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  • : Pas de sujet précis, mais un ensemble de rubriques, qui évolueront avec le temps. Même si un accent particulier est mis sur l'Egypte. Ce qui compose mon univers et que je souhaite partager... Des passions, des coups de coeur et des coups de gueule, des ré
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Notre Cité

21 août 2006 1 21 /08 /août /2006 04:22

Le quartier du Khân el-Khalili est extrêmement riche en monuments islamiques, de l'époque médiévale au XIXe s. Nous y trouvons des mausolées et des madrasa, des mosquées, des sabil-kuttab, des wikala, des palais et des maisons, ainsi que des vestiges des remparts du XIe s. Sur une superficie relativement réduite, un résumé, en somme, de siècles d'architecture islamique, Rappelons que Le Caire fut une des plus grandes capitales culturelles du monde musulman et que ses monuments comptent parmi les plus beaux exemples au monde d'architecture islamique. Autant dire que le quartier du Khân est plus qu'un marché, même s'il est un des plus mythiques d'Orient ; et qu'en dehors des échoppes, il faut prendre le temps de découvrir ces trésors.

 

Le mausolée de  Barqûq  (XIVe siècle).

 

Mausolée es-Salih Ayyub (XIIIe siècle).

 

Nous sommes ici en plein coeur de la ville d'al-Qahira, fondée en à côté de l'ancien Fustat. Shâri' el-Muizz li-Din Allah, qui porte le nom du calife fâtimide qui conquit la ville en 969, formait l'artère principale du Caire médiéval. Il n'est pas possible ici de détailler chaque monument tant ce quartier en contient à lui seul. Nous nous contenterons de les situer sur le plan et de donner leurs principales caractéristiques ; ils feront l'objet d'articles plus détaillés ultérieurement. En bleu gras sont indiqués les monuments les plus importants, les incontournables. Les n° en noir gras renvoient aux deux plans ci-joints. Des liens seront peu à peu créés vers les articles décrivant certains de ces monuments.

 

La partie sud du quartier du Khân el-Khalili.



 

Nous commencerons par le côté sud du quartier, par la célèbre mosquée el-Azhar (fondée en 970, n°1). A deux pas se trouvent la mosquée Abu Dahab (vers 1774, n°2), et le complexe d'el-Ghouri : la Wikala el-Ghuri (n°3), la mieux préservée du Caire ; le mausolée el-Ghuri (vers 1505, n°4), avec sa mosquée et sa madrasa (n°5). Nous entrons dans le Khân par la shâri' el-Muizz li-Din Allah, que nous remonterons jusqu'aux remparts médiévaux. On rencontre d'abord la mosquée el-Ashraf Barsbey, appelée aussi madrasa Ashrafiyya (vers 1425, n°6), ensemble complet qui se compose d'une mosquée, d'une madrasa, d'un mausolée et d'un sabil-kuttab. Puis la mosquée el-Mutahhar (vers 1744, n°7), construite par 'Abd er-Rahman Katkhuda. La mosquée et madrasa de Qala'un (vers 1279, n°8) est sans conteste un des joyaux de l'architecture cairote. Madrasa et mausolée es-Salih Ayyub (1242-1250, n°9) forment un rare exemple d'architecture ayyubide.A proximité, la madrasa et le mausolée an-Nasir Muhammad (1304, n°10). En face, la madrasa de Baybar (n°11), le Sabil-kuttab d'Ismail Pasha (vers 1535, n°12), le Palais Uthman Katkhuda (vers 1350, n°13), résidence des Mamlûk, et le Palais de Beshtak (1334, n°14). La madrasa et le mausolée de Barqûq (1386, n°15) sont un autre incontournable du quartier. C'est ensuite la madrasa Kamiliyya (1180-1238, n°16). Le Sabil-kuttab 'Abd-er-Rahmân-Katkhuda (1744, n°17) est un bel exemple de ce type de construction qui allie fontaine publique et école coranique. La mosquée el-Aqmar , ou mosquée Grise (1125, n°18) est un édifice médiéval au riche décor. Nous ferons un crochet par Darb el-Asfar pour admirer Beit es-Suhaymi (XVIIe s., n°19), le meilleur exemple cairote de maison ottomane. En reprenant la shâri' el-Muizz li-Din Allah, nous rencontrons la mosquée Suleyman Aga es-Silahdar (1839, n°20). Au bout de la rue, la somptueuse mosquée el-Hakim (1010, n°21).

 

La partie nord, jusqu'au rempart médiéval.


On sort de la ville médiévale par l'une des anciennes portes fortifiées, Bâb el-Futuh (vers 1087, n°22), avant de longer l'ancien rempart du XIe s. (n°23) pour entrer à nouveau dans l'ancienne al-Qahira par une autre porte, Bâb en-Nasr (n°24) et de redescendre vers le sud par la shâri' el-Gamaliyya, qui forme une longue artère pratiquement parallèle à la shâri' el-Muizz li-Din Allah. Près de la mosquée el-Hakim, la Wikala de Qayit Bay (1481, n°25), qui était autrefois une auberge pour les négociants. Un peu plus bas se trouve la mosquée el-Jashankir (n°26). Un crochet à droite par Darb el-Asfar pour voir le sabil-kuttab de Qitasbay (n°27) et la mosquée Said es-Saada (n°28). En retournant et en traversant la shâri' el-Gamaliyya on rejoint, dans le prolongement de Darb el-Asfar, la madrasa Qara Sunqur (n°29) et Suleyman Aga Sabil (n°30), une fontaine. Puis on reprend la shâri' el-Gamaliyya, avant de faire un crochet à droite pour voir la mosquée el-Ustadar (n°31) et et la Wikala Bazaraa (XVIIe s., n°32). Dans l'artère principale, à nouveau, se trouve le Sabil-kuttab Oda Bashi (vers 1673, n°33). Un nouveau crochet à droite permet de rejoindre le mausolée du Sheikh Sinan (n°34) et la mosquée Mithqal (n°35). Un crochet à gauche permet également de voir la Wikala Oda Bashi (n°36) et les vestiges du palais Musafirkhana (vers 1779, n°37), qui a été incendié. Retour dans la shâri' el-Gamaliyya avec la mosquée el-Higaziyya (n°38), la mosquée Muharram (vers 1539, n°39) et la mosquée el-Ahmedi (XVIIe s., n°40). Enfin, au bas de la rue se trouvent à gauche la mosquée Sayyedna el-Hussein (41), qui bien que récente est un des rares lieux de culte de la ville en principe non accessible aux non-musulmans, et la fontaine Ahmed Pasha Sabil (n°42). En prenant à droite dans la shâri' Sikkit el-Badistan, on pénètre dans le dédale du Khân. Vers le milieu de la rue se trouve l'une des anciennes portes du khân médiéval, Bâb el-Badistan (n°43). Dans une ruelle à proximité se trouve enfin la Wikala el-Silahdar (n°44).

Cour de la mosquée el-Hakim (XIe siècle).

La façade de Beit es-Suhaymi (XVIIe siècle).

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