et des conseils de visites sur le net, des lectures ou des musiques, des expériences vécues et des rêves, des coups de coeur et des coups de gueule, des citations d'auteurs ou même des travaux personnels, ou encore mes recettes de cuisine favorites...

 

Parce que le Net, c'est comme la vie, la "vraie". On se rencontre, on discute, on échange, on partage... ou on passe à côté et on s'ignore. Alors arrêtez-vous un instant, installez-vous confortablement et laissez-vous guider... Non seulement vous êtes les bienvenus, mais surtout vous êtes ici chez vous 

 

Ne soyez pas timides, n'hésitez pas à indiquer votre avis et vos réactions par l'intermédiaire des commentaires ; à terme, ce blog pourrait devenir aussi un lieu d'échanges, c'est ce que j'aimerais en tout cas, cela ne tient qu'à vous. Devenez citoyens de notre ville en vous inscrivant au papyrus express, qui vous permettra d'être tenu informé de la publication des nouveaux articles et de recevoir les courriers réservés à nos citoyens.

 

Bonne lecture, et au plaisir de vous lire en retour !

 

 

 

 

 

  

Message des Scribes d'Ankhneferkheperourê :

Fermeture définitive de la Cité dimanche 27 mai 2007. Le forum ferme également.

Jeudi 1 mars 2007

 

لكلّ داء دواء

 

 

 

 

likull dâ' dawâ'

A tout mal un remède...

 

Par Nefred - Publié dans : Beit 3arabeyya-Monde et cultures arabes
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Jeudi 1 mars 2007

 

 

Je vais aujourd'hui vous parler d'un jardin qui est cher au coeur des Toulonnais, même s'il a subi les outrages du temps : le jardin Alexandre Ier, que nous autres Toulonnais avons toujours appelé « Jardin de la Ville ». Il n'est pas un Toulonnais qui n'y ait au moins un souvenir et, dès qu'on s'intéresse à son histoire, on retrouve de grands moments de l'histoire de la ville elle-même. Comme depuis sa création, on y vient y prendre un moment de repos à l'ombre des arbres, oublier le fracas de la ville moderne. Et il recèle quelques trésors qu'il faut prendre le temps de venir admirer.

 

 


Les lointaines origines de ce parc public remontent au XVIIe s. Dans ce secteur se trouvaient deux jardins historiques : le Jardin du Roy, dans la partie haute, et au nord-ouest la célèbre « cassine » du chevalier Paul, où celui-ci reçut Louis XIV et la cour en 1660 ; pour étonner ses hôtes, on raconte que le chevalier avait fait placer dans les orangers des oranges confites qu'il invita les dames de la suite royale à cueillir, provoquant admiration et étonnement. Nous reparlerons dans de prochains articles du Jardin du Roy et de la maison de campagne du chevalier Paul.

 

La perspective sur la chapelle de l'Hôtel-Dieu construit à l'emplacement de l'hospice de Mgr de Chalucet, et que les Toulonnais appellent toujours hôpital Chalucet en souvenir du généreux évêque.

 


A la fin du XVIIe s., Mgr Armand Bonin de Chalucet, évêque de Toulon, décide de créer dans ce secteur un hospice de la Charité. Il commence par louer en 1681 une vaste propriété appartenant à Pierre Meissonnier, composée de jardins, cultures de légumes et prés. Puis en 1694, il rachète aux Récollets l'ancienne cassine du chevalier Paul, et se lance dans la construction de l'hôpital qui existe toujours et porte son nom ; il sera achevé en 1717, et je vous le présenterai également prochainement.

 

Ce cyprès chauve du Canada, aujourd'hui situé dans la cour d'entrée de l'hôpital du XIXe s., est à la fois le dernier vestige du jardin botanique de la Marine et le plus vieil arbre de Toulon. Sa bouture a été ramenée d'Amérique en 1797 et il a été planté à cet endroit par Gaspard Nicolas Robert (1776-1857), pharmacien et directeur de l'école de la Marine. Lors du déplacement du jardin botanique, il fut sauvé par un ingénieur de la Marine. Il a la particularité de perdre ses feuilles en hiver ; je vous le remontrerai avec son feuillage.

