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  • : Pas de sujet précis, mais un ensemble de rubriques, qui évolueront avec le temps. Même si un accent particulier est mis sur l'Egypte. Ce qui compose mon univers et que je souhaite partager... Des passions, des coups de coeur et des coups de gueule, des ré
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Notre Cité

18 mai 2006 4 18 /05 /mai /2006 02:17

Aujourd'hui, un peintre allemand peu connu en France : Caspar David Friedrich (1774-1840). Il est sans contexte l'un des grands maîtres du romantisme allemand en matière picturale, sinon LE grand maître ; il connut les plus grands artistes romantiques allemands de sont temps, écrivains ou peintres. Ses toiles sont des univers qui invitent au rêve, au voyage intérieur, à la réflexion  et à la contemplation ; elles saisissent des instants dans leur fragilité, proposent des paysages sous un angle qui invite à considérer la nature avec un autre regard, inspirent tantôt la mélancolie, tantôt le rêve apaisé, ou parfois encore l'étonnement ou même l'inquiétude. Le thème de la solitude est fréquent dans son oeuvre, ainsi que celui de la petitesse de l'homme face à la nature et au temps. La réflexion sur la mort, le goût expressif et mélancolique des ruines appartiennent également aux éléments caractéristiques du romantisme dans son oeuvre. Dans la tradition germanique, Friedrich a été fasciné par la lumière ; chez lui, ce sont les lumières douces, intimes, timides des levers ou couchers de soleil, des froides journées d'hiver aux brumes mystérieuses. Car il est parallèlement fasciné par les nuages et surtout les brumes, qui noient certains de ses paysages avec un talent qui n'appartient qu'à lui. Il a également un sens très particulier de la couleur, qui devient expression de l'émotion. Si vous ne connaissez pas cet artiste, je vous invite à le découvrir. Parmi toutes les oeuvres que j'aime de cet artiste, j'ai essayé de vous en sélectionner quelques-unes qui montrent les différents aspects de son oeuvre.

 

 

 Mondaufgang am Meer (Lever de lune au bord de mer), 1822.

Tout l'art subtil de Friedrich, un résumé de ses thèmes favoris : des personnages anonymes car vus de dos, les rochers, la mer et les bateaux, la lumière d'un instant fugace, les nuages... Une toile dont émane une étrange sérénité mélancolique.

 

 

Der Morgen (Le Matin), 1820-1821.

 L'art du paysage grandiose, noyé de cette brume irréelle, à la fois douce et inquiétante ; et l'homme, seul, minuscule dans cette immensité au point qu'on ne le voit pas tout de suite. Une des plus belles toiles de Friedrich, qui fait partie d'une série sur les différentes heures du jour.

 

 

Wanderer über dem Nebelmeer ( Promeneur au-dessus de la mer de brume), vers 1818.

Une des toiles les plus célèbres de Friedrich, une merveilleuse composition dans laquelle le peintre déploie toute la finesse de son talent. L'homme est au premier plan, mais il n'est pas le sujet principal tant il se fond dans la splendeur du paysage qui s'offre à lui.

 

Frau am Fenster (Femme à la fenêtre), 1822.

Là encore, une toile célèbre. Il y aurait beaucoup à dire sur ce tableau que j'aime particulièrement. Ici, l'horizon est fermé par la fenêtre ; on ne peut que deviner ce qu'observe la femme à sa fenêtre, le paysage est dérobé à nos yeux. Là encore, le sujet n'est pas l'humain ; c'est la fenêtre, et ce sur quoi elle ouvre. Une toile au symbolisme fort.

 

Das Eismeer (La Mer de glace), 1823-1824.

Sous-titrée "Die gescheiterte "Hoffnung" " (Le Naufrage de l' "Espoir") en raison du bateau échoué que l'on aperçoit à droite, c'est sans doute la toile la plus connue et la plus originale de Friedrich. La glace brisée forme une architecture inquiétante, hostile, qui est proche du minéral. Le navire, qui apporte la dimension humaine, est là encore secondaire, estompé.

 

Abtei im Eichwald (Abbaye dans la forêt de chênes), 1809-1810.

