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Papyrus éphémère

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Papyrus de Mai

 

 

Création et cadeau de Theti  

 

Merci encore

à toutes et à tous

pour votre fidélité

 

Bussa kebir / grosses bises

à toutes et tous ! *

 

 

 

Création et cadeau de Theti

 

Création et cadeau de Theti

(les gifs animés sont des cadeaux et créations de Theti ukhtî)

* les Méditerranéens aiment la chaleur humaine,

ne soyez pas effrayés, messieurs :

nous bisons sans ambiguité...

quoi que...

 

 

 

Fouiller

Texte Libre

 

(réalisé et offert par Ahhotep ukhtî)

 

 

Si ce lieu porte un nom égyptien et parle beaucoup d'Egypte, ce n'est pas un hasard. L'Egypte, dans toute sa richesse passée et actuelle, fait partie de mes passions. C'est donc avec la ville imaginaire d'Ankh-Neferkheperourê que je vous propose de pénétrer dans mon monde. L'idée de ce blog est simple et vaste à la fois :  partager avec vous des émotions, sensations, des humeurs, des expériences et des passions... De nombreux sujets y seront abordés, des passions comme l'Egypte, avec entre autres le récit d'un voyage effectué en 2004  et le plus récent en décembre 2006, à des réactions à l'actualité, des commentaires sur des sites web visités et des conseils de visites sur le net, des lectures ou des musiques, des expériences vécues et des rêves, des coups de coeur et des coups de gueule, des citations d'auteurs ou même des travaux personnels, ou encore mes recettes de cuisine favorites...

 

Parce que le Net, c'est comme la vie, la "vraie". On se rencontre, on discute, on échange, on partage... ou on passe à côté et on s'ignore. Alors arrêtez-vous un instant, installez-vous confortablement et laissez-vous guider... Non seulement vous êtes les bienvenus, mais surtout vous êtes ici chez vous 

 

Ne soyez pas timides, n'hésitez pas à indiquer votre avis et vos réactions par l'intermédiaire des commentaires ; à terme, ce blog pourrait devenir aussi un lieu d'échanges, c'est ce que j'aimerais en tout cas, cela ne tient qu'à vous. Devenez citoyens de notre ville en vous inscrivant au papyrus express, qui vous permettra d'être tenu informé de la publication des nouveaux articles et de recevoir les courriers réservés à nos citoyens.

 

Bonne lecture, et au plaisir de vous lire en retour !

 

 

 

 

 

  

Message des Scribes d'Ankhneferkheperourê :

Fermeture définitive de la Cité dimanche 27 mai 2007. Le forum ferme également.

Temple de Kamoutef - Culture Gay

Si Charles Coypeau a commencé sa carrière en tant que musicien, il est surtout resté de lui ses écrits, qui font partie de la vague burlesque et libertine du XVIIe s. Sans doute son nom ne vous dit-il rien, et c'est bien naturel : condamné aux enfers des bibliothèques, oublié de l'histoire de la musique pour de mauvaises raisons, jugé trop sulfureux, il est quasiment inconnu du grand public. Il fut pourtant musicien auprès des grands, Louis XIII, Mazarin et Louis XIV, et était lié avec de grandes figures de son temps : Molière et Lully, qui furent ses amis, Cyrano de Bergerac, avec lequel il eut une liaison tumultueuse, Tristan l'Hermite... Sa vie est un roman, et le personnage haut en couleurs.

Un portrait de d'Assoucy...

Charles Coypeau (1605-1677) est le fils d'un avocat et d'une Italienne qui lui donnera le goût de la musique. Lorsque ses parents se séparent alors qu'il est encore enfant, son destin bascule. Lui qui adorait sa mère voit son père se mettre en ménage avec une servante que Charles déteste. Dès l'âge de 8 ans, il commence à fuguer. Son adolescence sera tumultueuse, même si son père tente de la canaliser en confiant son éducation aux Jésuites. Le jeune Charles a deux grandes passions : la musique et le jeu. S'éloignant de ce qu'aurait voulu son père, il prend le pseudonyme d'Assoucy et mène une vie de bohème, qui le mène entre autres en Provence, en 1621. A Grenoble, Pierre de Nyert parfait sa formation en chant et en luth. Après des années de voyage, il revient à Paris en 1637 et ne tarde pas à s'y faire une réputation de musicien de talent. En 1639, il est même introduit à la cour par le duc de St-Simon et joue au château de St-Germain-en-Laye pour Louis XIII ; le roi lui accorde sa faveur, et désormais il fréquente les grands. Evidemment, les langues de vipère jasent, et on le surnomme "Phébus Garderobin", car il rangeait ses luths dans la garde-robe du roi...

Le cardinal Mazarin, dans l'entourage du quel évolua d'Assoucy...

... et le jeune Louis XIV, que les vers de d'Assoucy amusaient.

