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  • : Ankh-Neferkheperou-Rê
  • Ankh-Neferkheperou-Rê
  • : Pas de sujet précis, mais un ensemble de rubriques, qui évolueront avec le temps. Même si un accent particulier est mis sur l'Egypte. Ce qui compose mon univers et que je souhaite partager... Des passions, des coups de coeur et des coups de gueule, des ré
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Fermeture définitive de la Cité dimanche 27 mai 2007.

Vieux Papyrus

Notre Cité

30 mai 2006 2 30 /05 /mai /2006 22:13

Le néflier ("nespié" ou "nespoulié" en provençal) fait partie des incontournables des jardins provençaux. Cet arbre est originaire de Chine et du Japon, d'où son nom scientifique : Eriobotrya japonica. Il semblerait que ce soit le grand humaniste provençal Nicolas Claude Fabri de Peiresc qui l'ait acclimaté en Provence au XVIIe s., dans le parc de sa bastide de Belgentier (Var).

C'est la saison des nèfles dans nos campagnes provençales ; celles que vous voyez là seront bientôt mangées : cruel que je suis, je les ai photographiées avant qu'elles ne soient mûres et que je les dévore...

Le néflier des jardins provençaux est un arbre qui peut atteindre une hauteur de 8 à 12 m ; sa croissance est relativement lente. Il craint le gel. Il a de grandes feuilles pointues, velues sur leur face inférieure et striées de nervures saillantes ; ce feuillage est persistant. Les nouvelles feuilles poussent en bout de branche, où se développent aussi en hiver les grappes de fleurs blanches agréablement odorantes. Elles donnent des fruits que l'on appelle des nèfles ("nèspo" ou "nespoulo" en provençal), dites aussi "bibaces", sortes de petites pommes d'un jaune d'or groupées en grappe ; comestibles dès le printemps, elles sont délicieuses et très juteuses ; elles contiennent de gros pépins d'un brun presque noir.

N'est-elle pas jolie, cette nèfle timide qui commence à prendre sa belle couleur dorée ? Elle s'épanouit dans le jardin de mes parents, à quelques kilomètres de Belgentier, là où Peiresc a acclimaté le néflier au XVIIe s.

Il ne faut pas confondre ce néflier provençal, qu'on trouve dans tout le bassin méditerranéen, avec le néflier commun, Respilus germanica, qui présente de grandes différences : moins haut (3 à 5 m), ne craint pas le gel, floraison au printemps et fruits bruns consommés après les premières gelées, feuille plus petite, moins nervurée et caduque. Le néflier commun vient quant à lui de Perse ou des Balkans et est connu en Europe depuis le IIIe s. avant notre ère. On fait souvent la confusion entre ces deux espèces, qui, malgré la similitude du nom, sont très différentes.

J'adore le néflier, c'est un de mes arbres préférés. La beauté de son feuillage, luisant sur le dessus, duveteux en-dessous. Et surtout ses fruits délicieux qui sont pour nous un exotisme familier.

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30 mai 2006 2 30 /05 /mai /2006 19:27

"Adiéu, fièr barri de nouastro vilo tant amado ! " 

C'est toujours un moment triste quand une campagne de fouilles se termine et que le chantier est rendu au constructeur. Les pelleteuses, impitoyables, ne mettent que quelques minutes à balayer ce passé qui avait surgi de terre pour un instant, créant un lien direct avec ces femmes et hommes d'autrefois que nous croisons dans les archives...

Je me suis rendu ce soir sur le chantier pour les dernières photos, et vous fais partager ce moment émouvant où la réalité actuelle reprend ses droits...

Bon, il faut savoir être raisonnable ; il n'y a rien d'exceptionnel sur ce site, donc autant réserver les mesures de protection, coûteuses, à des vestiges qui ont un intérêt majeur. C'est juste l'émotion de voir disparaître à jamais des vestiges de ce passé qu'ils rendent soudain concret. Mais on ne peut pas tout conserver...

