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  • : Pas de sujet précis, mais un ensemble de rubriques, qui évolueront avec le temps. Même si un accent particulier est mis sur l'Egypte. Ce qui compose mon univers et que je souhaite partager... Des passions, des coups de coeur et des coups de gueule, des ré
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Notre Cité

23 septembre 2006 6 23 /09 /septembre /2006 21:10

Depuis les origines, ce furent une dizaine de temples qui furent construits sur le site d'Abydos. Le tout premier temple formait un lieu clos de 135 m2 entouré d'un mur de briques crues ; un 2e temple fut ensuite adossé contre celui-ci, puis l'ensemble fut remanié sous les IIe et IIIe dynasties, en particulier l'enceinte. Ce premier noyau sera complètement détruit sous la IVe dynastie. Des céramiques témoignent semble-t-il de l'activité du temple sou le règne de Khufu Kheops » pour les Grecs).

La localité actuelle est imbriquée dans le site archéologique...

Pepi Ier (VIe dynastie) reconstruisit le sanctuaire dans des proportions monumentales (120 x 150 m) , le dotant d'une double enceinte, de portails de pierre et de colonnes. Sous la XIe dynastie, Montouhotep Ier ajoute des colonnades et des autels. Montouhotep II reconstruisit à nouveau entièrement le temple, le dotant d'un pavement de pierre. C'est sur ce pavement que Sesostris Ier établit, durant la XIIe dynastie, des constructions de pierre ; il agrandit l'enceinte, donnant au temple des dimensions bien éloignées du modeste temple des origines. Sous la XVIIIe dynastie, Ahmosis construisit une chapelle, puis Thoutmosis III édifia un temple plus vaste et créa une voie processionnelle reliant le temple d'Osiris à la nécropole. Toujours sur le même site, Amasis, sous la XXVIe dynastie, reconstruisit une fois encore le temple et plaça à l'intérieur un sanctuaire monolithe de granit.

Le temple de Sethi Ier, ou Grand Temple d'Abydos.

Sethi Ier (XIXe dynastie) décida de rompre avec ses prédécesseurs et construisit un nouveau temple à 500 m au sud de la zone occupé par les sanctuaires plus anciens, plus proche de la nécropole : c'est ce qu'on apppelle le grand temple d'Abydos, qui sera achevé par son fils Ramsès II. Il se place sur ce qu'on appelle « l'Escalier du Grand Dieu », voie processionnelle reliant le temple d'Osiris à l'hypogée du dieu. Sethi a édifié ce temple en hommage aux souverains qui l'ont précédé, dans un souci de légitimation dynastique. C'est ainsi qu'on y trouve ce qu'on appelle les «Tables d'Abydos », liste de cartouches des souverains antérieurs à Sethi – dans lesquels sont d'ailleurs opérés des choix politiques et religieux ! Le temple adopte une curieuse forme en L. Ses reliefs comptent parmi les plus beaux de l'Egypte pharaonique. Seule la moitié du temple d'origine est encore lisible.

Plan du temple de Sethi Ier, avec à l'arrière l'Osireiôn ou cénotaphe d'Osiris.

En avant du temple, Sethi Ier a fait ériger une chapelle à la mémoire de son père, Ramsès Ier, ce qui est une constante chez lui. Les pylônes ayant été détruits, c'est aujourd'hui par la première salle hypostyle, ornée sous Ramsès II, que l'on entre dans le temple. A l'origine, 7 portes s'alignaient sur les 7 travées du temple se poursuivant dans la seconde salle hypostyle, décorée sous Sethi Ier, laquelle aboutissait à 7 chapelles consacrées aux principales divinités, de gauche à droite : Sethi Ier divinisé, Ptah, Rê-Harmakhis, Amon-Rê, Osiris, Isis et Horus ; celle d'Amon, au centre, est la seule accessible par une rampe. Chacune des chapelles donne symboliquement accès par une fausse porte à un cénotaphe placé en contrebas. A l'arrière se trouve le « complexe d'Osiris », un ensemble de deux salles occupant toute la largeur du temple et flanquées chacune de trois chapelles correspondant à la triade Osiris-Isis-Horus. Par la seconde salle hypostyle, on accède dans l'aile en retour à l'espace sous forme de couloir où se trouvent les listes royales ; une seconde porte, en avant des 7 chapelles, donne accès au complexe de Path-Sokaris et Nefertoum. Enfin, à l'arrière des 7 chapelles et contre le complexe d'Osiris, dans l'angle nord-ouest du temple, se trouve une curieuse salle à deux piliers entièrement close, sans aucun accès.

Première salle hypostyle : le roi pose avec la déesse Seshat les bornes définissant le périmètre du temple, bon exemple de la qualité des reliefs. *

Seconde salle hypostyle : Sethi offre de l'encens et des libations à Osiris trônant dans son cénotaphe, accompagné d'Horus. *

Décor de l'une des 7 chapelles : Sethi et Horus. *

Dans la chapelle d'Osiris, le roi verse de l'eau devant Osiris. *

Un décor, hélas martelé par les chrétiens, dans le complexe d'Osiris : on voit la qualité et la finesse de ces bas-reliefs, et la fraîcheur des couleurs. *


Ramsès II construisit son propre temple à 300m de celui de son père. Le plan est proche de celui du temple de Medinet Habu. Il se signale par la qualité de son décor sculpté et la diversité des matériaux employés : granit gris, calcaire blanc (chapelles d'Isis et Horus), granit noir (encadrement des portes), albâtre et quartzite jaune (sanctuaire d'Osiris), quartzite rose (plafond du sanctuaire d'Osiris).

