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  • : Pas de sujet précis, mais un ensemble de rubriques, qui évolueront avec le temps. Même si un accent particulier est mis sur l'Egypte. Ce qui compose mon univers et que je souhaite partager... Des passions, des coups de coeur et des coups de gueule, des ré
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Fermeture définitive de la Cité dimanche 27 mai 2007.

Vieux Papyrus

Notre Cité

1 juin 2006 4 01 /06 /juin /2006 08:41

Orage - Symphonie apocalyptique

Pâles lueurs lunaires dans le soir qui se tait,

Aux frontières du Doute, le monde suspend son vol ;

Les plaines endormies, sous l'ivre volupté,

Accueillent dans la nuit les caresses trop folles

Dont l'écho illumine le manteau de diamant

Et soudain des nuages, indomptables fantômes,

Tels des linceuls pâles traversent les ténèbres ;

Alors les fleurs nocturnes, de leurs tendres arômes,

Ensemencent l'air pur, sourdes vierges de marbre

Sur la peau délicate des mousses endormies

Et le rideau humide des larmes de cristal,

Répandant ses splendeurs au son dur des tambours,

Déverse sa paresse sur la terre alanguie, inégale

Douceur que des milliers de lèvres, béantes d'amour,

Goûtent avec délice dans la chaleur du soir

Puis des éclats de feu, déchirant le doux voile,

Mêlent leurs ors barbares aux cimes embrumées,

Touchant d'un doigt farouche la chair des étoiles

Et la tête éplorée des grands chênes rêveurs, beauté

Du glaive qui pourfend les mensonges odieux

Et les flots, gorgés, ébahis, de la céleste manne,

Roulent en leur sein fougueux les délires des cieux,

Arrachant aux berges livides des parcelles diaphanes

Qui en leur ventre sourd enchanteront les dieux

De l'océan furieux sur l'horizon glacé

Dans cette symphonie, mon esprit languissant

Goûte sans nulle peur les ivresses impies,

Qui chérissent, rebelles, les tendres désespoirs

Et les douleurs belles ; et soudain, radieux,

Je bois la fin du monde aux sources du passé...

 

Paris, 1994

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commentaires

ahhotep 24/01/2007 18:50

eh ben dis donc tu écris bien nefred je serais incapable de le faire.
bises

Nefred 26/01/2007 20:19

Allah yekhalliki, yâ Ahhotep ! ; )
La poésie est une vieille passion, ça vaut ce que ça vaut, mais j'y prends plaisir et elle m'accompagne dans les moments forts de ma vie...
Bises
Nefred