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  • Ankh-Neferkheperou-Rê
  • : Pas de sujet précis, mais un ensemble de rubriques, qui évolueront avec le temps. Même si un accent particulier est mis sur l'Egypte. Ce qui compose mon univers et que je souhaite partager... Des passions, des coups de coeur et des coups de gueule, des ré
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Fermeture définitive de la Cité dimanche 27 mai 2007.

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Notre Cité

17 juin 2006 6 17 /06 /juin /2006 17:40

Un autre blog d'une grande qualité à aller voir d'urgence : celui de Soleil Rouge sur la Méditerranée. Sous tous ses aspects, culturels, historiques, les pays, les hommes, les traditions. Bien documenté et conçu de façon très consciencieuse, ce site prend les choses sous un angle que je trouve très important : au lieu de mettre dos à dos les cultures, comme on a trop tendance à le faire aujourd'hui, il montre au contraire cette communauté de cultures qui uni tous les peuples qui vivent au bord de la Méditerranée. Sur ces rivages se sont rencontrées les plus grandes civilisations, elles se sont enrichies d'échanges réciproques et de métissage ethnique autant que culturel.

Le site vous fait découvrir des lieux, des traditions, des personnages et des idées. Une très belle initiative qui rend un hommage mérité à notre belle Méditerranée, qui rapproche les hommes et leur inspira à la fois beauté et grandeur... Et l'Egypte inspire même à Soleil Rouge des contes poétiques. Bref, surprises et découvertes sont au rendez-vous.

Qui se cache derrière le pseudo de Soleil Rouge ? Mystère total, avec cette pudeur toute méditerranéenne. En tout cas quelqu'un de passionné et d'amoureux du Bassin Méditerranéen, qui nous invite au voyage sur chacun des rivages de cette mer que nous aussi nous aimons tant...

Et puisque Soleil Rouge se passionne pour la danse orientale, voici une danseuse égyptienne de Baladi que nous avons pu admirer au Caire...

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17 juin 2006 6 17 /06 /juin /2006 12:41

Habitués que nous sommes à eux, nous avons tendance à oublier que chez nous, en Europe occidentale, les jours de la semaine sont liés à une planète, et de là à un dieu antique. L'usage des 7 jours de la semaine avec référence à une planète viendrait, selon la tradition, de Mésopotamie, et plus particulièrement de Babylone ; preuve supplémentaire des origines métissées de notre culture, n'en déplaise aux nationalistes d'aujourd'hui d'ailleurs ! Le chiffre 7 est dans la tradition orientale l'un des chiffres magiques les plus puissants ; on le retrouve souvent par exemple dans la Bible. Les choses se sont fixées, en ce qui concerne notre semaine, avec les Romains. La christianisation n'a pas totalement supplanté des traditions plus anciennes, comme nous allons le voir. Nos jours de la semaine nous entraînent vers une part de notre histoire, mais aussi vers les croyances de nos ancêtres...

Le lundi, Lunae Dies en latin, fait l'unanimité, même en contexte germanique : c'est le jour consacré à la Lune, astre nocturne qui fait pendant au Soleil. On loe retrouve aussi bien dans les langues latines ( lunes en espagnol, lunedi en italien) que dans les langues germaniques (Montag en allemand, de Mond = Lune, et monday en anglais, de moon = Lune).

Il en va différemment avec le mardi, Martis Dies en latin, le jour de Mars. Si les langues latines ont conservé la référence à Mars (martes en espagnol et martedi en italien), les langues germaniques conservent la référence à un dieu guerrier, mais remplacent Mars par un dieu germanique, Tyr ou Tiw (Dienstag en allemand et tuesday en anglais, de l'ancienne forme "Tiwesdaeg" = jour de Tiw).

Divergences encore concernant le mercredi, en latin Mercurii Dies, jour de Mercure que les langues latines ont conservé (miércoles en espagnol et mercoledi en italien). Les Allemands, eux, en font simplement le milieu de la semaine, Mittwoch (de Mitte = milieu, moitié + Woche = semaine). Quant aux Anglo-Saxons, ils conservent avec Wednesday la tradition germanique : ce mot vient de la forme ancienne "Wodnesdaeg", le jour de Woden (Wotan), équivalent germanique du Odin nordique.

