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  • : Ankh-Neferkheperou-Rê
  • Ankh-Neferkheperou-Rê
  • : Pas de sujet précis, mais un ensemble de rubriques, qui évolueront avec le temps. Même si un accent particulier est mis sur l'Egypte. Ce qui compose mon univers et que je souhaite partager... Des passions, des coups de coeur et des coups de gueule, des ré
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Papyrus éphémère

 

 

Création et cadeau de Theti

 

 

 

Fouiller

Texte Libre

 

 

 

 

 

  

Message des Scribes d'Ankhneferkheperourê :

 

Fermeture définitive de la Cité dimanche 27 mai 2007.

Vieux Papyrus

Notre Cité

7 juillet 2006 5 07 /07 /juillet /2006 07:57

Tandis que notre amie Anne Marie et nos amis Egyptiens sont déjà en week-end, nous avons encore un jour à passer. J'aime le jour de Vénus qui annonce la fin de la semaine ! Celle-ci avait commencé dans le découragement, elle se termine plus sereine malgré la fatigue. Yalla, encore un groupe à promener ce matin !

Bonne journée à tous !

 

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6 juillet 2006 4 06 /07 /juillet /2006 19:19

Ce soir, quelques expressions de moyen français. Là encore, il y a des tournures qu'on croit comprendre et qui ne veulent pas dire la même chose qu'aujourd'hui. Mais aussi des tournures délicieusement désuètes et imagées. Je suis certain que notre chère Domi nous fera un très beau texte avec tout ça...

Ecorcher les anguilles par la queue signifie faire le contraire de ce qu'il faudrait pour réussir. Et une anguille des bois n'est autre qu'une couleuvre ! Mettre la campagne au chat, c'est prévenir (d'un danger) ; il s'agit d'une confusion entre campane, d'origine provençale, qui signifie cloche, et campagne ; on trouve d'ailleurs aussi l'expression pendre la sonnette au chat. Faire la chatte mouillée, c'est faire l'innocente, et bailler un chat par les pattes signifie présenter une chose de la façon la plus difficile.

S'aimer dans  un endroit, c'est s'y plaire. Et la destresse de coeur est un chagrin ; n'est-ce pas joli ? Un pleure-pain est un avare, et rire du coin des dents, c'est rire de manière peu sincère ou ironique.

Faire le petit genouil, c'est faire la révérence. Bouter trois testes en un chaperon, c'est comploter (le chaperon est un chapeau). Un homme de teste est un têtu. Tenir pied à quelqu'un, c'est lui tenir tête ! Avoir le pied en l'air signifie changer sans cesse de place. Et estre planté sur le pied gauche, c'est être dans une mauvaise situation. Le petit ventre est l'estomac ou le bas-ventre, et avoir ventre de loup c'est être affamé (nous en avons gardé la "faim de loup"...) .

J'espère que ces quelques exemples vous auront amusé. Mais la prochaine fois, nous attaquerons les choses plus sérieuses : déchiffrer des textes en moyen français.

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6 juillet 2006 4 06 /07 /juillet /2006 11:01

Mais ce n'est pas possible, je n'en crois pas mes oreilles... Cette fichue équipe de France de football est en train de nous préparer une nuit aussi infernale que celle de 1998 ! Arrêtez-les, envoûtez-les... volez-leur leurs ballons !

Je fais partie de ceux qui n'aiment pas le foot et qui ont hâte que tout cela se termine au plus vite. Si je peux comprendre qu'on apprécie de regarder ce sport à la télévision, ce que je ne comprends pas, en revanche, c'est qu'on puisse avoir un comportement aussi hystérique : le son de la télévision à fond qui résonne dans tout le quartier, les cris de bêtes à intervalles plus ou moins réguliers, ponctués bien sûr d'insultes en tout genre qui montrent le degré d'imagination de l'amateur moyen de foot (dont, bien entendu, le fameux et sempiternel "pédé"...), le besoin d'aller dans la rue après une victoire brailler et klaxonner, brûler des drapeaux (si si, je vous assure...) ou ce qui leur tombe sous la main, vider des litres de bière...etc. Qu'on soit content, je peux le comprendre ; mais qu'on se comporte en barbare décérébré, j'avoue que j'ai du mal. Si seulement il y avait, je le répète, autant d'énergie pour les choses importantes...