Un autre aspect de l'oeuvre de Friedrich : la représentation des ruines. Ici, les ruines d'une abbaye gothique, entourée de pierres tombales et surtout cernée par de grands chênes décharnés. Friedrich propose dans ce type de toile une réflexion sur la mort et le temps. Là encore, il y aurait beaucoup à dire.

 

 

Auf dem Segler (A bord du Voilier), 1818-1819.

Enfin, le thème du bateau, comme un ailleurs possible, toujours dans cette lumière fragile. Ici, un couple qui se tient la main regarde une ville que l'on devine au loin. Une composition d'une grande qualité, qui ménage des plans successifs jusqu'au plus subtil.

J'espère que ces quelques exemples vous auront donné envie de (re-)découvrir l'oeuvre de ce grand peintre romantique. Vous retrouverez ces images en plus grand format dans l'album "Art".

NB : ce n'est ni un hasard, ni de la provocation si j'ai choisi de vous présenter un artiste allemand juste après avoir parlé de nazisme et de déportation. C'est une façon aussi de rappeler que l'Allemagne, pays que j'aime et où est une partie de mon coeur, ne se réduit pas à cette période et à l'image qu'on en donne en général. Elle a donné à la civilisation européenne de grands artistes, dont Friedrich fait partie...

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17 mai 2006 3 17 /05 /mai /2006 20:57

Pour s'y retrouver un peu, un premier article sur le provençal. On entend parfois des aberrations le concernant et ceux qui sont étrangers à la région ont bien du mal à s'y retrouver dans toutes les informations contradictoires qu'on entend ou qu'on lit à ce sujet.

Le provençal fait partie des langues d'oc ; il est une langue à part entière, non un dialecte. Au cours du XXe s., certains nationalistes occitans ont créé la notion d' "occitan", qui serait la langue de tout le sud de la France avec des variantes dialectales ; cela ne correspond ni aux rélaités historiques, ni aux réalités linguistiques. Nous reparlerons de cette question des langues d'oc ; ce que nous retiendrons pour le moment, c'est qu'il y a une communauté linguistique qui couvre tout le sud de la France et une portion nord-est de l'Italie, communauté à laquelle appartient la langue provençale.

Au Moyen Age, le provençal est une langue littéraire très active ; à certaines périodes, il sera même la langue littéraire des cours princières de langue d'oc. Des troubadours ont laissé des textes dans cette vieille langue provençale, très différente bien sûr du provençal actuel. Le provençal reste très actif durant la Renaissance, malgré le rattachement de la Provence à la France en 1481-1483. Une littérature en langue provençale s'épanouit encore durant cette période, et la majorité de la population reste fidèle à la langue de ses ancêtres, ne pratiquant que très rarement le français. Dans les textes, comme je vous en donnerait des exemples, on mélange au mieux français et provençal, ce qui montre que la francisation ne s'est faite que très lentement. C'est à partir du règne de Louis XIV que le français commence vraiment à s'imposer ; les élites sociales sont bilingues, le peuple comprend plus ou moins le français mais conserve le provençal dans la vie courante. Cette situation dure jusqu'à l'offensive de Jules Ferry contre les langues régionales ; dès lors, l'école devient un moyen d'éradiquer ces dernières, s'il le faut par la violence envers les enfants récalcitrants. Il fallut toute la volonté des Félibres, sur lesquels nous reviendrons aussi, pour faire renaître une littérature provençale et sauver la langue de ce désastre qui la menaçait d'extinction.