Après la mort de Louis XIII, il est l'un des proches de Mazarin et évolue dans l'entourage du jeune Louis XIV ; le roi lui conservera toute sa vie sa sympathie, malgré le scandale qui l'entoure régulièrement. On dit que le jeune roi lisait à son coucher des vers de d'Assoucy qui l'amusaient beaucoup. Car d'Assoucy n'est pas seulement musicien, il écrit aussi des vers et des chansons. Il excelle dans la veine burlesque lancée par le grand Scarron, avec lequel il est considéré comme l'un des plus grands représentants de ce genre en France. Il fréquente également le monde littéraire. En 1647, il écrit la musique de l' "Andromède" de Corneille. Bien entendu, c'est avant tout parmi les libertins qu'il trouve ses amis, comme Tristan l'Hermite ou Le Bret...

L'Andromède de Corneille, dont d'Assoucy composa la musique.

Ses moeurs, dont il ne fait pas un secret, font régulièrement scandale. Elles finiront par le faire écarter de la cour, sous l'influence des Précieuses et des dévots. Il est brièvement l'amant d'un autre auteur libertin, Claude Emmanuel Lhuillier, dit Chapelle. Mais surtout, il rencontre vers 1640 le fameux Savinien Cyrano de Bergerac, avec lequel il aura une liaison amoureuse orageuse qui durera près de 13 ans. Les deux hommes vivent d'ailleurs ensemble et collaborent pour divers écrits. Les choses, hélas, se terminent mal, comme nombre de grandes passions. En 1653, c'est la rupture, violente ; semble-t-il avec pour point de départ une jalousie amoureuse. Cyrano menace de mort d'Assoucy, qui quitte précipitamment Paris. La querelle amoureuse donne lieu à des écrits savoureux qui sont une véritable joute verbale : Cyrano écrit contre son ancien amant "Contre Soucidas", où il le traite entre autres de "clou aux fesses de la nature", ainsi que "Contre un Ingrat" ; d'Assoucy riposte avec "Combat de Cyrano de Bergerac avec le singe de Brioché au bout du Pont-Neuf"...

Savinien Cyrano de Bergerac, le grand et tumultueux amour de d'Assoucy.

Depuis quelque temps déjà, d'Assoucy est accompagné de jeunes pages, qui chantent durant ses concerts mais avec lesquels il a aussi des relations intimes. Son favori est un certain Pierrotin, à cause duquel il est brièvement emprisonné une première fois en 1652. D'Assoucy s'est donc enfui de Paris avec son cher Pierrotin au lendemain de sa rupture avec Cyrano. Il partage un temps la vie errante de Molière et de sa troupe. En 1655, à Montpellier, d'Assoucy est à nouveau arrêté à cause de Pierrotin et échappe de peu au bûcher. Il décide alors de gagner l'Italie, où il s'établit d'abord à Turin. Puis il part pour Mantoue, où le duc, qui est tombé sous le charme du jeune garçon, lui enlève son page pour en faire un castrat. D'Assoucy doit à nouveau fuir ; il est accueilli quelques années par la grande-duchesse de Toscane, puis gagne Rome, où il retrouve d'autres Français. Il y retrouve son cher Pierrotin en 1665 et le reprend pour amant ; mais le garçon le vole et l'accuse d'athéisme, ce qui lui vaut d'être emprisonné jusqu'en 1669. Il est relâché sur l'intervention du pape Clément IX et se remet en route pour la France : Cyrano est mort depuis longtemps, 17 années se sont écoulées depuis sa fuite, il peut regagner Paris.

Son ami Molière le déçut en confia à Charpentier la composition de la musique de son Malade imaginaire.

Il s'y trouve en 1670, mais les temps ont changé et il rencontre de grandes difficultés. Son ancien ami Molière confie la musique de son "Malade imaginaire" à Charpentier, que d'Assoucy avait connu à Rome et qu'il raille. Charles en est très blessé, et le fait d'ailleurs savoir. En 1673, il est à nouveau emprisonné pour quelques mois, pour sodomie. Libéré, il est réhabilité, sans doute grâce à l'intervention de Louis XIV, il entre dans la Musique du Roi et reçoit une pension. Avant de mourir, il publiera ses "Aventures de Monsieur Dassoucy" et ses "Aventures d'Italie", qu'il dédie au roi.

Jean-Baptiste Lully comptait aussi parmi ses amis.

Le personnage est fascinant et complexe, et ses écrits ne simplifient pas la compréhension de ce qu'il fut vraiment. D'Assoucy aime brouiller les pistes... A cause de ses moeurs, dont on retient plus volontiers le goût des jeunes garçons que l'homosexualité entre adultes histoire de le noircir un peu plus, et de la pudibonderie dont la culture française a bien du mal à se défaire, il est pratiquement tombé dans l'oubli. C'est pourtant lui qui, avant même son ami Lully, a composé la première pastorale en musique en France, « Les Amours d'Apollon et Daphné », qui marque une étape décisive dans l'élaboration de l'opéra français. S'il échappa de son temps au bûcher, Charles Coypeau d'Assoucy fait partie de ces homosexuels sacrifiés par une vision étriquée de l'histoire de France sur l'autel de l'hypocrisie...