Vivement que ça soit terminé, et que le bon peuple de France retourne à sa léthargie habituelle !

(j'avions oublié le logo...)

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5 juillet 2006 3 05 /07 /juillet /2006 20:24

J'ai choisi de vous parler ce soir de quelques mots de moyen français qui ont changé de sens, et dont le sens originel, souvent oublié, a de quoi nous surprendre. Quand on lit en novice un texte de cette époque, on peut avoir l'impression de le comprendre, car certains mots n'ont pas ou peu changé de forme, mais on commet en réalité de terribles contresens. En même temps, le glissement du sens originel vers le sens actuel laisse deviner une histoire succulente qui devrait ravir les amateurs d'étymologie et de jeux de mots...

Pour situer les choses, le moyen français est un état de notre langue qui commence vers le milieu du XIVe s. et se poursuit jusqu'au début du XVIIe s., succédant à l'ancien français et précédant le français classique de l'époque de Louis XIV.

 

 

Un cafard, par exemple, signifie alors un faux dévot ; ce terme apparaît vers 1512 et vient de l'arabe "kafir" signifiant "incroyant". Plus tard, les huguenots vulgariseront le sens de dénonciateur hypocrite. Enfin, au XVIe s., un cafard est également un prêtre défroqué. Quant à l'adjectif cafard, aujourd'hui disparu, il signifiait hypocrite. Au milieu du XVIe s. apparaît le verbe cafarder, dans le sens de dénoncer ou de faire l'hypocrite. La cafarderie ou cafardise est la dévotion feinte, la ferveur hypocrite. Amusant, non ?

L'adjectif fafelu, apparu vers 1460 et devenu vers le milieu du XVIe s. farfelu, signifie dodu, bien fourni. Plus étonnant, n'est-ce pas ?

Le magaut est au XVe s. un sac, une poche, une besace : mettre la main sur le magaut signifie alors s'emparer de la bourse de quelqu'un. Au XVIe s. apparaît, avec l'orthographe magot, le sens d'argent gardé en réserve. De la bourse au magot, il ne fallut qu'un siècle !

Enfin, un taquin est alors un avare ou un truand ; ce mot apparaît au XVe s. La taquinerie, mot apparu plus tard, au milieu du XVIe s., désigne l'avarice, mais aussi de petites méchancetés qui agacent, des mesquineries, annonçant le sens actuel.

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5 juillet 2006 3 05 /07 /juillet /2006 09:19

Bon, ce matin le soleil brille, je dois faire une visite pour un groupe et il faut que je sois motivé pour qu'ils repartent quand même avec une bonne impression. Donc, oublions le coup porté sur la carapace du crabe (je vérifie, elle n'est pas cassée, même pas fêlée...hihi !) , sortons les pinces et yalla !

Bonne journée à tous !

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30 juin 2006 5 30 /06 /juin /2006 22:19

Cette fois nous y sommes : demain débutent les 4e Médiévales à Ollioules, avec un programme qui va nous permettre de retrouver des amis, comme les troupes de la Petite Flambe et des Paladins de Méliador, d'en connaître d'autres aussi, de partir dans un monde fantastique avec la jeune troupe ollioulaise des Moon Quest et les Ratafia, autre troupe d'Ollioules... L'hypocras et la clairet vont couler à flots, les marchands envahir nos rues, dont un marché du monde qui nous rappelle que nous glissons cette année vers la fin du Moyen Age et le début de la Renaissance, avec sa période d'ouverture sur le monde et du goût naissant de l'exotisme ; seront représentés l'artisanat arabe, touareg, indien, sri lankais, mexicain...

 

 

Taverniers, tenez prêtes vos barriques, mordious ! Et tremblez jouvenceaux en collants ou jupettes médiévales, moinillons délurés et damoiseaux innocents, prenez garde à vos jolis derrières : mon appétit sera féroce, dussé-je finir sur le bûcher en clôture des festivités ! Bon, je ne rechignerai pas non plus, morbieu, devant quelque soudard avec lequel je croiserai bien volontiers la dague ... Désolé, pucelles, si je vous captive, ce sera pour vous embarquer sur ma galéote vers les marchés de Barbarie ou de Chypre ; mais je ne battrai point de votre tambourin ! Je laisse les damoiselles au commun des mortels, ne mignardant que mes mignons !  * lol

 

 

 

