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  • : Pas de sujet précis, mais un ensemble de rubriques, qui évolueront avec le temps. Même si un accent particulier est mis sur l'Egypte. Ce qui compose mon univers et que je souhaite partager... Des passions, des coups de coeur et des coups de gueule, des ré
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1 juin 2006 4 01 /06 /juin /2006 12:14

Dans l'Ecole des Scribes,  je souhaiterais partager avec vous une autre de mes passions : celle des recherches historiques. Voilà à peu près 10 ans que j'ai entrepris des recherches sur l'histoire d'Ollioules et de la région, dans les livres mais surtout dans les archives.

 

 

Un folio du cahier de délibérations du Conseil de Ville d'Ollioules pour l'année 1580-1581, en cours de transcription actuellement

(Archives municipales d'Ollioules).

 

 

La plupart des documents sur lesquels je travaille sont en grande partie inédits ; j'ai en effet choisi de concentrer mes recherches sur les XVIe et XVIIe s. , période où les textes présentent deux difficultés majeures pour les non initiés : la langue d'abord, qui reste essentiellement le provençal, ou un mélange de provençal et de français ; et l'écriture ensuite, la graphie des lettres étant très différente de la nôtre, surtout au XVIe s. et dans la première moitié du XVIIe s. A la difficulté de déchiffrement s'ajoutent les abréviations et signes divers qui surprennent au premier abord et dont il faut apprendre le sens. Concernant la langue, ce n'est pas le provençal d'aujourd'hui ; généralement, il faut l'apprendre sur le tas, en s'aidant du précieux "Tresor" (le dictionnaire provençal-français) de Mistral. Autant vous dire que quand on a pour la première fois un tel manuscrit entre les mains, on est très dérouté ! La première fois (il en faut toujours une...), c'était aux Archives municipales de Toulon ; j'avais fait fort, en demandant à consulter un manuscrit du XVIe s. : je revois encore l'air amusé de l'archiviste ! Je me suis contenté d'admirer la beauté du document, mais je ne suis parvenu à déchiffrer, avec le plus grand mal, que quelques mots. Moralité : une année de cours de paléographie, et j'ai enfin pu me lancer dans ce grand plaisir qu'est la transcription de documents d'archives ! Car il faut d'abord transcrire, et ensuite traduire et enfin analyser ; un travail de fourmi, qui nécessite de bons yeux et beaucoup de patience. Fort heureusement, l'outil informatique est aujourd'hui bien utile. Il est possible sur demande de photographier les documents avec un appareil numérique (sans flash, bien entendu) et ensuite on peut travailler confortablement sur un ordinateur, en agrandissant le texte ou en supprimant les taches et salissures pour le rendre plus lisible.

 

C'est très émouvant d'entrer en contact avec ces vieux manuscrits, de se trouver non seulement devant des registre paroissiaux et actes notariés, auxquels sont habitués les généalogistes, mais aussi des lettres, des cahiers de délibérations du conseil de ville, des registres cadastraux, des procès verbaux de justice... L'un de mes préférés à Ollioules est un énorme registre, qui conserve une partie de sa couverture de cuir, et qui est un livre terrier (sorte de cadastre qui recense les propriétés du terroir pour calculer l'impôt) datant de 1618 ; le papier est dans un état de conservation exceptionnel, l'écriture soignée et régulière, un vrai régal !

 

La couverture de cuir du livre terrier de 1618

(Archives municipales d'Ollioules).

Au détour des folios manuscrits, ce sont les habitants d'autrefois que l'on rencontre, des instants de vie parfois cocasses, parfois dramatiques. On y voit par exemple l'un des consuls (équivalents du maire actuel) piquer une colère toute méditerranéenne, ou un malheureux vagabond accusé de vol semble-t-il à tort, des conseillers qui chipotent sur les dépenses à faire pour la ville ou les comptes consciencieux du trésorier, des rivalités familiales et des amitiés... Le plus amusant, c'est que ces gens du passé qui ressurgissent ainsi, je croise leurs descendants tous les jours ; ainsi, je leur donne parfois des nouvelles des ancêtres !

 Le premier folio du livre terrier de 1618

(Archives municipales d'Ollioules).

De temps à autre, je vous montrerai donc des passages de ces textes, pour partager ce plaisir.

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commentaires

@nne marie 02/06/2006 10:38


Nefred 02/06/2006 12:31

Toi aussi, yâ ukhtî !
Grosses bises
Nefred

@nne marie 01/06/2006 14:02

Tu vois qu'il n'y a pas besoin d'aller très loin pour voir de belles choses  ! !  Bizzz    @nne marie

Nefred 01/06/2006 22:24

Il y a partout de belles choses, des découvertes à faire... et si peu de temps !
Bizzz
Nefred