Voici un excellent lien sur lequel vous trouverez de nombreuses informations sur d'Assoucy :

EspaceDassoucy



Et quelques oeuvres de Coypeau d'Assoucy disponibles en ligne sur Gallica (BNF) :


Aventures burlesques de Dassoucy

L’Ovide en belle humeur

Le Jugement de Pâris en vers burlesques

Les Rimes redoublées de M. Dassoucy

Poësies et lettres de M. Dassoucy, contenant diverses pièces héroïques, satiriques et burlesques

Par Nefred
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J'ai décidé de vous raconter aujourd'hui une belle et tragique histoire d'amour : celle de l'empereur Hadrien et d'Antinoos. Cet amour est mis en avant par les uns, mis en doute par les autres. Hadrien est très imprégné de culture grecque ; aussi certains n'y voient qu'une forte amitié, un amour platonique, et d'autres une véritable relation amoureuse. Pour Dion Cassius1, leur relation amoureuse ne fait aucun doute ; Aurelius Victor2 évoque cette liaison sans se prononcer sur sa véracité, mais émet un doute ; Aelius Spartianus3 rapporte le chagrin de l'empereur après la perte de son amant... Peu importe, chacun aura son idée là-dessus. Il n'en demeure pas moins que le couple est entré dans la légende et que l'histoire est belle, même si elle était fausse...

 


 

Nous sommes au IIe s. de notre ère, vers l'an 123. L'empereur romain Hadrien est en voyage avec sa suite dans les provinces orientales de l'Empire. Arrivé en Bithynie5, en Asie Mineure, il rencontre à Claudiopolis4 un adolescent d'une grande beauté du nom d'Antinoos. On ignore  à vrai dire comment le jeune homme rejoint la suite impériale ; Antinoos a une douzaine d'années, Hadrien en a 47 ! Il le suit en Italie en 125 et devient rapidement le favori de l'empereur. Lorsqu'Hadrien revient en Grèce quelques années plus tard, en 128, Antinoos est à ses côtés. Il est devenu l' « eromenos » de l'empereur, qui est fasciné par sa beauté, mais aussi par son intelligence et ses qualités athlétiques. Hadrien est un homme de culture, il apprécie l'art et la beauté autant que les qualités de l'esprit. Antinoos doit avoir bien des qualités, en effet, pour retenir si longtemps les faveurs de l'empereur vieillissant.

 

 

En l'an 130, Hadrien et Antinoos voyagent en Egypte. Ils se rendent à Alexandrie et à Canope. Hadrien veut consulter, dit-on, les célèbres magiciens égyptiens. A l'automne, un drame survient près d'Hermopolis6 : Antinoos meurt noyé dans les eaux du Nil. Aelius Spartianus raconte qu'Hadrien « pleura sa mort comme une femme »... En mémoire de son amant, Hadrien fonde la ville d'Antinoopolis7 et aménage le Canope de sa villa à Tibur, crée à Athènes et Eleusis les Antinoeia, des jeux réservés aux éphèbes . En reprenant des traditions égyptiennes, mais aussi se référant aux traditions grecques, il le fait déifier et multiplie dans l'empire les statues asimilant les traits de grandes divinités. On dit même qu'une étoile serait née à la mort d'Antinoos...

 

 

 

Les sources antiques ne s'accordent pas toutes sur les raisons et les conditions de la mort du jeune éphèbe. Pour les uns, il s'agit d'un regrettable accident. Mais pour beaucoup, Antinoos s'est volontairement sacrifié pour prolonger par ce suicide la vie de son impérial amant. Hadrien est en effet déjà malade, et une croyance veut que si quelqu'un de cher sacrifie sa vie, il prolonge ainsi de quelques années la vie de la personne à laquelle il offre cet ultime présent... Hadrien mourra en effet quelques années plus tard, en l'an 138...

 

 

 

En tant qu' "eromenos", Antinoos, qui approchait des vingt ans, savait en outre que leur relation devrait bientôt prendre fin, conformément aux traditions. A-t-il voulu par son suicide rendre leur amour éternel ?


 

 

 

La figure d'Antinoos a non seulement inspiré des oeuvres antiques, mais elle est devenue dans l'art et la littérature un emblème des amours masculines. L'oeuvre la plus fameuse et la plus remarquable reste dans ce domaine Les Mémoires d'Hadrien , de Marguerite Yourcenar.

 


 


1- Dion Cassius, Histoire romaine, Livre 69- 11

2- Aurelius Victor, De Caesaribus, chapitre XIV

3- Aelius Spartianus, Histoire Auguste, Hadrien-13

4- Claudiopolis, ou Bithynion en grec / Bithynium en latin : aujourd'hui Eskihisar, près de Bolu, en Turquie.