Une confidence, mais vous gardez le secret jusqu'à demain matin : cette année, j'ai opté pour un costume de Sarrasin (provocateur, moi ?!  non...). Autrement dit : thobe (tunique) rouge relevée par une ceinture en étoffe jusqu'à mi-mollet et sirwal (pantalon) assorti (authentiques, venant du Pakistan), bisht (manteau) noire à broderies dorées (vraie bisht saoudienne ramenée par mes parents d'Arabie), ghutra (voile)  blanche (là encore, authentique ghutra ramenée d'Arabie, en mousseline de coton) retenue par un turban blanc à bordure grise et noire (venu d'Inde) selon la mode arabe médiévale, et dans la ceinture la jambiya (dague à lame courbe, la mienne est de style marocain)... Mais puisque j'ai à présent plusieurs costumes, je sortirai aussi celui de marchand italien du XVe s.

Promis, des photos dès que possible, peut-être même dès demain soir si je ne suis pas trop fatigué...

Bon, au lit ! Demain, lever très matinal !

* Pas de souci si vous ne saisissez pas tout, c'est un petit délire médiéval... et je n'ai encore pas goûté l'hypocras !

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28 juin 2006 3 28 /06 /juin /2006 22:01

Comme vous le savez, je suis "monté" ce week-end passer quelques jours dans la capitale, à l'invitation de mon amie Iorini. 10 ans que je n'avais pas remis les pieds à Paris, Iorini a réussi là une véritable prouesse ! J'ai en fait été heureux de retrouver cette ville dans laquelle tant de choses ont changé dans ma vie, je vous raconterai ça à l'occasion... Vincennes, l'île St-Louis avec l'hôtel de Lauzun... et son parc, Notre-Dame (qui a fait peau neuve depuis, en tout cas pour la façade principale), le Marais, Montparnasse, le quartier Latin.... C'est drôle, tout mauvais souvenir était envolé, il n'y avait que de bonnes choses qui revenaient à la surface...

 

Les bagages sont prêts, j'ai réussi à faire un choix... Yalla !

 

 

Le voyage a été rapide... Il faut dire que j'avais peu dormi la nuit précédente et qu'en plus j'avais pris des cachets contre les angoisses pour être bien détendu. Je me suis endormi à peu près au niveau de la Drôme pour me réveiller en arrivant en vue de Paris... non sans avoir fait rire autour de moi en essayant de ne pas ronfler !

 

 Ca y est, le train quitte Toulon ! C'est parti....

 

 

A la gare de Lyon, la foule compacte des Parisiens et des vacanciers ne m'a pas inquiété une seule seconde ; je n'avais qu'un souci : retrouver Iorini. Tout à coup, un meuglement de vache dans mon sac à dos (ben oui, le cri de la vache c'est un appel et celui de la grenouille un message...)  : c'est Iorini qui m'appelle pour savoir où je suis, on s'est manqués. On tombe dans les bras l'un de l'autre, comme si on s'était toujours connus. Il faut que je vous dise que j'ai connue Iorini par le Net, sur le forum gay et lesbien auquel je participe. Iorini est hétéro, mariée et mère de 5 enfants, et elle est militante dans une association de lutte contre l'homophobie ; bel exemple, au passage de générosité pure, car aucun de ses enfants n'est homo, c'est par pure amitié qu'elle prend notre défense et donne de son temps pour que la société évolue. Ca fait pratiquement un an que nous avons ainsi fait connaissance, que nous échangeons des mails, faisons des vidéo-conférences ou nous téléphonons. Une vraie amitié est née et ce week-end, nous n'avions pas vraiement le sentiment de nous rencontrer pour la première fois. Plus d'une fois, Iorini m'a soutenu dans les moments difficiles. Nous avons eu aussi de bons moments de plaisanterie. La vie, en somme, qui prend le pas sur le virtuel...

 

Je vous raconterai à part la Marche des Fiertés, ou Gay Pride, au cours de laquelle nous avons retrouvé d'autres amis du forum. J'ai ramené mon sifflet rose pour jouer la "chagasse" au pays !

 

Le séjour a été bien entendu trop court, mais très intense en amitié et en émotion. Nous avons pris le temps de discuter (nous sommes deux bavardes invétérées !), de parcourir ensemble notre forum favori (oui, oui, je vous assure : il y a chez Iorini plusieurs ordis, c'était trop drôle de surfer en même temps dans la même pièce !) ; et puis j'ai fait connaissance avec sa petite famille, qui a été adorable, avec son univers, tenté de faire ami-ami avec le coq, etc.