Dernier aspect de ce premier article : la différence entre langue provençale, dialectes et patois. La langue provençale est une unité linguistique qui couvre la Provence historique et ses abords. Depuis les Félibres, le provençal littéraire officiel est celui de la vallée du Rhône, le Rhodanien, chose somme toute contestable comme nous le verrons. La langue provençale se divise en un certain nombre de dialectes. Ceux de la Provence historique, qui forment les dialectes "purs" : le Rhodanien dans la vallée du Rhône ; le Maritime dans l'essentiel des Bouches-du-Rhône, le Var, une grande partie du Vaucluse ; le Gavot dans les Alpes. Et ceux de ses abords, qui forment des zones de contact avec d'autres langues, sortes de dialectes "métissés" : le Franco-provençal de la Drôme et d'une partie non provençale des Alpes ; le Nissart, de Nice et de sa région. Ce sont les principaux. Ensuite, il y a ce qu'on qualifie de "patois" ; le "patois" n'est pas un dialecte, mais une variante locale, parfois même très locale, de nature populaire et orale : dans les campagnes, on ne savait autrefois pas écrire, puis lorsque l'écrit est arrivé c'était uniquement en français ; le dialecte s'y est donc transmis oralement, subissant des déformations et des influences extérieures liées aux circonstances historiques, devenant au fil du temps un patois propre à une communauté. Pratiquement chaque ville, chaque village a son patois. Le terme de "patois" a revêtu depuis le début du XXe s. une connotation péjorative qui rend ce mot désagréable à ceux qui sont attachés à leur langue régionale.

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17 mai 2006 3 17 /05 /mai /2006 06:15

Il manquait une chose à ce blog, et donc à notre cité virtuelle : le temple de Bastet. C'est chose faite ! Il y sera question de chats, bien sûr, petits matous de nos maisons ou gros chats des jungles et des savanes ; chats d'hier et d'aujourd'hui, chats célèbres ou anonymes ; des histoires et des légendes de chats... Bref, du félin exclusivement !

 

Depuis toujours, je suis fasciné par les chats. J'aime les animaux en général, mais avec les chats, c'est une histoire d'amour particulière ; d'ailleurs, ils sentent souvent combien je les admire et j'ai d'ordinaire de bons contacts avec eux (sauf avec la chatte de mon frère, qui est une folle furieuse à la griffe facile...mais je ne désespère pas de gagner sa confiance). J'aime le mystère qui les entoure, ce mélange permanent de tendresse et d'indépendance, qui n'est jamais soumission mais amour choisi... Cette nature sauvage, faite de noblesse et de fierté, que des millénaires de domestication ne sont pas parvenus à faire disparaître. Ce raffinement et cette grâce en toute chose, cette beauté toute en souplesse et en sensualité.

 

On attribue au chat bien des dons, et il est vrai qu'il en a, nous en reparlerons plus longuement. Il est en particulier sensible aux humeurs de son humain - car c'est l'humain qui appartient au chat, pas l'inverse, ça aussi nous en reparlerons : pas question de "maître" avec le chat, le chat n'a pas de maître, il est le maître de la situation.

 

Quant aux félins sauvages, on retrouve en eux toutes les caractéristiques qu'on peut observer chez le chat, mais sans l'attachement à l'homme...

 

Les Egyptiens ont eu raison de diviniser le chat : c'est un animal fantastique pour qui sait l'apprécier...

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16 mai 2006 2 16 /05 /mai /2006 17:00

"Ley songes messongiers, l'on dis coumunament ;

You va saby de vray n'estre que vanitat ;

Toutey fes l'on ley pou tournar en veritat

Et lous faire veray, segon mon jujament."

(Michel Tronc, Las Humours à la Lorgino, fin XVIe s.)

Traduction :

"Songes sont mensonges, a-t-on coutume de dire  ;

Je sais en vérité qu'ils ne sont que vanité ;

Toutefois, on peut les tourner en vérité

Et les faire vrais, selon mon opinion."

 

Pour situer l'auteur, sur lequel je reviendrai à l'occasion (il faudra absolument que je vous présente "Las Humours à la Lorgino", un régal ! ) il est l'un des derniers représentants de la littérature de langue provençale, avant l'invasion définitive du français jusqu'à ce que les Félibres la fassent revivre. La Provence de la Renaissance garde encore très vivantes ses traditions artistiques et culturelles, ainsi que sa langue, cette langue extraordinaire de beauté sonore, de vivacité et d'humour ; ce ne  sera qu'à partir du règne de Louis XIV que le français se généralisera, nous en reparlerons...

