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  • : Ankh-Neferkheperou-Rê
  • Ankh-Neferkheperou-Rê
  • : Pas de sujet précis, mais un ensemble de rubriques, qui évolueront avec le temps. Même si un accent particulier est mis sur l'Egypte. Ce qui compose mon univers et que je souhaite partager... Des passions, des coups de coeur et des coups de gueule, des ré
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Message des Scribes d'Ankhneferkheperourê :

 

Fermeture définitive de la Cité dimanche 27 mai 2007.

Vieux Papyrus

Notre Cité

22 mai 2006 1 22 /05 /mai /2006 11:23

 

Ouille ouille ouille ! Dur ce matin, mal de crâne et tout et tout... Temps semi-couvert dehors, Ramsès braille comme un malade parce qu'il a faim...

Mais tout va bien quand même : c'est malgré tout le printemps, les petits oiseaux ne chantent pas mais ils y songent, l'homme de ma vie est sûrement là quelque part et je ne le sais pas encore, mon mal de tête va passer avec un petit cachet, j'ai mon billet pour Paris ... la vie est belle !

Bonne semaine à tous !

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20 mai 2006 6 20 /05 /mai /2006 07:38

Yalla !!! Ce matin, la journée commence TRES bien !!! Je bois tranquillement mon bol de qahwa en écoutant l'une de mes chanteuses préférées, la Marocaine Hasnaa... "Shufo habibi ana, shufo shufo..."   Et le rythme bienfaisant de la musique orientale me donne une énergie incroyable ! Un conseil d'ami : n'allumez surtout pas la télé, vous risqueriez de tomber sur des nouvelles déprimantes ; écoutez plutôt des musiques du soleil, ça fait un bien fou ! Yalla, on remue un peu le popotin ! "Shufo habibi ana, shufo shufo..."

 

Bon week-end à tous !!!

 

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20 mai 2006 6 20 /05 /mai /2006 04:52

Je vais essayer de poursuivre l'explication du syncrétisme tel que je le conçois et le pratique. Bien entendu, tout cela n'engage que moi, c'est une vision personnelle des choses que je partage ici avec vous sans intention de convaincre. Je le répète, je ne prétends pas détenir une vérité et je ne me réclame d'aucune mouvance spécifique. Je pense que c'est important de bien poser cela en préalable, pour éviter les malentendus.

Artémis d'Ephèse, en Asie Mineure, assimilée à des déesses orientales...

 

Sérapis, dieu gréco-égyptien associant Zeus et Osiris, ou le taureau Apis...

 

Pour comprendre la démarche, il faut commencer par aborder certaines notions historiques. La notion de syncrétisme était présente dans de nombreuses religions anciennes : les Egyptiens ont adopté au cours de leur longue histoire de nombreuses divinités étrangères, comme Ishtar ; Grecs et Romains, par exemple, n'avaient aucun mal à adopter des divinités étrangères, ni à faire des parallèles entre leurs divinités et les divinités étrangères jusqu'à les assimiler. Par exemple, Artémis, en Asie Mineure, a pris de nombreux aspects des déesses mères de la fécondité de l'ancien Orient (Artémis d'Ephèse, en particulier) ; ou les Grecs installés en Egypte ont été capables d'assimiler religion grecque et religion égyptienne, jusqu'à former des divinités gréco-égyptiennes (Sérapis, Harpocrate). Les Romains ont adopté Apollon, dieu grec, et opéré un rapprochement entre dieux grecs et dieux romains ; au fur et à mesure que s'agrandissait l'Empire, les Romains adoptèrent de nombreux cultes étrangers : les Romains de l'Empire eurent un véritable engouement pour les religions orientales (cultes d'Isis, Cybèle la Magna Mater, Mithra, puis même le judaïsme et le christianisme, dans une moindre mesure puisque le monothéisme strict était un frein).

 

 Cybèle, la Magna Mater importée d'Asie Mineure vers Rome...

 

Mithra, dieu oriental très populaire à Rome, principal concurrent du christianisme...