 

Lundi soir, nous sommes allés dîner chez des amis qui ont ouvert un restaurant dans le Marais. Là encore, je ne connaissais Fil' que par le Net, mais nous nous sommes tout de suite embrassés comme de vieux amis (en tout bien tout honneur, et puis deux garçons qui se font la bise, c'est tout à fait ordinaire, non ? ) ; par contre, je ne connaissais pas encore son copain, ni leur restau. Nous avons passé une excellente soirée : repas délicieux et raffiné, un couple de lesbiennes très sympas à la table voisine, avec lesquelles nous avons bien déliré mais aussi discuté sérieusement (si, si, des homos qui se retrouvent savent faire autre chose que glousser ! ). Puis Fil' et son copain ont fermé le restau et nous sommes restés à discuter très tard dans la nuit. Une discussion très riche et très forte là encore en amitié et en émotions. Ils sont extraordinaires tous les deux, ça fait du bien de rencontrer des gens comme eux. Je pense bien à vous, les garçons !

 

Au retour, je vous photographie quand même la belle verrière armoriée de la gare St-Charles de Marseille... en fumant enfin une cigarette, la première depuis Paris !

Et puis déjà le temps de repartir. Iorini m'a offert pour le voyage un superbe gâteau au chocolat en forme de coeur et un livre magnifique qui sera un des trésors de ma bibliothèque, en plus du beau carnet qu'elle m'a offert le jour de mon anniversaire pour me remettre à l'écriture. Nous profitons au maximum de ces derniers instants. Puis le quai de gare, les bisous qui n'en finissent pas, la certitude qu'on ne se quitte pas vraiement. Bon, je vous épargne les aléas de la SNCF... 30mn de retard. J'arrive en gare de Toulon, ma mère est là pour m'accueillir. Retour à la maison, nous dînons ensemble. Je suis heureux. J'ai puisé de l'énergie pour avancer, pour travailler sur ce qu'il faut changer dans ma vie pour que ça aille mieux ; l'énergie de vrais amis que le Net m'a permis de rencontrer. C'est pas beau ça ? Qui a dit qu'internet était un lieu sans vie ?

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22 juin 2006 4 22 /06 /juin /2006 14:02

Parmi les quelques phrases de bases qu'on peut facilement apprendre en vue de se rendre en Egypte, il y a quelques formules de politesse qui peuvent être des attentions appréciées et qui sont faciles à retenir. Vous verrez que la plupart des réponses aux formules de politesse sont codifiées.

Les salutations :

- bonjour se dit : sabaH el-kheir ("matin de bien"), auquel on répond par la formule codifiée sabaH en-nûr ("matin de lumlière")

- bonsoir se dit : masa'a el-kheir ("soir de bien"), auquel on répond par la formule codifiée masa'a en-nûr ("soir de lumière").

- salâm (littéralement : "paix") correspond à salut ! , donc moins formel mais tout à fait correct.

- marHaba signifie plutôt bienvenue, mais il est aussi employé pour saluer quand on accueille en particulier.

- attention, la formule salâmu 3aleikum, à laquelle on répond de façon codifiée wa 3aleikum as-salâm ( + wa raHmatu-llahi, wa barakato pour la formule complète), est en principe réservée aux salutations entre musulmans, les non-musulmans ne sont pas sensés l'employer ; on ne vous en voudra pas si vous l'utilisez et qu'on comprend que vous n'êtes pas musulman, mais c'est une forme de respect de connaître cette règle.

- ahlan wa sahlan est une formule de bienvenue, à laquelle on répond ahlan bîk si on s'adresse à un homme / ahlan bîki à une femme / ahlan bîkum à plusieurs personnes.

- au revoir se dit ma'a es-salâma, qui se prononce de façon très contractée, vous avez dû l'entendre ou l'entendrez en Egypte ; ilâ l-liqâ', forme trop littéraire, n'est pratiquement jamais utilisée, sauf peut-être dans des circonstances très formelles.

S'il vous plaît / merci, etc. :

- men fadlak (homme) / men fadlek (femme) / men fadlikum (pluriel) correspond à s'il te / vous plaît.