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16 mai 2006 2 16 /05 /mai /2006 15:50

Une nouvelle tombe a été découverte dans la Vallée des Rois (Biban el-Muluk, en arabe égyptien), la nécropole royale de Thèbes, l'actuelle Luqsor. La découverte a été réalisée par l'équipe du docteur Otto Schaden, égyptologue américain, qui travaillait sur la tombe voisine, celle d'Amenmes (KV10).L'information a été révélée en février dernier et le site est toujours en cours de dégagement et d'étude. C'est la première découverte dans la Vallée depuis 1922, quand Carter ouvrait la célèbre tombe de Toutankhamon (KV62). La nouvelle sépulture, qui se trouve à deux pas de la tombe de Toutankhamon, a donc pris le numéro suivant celui du jeune Pharaon, KV63 ; on a en effet pris l'habitude de numéroter les tombes de la Vallée, KV signifiant "King Valley".

Rien à voir, hélas, avec la prestigieuse sépulture de Toutankhamon. Les archéologues ne sont pas même certains qu'il s'agisse d'une tombe royale. Seule certitude : elle remonte à la XVIIIe Dynastie. D'après les premières informations, ce serait plutôt une cachette. La tombe est formée d'un puits d'accès de 10m de profondeur, puis un accès horizontal de 5m donnant sur une porte ouvrant sur la petite chambre funéraire (5 x 4m); ce type de tombe est appelé par les archéologues "shaft tomb", tombe à puits, type qui ne correspond pas aux tombes royales de cette période. A l'intérieur, pas de décor sculpté ou peint, mais du matériel en plus ou moins bon état : 7 sarcophages de bois, dont certains correspondant au type au visage jaune ("yellow face") et environ 28 jarres (environ 70cm de haut chacune), dont seules trois sont brisées et qui sont encore scellées. A ce jour, aucun nom ou inscription n'a permis de déterminer à qui appartiennent ces sarcophages. Patience...

Vous pouvez découvrir des informations complémentaires sur le site consacré à cette tombe, qui donne régulièrement des infos sur l'avancement des recherches; vous y verrez aussi des photos et trouverez des liens vers les publications et autres commentaires sur le net. L'Egypte n'a pas fini de nous révéler des merveilles !

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16 mai 2006 2 16 /05 /mai /2006 13:57

Des travaux sur la place du Trémaillon, à Ollioules, viennent de mettre à jour une portion des anciens remparts de la ville (ce qu'on appelle en provençal maritime "lei barri"). Mise au jour extraordinaire pour les amoureux du patrimoine, surprise de certains habitants devant notre ébahissement au sujet de quelques pans de vieux murs, émotion en tout cas chaque fois que le passé surgit de terre.

 

Au milieu des déblais récents, le rempart surgit...

Nous connaissions déjà la présence du rempart dans cette zone et disposions de clichés du début du XXe s. sur lequel des vestiges encore intacts apparaissaient. La découverte va permettre de mieux connaître le rempart et son histoire, sa nature aussi, et peut-être de préciser sa datation.

La présence d'enduit sur le parement extérieur pourrait indiquer une habitation aménagée contre le rempart, à une époque que le matériel associé devrait permettre de préciser...

Des portions des remparts d'Ollioules étaient déjà visibles, en particulier le long de la Reppe, sur l'avenue Barthélémy Dagnan, une tour donnant sur la place Jean Jaurès et surtout une superbe portion complète, du sol au crénelage, contre l'église St-Laurent sur le Cours Voltaire. Des vestiges subsistent aussi dans certaines caves et sous les enduits de certaines façades. Dans sa politique de réhabilitation et de valorisation du patrimoine, la municipalité a d'ailleurs le projet de valoriser les remparts, dont l'importante portion le long de la Reppe a déjà été restaurée et mise en éclairage la nuit.

La portion complète du rempart conservée contre l'église : une très belle archère au-dessus de la porte ouverte au XIXe s. et surtout, au sommet, le crénelage, perturbé par des aménagements tardifs mais encore bien visible.