 


Sous Louis XVI, vers 1786, la Marine loue une partie des jardins inoccupés pour créer un jardin botanique. C'est là l'origine directe du jardin actuel. Dès lors, les officiers de Marine ramènent de leurs voyages lointains des plantes exotiques et le parc botanique acquiert peu à peu un certain renom, car on parvient à y acclimater des essences extrêmement rares. Des boutures sont envoyées dans toute l'Europe et des scientifiques parisiens du Musuem viennent sy'approvisionner en plantes exotiques.

L'allée de platanes du Second Empire, qui s'aligne sur les quartiers neufs créés à l'époque de Napoléon III.


Survient en 1852 l'agrandissement de Toulon, décidé avec l'accord de Napoléon III. On décide alors de transférer le jardin botanique de la Marine sur la presqu'île de St-Mandrier, malgré les protestations de l'Académie des Sciences ; les arbres sont transplantés, mais la plupart n'y survivront pas. Le projet consiste à aménager un vaste jardin public, avec des allées bordées de platanes, des rocailles et des fontaines. Un budget de 53 000 francs est alloué en 1853 et le jardin est achevé dès 1860. Le jardin est agrandi à deux reprises, en 1863 et 1882, et s'orne de bassins, de fontaines et de statues. On y conserve le bassin des nénuphars, qui existait déjà du temps du Jardin du Roy. Il devient le plus grand jardin public de la ville, à deux pas du centre, élément emblématique du côté ouest des aménagements du XIXe s. Le jardin subit de graves dommages lors des bombardements de 1943. Enfin, des restaurations sont entreprises en 1989, avec la réimplantation d'espèces exotiques, la construction d'une copie de l'ancien kiosque à musique de la place d'armes et la repose des grilles de la fin du XIXe s., frappées aux armes de la ville, qui avaient été supprimées dans les années 1960.

Ce superbe portail de style Louis XIII provençal provient de l'ancienne chapelle Notre-Dame de Cortina du vieux village de Six-Fours, rasé en 1875 pour faire place à un fort militaire. Il a été réalisé par l'architecte toulonnais Julien Rollet en 1624. En décembre 1875, la ville de Toulon acheta ce portail pour la somme de 200 francs, le fit démonter pierre par pierre et remonter dans le jardin de la Ville en 1876. Il se dresse à l'extrémité ouest du jardin, au bout de la grande allée.

La fontaine du Buveur fut placée en 1891 dans une rocaille aménagée derrière la baie du portail de Notre-Dame de Courtine. Réalisée par le sculpteur toulonnais Benoît Lucien Hercule, cette oeuvre de bronze avait été présentée au Salon de 1881 et offerte par les Beaux-Arts à la ville la même année. Elle représente un jeune homme nu étendu s'abreuvant à une source jaillissant des rochers. Durant la seconde guerre mondiale, l'original fut envoyé à la fonte par les occupants allemands. Mais un moulage de plâtre avait été conservé, qui a permis de couler une réplique lors des restaurations de 1989 et de lui faire retrouver sa place d'origine...

Le kiosque placé lors des travaux de 1989 est une réplique de celui qui ornait autrefois la place d'Armes et dont les Toulonnais regrettaient la disparition depuis les travaux d'aménagement du parking souterrain. Des concerts y ont à nouveau lieu, dans l'esprit d'origine du parc du XIXe s.

Par Nefred - Publié dans : Beit Prouvènço-La Provence - Communauté : Balades régionales.
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Mercredi 28 février 2007

El-Ghûri est le dernier grand sultan de la dynastie des Burgi Mamlûk. Il est décrit comme un homme autoritaire et cruel, mais qui aime aussi les fleurs et la poésie. Religieux fervent, il est très proche des Sufi.

Le mirhâb du mausolée d'el-Ghûri, au Caire.

