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  • : Pas de sujet précis, mais un ensemble de rubriques, qui évolueront avec le temps. Même si un accent particulier est mis sur l'Egypte. Ce qui compose mon univers et que je souhaite partager... Des passions, des coups de coeur et des coups de gueule, des ré
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10 septembre 2006 7 10 /09 /septembre /2006 22:41

Ce dimanche, ma mère a eu une bonne idée : aller nous promener sur les rives du lac de Carcès. Ce lac se trouve dans le moyen Var, à cheval sur les communes de Carcès et de Cabasse. C'est en fait une retenue d'eau générée par un barrage construit dans les années 1930 pour alimenter en eau la ville de Toulon et son agglomération, en complément d'un premier barrage construit au tout début du XXe s. aux portes de Toulon, sur la commune du Revest-les-Eaux. La retenue d'eau du lac de Carcès, établie en aval du confluent du Caramy et de l'Issole, occupe une superficie d'environ 100 hectares, pour une capacité de retenue d'eau de 8 millions de m3 ; le traitement de l'eau se fait à l'ozone. Je vous rappelle que les 2/3 de la population du Var vit sur la zone côtière et la plus grande agglomération est celle de Toulon. L'approvisionnement en eau a longtemps été un problème, en particulier en saison estivale, puisque nos rivières, selon les caractéristique du climat méditerranéen, connaissent un niveau bas. Très longtemps, la région toulonnaise a connu en été des rationnements et même des coupures d'eau. Aujourd'hui, si les barrages du Revest et de Carcès sont toujours utilisés, c'est l'arrivée du Canal de Provence qui a permis de régler le problème de l'approvisionnement en eau. Mais lorsque nous voyons nos retenues d'eau à ce point basses, nous avons peut-être plus conscience que c'est un bien précieux qui pourrait un jour venir à nous manquer ; nous qui, enfants gâtés des pays riches, n'avons qu'à tourner un robinet pour disposer de toute l'eau que nous souhaitons, qui avons oublié combien nos ancêtres peinaient pour amener vers leurs villes et villages cette source de vie, et qui ne voyons que de très loin des images où le manque d'eau est un désastre humanitaire...

En rose indien, notre périple jusqu'au lac ; tout en bas, Toulon, que le barrage alimente en eau !

 

Dans le lac artificiel vit une faune variée, qui bénéficie du fait que la zone soit protégée et empêche ainsi toute exploitation touristique. On y trouve toutes sortes d'oiseaux : des hérons, des canards, des poules d'eau, un cygne, mais aussi des mouettes qui s'aventurent toujours plus loin à l'intérieur des terres. Mais aussi des animaux aquatiques, poissons (carpes, brèmes, tanches, perches, brochets, sandres, poissons-chats) et des écrevisses. La pêche est autorisée, mais très réglementée.

 

Un couple de hérons occupés à pêcher, profitant de l'aubaine des eaux basses...

 

Nous quittons Solliès pour gagner le lac en passant par des petites communes charmantes comme le Var en compte tant, dont les noms chantent à mes oreilles et me font chaud au coeur : Cuers, Carnoules, Cabasse... Une route reliant Cabasse à Carcès longe l'une des rives du lac ; sur l'autre rive, un sentier piétonnier offre une promenade agréable que nous ferons après être allés jusqu'au barrage. Ce fut longtemps l'un des grands axes pour gagner le haut Var, et, enfant, je l'ai empruntée des dizaines de fois pour aller voir mes grands-parents à Salernes... A la base du lac, près de la station de traitement des eaux, une bifurcation empruntant deux ponts permet de rejoindre Vins-sur-Caramy, un autre paradis dont nous reparlerons à l'occasion.

 

Un paysage de désertification en Afrique ? Non : une rivière provençale qui reprend ses habitudes d'oued méditerranéen en été... Cela fait quand même réfléchir sur notre rapport à l'eau : et si demain, par manque d'eau, notre Provence devenait comme ça toute l'année, par notre négligence et l'inconscience de ce que représente ce bien précieux ?

 

Dès l'arrivée, nous constatons combien les eaux sont basses. Le bas du lac se réduit presque à l'ancien lit de la rivière, sur lequel réapparaît un vieux pont habituellement englouti. Des arbres morts réapparaissent aussi, formant avec la vase en grande partie desséchée et craquelée un paysage étrange. Seule la seconde partie de la retenue, la plus proche du barrage, contient encore une hauteur d'eau qui lui fait garder son aspect de lac. Des mois sans véritables pluies, nos orages d'août qui ont disparu depuis plusieurs années...

Mais place aux images... Car j'ai pensé à vous : j'ai bien entendu pris des photos.

Le barrage : on voit nettement la démarcation qui montre le niveau habituel des eaux.

 Malgré la baisse di niveau, la partie haute, proche du barrage, conserve ses allures de lac.

En partie basse, l'assèchement est impressionnant ; il ne subsiste quasiment plus que l'ancien lit de la rivière. Au fond à gauche, le pont enjambant l'Issole en direction de Vins ; à droite, la station de traitement des eaux.

Un vieux pont...

... et quelques ruines, habituellement engloutis, réapparaissent.

Paysage étrange ; habituellement, les derniers pins que vous voyez à gauche ont les pieds dans l'eau...

Le genre de spectacle qui me fait aimer "moun païs", mélange subtil de majesté et de rudesse...

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