 

De même, certaines religions actuelles ont cette tendance naturelle au syncrétisme. L'hindouisme, par exemple, ne voit aucun mal à faire des rapprochements avec d'autres religions ; la rencontre entre hindouisme et islam a donné le sikhisme ; pour de nombreux hindouistes, Jésus est considéré comme un des avatara, une des manifestations de Vishnou. Le bouddhisme, s'il fait de l'idée de Divin une notion plus abstraite, n'en exclut pas pour autant les traditions qui l'ont précédé ; les bouddhistes népalais ou tibétains continuent à pratiquer des rites issus de traditions animistes, les bouddhistes mongols ont conservé parallèlement le chamanisme. En Amérique latine s'est opéré un syncrétisme entre les religions précolombiennes et le catholicisme, que l'Eglise a bien été obligée de tolérer (ce que ne font pas, du reste, les fondamentalistes protestants américains qui évangélisent de façon brutale dans ces régions, en particulier au Brésil, mais c'est un autre sujet). Confucianisme et taoïsme se sont très bien accommodés du bouddhisme.

 

 Vishnu, dieu hindou dont Jésus est considéré comme un des avatara...

 

Le christianisme lui-même, à ses débuts et à différentes périodes de son histoire, n'a pas pu empêcher totalement ce syncrétisme ancien de s'opérer : la parenté entre la Vierge et les anciennes déesses mères ou Isis est évidente, les représentations du Christ et la symbolique chrétienne ont repris nombre de traits du mithraïsme, etc. Nombre de saints ou de lieux sacrés, de traditions sont issus d'un fonds plus ancien. Cependant, il à remarquer que les religions monothéistes, ou plutôt les trois religions du Livre (judaïsme, christianisme, islam), n'ont pas cet aspect d'ouverture et de tolérance ; elles prétendent détenir une vérité absolue qui exclut toute autre, ce qui tient en partie au fait même qu'elles définissent le Divin sous une forme unique.

 

 

 Etrange parenté entre ces deux représentations, qui n'est pas due au hasard : en haut, la déesse Isis allaitant Harpocrate sur une fresque égyptienne d'époque romaine de Karanis ; en bas, la Vierge allaitant l'Enfant dans une oeuvre de la fin du XVe s.

A ce niveau, il faut peut-être expliquer deux notions importantes.

D'abord, la notion de polythéisme / monothéisme : ce que nous appelons "polythéisme", la croyance en plusieurs dieux, est souvent mal compris, car considéré de façon superficielle. Il faut bien avoir conscience que les divinités, les mythes, les cosmogonies, sont des symboles, non des vérités absolues ; seule la religion populaire prend à la limite les choses au pied de la lettre, parfois spontanément, parfois sous l'influence d'un clergé qui cherche ainsi à acquérir une forme de pouvoir. Cependant, dès que l'on a la chance de pouvoir s'adonner à l'étude, on comprend rapidement que tout cela est symbolique ; le polythéisme n'est en réalité qu'apparent : les différentes divinités ne sont que les différents aspects d'une même réalité, que l'esprit humain ne peut concevoir dans sa totalité. Sous le polythéisme apparent, il y a un monothéisme de fond. Ainsi, polythéisme et monothéisme proposent deux façons différentes d'aborder la question du Divin : le polythéisme est conscient du caractère si abstrait du Divin qu'il le décline dans ses différents aspects pour le rendre accessible à l'homme ; le monothéisme, au contraire, pose comme condition préalable une vision très abstraite, qui a dû au fil du temps accepter quelques entorses pour convenir aux croyances populaires (ainsi s'est développé, malgré les réticences de l'Eglise, le culte de la Vierge et des saints).