Profitant de l'anarchie qui règne à la faveur de la succession de Qâyit Bây, Qânsûh el-Ghûri s'empare du pouvoir en 1501. Il s'efforce tout d'abord de pacifier le sultanat et de rétablir son autorité, mais s'attache aussi à développer les armées mamlûk et à engager de nouveaux mercenaires devant la menace ottomane qui se précise. Pour financer cette politique, il doit prendre des mesures très impopulaires qui appauvrissent encore la population égyptienne, augmentant les impôts et les taxes et opérant une réforme monétaire. Ces mesures contribueront grandement à achever de faire haïr les souverains mamlûk du peuple égyptien.

Le navigateur portugais Vasco de Gama, resté célèbre pour avoir ouvert aux Européens la route de l'Inde en contournant l'Afrique par le cap de Bonne-Espérance, privant l'Egypte du monopole des épices.

Pourtant, el-Ghûri ne parvient pas à enrayer le déclin entamé depuis longtemps. Avec la découverte du cap de Bonne-Espérance, les Portugais ont brisé le monopole mamlûk sur les épices et fait chuter dramatiquement les revenus qui en découlaient et étaient essentiels pour l'économie égyptienne. Pour tenter de les contrer, el-Ghûri conclut une alliance avec les souverains du sud de l'Arabie et avec le Gujarat, en Inde ; il fait construire en mer Rouge une flotte, qui va dans un premier temps parvenir à remporter quelques victoires sur les Portugais. Mais en 1509, ces derniers anéantissent la flotte mamlûk lors d'une grande bataille navale sur les côtes du Gujarat, grâce à leur artillerie. Déjà en 1507, la flotte mamlûk de Méditerranée avait été défaite par les Portugais et les chevaliers de St-Jean.

Le Shah Ismâ'il Ier d'Iran, fondateur de la dynastie safavide.

Dès 1515, le sultan ottoman Selim Ier Yavuz prend le prétexte d'une alliance entre el-Ghûri et le Shah safavide d'Iran Ismâ'il Ier pour se lancer à la conquête du sultanat mamlûk ; en effet, le sultan mamlûk avait laissé passer les ambassadeurs envoyés par Isma'il Ier en vue de négocier avec la république de Venise contre les Ottomans. El-Ghûri, peu soutenu par ses émirs, est tué en août 1516 durant la bataille de Marj Dabiq, au nord d'Alep (Syrie), qui se solde par la victoire éclatante des Ottomans et la capture du calife abbasside el-Mutawakkil III ; c'est son artillerie qui a donné l'avantage à Selim Ier, sonnant le glas de la toute-puissance de la cavalerie mamlûk sur les champs de bataille. Les Mamlûk n'avaient pas su anticiper et tenir compte de l'évolution de l'armement et de l'introduction des armes à feu et des canons.

Le complexe d'el-Ghûri près de Bâb Zuweyla, au Caire.

Mais le règne d'el-Ghûri, qui entretient une cour brillante, est aussi marqué par une intense activité artistique et de grands travaux. Prévoyant les difficultés à venir, il fait remanier la Citadelle du Caire et renforcer les fortifications d'Alexandrie et de Damiette. Mais surtout, il dote Le Caire de monuments qui sont de véritables joyaux aujourd'hui encore, en particulier sa célèbre Wikâla (en égyptien « Wekalet el-Ghûri ») ou son non moins célèbre complexe sur la rue el-Mu'izz.

L'une des façades de la cour de la Wekalet el-Ghûri, au Caire.

Son successeur, Tûman Bây, ne pourra résister longtemps aux assauts des troupes ottomanes et Selim Ier fera une entrée triomphale dans l'Egypte conquise et désormais assujettie à son empire.

Le sultan ottoman Selim Ier, qui réalisera la conquête de l'Egypte et mettra fin au sultanat mamlûk indépendant.