PS : le Maire, soucieux de la conservation du patrimoine historique de la ville, a décidé de conserver la portion de rempart découverte et de la garder visible pour le public. La pelleteuse ne dévorera pas notre vieux rempart !

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29 mai 2006 1 29 /05 /mai /2006 12:09

 

La chaleur est enfin arrivée, le beau et vrai soleil de mai ! Autour de 30° actuellement, voilà qui va chauffer l'eau de notre Méditerranée, donner à notre peau cette belle couleur hâlée, nous faire revivre à notre vrai rythme en passant le plus de temps possible dehors ...

Promis, pour tous ceux qui vivent sous des cieux moins cléments, je vous envoie un peu de ce soleil et de cette chaleur qui arrivent enfin !

Bonne semaine à tous !

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26 mai 2006 5 26 /05 /mai /2006 13:31

Ca fait du bien d'avoir de vrais amis, des gens sur lesquels on peut compter et qui comptent pour nous. J'ai la chance d'en avoir, et je me dis du coup que je ne suis pas si mal loti que je peux le croire parfois...

Courage, plus qu'un jour et c'est le week-end !

Bonne journée à tous, et bon week-end qui a déjà commencé pour nos amis égyptiens !

 

 

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25 mai 2006 4 25 /05 /mai /2006 19:24

Une fois de plus, ce qui suit n'engage que moi. Ce sont des croyances personnelles pour lesquelles je ne prétends faire aucun prosélytisme que ce soit.

La rencontre avec le bouddhisme, comme je l'ai déjà dit, m'a ramené la paix avec le christianisme. Les maîtres bouddhiques actuels encouragent les Occidentaux à ne pas totalement tourner le dos à la religion de leurs pères, je crois qu'ils n'ont pas tout à fait tort. La révolte passée, on se rend compte que ce qui importe, c'est l'essence du message, pas ce qu'en ont fait les prêtres et les hommes au fil des siècles. Et on se rend compte aussi qu'il y a malgré tout des aspects positifs dans cette tradition également, et que c'est cela ce qu'il faut conserver. D'autre part, comme l'a très bien expliqué Sa Sainteté le Dalaï Lama, chaque culture est imprégnée par la tradition religieuse dont elle s'est accompagnée, et chaque religion est liée à une culture ; les fondements chrétiens de la civilisation occidentale font qu'ont ne peut jamais tout à fait les méconnaître.

Ce que la révolte a eu de bon, c'est qu'elle m'a affranchi du pouvoir de l'Eglise. Si je continue à prier parfois selon les rites de la religion de mes pères, je me refuse à aller à la messe, sauf en de rares circonstances auxquelles je ne peux échapper. Je ne reconnais plus la "sainteté" de l'Eglise, qu'elle a judicieusement placé dans le Credo pour asservir les hommes, ni l'autorité du pape, dont l'attitude est trop éloignée de la vérité du Christ. Je garde un attachement particulier envers la Vierge Marie, à travers laquelle, bien entendu, j'honore également les antiques déesses mères et la grande Isis, qu'elle a assimilées. Je ne reconnais pas les saints, sinon pour certains comme des légendes dont on peut tirer un enseignement contenant des aspects positifs. Je m'intéresse à la lecture des apocryphes, et par ce biais essaie de me faire une opinion du christianisme primitif et du véritable contenu du message du Christ.

En dehors de cela, je voue également un culte particulier au dieu hindou Ganesh, donc relevant de la tendance shivaïte de l'hindouisme. Les hindous ont une trinité formée de Brahma, Vishnu et Shiva, qui incarne le cycle de base de toute chose en ce monde. Brahma crée, Vishnu maintient, Shiva détruit pour ouvrir un nouveau cycle. Et ainsi à l'infini. Il me semble que cette vision du monde est pertinente. Si j'ai choisi de me rapprocher de l'aspect shivaïte, c'est sans doute parce qu'il faut que j'apprenne à détruire pour reconstruire, et aussi parce que je crois que nous sommes actuellement dans une fin de cycle.