On ignore la date de construction du rempart d'Ollioules, mais ils remontent vraisemblablement au XIIIe s. Une certitude, des travaux sont mentionnés du XIVe au XVIe s. Les anciennes portes fortifiées, comme la tour du Flascou dans le quartier médiéval, ont toutes été abattues au début du XIXe s. Il y avait en tout 6 portes, peut-être une 7e dont on soupçonne l'existence.

Une fois de plus, Ollioules révèle l'extraordinaire richesse de son patrimoine.

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Published by Ankh-Neferkheperourê - dans Beit Prouvènço-La Provence
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16 mai 2006 2 16 /05 /mai /2006 13:30

 

Tout va bien aujourd'hui, el-Hamdu li-l-Llah ! Le soleil, des bonnes nouvelles, et tout et tout !

Journée "le Crabe sort ses pinces pour combattre" : c'est pas beau, ça ?!

 

 

 

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14 mai 2006 7 14 /05 /mai /2006 12:24

Beau soleil, enfin !  Merci Anne Marie !

J'harnache mon dromadaire et, yalla !

Je m'en vais manger le couscous chez Antoinette !

Bon dimanche à tous !

 

 

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13 mai 2006 6 13 /05 /mai /2006 12:45

Dieu originaire de MemphisPtah ("Celui qui ouvre") est l'une des divinités les plus importantes de l'Egypte antique. Créateur du cosmos, démiurge, il a conçu le monde par sa pensée et l'a réalisé par la puissance de son Verbe ;  c'est lui qui crée toute chose en la nommant, y compris les autres dieux. Il est à l'origine de la cérémonie de l'ouverture de la bouche. Il est en effet un dieu créateur, mais aussi un dieu de renaissance. Ptah est aussi le dieu des arts,  protecteur des artisans, des tailleurs de pierre et des sculpteurs, des orfèvres, des constructeurs de navires, des potiers  et des architectes. Son grand prêtre portait le titre de "wr khrp hmw", Grand Chef des Artisans, et son clergé était lié aux différents arts et artisanats.  Ptah est l'inventeur de la maçonnerie. C'est également lui qui a construit la barque permettant au défunt de traverser le fleuve après la mort. Il deviendra également un dieu dynastique, dès l'Ancien Empire ; il préside aux fêtes jubilaires. Il maintient l'univers et assure la permanence de la fonction royale.

Ptah sur la paroi de son termple dans le complexe de Karnak.

L'une de ses manifestations est le taureau Apis, qui est son Ba durant sa vie terrestre. Le temple d'Apis à Memphis jouxtait celui de Ptah, ainsi que la chambre de momification du taureau. Le taureau incarnant Apis était considéré sa vie durant comme le représentant de Ptah et son "Ame Glorieuse". Ce taureau était un symbole de fertilité et de renaissance.

Selon une croyance, Ptah aurait créé le ciel et la terre pendant que Khnoum façonnait hommes et animaux sur son tour de potier.

Dans la triade memphite, sa parèdre est la lionne Sekhmet et leur enfant Nefertoum. Selon les lieux, il est également uni à Bastet ou à Ouadjet. Son principal lieu de culte était Memphis, mais il avait également un temple dans l'enceinte de Karnak et est figuré aux côtés de Ramsès II à Abu Simbel. Il est assimilé par les Grecs à Héphaïstos.

Il est représenté sous la forme d'un homme vêtu d'une gaine momiforme et coiffé d'une calotte. Sa chair est souvent verte, symbole de fécondité. Assis sur un trône ou debout, il est parfois figuré à l'intérieur d'un naos. Il tient de ses deux mains le sceptre ouas (caractérisant les dieux), rehaussé du pilier djed (symbole de stabilité) et la croix ankh (symbole de vie). A son menton, la barbe postiche

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Published by Ankh-Neferkheperourê - dans Mastaba de Ptah-Hotep - Spiritualité
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13 mai 2006 6 13 /05 /mai /2006 11:19

Non mais je rêve ! Quelle horreur ce matin en ouvrant les persiennes : un ciel gris ! Aller hop ! Je referme les persiennes, je mets de la musique égyptienne et je décide qu'il fait beau !

 

Anne Marie, au secours ! Envoi de soleil urgent !

Bon week-end à tous, en tout cas !

 

 

 

 

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