Le jeudi, Jovi Dies en latin, est resté pour les pays de langue latine le jour de Jupiter (jueves en espagnol, giovedi en italien). En contexte germanique, il est consacré à un autre dieu, germanique, qui comme Jupiter contrôle le tonnerre : Thor. Ainsi trouve-t-on en allemand "Donnerstag" (le jour du Tonnerre) et en anglais thursday (le jour de Thor).

Le vendredi, Veneris Dies en latin, fait l'unanimité quant à sa consécration à une déesse. Si les langues latines restent fidèles à Vénus (viernes en espagnol, venerdi en italien), les langues germaniques quant à elles préfèrent la référence à Frigga ou Freyya, épouse de Wotan et déesse de la terre (Freitag en allemand, Friday en anglais).

Le samedi, Sabbati Dies, est plus étrange encore. Le Sabbat, ce n'est pas celui des sorcières, mais le shabbat hébraïque, qui rappellent que les premiers chrétiens respectaient la tradition du Shabbat, jour où Dieu se repose après la création du monde. Pratiquement toutes nos langues ont adopté suite à la christianisation cette référence au sabbat (sabado en espagnol, sabato en italien, Samstag en allemand). Seuls les Anglo-Saxons, étrangement, ont conservé l'ancienne forme latine Saturni Dies, jour de Saturne (saturday en anglais) là où d'ordinaire ils ont pour usage de remplacer la divinité romaine par une divinité germanique !

Enfin le dimanche, Dies Dominica en latin, est dans toutes les langues latines le jour du Seigneur (dominus en latin) suite à la christianisation (domingo en espagnol, domenica en italien). Il faut chercher la forme antérieure en contexte germanique : pour celui-ci, ce jour est consacré à la vieille divinité majeure, l'astre par excellence, le Soleil (Sonntag en allemand, de Sonne = Soleil, et Sunday en anglais, de sun = soleil). Cette assimilation du Dieu chrétien au Soleil n'est pas anodine ; au moment où le christianisme commence à dominer le monde romain, il se heurte à un autre culte oriental très populaire, celui de Mithra, qui possède des aspects solaires, en particulier comme symbole de résurrection avec le soleil levant. Dans les représentations paléochrétiennes, le Christ est très souvent représenté chevauchant au matin le char du soleil ; et si les églises, nous en reparlerons, sont orientées pour les plus anciennes le choeur vers l'est, c'est également en vertu de cette symbolique solaire de la renaissance !

On le voit avec cet exemple des jours de la semaine, les choses les plus anodines en apparence sont riches de signification du point de vue historique et culturel. Nous y retrouvons les traces de croyances très anciennes, qu'une christianisation parfois féroce n'est pas parvenue à effacer.

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16 juin 2006 5 16 /06 /juin /2006 20:50

Tayyib ! Ana fî 3utla !!! 

Ana mabsut 'awi !

(Bien ! Je suis en vacances ! Je suis très content !)

 

Une dizaine de jours avant d'attaquer l'été ! Et le week-end prochain, je vais retrouver mon amie Iorini à Paris, à la capitale mordious !

 

Layla mubaraka ("nuit bénie") à toutes et tous !

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15 juin 2006 4 15 /06 /juin /2006 07:50

 

"Yahlelah, yahlelah..." Il n'y a pas à dire : écouter Ahlam avec le café du matin, ça donne le moral, ça ensoleille la journée ! "Nawilak alaniyaaaa..."

 

Sabah el-kheir à tous,

amis de France, d'Egypte et d'ailleurs !

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14 juin 2006 3 14 /06 /juin /2006 21:56

Voici un poème provençal du XVIIe siècle, époque à laquelle on trouve les dernières oeuvres écrites en provençal avant longtemps. Il est dû à un certain Pierre Chabert, notable de La Valette, à l'est  de Toulon ; nous reviendrons dans la rubrique concernant les conseils de lecture sur le livre dont ce poème est extrait. La langue, en dialecte maritime, surprendra une fois de plus ceux qui connaissent le provençal ; on y note des archaïsmes, ainsi que ce que les Provençaux appellent "francihoutismes", qui montrent l'influence croissante de la langue française. Mais l'ensemble reste savoureux, et nous montre l'idéal d'un bourgeois provençal de l'époque...qui, à part quelques traits propres à la culture de cette époque, n'est pas au fond si éloigné des nôtres, quatre siècles plus tard !