Par Nefred - Publié dans : Beit Masr-Egypte musulmane et contemporaine - Communauté : Masr, les amoureux de l'Egypte
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Mercredi 28 février 2007

Blason de Qâyit Bây (faïence, musée d'Art Islamique, Le Caire).

Qâyit Bây est sans doute l'une des figures les plus marquantes de cette dynastie. D'origine circassienne, né à Kipchak, il fut amené comme esclave en Egypte à l'âge de 13 ans, en 1435, puis acquis comme mamlûk par le sultan Barsbây (1422-1438) pour la somme modique de 50 dinars. Il sera affranchi par le sultan Gaqmaq (1438-1453), qui le fera chancelier (Dawadar). Il devient chef des armées en 1467, puis monte sur le trône lorsque le sultan ez-Zâhir Tamerbughâ er-Rûmi (1467) est renversé par une révolte des Mamlûk.

Un dirham de l'époque de Qâyit Bây.

Son règne, sans conteste le plus brillant de la dynastie des Burgi Mamlûk, marque un effort de renforcement de l'autorité du sultan, ainsi qu'une stabilisation de l'économie et surtout une renaissance des arts. En 1467, Qâyit Bây provoque la colère du sultan ottoman Bayezid II pour avoir fait empoisonner le frère de celui-ci durant une entrevue. En représailles, les Ottomans s'emparent de plusieurs places fortes mamlûk en Asie Mineure, en particulier Adana et Tarse. Cependant, Qâyit Bây parvient à contenir leur avancée. Il essaie également d'apporter de l'aide aux souverains nasrides d'Espagne qui se heurtent à la Reconquista chrétienne et persécute les chrétiens de Syrie.

Le sultan ottoman Bayezid II.

S'il mena de nombreuses campagnes militaires, c'est surtout pour son oeuvre de grand bâtisseur qu'il reste célèbre. Il couvre la ville du Caire de magnifiques monuments, dont plusieurs subsitent aujourd'hui et comptent parmi les plus grandes réussites de l'architecture mamlûk. La citadelle qu'il fit construire à Alexandrie, connue sous le nom de fort de Qâyit Bây, est mondialement connue pour avoir été construite à l'emplacement de l'ancien phare antique, dont les fouilles sous-marines récentes ont révélé des vestiges dans les eaux voisines. Mais il réalisera également des programmes architecturaux à La Mecque et à Médine, à Jérusalem et à Damas.

Le célèbre fort de Qâyit Bây à Alexandrie.

Par Nefred - Publié dans : Beit Masr-Egypte musulmane et contemporaine - Communauté : Masr, les amoureux de l'Egypte
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Mardi 27 février 2007

Parce que l'humour nous sauve, comme nous le disions un jour avec cette chère Theti, et qu'il faut bien rire un peu dans ces temps difficiles, voici une image amusante que m'a envoyée une amie, dont notre chère Loutre Rieuse s'est bien entendu emparée...

Par Nefred - Publié dans : Antre de la squaw espiègle
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Mardi 27 février 2007
 

La Cour Internationale de Justice, dite CIJ pour satisfaire à la mode des sigles, vient de rendre un jugement qui ne lui fait pas honneur et qui risque de creuser encore un peu plus le fossé entre monde occidental et monde musulman. En effet, elle a déclaré que la Serbie ne pouvait être reconnue responsable d'un quelconque génocide en Bosnie durant le conflit de 1992-1995. Seul a été reconnu comme acte de génocide le massacre de 8 000 musulmans bosniaques à Srebrenica en 1995 ; mais là encore la Serbie n'est pas reconnue responsable, on se contente de lui taper sur les doigts en lui disant qu'elle n'a rien fait pour l'empêcher. Après la honte d'avoir laissé faire ce qui s'est passé en Bosnie, voilà bien une seconde honte pour la « communauté internationale » que cette épouvantable hypocrisie.

Qui a pu oublier les images des casques bleus désemparés devant le drame qui allait se jouer à Srebrenica ? Qui n'a pas eu alors un sentiment de honte ?