5- Bithynie : ancien royaume au nord-ouest de l'Asie Mineure, aujourd'hui en Turquie devenu province romaine au Ier s. av. notre ère. Décidément, cette région est liée aux amours masculines des souverains romains : ne surnommait-on pas Jules César "la reine de Bithynie" en raison de ses amours avec le roi de Bithynie !

6- Hermopolis Magna, aujourd'hui el-Ashmunein, au nord-ouest de la ville de Mallawi, dans le gouvernorat de Minyeh, en Moyenne-Egypte.

7- Antinoopolis, ou Antinoe, aujourd'hui Sheikh Abadeh, à 38 km au sud de Minyeh, en Moyenne-Egypte, entre Beni Hassan et Amarna.

 


NB : il ne s'agit aucunement ici de faire l'apologie de l'amour entre un homme mûr et un adolescent, que nous nous accordons tous à condamner. Il faut resituer les choses dans le contexte de l'Antiquité et de la vision gréco-romaine des relations homosexuelles, extrêmement encadrées et codifiées, sur lesquelles nous reviendrons d'ailleurs pour en expliquer les mécanismes de pensée.

Par Nefred
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Il y a, dans l'histoire officielle, telle qu'on la conçoit communément et qu'on l'enseigne, des zones d'ombre, des secrets qui n'en sont pas mais qui continuent de mettre mal à l'aise. C'est cette face plus ou moins cachée de l'histoire que je vous propose de visiter avec cette galerie « Ces homos qui ont aussi fait l'histoire », dont voici le premier article. Nous y rencontrerons des personnages que vous connaissez tous, des princes, des rois, des artistes pour l'essentiel, à la fois parce que ce sont les seuls sur lesquels nous sommes bien documentés et parce qu'en tant que privilégiés ils purent vivre leur homosexualité sans trop de problème, malgré la terrible menace de l'interdit religieux. Mais aussi quelques personnages moins renommés, quelquefois même des inconnus rencontrés dans les archives, hélas souvent judiciaires. La présence de certains de ces personnages ne vous surprendra pas ; mais pour d'autres, je suis sûr que vous ne vous y attendrez pas. Nous commencerons par une figure historique que j'affectionne particulièrement, qui appartient à une période dont je raffole, le Grand Siècle : Monsieur, frère du roi Louis XIV.

 


Philippe de France (1640-1701), fils de Louis XIII et d'Anne d'Autriche, naît le 21 septembre 1640 au château de St-Germain-en-Laye. Le titre de duc d'Orléans lui revient en sa qualité de second fils du roi, il porte également le titre de duc d'Anjou jusqu'en 1668, mais on le connaît surtout sous le nom de Monsieur, nom traditionnel du frère cadet du roi.


Les moeurs de Monsieur ont fait couler beaucoup d'encre, comme elles ont fait beaucoup jaser à l'époque et plus tard. Sur cette base, on a d'ailleurs dit tout et n'importe quoi. Philippe d'Orléans dut à son rang et à l'affection que lui portait son royal frère de pouvoir vivre son homosexualité sans trop de tracas, à une époque où le commun des mortels risquait le bûcher pour cette raison. Il faut dire que, depuis la Renaissance, les princes français avaient brisé le tabou religieux à la faveur de la redécouverte de la culture antique. Nombre de princes eurent des « favoris » avec lesquels leurs relations sont sans équivoque et la bisexualité était pratique courante à la cour aux XVIe et XVIIe s. Le Grand Condé lui-même ne négligeait pas les aventures masculines, par exemple.

Philippe ne s'en soumit pas moins à ses devoirs d'Etat, consentant à se marier et à assurer une descendance dynastique. Il se maria deux fois, assura sa descendance et parvint avec ses épouses, tant bien que mal, à une sorte de status quo devant le devoir.

 

Monsieur enfant, par Jean Petitot le Vieux (XVIIe s., miniature sur émail, musée du Louvre, Paris).

Dès l'enfance, Philippe manifesta sa « différence », Il aimait à porter des robes1 et à se parer, se poudrer de façon plus appuyée qu'il n'était d'usage pour un homme. Les mauvaises langues disent que cela fut encouragé par Mazarin et Anne d'Autriche pour éviter qu'il ne fasse de l'ombre à son frère ; ce sont des chimères non dénuées d'homophobie : Philippe avait de la personnalité et la force d'imposer sa nature, comme le montrent des épisodes de son adolescence où on chercha à se débarrasser de ses robes ; et Anne d'Autriche, qui tenait à veiller elle-même à l'éducation de ses enfants à l'encontre des traditions princières françaises, avait bien du mal à refuser de céder aux fantaisies de ses fils, quelles qu'elles soient.