Ensuite, l'aspect symbolique lui-même. La religion, la spiritualité, sont faites de symboles destinés à servir de support à la réflexion. Il faut également avoir conscience que nombre de traditions sont nées et se sont développées à des époques où l'instruction était réservée à une élite et où il fallait utiliser des images pour expliquer les choses au commun des mortels. L'aspect pervers, c'est qu'ensuite ces symboles ont pu être pris au pied de la lettre, vidés de leur vraie substance et même utilisés par certains hommes pour asseoir leur pouvoir sur d'autres. Ainsi, il convient toujours en matière de religion, de faire la distinction entre ce qui est d'ordre réellement spirituel et ce qui relève de l'histoire, de l'intervention purement humaine à des fins matérielles. C'est l'essence d'un message qu'il faut s'efforcer de comprendre, pas la forme qu'il prend ou le folklore qui l'entoure, même si l'homme est ainsi fait qu'il a besoin de rites.

 

Compliqué tout ça, non ? Nous allons arrêter là pour le moment et nous reposer un peu le cerveau. Je crois qu'il est urgent d'appeler notre squaw préférée pour nous détendre un peu...

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19 mai 2006 5 19 /05 /mai /2006 18:45

J'ai reçu de mes parents une éducation chrétienne catholique ; elle m'a apporté certaines blessures, je n'en ai pas tout gardé, mais en fin de compte je les en remercie beaucoup : ils m'ont ouvert de ce fait la voie vers la spiritualité et m'ont permis d'envisager quelque chose qui transcende l'humain. J'ai été catholique très fervent durant une partie de mon adolescence, puis le rejet par l'Eglise de mon homosexualité a fini par provoquer un rejet réciproque de ma part ; j'ai vécu quelque temps sans Dieu, mais une dimension manquait à ma vie malgré tout. Par la suite, j'ai tenté de faire la paix avec le catholicisme, mais le divorce était définitivement consommé et je ne pouvais plus admettre certains aspects étriqués et réducteurs de cette religion, ni certaines de ses contradictions, encore moins tout ce dont elle s'était rendue coupable par le passé et les erreurs dans lesquelles elle persévérait. Parallèlement, en particulier à travers mes études d'histoire de l'art, mais aussi par curiosité intellectuelle et intérêt pour d'autres civilisations, je découvrais d'autres traditions religieuses, qui allaient fortement influencer ma propre spiritualité et me permettre de faire la paix non pas avec le Dieu des chrétiens, mais avec ce que j'ai coutume d'appeler "le Divin". Il s'agit pour l'essentiel de l'hindouisme et du bouddhisme, mais également un certain nombre de cultes animistes.

 

 

Aujourd'hui, j'ai opté pour un syncrétisme religieux, ce qui signifie que je ne me revendique d'aucune religion ni d'aucune tradition particulière, mais que je retiens dans chacune ce qui me semble pertinent afin de mener mon propre parcours spirituel.

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19 mai 2006 5 19 /05 /mai /2006 10:20

Ca date un peu (premier album en 1979...), mais c'est un groupe que j'ai adoré et que j'écoute toujours avec plaisir : Adam and the Ants. Quoi, ça ne vous dit rien ? Mais où étiez-vous donc dans les années 80 ? Issu de la mouvance punk à l'origine, c'est un groupe qui a fait partie de ce mouvement anglais qu'on a appelé "new wave", vous savez, genre look délirant et musique inclassable. Le délire d'Adam and the Ants se situait entre le XVIIIe s. et un goût prononcé pour les Amérindiens, assumant sa filiation punk (Adam a fréquenté les grands de la scène punk à la fin des 70's : Sid Vicious, Siouxsie, ça vous dit ?) mais la modérant avec des accents pop. Et le Adam en question n'était pas vilain du tout, ce qui bien entendu ne gachait rien.

 Avec un bandit pareil, j'aimerais bien être la marquise dans le carrosse, voyez-vous...

"Stand and Deliver", une de mes chansons favorites, de l'album "Prince Charming" (1981), allie une rythmique très post-punk avec des choeurs à la Clash, un aspect western kitsch, des cris amérindiens, et la voix très particulière d'Adam, le tout avec un accent très pop anglaise ; à découvrir si vous ne connaissez pas, ça vous surprendra.

L'album "Prince charming"...