" La vido heürouso, per Chabert

ami, ti vau rendre savant Ami, je vais t'informer
de ce que fa vioure countent 1 ; De ce qui fait vivre content :

estre en santa, L'esprit tranquille 2,

Etre en bonne santé, l'esprit tranquille,

assas de ben, ren d'inutile,

Assez de biens, rien d'inutile,

ges de Catin, ges de proucés 3 ,

Pas de catin, pas de procès,
dins leis plesirs fuge L'excés 4, Dans les plaisirs fuir l'excès,
Contro dugun n'ave rancuno, Contre personne n'avoir de rancune,
estre Countent de sa fourtuno 5 ; Etre content de sa fortune.
uno fremo que v'ame ben Une femme qui vous aime bien
et que cride pas per un Ren, Et qui ne crie pas pour un rien,
un bouan ami si l'on lou trobo, Un bon ami, si on le trouve,
Car heürous que paû dire probo ; Car heureux celui qui peut dire "je le prouve".
estre ben vengut en tout luéc, Etre le bienvenu en tout lieu,
din l'hyvert toujour bouan fuéc, En hiver avoir toujours bon feu,
et l'estiou cauquo-alleo soumbro 6 Et l'été quelque allée sombre
per gousta la frescour de L'oumbro ; Pour goûter la fraîcheur de l'ombre ;
estre coumoudamen Lougea, Etre commodément logé,
un ourdinari ben regla, Un ordinaire bien réglé,
de libres, un bouan doumestiquo, Des livres, un bon domestique,
un pichot councert de musiquo,

Un petit concert de musique,

dourmi la nuech proufoundamen, Dormir la nuit profondément,
et sarvi Diou fidelamen  7 ; Et servir Dieu fidèlement.
puis quand la moüart d'un pas alegre Puis quand la mort d'un pas allègre
vendra n'en dire de la segre, Viendra nous dire de la suivre,
Lüen d'apella d'aquel arret 8 Loin de faire appel de cet arrêt,

parti senso ges de regret. "

Partir sans aucun regret. "
 

 

 1 - La rime entre "savant" et "countent" montre que déjà le français a altéré le provençal (qui normalement prononcerait  "-in" le "-en" ).

2 - Francisation.

3 - Les Provençaux d'autrefois, selon la tradition latine, étaient très procéduriers et faisaient appel à la loi en toute occasion, que ce soient les communautés ou les particuliers.

4 - Allusion au libertinage en vogue à l'époque de Louis XIII et durant la jeunesse de Louis XIV ; le poème a été écrit sous le règne personnel de ce dernier, qui marque un retour à une certaine rigueur dans les moeurs, au moins en apparence...

5 - Le terme "fourtuno" a comme en français le double sens de "destin, chance" et de "richesse".

6 - Expression qui fait référence aux allées couvertes de verdure qui ornent à l'époque les jardins des bastides provençales.

7 - Au lendemain des guerres de religion, les Provençaux marquent toujours leur attachement à la religion, en grande majorité catholique dans cette région. D'où cette remarque de Chabert, non dénuée cependant d'humour ; il entend par là qu'il faut sauver en tout cas les apparences. L'humour est, selon une tradition poétique provençale, sous-entendu par la confrontation de deux éléments : ici, le sommeil lourd du vers précédent et la dévotion...

8 - Chabert use du jeu de mots sur  "l'arrêt de mort".

 

 

 

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14 juin 2006 3 14 /06 /juin /2006 14:11

Je vous ai déjà confessé ma prédilection pour le XVIIe siècle, cette période extraordinaire où tout un foisonnement de courants artistiques, de courants de pensée, une effervescence et des changements radicaux dans les mentalités et la société au sortir des guerres de religion, et la présence simultanée de tant de génies et de personnalités fortes ont créé ce qui reste l'un des âges d'or de la culture française.