Je crois au cycle des réincarnations et à la notion de karma, qui est très complexe pour nous autres Occidentaux. Rien de choquant à cela, du reste, car des textes montrent qu'une partie au moins des premiers chrétiens croyaient en la réincarnation, peut-être le Christ lui-même. L'échelle d'une vie n'est rien, et chaque existence terrestre, dans laquelle rien n'est hasard, nous offre la possibilité de récolter des enseignements. Nous en avons la liberté : rien ne nous y oblige, il n'y a rien de mal à ne pas chercher d'évolution spirituelle dans son existence actuelle ; c'est peut-être que l'on a à développer autre chose en attendant l'existence suivante. Les épreuves mises sur notre parcours ne sont pas anodines ; elles nous enseignent toujours quelque chose, nous font ressortir grandis. Les rencontres que nous faisons ne sont jamais des hasards, elles ont une signification.

Je rejette la notion de "péché" telle que l'Occident la conçoit, ainsi que la morale judéo-chrétienne. Il n'y a que des règles de base qui peuvent se résumer au respect d'autrui, à ne pas nuire à autrui, et au-delà à toute chose existant en ce monde, jusqu'à la plus infime. Ainsi, rien n'est répréhensible par exemple en matière de sexualité, tant que les actes sont librement consentis par les partenaires, et que ces partenaires ont atteint leur pleine maturité sexuelle ; tout dogme qui prétend le contraire est erroné. Le plaisir nous a été donné comme un cadeau qui nous amène à réfléchir lui aussi et à développer une position positive vis-à-vis d'autrui : ne songer qu'à son propre plaisir conduit à une impasse, partager avec autrui le plaisir est une expérience positive, donner à autrui du plaisir avant de chercher à atteindre le sien propre nous grandit.

Je réfute aussi la vision angélique selon laquelle l'homme serait foncièrement bon : il suffit d'observer les enfants pour se rendre compte du contraire, un enfant manifestant aussi bien des instincts positifs que la plus grande cruauté. Il y a dans l'homme une part de lumière et une part d'ombre. Il convient de les identifier toutes deux, d'en prendre conscience, et de développer la part de lumière.

J'étudie avec intérêt des textes de toutes les traditions, anciennes ou présentes,  n'en rejetant aucune a priori. Et je m'efforce surtout de trouver des correspondances, de chercher des réponses en les confrontant, comme on complète un puzzle avec des pièces de formes variées. Je prends plaisir à ressentir l'énergie positive dégagée par un lieu de culte authentique, quel qu'il soit.

Récemment sur un forum, un catholique pratiquant, que mon opinion devait bien entendu choquer grandement, m'a dit qu'en adoptant des éléments de différentes religions, je n'en servais aucune, et qu'en cherchant à toutes les connaître, je n'en connaissais aucune correctement. Peut-être est-ce vrai, mais je préfère l'ouverture d'esprit à l'enfermement dans un dogme. La liberté de penser est un bien précieux, même si cette liberté n'est pas sans danger : mais tout à un prix, une conséquence ; la pensée spirituelle de l'humanité sera devenue véritablement adulte quand les hommes seront capables d'user de cette liberté dans le respect de tous leurs semblables et sans la prétention de détenir la vérité. Nul ne connaît la vérité, une vie humaine n'y suffit pas ; nous n'en connaissons que des bribes, que nous glanons au cours de notre parcours terrestre.

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25 mai 2006 4 25 /05 /mai /2006 14:01

Le soukh d'Aswan est sans conteste l'un de ceux que j'ai préférés en Egypte. A son caractère de soukh oriental s'ajoute une touche d'Afrique subsaharienne, autrement dit à Aswan toutes les Afrique se rencontrent, et c'est sans doute ce qui contribue à en faire un lieu magique.