 

Dans "Beat my guest", très agréable pop anglaise, on retrouve ce côté new wave très marqué post-punk teinté de la touche amérindienne qui fait la particularité du groupe. En réécoutant, je me rends compte de la parenté avec les Clash, qui ne m'était jamais apparue aussi évidente.

 Adam joliment maquillé...

Mais celle que je préfère, et qui est vraiment caractéristique du style si particulier d'Adam and the Ants, est sans conteste "Kings of the Wild Frontier" ; tous les ingrédients y sont. Ah, ça fait toujours autant de bien à écouter ! Sur l'album du même nom (1980), on trouve aussi "Dog eat Dog", "Ant Music", "Human Beings" , "Making History"... Tout l'album est ex-cel-lent !

 L'album "Kings of the Wild Frontier".

Pour les (re-)découvrir, je vous conseille ce site très très bien fait et complet.

 

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19 mai 2006 5 19 /05 /mai /2006 10:13

 

Aujourd'hui, humeur du genre "cerveau en compote"  au moment où sonne le clairon (ah, la Clairon....). Mais courage, ce soir la semaine est finie.

Bonne journée à tous !

 

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18 mai 2006 4 18 /05 /mai /2006 09:12

 

Du point de vue de la météo, arrrrgggghhhh ! Il fait à nouveau gris, un ciel couvert et les températures qui chutent !!! Ca, c'est parce que ma belle-soeur m'a annoncé hier soir que mon frère avait adopté sa tenue d'été  à la maison !!!

 

Bon, n'empêche que ça n'entamera pas ma bonne humeur ; de toute façon, pas besoin de soleil quand on doit passer la journée enfermé au bureau, na !

 

 

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Published by Ankh-Neferkheperourê - dans Papyrus Humeur du jour
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18 mai 2006 4 18 /05 /mai /2006 04:51

"Wir sind die Treibenden.

Aber den Schritt der Zeit,

nehmt ihn als Kleinigkeit

im immer Bleibenden.

Alles das Eilende

wird schon vorüber sein ;

denn das Verweilende

erst weiht uns ein.

Knaben, o werft den Mut

nicht in die Schnelligkeit,

nicht in den Flugversuch.

Alles ist ausgeruht :

Dunkel und Helligkeit,

Blume und Buch."

(Rainer Maria Rilke, Les Sonnets à Orphée, 1922 )

Traduction (pour les non-germanistes) :

"Nous sommes les pressés. / Mais la marche du temps, / tenez-la pour peu de chose/ au sein du toujours permanent .

Tout ce qui est vitesse / ne sera que déjà terminé ; / car c'est ce qui s'attarde / qui seul nous initie.

Jeunesse, oh ! ne  jette pas / ton courage dans la rapidité, / dans les tentatives d'envol.

L'obscurité et la clarté, / la fleur et le livre : / tout est repos."

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Published by Ankh-Neferkheperourê - dans Temple de Hou - Citation
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18 mai 2006 4 18 /05 /mai /2006 02:17

Aujourd'hui, un peintre allemand peu connu en France : Caspar David Friedrich (1774-1840). Il est sans contexte l'un des grands maîtres du romantisme allemand en matière picturale, sinon LE grand maître ; il connut les plus grands artistes romantiques allemands de sont temps, écrivains ou peintres. Ses toiles sont des univers qui invitent au rêve, au voyage intérieur, à la réflexion  et à la contemplation ; elles saisissent des instants dans leur fragilité, proposent des paysages sous un angle qui invite à considérer la nature avec un autre regard, inspirent tantôt la mélancolie, tantôt le rêve apaisé, ou parfois encore l'étonnement ou même l'inquiétude. Le thème de la solitude est fréquent dans son oeuvre, ainsi que celui de la petitesse de l'homme face à la nature et au temps. La réflexion sur la mort, le goût expressif et mélancolique des ruines appartiennent également aux éléments caractéristiques du romantisme dans son oeuvre. Dans la tradition germanique, Friedrich a été fasciné par la lumière ; chez lui, ce sont les lumières douces, intimes, timides des levers ou couchers de soleil, des froides journées d'hiver aux brumes mystérieuses. Car il est parallèlement fasciné par les nuages et surtout les brumes, qui noient certains de ses paysages avec un talent qui n'appartient qu'à lui. Il a également un sens très particulier de la couleur, qui devient expression de l'émotion. Si vous ne connaissez pas cet artiste, je vous invite à le découvrir. Parmi toutes les oeuvres que j'aime de cet artiste, j'ai essayé de vous en sélectionner quelques-unes qui montrent les différents aspects de son oeuvre.

