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Notre Cité

20 septembre 2006 3 20 /09 /septembre /2006 18:36

Abydos, selon son nom grec, ou Abdju de son nom égyptien, était dans l'Egypte antique une des principales villes saintes, à environ 170km au nord-ouest de Thèbes (auj. Luqsor). Le village actuel d'el-Araba el-Madfunah, dans le district de Sohag, se trouve sur ce site archéologique.

 

Localisation d'Abydos.


 

Le site est occupé depuis l'époque préhistorique. La ville fut fondée durant la période prédynastique et les souverains des Ière et IIe dynasties y établirent leur nécropole sur le site d'Umm el-Qaab, qui fait partie de l'ensemble de l'actuelle nécropole d'Abydos. Ces derniers ont agrandi le temple et construit des forts pour protéger la ville sainte. Le centre de la ville, qui avait été entourée d'une puissante muraille de briques crues à l'époque tardive, se trouvait sur l'actuelle hauteur de Kôm es-Sultan.

Le lieu fut presque sans interruption entretenu et remanié jusqu'à la XXXe dynastie et la nécropole, l'une des plus vastes de l'Egypte, conserva un grand prestige, même après que les souverains égyptiens eurent transféré ailleurs leur principal lieu de sépulture. Abydos ne sera pas seulement une nécropole royale, mais de nombreux Egyptiens souhaiteront s'y faire inhumer, en particulier sous le Nouvel Empire. La nécropole devint un important lieu de pélerinage, très populaire dès le Moyen Empire ; s'il n'avait pu se rendre à Abydos durant sa vie terrestre, on faisait faire symboliquement le voyage au défunt lors de ses funérailles à travers des représentations peintes ou sculptées. De même, on pouvait y ériger un cénotaphe, tombeau ne contenant pas la dépouille qui était enterrée ailleurs, ou une stèle.


Un certain nombre de grands souverains égyptiens marquèrent particulièrement le site. A partir de Khufu (« Kheops »  en grec), pratiquement tous les rois de l'Ancien Empire y laissent leur empreinte. Au Moyen Empire, Sésostris III y fit aménager un certain nombre d'édifices, dont une vaste tombe. Au Nouvel Empire, la XVIIIe dynastie marque le site avec les restaurations d'Amenhotep Ier , Thoutmosis II et Amenhotep III ; surtout, Sethi Ier fonda un nouveau temple, le grand temple d'Abydos, au sud de la ville, pour honorer les rois des anciennes dynasties ; ce temple sera achevé par Ramsès II, qui y ajouta son propre temple. Les « tables d'Abydos », liste de cartouches royaux présente dans le temple de Sethi Ier, constituent un intéressant témoignage sur la notion de légitimité dynastique des rois égyptiens. Quant à Merenptah, il créa l'hypogée d'Osiris dans le temple de Sethi Ier. Nectanebo Ier, à l'époque tardive, fut le dernier souverain à y aménager un monument.

Abydos : stèle funéraire d'époque romaine (IIe ou IIIe s. de notre ère, musée du Louvre, Paris)


Si la ville sainte décline certes à partir de l'époque ptolémaïque, en particulier parce qu'on n' trouve plus de chantier de construction majeur, elle reste fréquentée à l'époque gréco-romaine. La fréquentation dure jusqu'au VIIe s. de notre ère, les moines coptes réaménageant de nombreux espaces en lieux de culte chrétiens.

 

Livre des Morts de Nepakashuty (XXIe dynastie) : Isis et Nephtys en prières devant le reliquaire d'Osiris à Abydos (musée du Louvre, Paris).

Abydos dut la pérennité de sa notoriété au fait que c'est en ce lieu qu'Isis aurait retrouvé la tête d'Osiris après que Seth eut dispersé les morceaux du cadavre de son frère. Ce n'était pourtant pas à l'origine la divinité principale du lieu. Les cultes les plus anciens semblent être ceux d'Oupouaout (« Celui qui ouvre les chemins »), dieu chacal funéraire d'Assyut, qui revêt une grande importance jusqu'à la XIIe dynastie, pour être progressivement assimilé par Anubis, et surtout de Khentamentiou, dieu funéraire local protectreur de la nécropole, assimilé par Osiris. On y trouve aussi à partir de la XIe dynastie le culte d'Anher, puis le culte d'Anubis qui aura une grande faveur sous la XVIIIe dynastie. Le culte d'Osiris, quant à lui, divinité venue du Delta, assimile celui de Khentamentiou à partir des Ve et VIe dynasties, et se développe considérablement à partir de la XIIe dynastie, devenant peu à peu la principale divinité de la ville sainte. A l'époque gréco-romaine, on vient aussi y honorer Serapis et interroger l'oracle de Bès.

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