Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Ankh-Neferkheperou-Rê
  • Ankh-Neferkheperou-Rê
  • : Pas de sujet précis, mais un ensemble de rubriques, qui évolueront avec le temps. Même si un accent particulier est mis sur l'Egypte. Ce qui compose mon univers et que je souhaite partager... Des passions, des coups de coeur et des coups de gueule, des ré
  • Contact

Papyrus éphémère

 

 

Création et cadeau de Theti

 

 

 

Fouiller

Texte Libre

 

 

 

 

 

  

Message des Scribes d'Ankhneferkheperourê :

 

Fermeture définitive de la Cité dimanche 27 mai 2007.

Vieux Papyrus

Notre Cité

19 octobre 2006 4 19 /10 /octobre /2006 01:05

Comme tous les passionnés d'histoire, je me pose parfois des questions sur l'histoire de ma famille, sur ces racines qui courent à travers la France, et même l'Europe, et sans doute au-delà... Aussi, quand j'en ai le loisir, je fais quelques recherches en ce sens.

Pour situer : en bleu clair, le département de l'Aisne ; en vert clair, le Var, où je suis né et où je vis.

Aujourd'hui, j'ai choisi de vous présenter d'abord le pays de mes ancêtres maternels : l'Aisne, en Picardie. Vous verrez quand je vous présenterai le berceau de mes ancêtres paternels que le destin fait parfois de drôles de hasards... Mais revenons à l'Aisne. J'y ai de beaux souvenirs d'enfance, et bien entendu encore de la famille ; même si j'ai pour ma part planté mes racines en Provence, c'est un endroit qui reste cher à mon coeur. Trois lieux sont importants pour notre famille : Le Nouvion-en-Thiérache, Saint-Quentin et Nauroy. C'est par ce dernier que nous commencerons.

 

Le nord du département de l'Aisne.

 

 

Nauroy, au nord de St-Quentin.

 

Plan de Nauroy.

 

Cette petite commune de l'Aisne, qui forme le berceau de ma famille maternelle, compte aujourd'hui moins de 700 habitants. Elle se trouve sur un ressaut de terrain, entre les sources de l'Escaut et des vallons, au nord de St-Quentin. Toute la région était autrefois couverte par la forêt d'Arrouaise, dont il ne reste que peu de vestiges. La frontière entre la France et les Pays-Bas espagnols se trouvait juste un peu au nord. Aujourd'hui, la limite entre Picardie et Nord est encore toute proche. De la plaine élevée du Vermandois, ancien comté dont Nauroy faisait autrefois partie, on a une belle vue sur la ville de St-Quentin.

Blason du comté de Vermandois.


Appelé Nourroy, ou Nogaredus en latin, au XIIe s., Nauroy dépend jusqu'en 1420 de la ferme d'Etricourt ; à cette date, elle est érigée en paroisse. Au XVIIIe s., la seigneurie appartenait aux seigneurs de Mouchy, de la famille des Noailles.

La place de Nauroy au début du XXe s.

Selon une tradition, Jeanne d'Arc, après avoir tenté de s'échapper à pied alors qu'elle venait d'être capturée à la fin de son épopée, aurait été reprise à Nauroy au lieu dit Folemprise ; origine de la dévotion particulière de mon arrière-grand-mère à Jeanne d'Arc ? Je ne sais pas. En tout cas, elle pria la sainte durant les bombardements de la seconde guerre mondiale, qui touchèrent sévèrement la ville de St-Quentin, et ma mère reçut le prénom de Jeanne.

 

La rue de La Gare au début du XXe s.

Du point de vue des vestiges et monuments, on y trouve des vestiges de l'ancienne voie romaine d'Amiens à Bavay, dite « chaussée Brunehaut », la ferme d'Etricourtl'église St-Léger restaurée au XIXe s.

 

La fabrique de sucre de Nauroy au début du XXe s. : la betterave à sucre était une culture importante de la région.


Gravement endommagé, le village dut être en partie reconstruit après la première guerre mondiale. Les combats furent très violents sur le terroir.


Je n'y suis encore jamais allé, mais j'aimerais un jour y faire une visite, sur les traces de mes ancêtres, voir l'endroit où ils vivaient.


Mes plus anciens ancêtres pour l'heure identifiés remontent au XVIIe s. Au XVIIIe s., comme de nombreux habitants de la région, ils sont protestants – le protestantisme s'y implante après la révocation de l'Edit de Nantes ; ils apparaissent alors dans les archives pour des condamnations, en particulier pour ne pas avoir présenté leurs enfants nouveaux-nés au baptême à l'église catholique. Plus tard, ils durent se convertir, de gré ou de force. En tout cas, mon arrière-grand-mère était une femme pieuse d'obédience catholique, sans être pour autant une « grenouille de bénitier ».

 


Je vous parlerai un jour de mon arrière-grand-mère, Marie-Louise, dont je garde des souvenirs d'enfant extraordinaires et qui compta beaucoup pour ma mère ; elle a eu une vie hors du commun, je ne l'ai appris que bien plus tard, longtemps après sa mort, c'était une femme moderne et indépendante avant l'heure. Je lui dédie cet article, avec toute mon affection.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

:0010: @nne marie :0059: 19/10/2006 17:01

  Belle histoire que celle de nos grands grands parents ! ! !    sais tu que j'ai habité 7 ans dans l'aisne, non loin de Reims ! !    Bon jeudi et bisous de la mer rouge ! !  @nne marie qui a hate de connaitre les bonnes nouvelles   

Nefred 19/10/2006 23:18

C'est vrai ? Il est vrai que l'Aisne est un département tout en longueur, qui va de la frontière belge à l'Oise et du Nord à la Marne. D'ailleurs, pour monter chez ma grand-mère, au Nouvion, nous passions par Reims...
Gros gros bisous de Provence
Nefred
Ps : je t'envoie les bonnes nouvelles de ce pas... ; )