C'est donc dès cette époque, aux alentours de la puberté, qu'on voit Monsieur apparaître de temps à autres travesti, paré comme une dame, habitude qu'il gardera longtemps - les bals costumés en sont pour lui l'occasion en public à la cour, mais en général c'est chez lui, en privé, qu'il s'y autorise. Il a pour compagnon de jeux François Thimoléon de Choisy (1644-1724), qui ne s'habilla qu'en fille jusqu'à l'âge de 18 ans et dont nous reparlerons à l'occasion. Selon certains, ce serait Philippe Mancini (1641-1707), neveu du cardinal, qui aurait initié Monsieur aux amours masculines - le « vice italien », comme on disait à l'époque ! -, mais l'information est douteuse du fait qu'elle relève en partie de la théorie du complot du cardinal, donc de la fable bien-pensante...


Monsieur fut certes un des personnages les plus extravagants de la cour de Louis XIV, en dérangeant plus d'un - ce qui, j'en suis certain, devait au fond amuser le roi. Il a beau être "efféminé", ce n'en est pas moins un guerrier efficace sur les champs de bataille, ce dont son frère prend ombrage ; après 1677, le roi lui retire tout commandement militaire et le réduit au rôle de personnage de cour.

Monsieur ne se cache pas d'être homosexuel, pas plus que d'être libertin ; il a le goût des parures, son élégance et sa délicatesse, sa passion pour les bijoux et les parfums font bien entendu jaser et caqueter les langues de vipère de la cour, comme St-Simon :

« C'était un petit homme ventru, monté sur des échasses tant ses souliers étaient hauts, toujours paré comme une femme, plein de bagues, de bracelets et de pierreries partout, avec une longue perruque toute étalée devant, noire et poudrée et des rubans partout où il pouvait mettre, plein de sortes de parfums et en toutes choses la propreté même. On l'accusait de mettre imperceptiblement du rouge. »

Sa seconde épouse, la princesse Palatine, quant à elle écrit : « Tandis que le roi aimait la chasse, la musique et la comédie, mon époux n'aimait que le jeu, la table et la parure. Assurément il dansait bien, mais à la manière des femmes. Il ne pouvait danser comme un homme à cause de ses souliers à talons hauts. » 

 

Monsieur par Michel Corneille, dit Corneille l'Ancien (XVIIe s., huile sur toile, musée de Trianon, Versailles)

 

Monsieur est riche, et il mène grand train, s'entourant de personnages qui le desservirent parfois ;  il a la passion du jeu, qui le conduit parfois à devoir se séparer de précieux joyaux qu'il affectionne. Surtout, il organise dans ses résidences des fêtes magnifiques sur lesquelles les rumeurs iront bon train. Comme cette accusation, dans les années 1670, d'avoir participé au viol d'un page lors de ce qui est qualifié d' «orgie » ; sans doute calomnieux, mais cela lui vaudra quand même des remontrances de son frère. Il est vrai que Monsieur ne négligeait pas les pages, qu'il choisissait pour leur beauté2... 

 

 Le comte de Guiche, qui fut l'un des favoris de Monsieur... et de Madame !

Parmi les amants connus de Monsieur, il y eut brièvement Alexis Henri de Châtillon, plus durablement Antoine de Gramont comte de Guiche (1641-1720) (qui sera aussi l'amant de Madame, la première épouse de Philippe), mais surtout le fameux chevalier de Lorraine, Philippe de Lorraine-Armagnac (1645-1702), bisexuel notoire, avec lequel il eut une relation durant plus de 30 ans.

Monsieur, qui rencontra le chevalier pour la première fois vers 1650, était semble-t-il sincèrement amoureux - il faut dire que le galant était « beau comme on peint les anges », selon les termes de Choisy, qui s'y connaissait dans les deux matières ! Il le logea luxueusement au Palais-Royal à partir de 1668, et l'y fit revenir en réaménageant à grands frais ses appartements après que le roi ait exilé un temps le chevalier, de 1670 à 1672. L'amant volage passe pour avoir, disait-on, "initié" le comte de Vermandois3, bâtard de Louis XIV, ce qui ne fut pas sans provoquer la colère du roi. Il semblerait que le chevalier, de son côté, n'ait pas été toujours aussi sincère et ait quelquefois profité de la situation ; là encore, difficile de se faire une idée objective quand les calomnies permettent de donner à l'histoire un visage « politiquement correct » chez de nombreux historiens.

En tout cas, les deux hommes restèrent très liés jusqu'à la fin de leur vie. Ce qui est certain, c'est que le chevalier de Lorraine entra plusieurs fois en conflit avec les épouses de Monsieur : la première, Henriette Anne d'Angleterre (1644-1670), ne supportait pas cette relation non dissimulée entre son époux et le chevalier, encore moins de vivre sous le même toit au Palais-Royal  ; lorsqu'elle mourut brutalement à l'âge de 26 ans, on parla d'empoisonnement et bien entendu ce fut l'amant de Monsieur qu'on soupçonna de l'assassinat de Madame4. La seconde, la princesse Palatine, Charlotte Elisabeth de Bavière (1652-1722), opta plutôt pour le mépris, et ne fit la paix avec le chevalier que quelques années avant la mort de son époux.

