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  • : Pas de sujet précis, mais un ensemble de rubriques, qui évolueront avec le temps. Même si un accent particulier est mis sur l'Egypte. Ce qui compose mon univers et que je souhaite partager... Des passions, des coups de coeur et des coups de gueule, des ré
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Fermeture définitive de la Cité dimanche 27 mai 2007.

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Notre Cité

7 février 2007 3 07 /02 /février /2007 08:31

Après l'assassinat du 1er sultan mamlûk, Aybak, par son épouse Shagarat ed-Durr, ce fut le fils né du premier mariage d'Aybak, el-Mansûr Nûr ed-Dîn 'Alî ibn Aybak (1257-1259), qui fut choisi comme nouveau sultan. Mais le nouveau sultan était très jeune et il on lui adjoignit pour tuteur Seyf ed-Dîn Qutuz, un ancien esclave d'Aybak, qui finit bientôt par le renverser. Pour asseoir son pouvoir, Qutuz prétendit être le descendant du sultan Jalâl ed-Dîn Khawârizm Shâh. Nous ne savons que peu de choses en réalité sur ses origines : de son vrai nom Mahmûd ibn Mamdûn, capturé enfant par les Mongols, il fut vendu comme esclave à Damas à un certain ibn el-'Adîm, notable de la ville. Il fut ensuite racheté par Aybak, qui le ramena avec lui au Caire. Dévoué à son nouveau maître, il gravit peu à peu les échelons militaires mamlûk, devenant le chef des esclaves d'Aybak et son plus proche confident. Sa première action politique fut de prendre part à l'assassinat du chef mamlûk Fâris ed-Dîn Aqtây, dont l'attitude avait fini par irriter le sultan.

Les troupes mongoles finissent par s'emparer de Baghdad et mettent la ville à sac.

Après la prise de Baghdad par les Mongols et de la mort du calife abbasside, Qutuz renversa le jeune sultan el-Mansûr Nûr ed-Dîn 'Alî ibn Aybak au cours d'une chasse à el-Abbâsiyyah, en novembre 1259, et l'emprisonna avec toute sa famille dans la Citadelle du Caire. Il parvint à convaincre les autres Mamlûk que c'était là la seule solution pour contrecarrer l'insouciance du jeune souverain et se préparer efficacement à la guerre contre les Mongols, dans un moment critique où l'Egypte avait besoin d'un sultan fort. C'est ainsi qu'il obtint d'être reconnu sultan par les Bahri Mamlûk. Il ne régna que fort peu de temps, entre novembre 1259 et octobre 1260.

Hülagü Khân, petit-fils de Gengis Khân, mène les troupes mongoles qui se lancent à l'assaut de l'empire arabe.

Le court règne de Muzaffar Seyf ed-Dîn Qutuz est surtout marqué par l'irruption des troupes mongoles en Syrie. Hülagü Khân, le petit-fils de Gengis Khân, avait envahi l'Iraq en 1258 et s'était emparé de la capitale de l'empire, Baghdad. Il se dirigea ensuite vers la Syrie, mit Damas à feu et à sang, et reçut l'appui des chrétiens, mais aussi de musulmans restés fidèles aux Ayyubides ; ayant conclu une trève avec les croisés en Palestine, il envoya au sultan mamlûk Muzaffar Seyf ed-Dîn Qutuz quatre ambassadeurs chargés de lui remettre une lettre l'avertissant que l'Egypte ne pourrait échapper à la supériorité des guerriers mongols. Le sultan traita cette menace par le mépris et fit tuer les quatre ambassadeurs, faisant suspendre leur tête à Bâb Zuweyla, au Caire.

Bâb Zuweyla, qui vit tant de suppliciés, dont les émissaires mongols d'Hülagü Khân.

En septembre 1260, grâce au général mamlûk égyptien Rukn ed-Dîn Baybars, il arrêta les troupes mongoles à 'Ayn Jalut, près de Jérusalem, leur infligeant leur première grande défaite. Quand les parties de la Syrie entrées en leur possession se révoltèrent, les Mongols se retirèrent en Anatolie et les Mamlûk égyptiens purent reprendre le contrôle du Proche-Orient.

Grâce aux troupes mamlûk et au général Baybars, Qutuz parvient à éloigner de l'Egypte la menace mongole.

A son retour vers l'Egypte, le général Baybars ne tarda pas à faire assassiner à son tour le sultan Qutuz. La cour était à el-Qusayr, en octobre 1260, quand Baybars décida de se débarrasser du sultan au cours d'une partie de chasse. Il avait demandé à Qutuz de lui accorder l'une des femmes capturées durant la campagne guerrière, ce que le souverain lui accorda ; Baybars se pencha alors pour baiser la main de Qutuz en signe de remerciement, mais c'était le signal convenu avec les assassins pour décapiter le malheureux sultan !

Une monnaie frappée sous le règne de Qutuz.

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commentaires

michelle 08/02/2007 13:02

Bonjour Nefred,
Comment vas-tu ?
Moi, ça va, j'ai enfin réussi à faire fonctionner le wifi sur le portable de mon fils... lolll... il aura qd même fallu 1 semaine (heu, oui je travaille dans un service informatique... mdr !)
Au fait, merci beaucoup pour le lien sur mon blog !
Bisous et bonne journée.

Nefred 17/02/2007 01:19

Bonsoir, chère Michelle !
Ca va mieux, je suis de retour ! Yalla !!! ; )
El-Hamdu li-llah que tu aies réussi à dompter ce Wifi ! ; )
Pour le lien, 'afwan, c'est naturel, puisque ton blog me plaît beaucoup ; d'ailleurs, j'y ai encore beaucoup de lecture en retard... oops
Bisous
Nefred

:0038:@nne marie :0010: 07/02/2007 19:09

Un petit mot pour te dire que je pars vendredi matin de bonne heure passer quelques jours à Louxor; je serai de retour mardi avec plein de photos ! ! lol ! ! Des articles quotidiens sont programmés mais , bien sur, il n'y aura pas de newsletter ! ! Fais bien attention à toi et à très bientôt ! ! Bizzzz      @nne marie  
 

Nefred 17/02/2007 01:16

Ah, la belle Louqsor ! Ne vas pas te faire de la peine du côté du nouveau soukh aseptisé et fais pour moi un pied de nez au Mc Do' amriki ! looool
Gros gros bisous, et impatient de voir les photos
Nefred

MAX 07/02/2007 11:58

t'ai découvert depuis qqes jours et me suis passionné pour tes articles.Je ne suis pas toujours d'accord sur le fond ,mais il faut avouer que c'est fort bien écrit.En outre tu sembles etre un ami remarquable sur lequel on peut compter.A te lire bientot.Max

Nefred 17/02/2007 01:14

Bienvenue parmi nous, Max, merci  ! ; )
Heureux que ce lieu te plaise et de te compter parmi nos visiteurs. Et quand tu n'es pas d'accord, il ne faut pas hésiter à le dire ; le dialogue est essentiel, j'espère que ce lieu deviendra aussi un lieu de dialogue.
Pour ce qui est de l'amitié, disons que j'attache une grande importance aux contacts et rapports humains, l'humain est au centre de mes préoccupations, même si parfois on pourrait penser que je m'en éloigne en explorant le passé.
A bientôt, tu seras toujours le bienvenu.
Nefred