Nous avons tous en mémoire, je crois, les effroyables images de la guerre de Bosnie ; nombre d'entre nous en ont ressenti de la colère et de la honte. Qui a pu oublier ces images que l'ont pensait ne plus revoir en Europe après les horreurs de la seconde guerre mondiale ? Oublier ces exécutions sommaires, ces villages incendiés et pillés, ces déportations de masse, ces prisonniers parqués dans des camps servant aussi de centres de torture, ces milliers de femmes violées de façon systématique... Et comment peut-on oublier aussi vite que c'est Belgrade qui menait cette danse macabre ? On veut nous faire oublier que c'est le président serbe de l'époque, le criminel Slobodan Milosevic, qui a orchestré la guerre contre les républiques séparatistes et cautionné les massacres et atrocités ? Avons-nous oublié que la « communauté internationale » avait quand même consenti à faire pression sur Belgrade, à l'époque, reconnaissant ainsi son rôle ? Belgrade qui entendait conserver le contrôle de tout le territoire de l'ancienne Yougoslavie au nom du nationalisme serbe qui reste très fort, Belgrade qui aujourd'hui encore rechigne à donner leur indépendance aux derniers Etats... Belgrade qui a toujours rêvé de rétablir la « grande Serbie », qui a ensuite porté la guerre au Kosovo... Comment oublier que le gouvernement actuel de Belgrade, le président Boris Tadic - qui d'ailleurs n'est pas content qu'on qualifie Srebrenica de génocide que la Serbie aurait pu emêcher... - en tête, n'a toujours pas livré à la justice internationale les criminels de guerre accusés justement de génocide ?

L'effroyable charnier de Srebrenica...


La plainte avait été déposée par la Bosnie en pleine guerre, en 1993, tandis que la « communauté internationale » se montrait bien passive dans l'affaire et que la Bosnie était à feu et à sang. Cette plainte visait à faire reconnaître l'ensemble de ce conflit comme une tentative de génocide. Rappelons au passage que les Serbes, à l'époque, ne se cachaient pas de vouloir procéder à un « nettoyage ethnique » contre les musulmans et les Croates ; que ces massacres ont fait 200 000 morts au total ; que les femmes musulmanes bosniaques victimes de viols racontent toutes la même chose : on leur a bien dit que ce génocide passait par leur ventre. Malheureusement, la Bosnie ne pourra faire appel : les jugements de la CIJ sont définitifs et sans appel... Les autorités bosniaques, musulmanes autant que croates, sont affligées, les protestations et l'indignation commencent à se manifester et l'on ne peut qu'y voir une offense à la mémoire de toutes les victimes de ce qu'il faut pourtant bien appeler par son nom : un génocide.

Pense-t-on aux mères de Bosnie ? Comment leur expliquer que le drame qu'elles ont vécu n'a pas la même signification que d'autres ? Comment expliquer aux femmes victimes des viols systématiques que l'enfer qu'elles ont vécu ne procédait pas d'une volonté de génocide ?


Que faut-il voir derrière tout cela ? D'abord, l'intention de l'Union Européenne d'intégrer prochainement la Serbie – ce que je trouve scandaleux et je ne dois pas être le seul ! Comment procéder à cette sombre manoeuvre si la Serbie est reconnue coupable de génocide, alors même que l'on met des bâtons dans les roues à la Turquie au sujet du génocide arménien ? En effet, on imagine mal Belgrade reconnaître le génocide de Bosnie, ce qui obligerait l'UE à avoir envers elle les mêmes exigences qu'envers Anakara... Puisque l'affaire est déjà décidée, au mépris de l'avis des populations européennes du reste, il fallait que la CIJ rende un tel verdict. Ensuite, il y a des intérêts internationaux qui pèsent sur cette décision, en particulier l'influence américaine ; rappelons que la présidente de la CIJ, Rosalyn Higgins, est britannique, et que son pays est allié avec les Américains en Iraq. Reconnaître le génocide de musulmans dans l'ex-Yougoslavie, cela obligerait à la fois à reconnaître la passivité de l'ONU à l'époque et à admettre une certaine politique hostile aux musulmans...


