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  • : Pas de sujet précis, mais un ensemble de rubriques, qui évolueront avec le temps. Même si un accent particulier est mis sur l'Egypte. Ce qui compose mon univers et que je souhaite partager... Des passions, des coups de coeur et des coups de gueule, des ré
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17 mai 2006 3 17 /05 /mai /2006 20:57

Pour s'y retrouver un peu, un premier article sur le provençal. On entend parfois des aberrations le concernant et ceux qui sont étrangers à la région ont bien du mal à s'y retrouver dans toutes les informations contradictoires qu'on entend ou qu'on lit à ce sujet.

Le provençal fait partie des langues d'oc ; il est une langue à part entière, non un dialecte. Au cours du XXe s., certains nationalistes occitans ont créé la notion d' "occitan", qui serait la langue de tout le sud de la France avec des variantes dialectales ; cela ne correspond ni aux rélaités historiques, ni aux réalités linguistiques. Nous reparlerons de cette question des langues d'oc ; ce que nous retiendrons pour le moment, c'est qu'il y a une communauté linguistique qui couvre tout le sud de la France et une portion nord-est de l'Italie, communauté à laquelle appartient la langue provençale.

Au Moyen Age, le provençal est une langue littéraire très active ; à certaines périodes, il sera même la langue littéraire des cours princières de langue d'oc. Des troubadours ont laissé des textes dans cette vieille langue provençale, très différente bien sûr du provençal actuel. Le provençal reste très actif durant la Renaissance, malgré le rattachement de la Provence à la France en 1481-1483. Une littérature en langue provençale s'épanouit encore durant cette période, et la majorité de la population reste fidèle à la langue de ses ancêtres, ne pratiquant que très rarement le français. Dans les textes, comme je vous en donnerait des exemples, on mélange au mieux français et provençal, ce qui montre que la francisation ne s'est faite que très lentement. C'est à partir du règne de Louis XIV que le français commence vraiment à s'imposer ; les élites sociales sont bilingues, le peuple comprend plus ou moins le français mais conserve le provençal dans la vie courante. Cette situation dure jusqu'à l'offensive de Jules Ferry contre les langues régionales ; dès lors, l'école devient un moyen d'éradiquer ces dernières, s'il le faut par la violence envers les enfants récalcitrants. Il fallut toute la volonté des Félibres, sur lesquels nous reviendrons aussi, pour faire renaître une littérature provençale et sauver la langue de ce désastre qui la menaçait d'extinction.

Dernier aspect de ce premier article : la différence entre langue provençale, dialectes et patois. La langue provençale est une unité linguistique qui couvre la Provence historique et ses abords. Depuis les Félibres, le provençal littéraire officiel est celui de la vallée du Rhône, le Rhodanien, chose somme toute contestable comme nous le verrons. La langue provençale se divise en un certain nombre de dialectes. Ceux de la Provence historique, qui forment les dialectes "purs" : le Rhodanien dans la vallée du Rhône ; le Maritime dans l'essentiel des Bouches-du-Rhône, le Var, une grande partie du Vaucluse ; le Gavot dans les Alpes. Et ceux de ses abords, qui forment des zones de contact avec d'autres langues, sortes de dialectes "métissés" : le Franco-provençal de la Drôme et d'une partie non provençale des Alpes ; le Nissart, de Nice et de sa région. Ce sont les principaux. Ensuite, il y a ce qu'on qualifie de "patois" ; le "patois" n'est pas un dialecte, mais une variante locale, parfois même très locale, de nature populaire et orale : dans les campagnes, on ne savait autrefois pas écrire, puis lorsque l'écrit est arrivé c'était uniquement en français ; le dialecte s'y est donc transmis oralement, subissant des déformations et des influences extérieures liées aux circonstances historiques, devenant au fil du temps un patois propre à une communauté. Pratiquement chaque ville, chaque village a son patois. Le terme de "patois" a revêtu depuis le début du XXe s. une connotation péjorative qui rend ce mot désagréable à ceux qui sont attachés à leur langue régionale.

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Published by Ankh-Neferkheperourê - dans Beit Prouvènço-La Provence
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ressaire 20/06/2007 18:58

Vous gramerceje per aquelo presentacioun de nosto lengo. Vous segnale que Mistrau entendié per Prouvènço lou miejour tout entier. Per èu lou Prouvençau ero ço que d'unis dison vuei Ouccitan.        Amistats.

@nne marie 18/05/2006 15:26

 Tu as raison, il ne faut pas laisser mourrir ce qui fait partie de notre terroir. Tous ces dialectes representent la france et il ne faudrait pas qu'ils disparaissent ! !  Bizzz @nne marie

Ankh-Neferkheperourê 18/05/2006 18:01

Il y a eu une certaine renaissance du provençal, mais actuellement il semble qu'on stagne un peu, même s'il a fait son entrée dans les écoles. Une langue, ce n'est pas seulement une façon de parler, c'est aussi toute une culture. Et souvent l'aspect folklorique, dans le sens péjoratif du terme, perturbe beaucoup les choses.
Bizzz
Nefred