 

 

 

J'ai choisi aujourd'hui de vous recommander un ouvrage de Roger DUCHÊNE, Ninon de Lenclos, la courtisane du Grand Siècle (éd. Fayard, Paris, 1984). C'est un ouvrage qui retrace non seulement la vie extraordinaire et aventureuse de cette femme libre avant l'heure, qui fut un temps la reine du Marais - lequel, décidément, a pour destin de bousculer les normes, puisqu'il fut à l'époque le haut lieu du libertinage bien avant de devenir le quartier gay de Paris ! Mais encore il la resitue dans son époque, nous fait revivre les extraordinaires rencontres que la demoiselle fit tout au long de sa vie : des artistes, et non des moindres, à la tête desquels le savoureux Scarron ; des princes et des grands personnages de son temps. Un destin hors du commun en même temps que hors des sentiers battus, que celui de cette femme dont la beauté et l'intelligence furent célébrées par tous, et qui fut livrée par sa propre mère à la prostitution de luxe. Pour les amoureux du XVIIe siècle, ce livre est un véritable régal. Enrichi de nombreuses citations et d'extraordinaires anecdotes. A la fois très sérieux et fiable du point de vue de la recherche historique, et agréable à lire ; ce qui, pour les historiens, n'est pas un pari évident et qui est ici réussi.

 

 

Au-delà des clichés, on découvre aussi un être humain, avec ses forces et ses faiblesses. Courtisane cynique, amoureuse de la fête et des plaisirs, mais aussi une femme qui n'échappe pas aux grandes histoires d'amour, celles qui font souffrir. Une femme comme ce siècle en a produit plusieurs, désireuse de s'affranchir des conventions étroites, ivre de liberté - "libertinage" signifie avant toute chose à l'époque, rappelons-le, conquête de la liberté : rien à voir avec ce qu'on appelle de nos jours de façon abusive "libertinage", qui ne retient que l'aspect sexuel vidé de sens - , consciente de son pouvoir sur les hommes. Elle ne fut pas seulement galante, elle s'assura aussi, bien mieux que ses semblables, une vie matérielle confortable. A sa mort, en 1704, elle était devenue une figure incontournable de Paris. On en fit même au XVIIIe siècle l'une des figures de la philosophie nouvelle.

 

Roger DUCHÊNE est professeur de Littérature française à l'Université de Provence, à Aix. Il est sans conteste l'un des grands spécialistes du XVIIe siècle, auquel il a consacré de nombreuses recherches. Chacun de ses ouvrages est un vrai moment de plaisir qui fait revivre cette grande période de notre histoire où s'affranchir des normes, malgré les apparences, était une vertu. Ah, combien nous manquons aujourd'hui de personnages de cette envergure ! Voici un lien vers le site de Roger Duchêne sur le XVIIe siècle, à (re-)découvrir.

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14 juin 2006 3 14 /06 /juin /2006 14:08

"Il faut brûler d'une flamme légère,

Vive, brillante et toujours passagère,

Etre inconstante aussi longtemps qu'on peut,

Car un temps vient que ne l'est pas qui veut."

 

(à Ninon de Lenclos, 1655)

 

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14 juin 2006 3 14 /06 /juin /2006 13:50

" Il n'y a point de feu si ardent dans lequel je ne me brûle pour l'amour de vous, ni de mer si profonde ni si salée dans laquelle je ne me noie avec beaucoup plus de joie que n'en aura le chevalier de Gramont s'il fout Marion à son voyage."

(lettre de Gaspard de Coligny-Châtillon, dit d'Andelot,

à son amant le duc d'Enghien, le futur Grand Condé,

dont il était "le grand mignon", 3 août 1646)

 

 

Un vaudeviliste se moque d'ailleurs en ces termes à l'époque de la liaison entre d'Andelot et Ninon de Lenclos, la grande courtisane :

"D'Andelot n'écrit plus de poulets*

Mais il fout ses valets

Et jure que jamais le con

De sa jolie maîtresse

Ne lui semblera si beau

Comme les fesses

De ces jolis garçons."

 

* poulet = billet galant

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13 juin 2006 2 13 /06 /juin /2006 20:57

Nos ancêtres Latins connaissaient bien la formule pour abrutir les foules et faire passer la pilule de politiques désastreuses : qu'on leur donne du pain et des jeux, le fameux "panem et circenses" ! Depuis lors, la recette ne s'est jamais démentie, loin de là, et ce qu'appliquait les empereurs romains doit faire pousser un grand "ouf !" de soulagement à nos politiciens d'aujourd'hui. Ouf, le peuple est occupé avec la coupe du monde de football, pendant ce temps il ne pense plus aux aberrations votées à l'Assemblée, ni aux rêves ultra-libéraux du sieur de Villepin et de ses sbires !