 

 

 Mondaufgang am Meer (Lever de lune au bord de mer), 1822.

Tout l'art subtil de Friedrich, un résumé de ses thèmes favoris : des personnages anonymes car vus de dos, les rochers, la mer et les bateaux, la lumière d'un instant fugace, les nuages... Une toile dont émane une étrange sérénité mélancolique.

 

 

Der Morgen (Le Matin), 1820-1821.

 L'art du paysage grandiose, noyé de cette brume irréelle, à la fois douce et inquiétante ; et l'homme, seul, minuscule dans cette immensité au point qu'on ne le voit pas tout de suite. Une des plus belles toiles de Friedrich, qui fait partie d'une série sur les différentes heures du jour.

 

 

Wanderer über dem Nebelmeer ( Promeneur au-dessus de la mer de brume), vers 1818.

Une des toiles les plus célèbres de Friedrich, une merveilleuse composition dans laquelle le peintre déploie toute la finesse de son talent. L'homme est au premier plan, mais il n'est pas le sujet principal tant il se fond dans la splendeur du paysage qui s'offre à lui.

 

Frau am Fenster (Femme à la fenêtre), 1822.

Là encore, une toile célèbre. Il y aurait beaucoup à dire sur ce tableau que j'aime particulièrement. Ici, l'horizon est fermé par la fenêtre ; on ne peut que deviner ce qu'observe la femme à sa fenêtre, le paysage est dérobé à nos yeux. Là encore, le sujet n'est pas l'humain ; c'est la fenêtre, et ce sur quoi elle ouvre. Une toile au symbolisme fort.

 

Das Eismeer (La Mer de glace), 1823-1824.

Sous-titrée "Die gescheiterte "Hoffnung" " (Le Naufrage de l' "Espoir") en raison du bateau échoué que l'on aperçoit à droite, c'est sans doute la toile la plus connue et la plus originale de Friedrich. La glace brisée forme une architecture inquiétante, hostile, qui est proche du minéral. Le navire, qui apporte la dimension humaine, est là encore secondaire, estompé.

 

Abtei im Eichwald (Abbaye dans la forêt de chênes), 1809-1810.

Un autre aspect de l'oeuvre de Friedrich : la représentation des ruines. Ici, les ruines d'une abbaye gothique, entourée de pierres tombales et surtout cernée par de grands chênes décharnés. Friedrich propose dans ce type de toile une réflexion sur la mort et le temps. Là encore, il y aurait beaucoup à dire.

 

 

Auf dem Segler (A bord du Voilier), 1818-1819.

Enfin, le thème du bateau, comme un ailleurs possible, toujours dans cette lumière fragile. Ici, un couple qui se tient la main regarde une ville que l'on devine au loin. Une composition d'une grande qualité, qui ménage des plans successifs jusqu'au plus subtil.

J'espère que ces quelques exemples vous auront donné envie de (re-)découvrir l'oeuvre de ce grand peintre romantique. Vous retrouverez ces images en plus grand format dans l'album "Art".

NB : ce n'est ni un hasard, ni de la provocation si j'ai choisi de vous présenter un artiste allemand juste après avoir parlé de nazisme et de déportation. C'est une façon aussi de rappeler que l'Allemagne, pays que j'aime et où est une partie de mon coeur, ne se réduit pas à cette période et à l'image qu'on en donne en général. Elle a donné à la civilisation européenne de grands artistes, dont Friedrich fait partie...