Quelles risquent d'en être enfin les conséquences, pour finir ? Que ce ne soit pris comme un nouvel affront par les musulmans, ce qui me semble assez évident : il apparaît une fois de plus clairement qu'il y a deux poids deux mesures dès qu'il s'agit d'un pays musulman. Comme ce que l'on observe au Mashreq dans le conflit israélo-palestinien. Munira Subasic, Présidente de l'Association des Femmes rescapées de Srebrenica, a bien résumé le sentiment d'amertume qui résulte de cette injustice : « L'Europe a une nouvelle fois montré qu'elle était contre les Musulmans... ». Que lui répondre, comment ne pas comprendre sa révolte ? Comment prétendre avec de telles décisions rassurer les musulmans sur l'attitude des pays occidentaux ? N'est-ce pas, une fois de plus, apporter de l'eau au moulin des extrémistes, qui auront beau jeu de dire : « Vous voyez, les Occidentaux nous méprisent, ils ne reconnaissent pas nos droits... ». Le meilleur allié des extrémistes de tout crin, ce sont les puissants du monde occidental, qui jouent un jeu dangereux dont on peut craindre qu'il ne nous mène un jour au chaos. Ces gens sont sensés nous représenter, mais ils nous préparent contre notre gré un avenir bien sombre ; on ne peut qu'en être affligé !

Non à l'adhésion de la Serbie 

à l'union Européenne !


En tout cas, je ressens une nouvelle fois, comme lors de la guerre de Bosnie, colère et honte. On vient d'assassiner les victimes de ces horreurs une seconde fois...

Par Nefred - Publié dans : Temple de Khepri - Actualité
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Lundi 26 février 2007

Né vers 1373, Gaqmaq est acheté comme Mamlûk sous le règne de Barqûq (1382-1412). Sa carrière officielle commence sous le règne d'el-Mu'ayyad (1412-1421), mais c'est sous Barsbây (1422-1438) qu'il s'impose, obtenant un poste de ministre. Nommé régent quand le fils de Barsbây, el-'Azîz Gamâl ibn Barsbây, monte sur le trône en 1438, il renverse dès cette même année le jeune prince pour se proclamer lui-même sultan.

Un Coran enluminé de l'époque de Gaqmaq (musée d'Art Islamique, Le Caire).

Il est sans doute le plus cultivé des sultans mamlûk. Il pratique couramment à la fois le turc et l'arabe, ce qui est rarement le cas chez les Mamlûk. Il a également étudié la théologie. Ceci explique que son règne soit marqué par un grand développement des arts et de la science.

Un dirham de Gaqmaq.

A l'extérieur, il tente de démanteler la piraterie orchestrée par les chevaliers de St-Jean de Jérusalem établis à Rhodes, poursuivant en cela la politique de Barsbây. Par deux fois, en 1400 et en 1444, la flotte égyptienne échoue dans sa tentative de s'emparer de Rhodes.

Un chevalier de St-Jean de Jérusalem (fresque, Saint George Chostos in Filerimo, Rhodes, XVe s.).

C'est son fils el-Mansûr Fakhr ed-Dîn Osmân ibn Gaqmaq (1453) qui lui succède, mais il est renversé au bout de six mois de règne par el-Ashraf Seyf ed-Dîn Inâl el-'Alâ'i (1453-1460).

Mosquée de Gaqmaq à Darb Sa'ada, au Caire.

Par Nefred - Publié dans : Beit Masr-Egypte musulmane et contemporaine - Communauté : Masr, les amoureux de l'Egypte
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Lundi 26 février 2007

On me l'a demandé, et je vais vous confier la vérité : je ne vais pas bien du tout en ce moment... Je suis entré une fois de plus dans une phase dépressive sévère, avec un développement sans précédent des phobies sociales 1.

