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Notre Cité

10 août 2006 4 10 /08 /août /2006 10:51

Pour comprendre l'architecture d'une mosquée, il faut en connaître l'histoire et la symbolique. Comme tout édifice religieux, elle correspond à un certain nombre de principes qui président à sa construction et à son agencement. Nous commencerons par la qibla et le mihrâb.

 

 La qibla et le mihrâb de la mosquée Sultan Hassan, au Caire

(époque mamlûk, 1356-1359)

 

L'élément de départ est l'orientation de la mosquée, celle-ci étant fixée dans un verset du Coran : les fidèles, où qu'ils se trouvent dans le monde, doivent prier en direction de la Mecque à partir de 629 ; auparavant, ils priaient en direction de Jérusalem. L'élément le plus important d'une mosquée, celui à partir duquel tout l'édifice est agencé est un mur, la qibla, qui est édifié du côté de la direction de La Mecque. Dans la qibla est percée une niche, le mihrâb, qui matérialise l'orientation de la prière.

 

 Mihrâb de la Grande Mosquée de Cordoue

(époque omeyyade, VIIIe - Xe s.).

 

Mihrâb de la mosquée du Prophète à Médine

(époques mamlûk et ottomane).

 

 

Le mihrâb est une niche surmontée d'un arc plus ou moins complexe ; il est souvent délicatement orné. C'est devant le mihrâb que se tient l'imâm qui dirige la prière. Les toutes premières mosquées n'avaient pas de mihrâb, mais celui-ci fut quand même inventé très tôt. Le mihrâb concave apparaît au tout début du VIIIe s., quand 'Umar ibn 'Abd al-'Azîz, futur calife, fait venir à Médine des maçons coptes pour reconstruire la mosquée du Prophète ; on a parfois dit que ces maçons coptes ont introduit le mihrâb concave en imitant le choeur des églises chrétiennes. Si l'influence est possible, les chrétiens tenant eux-mêmes cette tradition de l'architecture antique, la raison en est avant tout d'ordre pratique : le mihrâb, en dehors de matérialiser la direction de La Mecque, a un rôle accoustique ; cette niche concave, en effet, a pour propriété de renvoyer le son et de l'amplifier, elle diffuse en quelque sorte la voix de l'imâm. L'abside en cul-de-four des églises les plus anciennes a, il est vrai,  la même fonction. Un mihrâb plat, comme on en trouve des exemples en contexte privé ou dans des édifices non destinés à la prière commune, disperse au contraire le son. Attention, ce n'est pas la niche elle-même qui est considérée comme sacrée, mais la direction qu'elle indique.

 

Mihrâb de la mosquée Sheykh Lutfallâh à Ispahan

(époque safavide, 1617).

 

Mihrâb de la mosquée Masjid-i-Shâh à Ispahan

(époque safavide, début XVIIe s.).

 

 

L'importance fondamentale de ces deux éléments est bien illustrée avec la musallâ (appelée namazgah en Iran et en contexte ottoman, ou encore  îdgâh en Inde et au Pakistan en particulier) : il s'agit d'un grand espace ouvert, d'une vaste place destinée à la prière collective lors des grandes fêtes, l' 3îd al-fitr (fête de la rupture du jeûne à la fin du Ramadan) et l' 3îd al-adhâ (fête du sacrifice d'Abraham, dite aussi 3îd al-kebîr). En général, la musallâ ne comporte qu'une qibla avec son mihrâb du côté orienté vers La Mecque. La plupart du temps, elles sont aménagées en dehors des portes des villes. Au fil du temps, les musallâ sont quelquefois entourées d'une enceinte complète et deviennent des mosquées.

 

Qibla et mihrâb de la 'Idgâh de Dakka, au Bangladesh.

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