Plan du temple de Ramsès II à Abydos.

Un des reliefs extraordinaires du temple de Ramsès II : le roi, tenant le sekhem, consacre des offrandes. *

Détail d'un autre relief présentant des scènes d'offrandes, avec son exceptionnelle polychromie. *

Par la suite, Mineptah construisit un hypogée destiné à ce qu'on a appelé les « Mystères d'Osiris ». Ce cénotaphe d'Osiris, appelé aussi sous le nom grec « Osireiôn » se situe en arrière du temple de Sethi Ier ; il consiste en un hypogée percé dans une butte rocheuse. On y accède par un long couloir aux parois ornées de textes tirés du Livre des Portes et du Livre des Cavernes. La première salle contient des scènes et inscriptions du Livre des Morts. Puis vient le cénotaphe proprement dit, grande salle au plafond soutenu par deux rangées de 5 piliers de granit rose conçue comme une île évoquant la butte primordiale ; il devait contenir un sarcophage vide symbolisant le tombeau du dieu.

L'Osireiôn envahi par les eaux... *

... et l'Osireiôn à sec.


Les rois égyptiens firent ériger des temples-cénotaphes, temples funéraires symboliques associant le souverain défunt à Osiris, même si son corps reposait ailleurs. Sesostris III aurait été le premier à faire bâtir ce type d 'édifice, à environ 3km au sud de Kom es-Sultân. Ahmosis en fit également construire un certain nombre, dont un consacré à sa grand-mère, Thetisheri (non, non, je ne plaisante pas : Théti, tu vas retrouver ton cénotaphe !  Anne-Marie, on commence à découper les bandelettes et à les parfumer au musc d'Aswan !!! ).


On trouve également des tombes intéressantes dans la nécropole d'Abydos. Les tombes des rois des premières dynasties se trouvent à Umm el-Qa'ab, en retrait dans le désert. Les tombes les plus anciennes sont de très petites dimensions. Après le règne de Ménès, les tombes gagnent en importance et en complexité, la chambre funéraire s'accompagnant désormais de pièces annexes ; la plus grande des tombes couvre ainsi plus de 2000 m2 ! Toutes les tombes ont été pillées.

Plan de la nécropole royale d'Umm el-Qa'ab.

Dès la Ière dynastie s'ajoute à cette nécropole royale une nécropole pour les particuliers, avec la présence de quelques tombes dans la ville. Elle prit une grande importance sous les XIIe et XIIIe dynasties. Des tombes de petites dimensions ont été construites en grand nombre entre la XVIIIe et la XXe dynastie, mais on trouve des sépultures jusqu'à l'époque romaine. Très souvent, seule une partie du corps était enterrée à Abydos, le défunt reposant ailleurs ; ou on plaçait simplement une stèle pour associer le défunt à Osiris. Nombre de stèles, retrouvées lors des fouilles qui ont commencé dès le XIXe s., ont malheureusement quitté l'Egypte pour les grands musées occidentaux. L'une des plus célèbres tombes est celle d'Ouni, qui vécut sous la VIe dynastie.

Reconstitution d'un cénotaphe privé.


De grâce, laissez tomber le fameux relief sur lequel on lit tout et n'importe quoi, sur le net et ailleurs, et qui présenterait soit-disant un hélicoptère et autres délires d'amateurs de science-fiction : il s'agit tout simplement de ce qu'on appelle un palimpseste, c'est-à-dire qu'un premier texte a été rectifié pour être réutilisé par un second, mais pas totalement effacé, ce qui donne quelque chose qui peut sembler étrange. La plupart des photos présentées par les fanatiques de mystères et autres ovnis sont en réalité retouchées et truquées...

Stèle de Djet, provenant de la nécropole d'Abydos et qui se trouve au musée du Louvre, à Paris.

Je me réjouis de visiter ce site que je ne connais pas encore et vous promets de vous ramener des photos, si Theti ne tombe pas trop en pâmoison devant son cénotaphe ! Au, il faut que j'en commande un moi aussi, je suis jaloux !



Pour poursuivre la découverte :


Un lien intéressant, dont sont tirées les photos marquées d'un * : http://alain.guilleux.free.fr/abydos/abydos_presentation.html

Un lien sur la nécropole d'Umm el-Qa'ab (en anglais, avec présentation des tombes) : http://www.narmer.pl/abydos/qaab_en.htm


Un plan du site très bien fait par le National Geographic : http://www7.nationalgeographic.com/ngm/0504/feature7/images/mp_download.7.pdf


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commentaires

:0059: @nne marie :0059: 24/09/2006 11:02

%agnifique endroit, tu verras ! ! !     Bon dimanche et bizzz de la mer rouge ! !  @nne marie

Nefred 24/09/2006 11:49

J'ai déjà hâte d'y être, Abydos, ça sera un choc, j'en suis sûr, aussi fort que celui de Karnak quand j'y suis arrivé pour la première fois...
Bizzz de Provence où il pleut, yâ ukhtî !
Nefred