Pourtant, le monde du football aurait tout pour déplaire au bon peuple. On y gagne des fortunes colossales sans trop se fatiguer ; on magouille à tour de bras ; on négocie des arrangements pas toujours très propres... Bref, comme à l'époque de la Rome impériale, où les grands gladiateurs étaient à la tête de véritables fortunes et où les édiles savaient user de cet artifice, c'est joyeusement que le foot envahit les chaumières... LA-MEN-TA-BLE !

Si seulement les hommes mettaient autant d'énergie à établir la paix dans le monde, à contribuer à ce que plus personne ne meure jamais de faim, à ce que notre planète ne devienne pas un vaste dépotoir, etc. Mais voilà : depuis plus de 2000 ans, l'homme n'a pas changé d'un pouce, malgré ses prétendus "progrès". Il suffit de lui donner à voir un spectacle bien abrutissant en s'assurant qu'il a, au moins provisoirement, le ventre suffisamment rempli, souvent de vin (pour les plus raffinés, quand il s'agit de bon vin j'entends...) ou de bière (pour la crème de la crème de l'amateur de football, de préférence de la bière imbuvable, du style Kro...g ...), et le tour est joué... Ce qui est essentiel dans la vie, ce qui est essentiel pour le monde, il s'en fiche. LA-MEN-TA-BLE !

Le pire, c'est que quand on ose dire qu'on ne regardera pas et qu'on ne s'y intéresse absolument pas, on est considéré comme un véritable OVNI - oui, c'est vrai, le bon peuple pratique aussi la formule "faisons les moutons de Panurge"...

J'en appelle donc à toutes celles et à tous ceux - il y en a aussi ! - auxquels le foot et son battage médiatique donne la nausée : entrons en résistance, le foot ne passera pas par notre chaumière ! Si votre mari ou votre épouse, votre compagne ou votre compagnon veut regarder un match à la télévision, inventez tout ce qui sera dans vos moyens pour y échapper : invitez à dîner des amis qui détestent le foot (vous devez bien en avoir...), sautez-lui dessus plus sensuel(le) que jamais et faites durer, faites le grand ménage de printemps en cachant la télé (s'il le faut, coupez le fil d'alimentation sans en avoir l'air...). Bref : RESISTEZ !

Et joignez-vous à moi pour invoquer toutes les puissances divines ou infernales : que la France perde rapidement, afin que nous échappions aux hurlements et autres nuisances sonores de 1998. Pour ma part, j'invoque la terrible Sekhmet et le non moins terrible Seth...

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13 juin 2006 2 13 /06 /juin /2006 07:10

Aujourd'hui, nous parlerons encore de musique orientale, avec Ahlam, une chanteuse emirati à la voix magnifique. Et plus particulièrement de son dernier album Al Thakal San3a, sorti en 2006.

"Tawalet" est un morceau de musique douce, ponctuée par la flûte arabe. "Leh Ya Dunia" est plus orientale, la voix d'Ahlam module l'intro avec un talent qui transporte immédiatement dans la péninsule arabique ; un morceau relativement doux, qui vous reposera avant les chansons plus rythmées. "Battaina Nhebb" est un vrai régal, avec les percussions et choeurs qui font le charme de la musique orientale. "Yahlelah" est l'une de mes préférées, très influencée par les rythmes traditionnels de l'Arabie. Dans "Ta3ahadtou", la voix se fait presque plaintive, sur un rythme lent plus influencé par la musique occidentale. "Nawilak" est sans conteste ma favorite, très caractéristique de la musique de cette région, avec tous les ingrédients pour un plaisir optimal ; vraiment une excellente chanson qui vous sortira difficilement de la tête (un conseil : ne l'écoutez pas avec ma belle-soeur, sa compréhension très particulière de l'arabe vous fera hurler de rire !). "Al Thakal San3a" est également une excellente chanson qui s'inspire beaucoup de la musique traditionnelle de la péninsule.

Bref, vous l'aurez compris, un album qui se démarque par ses accents venus de l'Arabie, qui vous changera des artistes libanais qui dominent la musique du Proche-Orient. Un vrai moment de dépaysement et de plaisir, même pour ceux qui ne sont pas habitués à la musique orientale

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