 

Monsieur par Jean Nocret (XVIIe s., huile sur toile, coll. part.), qui travailla pour lui au château de St-Cloud.

On lit beaucoup de choses sur Monsieur, sa personnalité et ses goûts. Les historiens les plus sérieux eux-mêmes n'échappent pas toujours aux ragots orduriers dont ce prince fit l'objet de son temps et même au-delà. D'une certaine façon, on peut même dire que la figure de Monsieur a permis à de nombreux historiens de laisser s'exprimer leur homophobie et d'exorciser par des phantasmes ridicules cette part de la réalité historique qui les dérange dans leurs convictions personnelles ; elle montre aussi leur méconnaissance de l'homosexualité, ne serait-ce que lorsqu'ils ajoutent foi au fait qu'on peut "rendre un garçon homosexuel" par une éducation orientée.

 Or, Monsieur est bien loin de tous ces commérages quand on prend le temps de comprendre la personne qui se cache derrière le personnage historique. Il n'est pas la victime d'une éducation destinée à en faire « un être faible » 5, inoffensif pour son royal frère ; il a au contraire assez de personnalité pour assumer ses goûts, dans la lignée de la Renaissance française qui fut le cadre de son enfance. Il bénéficia de la protection que lui offraient et son rang et l'affection de son frère ; et il fit partager cette protection à nombre d'homosexuels de la cour de France. Il nous fait d'ailleurs découvrir cette autre facette de son frère, l'affection et l'indulgence derrière la figure du monarque tout-puissant.

Il a dû souffrir, malgré les apparences, à commencer par les effets des railleries et calomnies, même si son rang lui imposait de n'en laisser rien paraître, et même s'il a gardé toute sa vie le choix d'assumer ouvertement sa nature. Il y a dans sa frénésie de fêtes et de plaisir, dans son souci du paraître, l'indice d'une fêlure. L'une de ses souffrances secrètes est aussi son attachement à la religion, sa foi catholique sincère, malgré l'hostilité de l'Eglise à l'égard de ce qu'il est ; son libertinage ne va pas jusqu'au renoncement à Dieu, et le poids de la tradition catholique, même s'il ne peut lui infliger les persécutions que subit le commun des mortels, ne manque pas de le tourmenter.

Il est esthète et homme de goût, comme le montrent les travaux qu'il fit réaliser pour le Palais-Royal et surtout le château de St-Cloud (aménagements dont l'essentiel a dans les deux cas disparu), ainsi que ses collections d'oeuvres d'art. Il est volontiers mécène, ami des arts, et c'est un aspect de Monsieur qui est volontiers gommé. De nombreuses pièces de Molière seront jouées pour la première fois au Palais-Royal, et c'est grâce à la protection de Monsieur que la troupe sera amenée à jouer devant le roi. Quant à son extravagance, mordious : je dirais qu'elle est plutôt fort sympathique et caractéristique de son temps ; les personnages extravagants, qui sont nombreux au XVIIe s. , apportent plus à une culture que les esprits étriqués, non ? C'est aussi l' "extravagance" qui a fait du XVIIe s. le Grand Siècle.

 

J'aime beaucoup ce portrait par Mignard, qui laisse transparaître de façon imperceptible l'homme derrière le personnage officiel, en particulier dans le regard. Quelque chose des blessures intimes... 

Notes explicatives :

1- Rappelons au passage qu'un usage longtemps en vigueur en France voulait qu'on habille les garçons et les filles de la même façon, c'est-à-dire en robe et les cheveux longs coiffés comme ceux d'une fille,  jusqu'à l'âge de 5 ou 6 ans ; dans le cas de Monsieur, la tenue féminine perdura bien au-delà de cet âge...

2- Mais il faut se garder de juger avec les critères d'aujourd'hui : les relations entre un homme mûr et un adolescent relèvent alors d'une vision de la tradition antique, et ce depuis la Renaissance ; elles sont souvent jugées à l'époque moins choquantes que celles entre deux hommes adultes.

3- Louis de Bourbon, comte de Vermandois, fils naturel de Louis XIV et de Mme de La Vallière.

4- Difficile, tout de même, d'imaginer que Monsieur ait pu continuer à entretenir cette relation si l'accusation avait été fondée. Louis XIV ne l'aurait pas toléré.

5- Cette idée reprise par de nombreux historiens est à la fois ridicule et homophobe : en quoi un homosexuel serait-il moins susceptible d'intrigue politique qu'un hétérosexuel ? Il est difficile de suivre ce raisonnement, avouons-le.

 

 

 

Post-scriptum : l'article est long, certes, il vous aura fallu du courage pour arriver jusqu'au bout ; mais je le devais bien à Monsieur... vous ne croyez pas ?