- merci se dit shokran, auquel on répond de façon codifiée 'afwan ; attention, il est impoli de répondre shokran après avoir reçu un compliment, il faut dans ce cas répondre de façon codifiée Allah yekhallîk (homme) / Allah yekhallîki (femme) / Allah yekhallîkum (pluriel).

- mabrûk signifie félicitations, et on répond de façon codifiée Allah yebarêk fik (homme) / Allah yebarêk  fiki (femme) / Allah yebarêk  fikum (pluriel).

- âsef (masculin) / âsefa (féminin) signifie pardon, désolé(e). Comme en français, il peut aussi s'utiliser sous forme de question, en changeant l'intonation, pour montrer qu'on n'a pas compris ou entendu : âsef ?  = pardon ? Comment ?.

Quelques règles de prononciation :

Fort heureusement, l'arabe dialectal égyptien simplifie certains sons de l'arabe classique très difficiles à prononcer pour les Européens. En arabe, dialectal ou classique, toutes les lettres se prononcent, ce qui signifie qu'une consonne double se prononce doublée et qu'une consonne en finale se prononce aussi.

On a pour habitude de noter H majuscule le son -h très guttural, venu du fond de la gorge, pour le différencier du h ordinaire, qui est aspiré.

La notation kh correspond à un son de gorge identique au -ch dur allemand de Bach ou au -j espagnol.

ei se prononce è + i, mais unis en ce qu'on appelle une diphtongue (comme en anglais...).

Le r est bien entendu roulé, mais ça vous le savez.

L'accent circonflexe au-dessus d'une voyelle sert à indiquer qu'elle est longue (on peut aussi trouver la notation sous forme de voyelle doublée pour indiquer qu'elle est longue) ; les autres sont brèves. Les voyelles en dialectal sont plus fluctuantes qu'en arabe classique : le -u (toujours prononcé -ou en arabe) tend à être remplacé par un -o, le -i ou le -a bref par un -e (toujours prononcé -é), -ai ou -ay par -ei / -ey.

Le signe 3, qui a dû surprendre certains d'entre vous, sert à noter le 'ayn, l'un des sons les plus difficiles de la langue arabe pour un Européen ; ce n'est pas grave si vous n'arrivez pas à le prononcer au début ; il faut l'entendre pour arriver à l'imiter : en résumé, c'est un son qui vient à nouveau du fond de la gorge mais en bloquant la glotte (on dit souvent, ce n'est pas ragoutant je sais mais c'est l'image qui donne la meilleure idée de la façon de prononcer le 'ayn, que c'est comme si on avait un renvoi...).

En principe, le d de "fadlak" est prononcé comme le -th dur anglais de "that" (en prononçant quelque chose situé entre le -d et le -t en bloquant la langue contre les dents du haut). Mais un -d simple conviendra très bien.

Voilà, il me semble que c'est déjà un bon début. Voilà de quoi montrer un minimum de politesse en Egypte. Et ne vous inquiétez pas : même si votre prononciation est approximative, on sera sensible au fait que vous fassiez l'effort de dire quelques mots d'arabe égyptien...

 

Vous trouverez aussi des infos linguistiques sur le site de notre amie Theti. Yalla ! On s'entraîne à prononcer et on répète jusqu'à ce qu'on retienne. A mon retour de Paris, interrogation générale !

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22 juin 2006 4 22 /06 /juin /2006 11:36

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La veille du grand jour est arrivée, et avec elle les dilemnes des préparatifs des bagages. Bon, apparemment il fait beau à Paris, je n'aurai pas à ressortir des placards pulls et vestes chaudes... c'est déjà ça ! Est-ce que je prends ce T-shirt ou pas ? Qu'est-ce que je vais mettre comme chaussures ? Où est donc mon beau pantalon thaï ? Que vais-je porter pour le voyage ? Est-ce que j'emporte toute ma salle de bain pour être beau et désirable ? Bref, de l'occupation !  lol

 

Bonne journée à toutes et à tous !

 

Qu'Isis la magicienne vous comble de bienfaits !