Cela peut paraître dérisoire face à d'autres maladies, et dans le fond il est vrai que ça l'est. Mais notre cerveau est capable du meilleur comme du pire ; c'est un instrument fascinant qui nous ouvre grandes les portes de tous les possibles, mais il peut être aussi une arme redoutable, comme on le sait. Parfois cette arme est dirigée vers autrui, mais parfois aussi cette arme se retourne contre soi-même, entamant un processus d'autodestruction qui entre en conflit avec cet instinct de survie que nous avons gardé des origines...

Le pire est que l'on comprend ce qui se passe, les facultés d'analyse ne sont pas altérées. Mais on est incapable d'agir. C'est une force qui terrasse la volonté, qui la stoppe et peut aller jusqu'à l'anéantir. L'irrationnel fait irruption, on en a conscience, mais dans le même temps on ne peut le maîtriser. On se mure dans le silence, uun silence déroutant pour les proches et douloureux pour soi-même ; et quand il faut donner le change, le pire est qu'on y parvient, de façon tout à irrationnelle et incontrôlable, dans certaines situations et pas dans d'autres. On est comme écorché vif, sans plus aucune défense ; l'extérieur devient un danger qui nous terrifie : la conscience dit "ce n'est que du délire", mais le cerveau commande "ne t'expose pas à ce danger"...

Je sais que cela doit paraître insensé à beaucoup, et je n'en veux pas à ceux qui trouvent cette situation incompréhensible. Moi-même j'ai bien du mal à comprendre, même si cette abominable machine à penser qu'est mon cerveau est en permanence en activité dans des actions contradictoires : assurer la survie et en même temps détruire.

Je n'en dirai pas plus, car il me coûte de faire preuve d'autant d'impudeur. Je voulais juste expliquer les choses pour aider mes proches et mes amis à comprendre, ainsi que clarifier les choses sur ce blog au sujet de la tenue duquel certains ont pu se méprendre et ml'ont adressé des reproches. Je voulais aussi m'excuser auprès de tous, mes amis en particulier, du silence dans lequel le mal-être m'enferme et leur dire que je les aime, que penser à eux me donne du courage.

Puisque tout vécu peut être, si on se donne la peine de transformer le mal en générosité, une occasion d'éviter à d'autres de tomber dans les mêmes pièges, nous reparlerons, insha'a l-llah, de ce sujet quand les choses iront mieux et qu'il sera possible d'en parler la tête froide.

1- au sujet des phobies sociales, voici un lien qui explique ce dont il s'agit ; c'est beaucoup mieux expliqué que je ne pourrais le faire moi-même.

PS : comme les utilisateurs de blogs le savent, les articles peuvent être programmés pour être diffusés en différé ; ils ne paraissent pas toujours en temps réel. Là encore, il ne faut pas se fier aux apparences ; ceux auxquels cette précision s'adresse comprendront.

Par Nefred - Publié dans : Beit Nefred-Nefred et son univers
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Lundi 26 février 2007

Né vers 1369, Barsbây exerçait en réalité déjà largement le pouvoir sous le règne de son prédécesseur, es-Sâleh Nâsir ed-Dîn Mohammed ibn Tatar (1421-1422). Il s'en empare véritablement en 1422, mettant en place un pouvoir fort. Mais il ne parviendra jamais véritablement à empêcher les émirs mamlûk d'agir en fonction de leurs propres intérêts.

Casque du sultan Barsbây conservé au Louvre, à Paris.

Les dépenses liées en particulier à l'entretien des troupes mamlûk sont de plus en plus exorbitantes. Barsbây s'efforce d'assainir les finances de l'Egypte, mais au prix d'une augmentation des taxations, ce qui sera très impopulaire. Il établit également au profit du pouvoir un monopole sur le commerce du sucre et des épices. Il tente de libérer l'économie égyptienne de l'alignement sur les monnaies d'or italiennes en faisant frapper de nouvelles monnaies, mais ce sera un échec qui ruinera les finances du pays. Si Barsbây parvint bien à stabiliser les finances de l'état, ses mesures nuiront gravement au commerce extérieur, dont l'économie égyptienne dépendait en grande partie. C'est en particulier son intervention sur le commerce des épices qui amena les Européens à chercher à trouver un moyen de s'approvisionner sans passer par l'intermédiaire égyptien, ce qui aura plus tard de graves conséquences.