Par Nefred
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Il y a des jours où on se demande pourquoi c'est tombé sur soi, pourquoi on ne se fait jamais aux déceptions liées au refus d'une différence, qui nous renvoient toujours aux mêmes cauchemards de jeunesse... On ne s'habitue jamais à l'homophobie ordinaire, encore moins quand elle vient de personnes qu'on pensait être des amis. D'autant moins quand elle s'exprime à mots couverts.

On grandit avec une difficulté supplémentaire, on survit tant bien que mal aux tumultes de l'adolescence, et puis on tente de construire sa vie. Le seul choix que l'on ait dans tout ça, c'est d'assumer ou pas ce que l'on est. Certains optent pour le silence à vie, se marient, ont des enfants, sauvent les apparences... en général jusqu'au jour où ils craquent, à 30, 40 ou 50 ans, et où pour tout le monde ils "découvrent" leur homosexualité. D'autres choisissent d'assumer plus ou moins au grand jour, en se disant : soit je me tire une balle dans la tête tout de suite, soit j'essaie de construire ma vie avec cette différence, mais je refuse de continuer à vivre dans le silence, la peur et la honte.

On reçoit tant de claques qu'on finit par se croire "blindé", paré à toute épreuve. On apprend à faire le tri autour de soi, à essuyer les remarques blessantes ou le mépris, à répondre aux attaques ; mais au moins on a la fierté d'être debout au grand jour. Pourtant, chaque déception est ressentie avec autant de brutalité que la première, car elle renvoie inexorablement au passé, à la violence de la première aggression homophobe à laquelle on a été confronté dans sa vie, et qui souvent vient de la famille... On se sent trahi, sali, et injustement accusé d'être ce qu'on n'a pas choisi, mais qui n'est en rien répréhensible. Oui, c'est cela : toute sa vie on est jugé sur ce critère par un certain nombre de gens qui se prétendent "normaux"... Je suppose que cela vaut, du reste, pour toutes les différences, pas seulement celle liée au fait d'être gay ; on ne doit pas plus s'habituer au racisme, par exemple...

Bref, je ne cherche pas à faire pleurer dans les chaumières, entendons-nous bien ; mais je voulais partager avec vous ces réflexions, ce moment de déception. Parce que la parole est salvatrice et que rien n'est pire que le silence. Aujourd'hui, j'ai perdu une amie, et cela me rend triste ; une amie qui n'a pas le courage de dire clairement son homophobie, mais dont les paroles n'en sont pas moins acérées comme un couteau planté dans le dos... Mais ça ne fait rien, ça passera. Je suis fier d'être ce que je suis, d'être encore en vie malgré tout et d'avoir choisi le courage d'assumer !

Par Nefred
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Par Nefred
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Depuis le mois de mai, sans d'ailleurs spécialement éveiller la curiosité des média, ont lieu comme chaque année les Marches des Fiertés, ou Gay Pride. Les Français ont choisi de l'appeler "Marche des Fiertés", parce que ce terme, qui déjà a l'avantage d'être dans notre langue, montre bien qu'il ne s'agit pas seulement des hommes, mais que participent aussi lesbiennes, bisexuels et transsexuels, ainsi que leurs familles et leurs amis hétéros.

 

 

 

 

Elles ont lieu dans de nombreuses villes de France, de quoi faire horreur aux homophobes de tout poil : en mai c'étaient Angers, Nantes et Tours ; déjà passées en juin Bordeaux, Lille, Metz, Montpellier, Rouen ; ce samedi 17 juin à Biarritz, Lyon, Rennes, Strasbourg et Toulouse ; le 24 juin à Paris et le 1er juillet à Marseille.

 

 

J'avoue que, bien qu'homo, je n'ai pas toujours vu d'un bon oeil ces marches, en grande partie parce que l'image qu'en donnent généralement les média est déplorable et caricaturale. On choisit en général ce qui est le plus apte à choquer la bonne ménagère française et son mari, et on conforte les clichés : les "pédés" sont de grandes folles, les "gouines" ont des allures de camionneur, etc. Et puis j'ai appris quelle était la vraie raison d'être de ces manifestations : permettre aux nombreuses associations homos qui agissent toute l'année dans l'ombre la plus totale, et souvent sans grand soutien des pouvoirs publics, de se retrouver, de se faire connaître. C'est aussi une façon de montrer à notre bon pays que nous sommes là, loin d'être aussi marginaux qu'on le dit, que nous sommes une des composantes de la nation. Enfin, chaque année est aussi l'occasion de rappeler des revendications nécessaires, comme la lutte contre l'homophobie, la prévention et la lutte contre les MST (les associations LGBT ont été les premières à lutter efficacement en matière de prévention du SIDA), ainsi que des thèmes de société sur lesquels il nous semble important d'avancer. Cette année, la plupart des marches ont choisi pour thème conducteur l'obtention de l'égalité avec les hétérosexuels ; si nous sommes loin de la situation des pays où les homosexuels sont encore curellement persécutés, il n'en reste pas moins des droits naturels à acquérir ou à protéger dans notre pays. La lutte actuelle concerne les deux points sur lesquels nos élus coincent et qui fait de la France un pays singulièrement traditionnaliste, voire rétrograde  en Europe : le mariage homosexuel et l'homoparentalité. Nous reparlerons plus longuement de ces sujets très bientôt.