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22 juin 2006 4 22 /06 /juin /2006 03:25

Exceptionnel à plus d'un titre, le site de Khirbat al-Mafjar est un complexe palatial fortifié qui se trouve près de Jéricho, dans la vallée du Jourdain, en Palestine. Il fut construit à l'époque omeyyade pour le calife Walid ibn Yazid (al-Walid II) , de 724 à 743. Il est surtout connu pour son exceptionnel décor de stucs et de mosaïques, qui mêle traditions byzantines et orientales d'influence sassanide, et laisse une large place à la représentation de la figure humaine, qui disparaîtra par la suite dans l'art islamique.

 

Construit en grès et en brique, l'ensemble comprend un palais à deux étages, une mosquée assortie d'une cour et des bains (hammam) dans lesquels se trouve une vaste salle d'audience. Le tout est entouré d'un mur d'enceinte. A l'est, sur toute la longueur, se trouve une avant-cour dotée d'une fontaine en son centre. L'entrée principale se fait par une porte qui est flanquée de deux tours sur le côté sud de l'avant-cour, puis par une seconde porte monumentale sur la façade est du palais. Une petite cour au nord mène au hammam, qui est la partie la plus ornée du site et fait son caractère exceptionnel. La mosquée se dresse du côté est.

 

 

Plan de Khirbat al-Mafjar : 1 - Entrée de l'avant-cour ; 2 - Fontaine au centre de l'avant-cour ; 3 - Entrée du palais ; 4 - Palais autour de sa cour centrale ; 5 - Cour entre le palais et le hammam ; 6 -  Salle d'audience et hammam ; 7 - Cour menant à la salle d'audience et à la mosquée ; 8 - Mosquée.

 

Le hammam est orné d'une grande mosaïque qui forme un véritable tapis formé d'un ensemble de 39 panneaux rectangulaires ou circulaires ornés de motifs géométriques ; c'est la plus grande mosaïque connue pour cette période. La célèbre mosaïque de la salle d'audience présente un pommier à la gauche duquel se tiennent deux gazelles qui mangent ses feuilles, tandis qu'à  droite une autre gazelle est attaquée par un lion ; la symbolique de cette oeuvre serait liée au rôle du calife omeyyade : les gazelles de droite représenteraient ceux qui vivent paisiblement sous la protection du calife (l'arbre), tandis que celle de gauche, refusant ce pouvoir, s'expose au danger. Le style des mosaïques est encore de tradition byzantine, laquelle se maintiendra durablement dans la région.

 

 La grande mosaïque géométrique du hammam (détail). Cette grande mosaïque s'inscrit dans la lignée des modèles romains et byzantins, mais elle évoque aussi les précieuses étoffes de l'Orient.

 

La mosaïque des gazelles. Là aussi, la forme est à l'évidence byzantine, que ce soit dans le traitement de l'arbre ou des animaux. Mais le motif du lion dévorant un bovidé ou une gazelle est un classique de l'art perse.

Par contre, les exceptionnels décors de stuc témoignent d'une tradition plus proprement orientale, malgré le recours à certains motifs décoratifs empruntés au monde antique et byzantin. Il faut y voir la permanence de techniques et de traditions issues du monde sassanide, dont on sait qu'il fit un grand usage du plâtre dans le décor architectural. Une foule de personnages ornait le palais et les bains, des serviteurs, des danseuses et des servantes, ainsi que des animaux ; le calife lui-même est figuré par une grande sculpture, vêtu à la mode sassanide, reposant sur des lions. Tous ces décors de stuc étaient rehaussés de couleurs dont subsistent des vestiges sur certaines figures.

 

 L'une des extraordinaires danseuses en stuc, de style typiquement oriental. L'art du plâtre dans cette région du monde remonte à la période Néolithique et atteignit l'un de ses sommets avec l'art sassanide, avant de se transmettre à l'art islamique, qui le porta à la perfection.

Une frise de perdrix en stuc peint, qui ornait la base de la coupole de la salle d'audience ; les oiseaux de style sassanide se détachent sur un décor de rinceaux et d'acanthes d'inspiration byzantine.

Cet ensemble est aussi appelé Qasr Hisham, car il fut construit sous le règne de ce calife. Selon certains, Hisham Abd al-Malik ( calife 724-743) aurait commencé le palais, qui aurait été achevé par son neveu et  successeur, al-Walid II (743-744). En tout cas, le palais sera abandonné après 744. 

La figure du calife, dans laquelle l'influence sassanide est très visible.

D'autres illustrations sont disponibles dans l'album "Temple de Ptah - Arts".

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