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Published by Ankh-Neferkheperourê - dans Temple de Ptah - Arts
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17 mai 2006 3 17 /05 /mai /2006 20:57

Pour s'y retrouver un peu, un premier article sur le provençal. On entend parfois des aberrations le concernant et ceux qui sont étrangers à la région ont bien du mal à s'y retrouver dans toutes les informations contradictoires qu'on entend ou qu'on lit à ce sujet.

Le provençal fait partie des langues d'oc ; il est une langue à part entière, non un dialecte. Au cours du XXe s., certains nationalistes occitans ont créé la notion d' "occitan", qui serait la langue de tout le sud de la France avec des variantes dialectales ; cela ne correspond ni aux rélaités historiques, ni aux réalités linguistiques. Nous reparlerons de cette question des langues d'oc ; ce que nous retiendrons pour le moment, c'est qu'il y a une communauté linguistique qui couvre tout le sud de la France et une portion nord-est de l'Italie, communauté à laquelle appartient la langue provençale.

Au Moyen Age, le provençal est une langue littéraire très active ; à certaines périodes, il sera même la langue littéraire des cours princières de langue d'oc. Des troubadours ont laissé des textes dans cette vieille langue provençale, très différente bien sûr du provençal actuel. Le provençal reste très actif durant la Renaissance, malgré le rattachement de la Provence à la France en 1481-1483. Une littérature en langue provençale s'épanouit encore durant cette période, et la majorité de la population reste fidèle à la langue de ses ancêtres, ne pratiquant que très rarement le français. Dans les textes, comme je vous en donnerait des exemples, on mélange au mieux français et provençal, ce qui montre que la francisation ne s'est faite que très lentement. C'est à partir du règne de Louis XIV que le français commence vraiment à s'imposer ; les élites sociales sont bilingues, le peuple comprend plus ou moins le français mais conserve le provençal dans la vie courante. Cette situation dure jusqu'à l'offensive de Jules Ferry contre les langues régionales ; dès lors, l'école devient un moyen d'éradiquer ces dernières, s'il le faut par la violence envers les enfants récalcitrants. Il fallut toute la volonté des Félibres, sur lesquels nous reviendrons aussi, pour faire renaître une littérature provençale et sauver la langue de ce désastre qui la menaçait d'extinction.

Dernier aspect de ce premier article : la différence entre langue provençale, dialectes et patois. La langue provençale est une unité linguistique qui couvre la Provence historique et ses abords. Depuis les Félibres, le provençal littéraire officiel est celui de la vallée du Rhône, le Rhodanien, chose somme toute contestable comme nous le verrons. La langue provençale se divise en un certain nombre de dialectes. Ceux de la Provence historique, qui forment les dialectes "purs" : le Rhodanien dans la vallée du Rhône ; le Maritime dans l'essentiel des Bouches-du-Rhône, le Var, une grande partie du Vaucluse ; le Gavot dans les Alpes. Et ceux de ses abords, qui forment des zones de contact avec d'autres langues, sortes de dialectes "métissés" : le Franco-provençal de la Drôme et d'une partie non provençale des Alpes ; le Nissart, de Nice et de sa région. Ce sont les principaux. Ensuite, il y a ce qu'on qualifie de "patois" ; le "patois" n'est pas un dialecte, mais une variante locale, parfois même très locale, de nature populaire et orale : dans les campagnes, on ne savait autrefois pas écrire, puis lorsque l'écrit est arrivé c'était uniquement en français ; le dialecte s'y est donc transmis oralement, subissant des déformations et des influences extérieures liées aux circonstances historiques, devenant au fil du temps un patois propre à une communauté. Pratiquement chaque ville, chaque village a son patois. Le terme de "patois" a revêtu depuis le début du XXe s. une connotation péjorative qui rend ce mot désagréable à ceux qui sont attachés à leur langue régionale.

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Published by Ankh-Neferkheperourê - dans Beit Prouvènço-La Provence
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