 

 

Bien que revendicatives et vitrines des associations, ces marches sont aussi festives - raison pour laquelle, d'ailleurs, elles séduisent de plus en plus d'hétéros "gay-friendly". Car le milieu homosexuel, en particulier durant les années pas si éloignées que ça d'illégalité, a développé un sens de la fête que beaucoup nous ont envié et que beaucoup ont depuis adopté, d'ailleurs ; oublier ses larmes par le rire, en quelque sorte, s'offrir des moments magiques pour oublier les heures sombres... La Marche des Fiertés est donc aussi une grande fête, l'occasion de se retrouver et de montrer qu'on est loin d'être seul.

 

Cette année, je participerai pour ma part à la marche parisienne qui aura lieu le 24 juin prochain. Pour deux raisons : d'abord, parce que mon amie Iorini, qui fait partie de l'association SOS Homophobie et que j'ai connue sur mon forum LGBT favori, a eu la bonne idée de m'inviter chez elle en région parisienne ce week-end là et m'a encouragé à participer avec elle à la marche (Iorini, ana bahebbek, habibatî ! ), ce qui fait que je vais y retrouver pas mal de copains du forum. Deuxièmement, parce que le thème de l'égalité me semble important, surtout à la veille de ces élections qui s'annoncent houleuses ; devant l'attitude rétrograde de nos élus, il est important de montrer que nous sommes déterminés à acquérir des droits que la République ne peut se permettre de nous nier sans mettre à mal le principe républicain d'égalité ; mais aussi de montrer, à la veille de ces scrutins, que nous sommes une composante de cette société, une composante active qui a un poids non seulement économique mais aussi électoral. Enfin, devant la résurgence de certains discours nauséabonds, qui ne sont pas l'apanage de dame Boutin mais sont fort répandus dans les rangs de la droite et des extrêmes, de droite comme de gauche, il est important de montrer qu'on est fier de ce qu'on n'est, qu'il n'y a aucune raison d'en avoir honte ; donc de dire à ces gens-là : nous sommes là et, forts du passé de souffrance que nous avons, nous ne vous laisserons pas revenir en arrière. Suis-je personnellement fier d'être homo ? Dans un sens, oui ; fier d'être parvenu, malgré les difficultés et les douleurs du passé, à assumer pleinement cet aspect de moi-même et à le faire accepter de ceux qui m'entourent ; fier de m'être battu contre le poids du secret et de la honte.

 

Le logo de notre forum pour la marche de Paris...

 

Alors, regardez bien vos écrans de télévision : si vous apercevez une créature belle-et-grosse-et-bonne-à-marier, déambulant avec son élégance naturelle, il y a des chances que ce soit moi ! Hihi ! Bon, maintenant il faut que j'aille fouiller mes armoires pour apparaître sous mon meilleur jour... Maman, promis, je ne mettrai pas de plumes roses et je laisserai ma parure de strass dans son coffret... Bon, il faut bien se détendre un peu : faire peur à sa Maman, à mon âge, ça devient difficile, il y a longtemps qu'elle m'aime comme je suis et j'ai beaucoup de chance ; un peu de provocation et d'humour, c'est tout !

 

 

Concernant les marches, voici un lien sur le quel vous trouverez des infos.

Par Nefred
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Notre Cité

 

 

(création et cadeau d'Ahhotep ukhtî )

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La cité d'Ankh-Nefer-kheperou-rê est une cité légendaire dans laquelle certains d'entre vous ont déjà pris l'habitude de se promener. Elle flotte quelque part, en un lieu inconnu, entre la Provence et l'Egypte et ouvre ses portes à quiconque veut les franchir. Au détour de ses ruelles, des découvertes à faire, des surprises parfois, de quoi se divertir aussi.

 

 

Notre cité s'agrandit peu à peu, de nouveaux bâtiments se dressent régulièrement. Inscrivez-vous au papyrus adéquat pour être tenu informé.

 

 

 

Que la divine Isis veille sur vous, et bonne promenade !

 

 

 

 

La divine Ouadjet veille

 

 

  

Un petit mot sur les Rubriques...

 

 

 

 

 

 

Salâm, ô visiteur !

Le blog s'articule comme une ville égyptienne imaginaire, dont le nom sera Ankh-Neferkheperou-Rê ; virtuellement, vous vous rendrez dans différents lieux pour y trouver ce qui vous intéresse plus particulièrement. Bon, pour la squaw, je sais qu'elle ne fait pas très égyptienne, mais je l'aime bien, disons qu'elle est venue s'installer en Egypte. Pour Beit Prouvènço, c'est l'amabassade de Provence en Egypte.
 
 
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