On s'en tient d'abord à la partie fréquentée par les touristes, et puis rapidement on est attiré bien au-delà. Dans le dédale des ruelles, on part ainsi à la rencontre de la ville dans ce qu'elle a de plus authentique, on s'enivre de ses parfums, de sa beauté intemporelle. Pour apprécier les marchés égyptiens, il ne faut pas s'en tenir à rechercher l'objet qu'on va pouvoir ramener, bien entendu. Il faut surtout ouvrir grands ses yeux et son coeur, observer jusqu'à s'enivrer d'images, puis devenir acteur. Il ne faut pas hésiter à prendre le temps de parler. Comme partout ailleurs dans le pays, le marché connaît une vie intense le soir venu, c'est un changement d'atmosphère.

Ce qu'il ne faut surtout pas manquer au soukh d'Aswan, ce sont ces superbes écharpes nubiennes aux couleurs et aux motifs particuliers, qui servent de manteaux pour les hommes. Egalement les vanneries nubiennes, qui sont magnifiques.

Alors, quand vous irez à Aswan, inch Allah je vous le souhaite, ne perdez pas de temps à aller voir le son et lumières à Philae, vers lequel les touristes se précipitent comme de bien entendu. Choisissez plutôt de flâner dans la ville et en particulier au soukh. Laissez-vous gagner par l'atmosphère, allez à la rencontre de ces Egyptiens du sud qui sont si accueillants. Tout y est d'une noble beauté, c'est réellement un moment magique.

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24 mai 2006 3 24 /05 /mai /2006 09:21

Râpé pour les gypseries ! Je suis furieux ! Les deux en question ont décidé d'y aller avant sans moi ! Je ne verrai donc  les décors qu'en photos ! Ce n'est pas la première fois qu'ils me font le coup, mais c'est la fois de trop, et je me dis que l'espèce humaine est décidément bien peu fiable... Inutile de vous dire combien je suis déçu...

Bon, je me calme en écoutant Nancy Ajram ! "Sabrak Alaya, habibi yaa..."

13h00 : malentendu dissipé, concours de circonstances ! Mais je divorce quand même de mon "môri Réné", alors là ! Ca aussi ça fait partie de la culture méditerranéenne, un tempérament volcanique... Mais qui ne dure pas. Nous autres Provençaux sommes "soupe au lait", comme on dit, mais pas rancuniers. Humeur revenue au beau fixe, donc, après avoir donné une fessée au Réné ! hihi !

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24 mai 2006 3 24 /05 /mai /2006 08:21

Ce matin, motivé à fond pour se lever et se préparer au plus vite : un décor de gypseries jusque là non étudié à aller découvrir avec deux amis de l'assoc' ! Cachées sous le faux-plafond d'une école... D'après ce qu'on nous en a dit, ce semblerait être du début XVIIe s. La curiosité est bien entendu à son comble ! Je vous tiens au courant, promis...

Bonne journée !

 

 

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23 mai 2006 2 23 /05 /mai /2006 21:58

"La coupole se dressait au-dessus des deux hautes rangées d'arbres qui bordaient la rue, tel un dieu adulé de ses prêtres à genoux, en cet instant de l'après-midi où le ciel est d'une limpide clarté, ourlant çà et là ses vastes étendues de fins nuages, et où un air glacial se rue dans les arbres dont le feuillage renvoie la plainte et le sanglot."

(Naguib Mahfouz, Al-Qahira al-Jadida (La Belle du Caire), 1945)

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22 mai 2006 1 22 /05 /mai /2006 14:33

"Il n'y a d'autre nuit, d'autre jour, d'autres cieux

Que voir ou ne voir point le ciel de vos beaux yeux."

(Bussy à Marguerite de Navarre, la Reine Margot, en 1575)

 

Franchement, on n'aimerait pas qu'on nous écrive quelque chose d'aussi beau ?

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