Un dirham de l'époque de Barsbay.

En 1426, il s'empare de l'île de Chypre afin de libérer la Méditerranée orientale des attaques des chrétiens contre les navires marchands. Dès 1425, la flotte égyptienne avait pillé Limassol. Mais c'est en juillet 1426 qu'a lieu la bataille décisive à Chirokitia, au cours de laquelle le roi Janus de Chypre est capturé et ramené au Caire ; il ne sera libéré qu'après avoir reconnu la suzeraineté du sultan égyptien et accepté de verser un tribut annuel. Il parvient également à renforcer le contrôle du Hejjaz par les Mamlûk contre les visées des Hachémites. Enfin, des combats ont également lieu en Asie Mineure, où les Turcs commencent à se montrer dangereusement puissants.

Le site de Chirotikia, à Chypre, où les troupes mamlûk vainquirent le roi Janus de Lusignan.

A sa mort, il est inhumé dans le superbe mausolée qu'il a fait édifier dans le cimetière nord du Caire ; c'est son fils, el-'Azîz Gamâl ibn Barsbây, qui monte sur le trône en 1438 sous la régence de ez-Zâher Seyf ed-Dîn Gaqmaq, lequel ne tarde pas à le renverser pour s'emparer du pouvoir et devenir à son tour sultan, dès 1438.

Une tour élevée par Barsbây à Tripoli, au Liban.

Par Nefred - Publié dans : Beit Masr-Egypte musulmane et contemporaine
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Dimanche 25 février 2007

El-Mu'ayyad Sheykh fut acheté comme esclave et amené en Egypte par un marchand auquel il doit une partie de son nom, Mahmûd el-Yazdy. Par la suite, il fut acheté par Barqûq, qui l'affranchit lorsqu'il monta sur le trône, en 1382. Il devint alors échanson de la cour du sultan.

La citadelle de Tripoli, au Liban, dont el-Mu'ayyad fut gouverneur.

Il poursuivit son ascension sous le successeur de Barqûq, Farag, qui le nomma gouverneur de Tripoli, au Liban. Capturé par Timur Lang lorsque celui-ci envahit la Syrie au tout début du XVe s., il parvint à s'échapper et à revenir au Caire. Farag le nomma ensuite gouverneur de Damas, mais il en fut bien mal inspiré ; el-Mu'ayyad projetait de renverser le sultan. Suscitant une révolte, il attira le jeune souverain à Damas et l'assassina.

El-Muayyad assassine le sultan à Damas pour s'emparer du trône.

Dans un premier temps, el-Mu'ayyad, pour légitimer son pouvoir, partage le pouvoir avec le calife abbasside ; mais il le fait assassiner dès 1412 et exerce désormais le pouvoir seul. Comme tous les princes mamlûk, el-Mu'ayyad est un homme plein de contrastes : à la fois tyrannique et pieux, guerrier redoutable mais aussi amateur de musique et de poésie.

La superbe voûte d'entrée de la mosquée d'el-Muayyad.

Il a laissé au Caire un superbe ensemble qu'il a fait élever de 1415 à 1422 dans le style Burgi Mamlûk à l'emplacement d'une prison dans laquelle il avait été enfermé sous le règne de Farag, près de Bâb Zuweyla ; il avait en effet fait le voeu, s'il était libéré, de faire raser la prison et de construire une mosquée à son emplacement. Ce sont les deux minarets de cette mosquée qui surmontent aujourd'hui encore les tours de Bâb Zuweyla.

Les deux minarets de style mamlûk de la mosquée d'el-Muayyad surmontent Bâb Zuweyla, à laquelle elle est adossée.

Par Nefred - Publié dans : Beit Masr-Egypte musulmane et contemporaine
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