Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Ankh-Neferkheperou-Rê
  • Ankh-Neferkheperou-Rê
  • : Pas de sujet précis, mais un ensemble de rubriques, qui évolueront avec le temps. Même si un accent particulier est mis sur l'Egypte. Ce qui compose mon univers et que je souhaite partager... Des passions, des coups de coeur et des coups de gueule, des ré
  • Contact

Papyrus éphémère

 

 

Création et cadeau de Theti

 

 

 

Fouiller

Texte Libre

 

 

 

 

 

  

Message des Scribes d'Ankhneferkheperourê :

 

Fermeture définitive de la Cité dimanche 27 mai 2007.

Vieux Papyrus

Notre Cité

24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 07:52

Si l'on compare le site actuel de Saqqarah avec les cartes dressées au XIXe s. par Auguste Mariette (dans les années 1850) ou J. de Morgan (1897), on est surpris de voir que le nombre de mastaba présents sur le site était alors plus important. Qu'a-t-il donc bien pu se passer ?

 

Image Hosted by ImageShack.us

Mastaba de Kaninisout (musée de Vienne, Autriche) 

 


Au début du XXe s. , les pillages vont bon train, à la faveur de la vague d'égyptomanie qui ne cesse de fasciner l'Europe et l'Amérique. Les pillards égyptiens, dépeçant les monuments et dévastant les sites pour le compte de marchands peu scrupuleux, alimentent un marché de l'art lucratif, auquel participent les grands musées.


 

Saqqarah n'échappe pas à cette lente destruction, en particulier les mastaba qui sont des cibles aisées difficiles à protéger. Devant ce désastre, les autorités responsables des Antiquités et le gouvernement égyptien décident de réagir ; fouilles et exportations non réglementées ayant beau être interdites, le pays se vide de ses trésors archéologiques. La mesure choisie pour endiguer ce fléau est pour le moins surprenante : on décide d'accorder aux principaux musées européens et américains des concessions, avec la possibilité de faire l'acquisition de certains mastaba pour les intégrer à leurs collections !

 

Image Hosted by ImageShack.us

Mastaba de Neferirtenef (musée de Bruxelles, Belgique) 


C'est ainsi que nombre de mastaba vont quitter l'Egypte pour l'Europe ou l'Amérique : démontés et expédiés dans des caisses, ils y seront remontés avec plus ou moins de bonheur. Le mastaba de Hetepherakhty part ainsi pour Leyde, celui de Neferirtenef pour Bruxelles, celui de Kaninisout pour Vienne, celui d'Ouhemka pour Hildesheim, celui d'Ourirenptah pour Londres et celui de Kahemrehou pour Copenhague. D'autres partent pour les Etats-Unis : les mastaba de Sekhemankhptah et Kayemnofret à Boston, celui de Perneb à New York, celui de Kapourê à Philadelphie et celui de Neterouser à Chicago.

 


Image Hosted by ImageShack.us

Mastaba d'Akhethetep (musée du Louvre, Paris)

 

Le choix du musée du Louvre, pour la France, se porte sur le mastaba d'Akhethetep. C'est Georges Bénédite, conservateur adjoint au département des Antiquités égyptiennes, qui est envoyé en Egypte pour choisir le mastaba qui sera transporté au Louvre. Le tout se fera en fort peu de temps : Bénédite arrive en Egypte le 13 mars 1903, il rencontre Gaston Maspéro, directeur du Service des Antiquités de l'Egypte, le lendemain pour fixer les conditions ; des fouilles sont menées sans tarder, Bénédite choisit le 27 mars le mastaba d'Akhethetep qui vient d'être dégagé ; le 3 mai, le mastaba a été démonté et préparé au transport ; et le 9 mai 1903, Bénédite embarque pour la France.

 


Impensables aujourd'hui, ces mesures ont certes eu le mérite d'assurer la préservation de ces monuments, outre le fait de permettre à un public amateur d'égyptologie et ne pouvant se rendre en Egypte de les admirer. Mais à quel prix ? Celui de priver un pays d'une partie de son patrimoine et un site d'une partie de ses vestiges...

 


Cet exemple n'est qu'un parmi d'autres. Il invite à la réflexion. Non seulement d'autres sites égyptiens subirent le même sort, mais aussi des sites du monde entier. Aujourd'hui, certains décrient les lois qui protègent le patrimoine de l'Egypte et limitent ce qui peut être concédé aux musées étrangers. Mais le patrimoine archéologique et historique n'est-il pas à sa place dans le pays qui l'a vu naître ?

 

 


 

Image Hosted by ImageShack.us

 Mastaba d'Akhethetep (musée du Louvre, Paris)

 

 



Source sur Saqqarah : C. Ziegler, Le Mastaba d'Akhethetep - Une chapelle funéraire de l'Ancien Empire, Louvre - Monographies, éd. de la RMN, Paris, 1993. Ouvrage sur lequel nous reviendrons.

Photos : Insecula.

Sur le mastaba d'Akhethetep : un dossier en ligne par le ministère de la Culture.

Partager cet article

Repost 0

commentaires

iorini 25/01/2007 23:52

merci, nefred, pour ce petit rappel de mon enfance, particulièrement "égyptomaniaque", avec des heures et des heures, des journées entières passées au Louvre.
grosses bises
iorini

Nefred 26/01/2007 20:25

'afwan, yâ ukhtî ! C'est vrai que le Louvre est une merveille qu'on ne se lasse pas de redécouvrir.
Grosses bises
Nefred

bernard 24/01/2007 13:32

bonjour
superbe blog
vraiment très interessant
merci à vous
je vais revenit
très bon après midi

Nefred 26/01/2007 20:14

Bonjour, et bienvenue parmi nous, Bernard !
Allah yekhallik pour les compliments. Vous serez toujours le bienvenu !
A bientôt
Amitiés
Nefred