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  • : Pas de sujet précis, mais un ensemble de rubriques, qui évolueront avec le temps. Même si un accent particulier est mis sur l'Egypte. Ce qui compose mon univers et que je souhaite partager... Des passions, des coups de coeur et des coups de gueule, des ré
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Notre Cité

28 avril 2006 5 28 /04 /avril /2006 08:18

C'est un sujet sur lequel je fais des recherches depuis déjà un peu plus de 10 ans. Lors de mes études d'histoire de l'art, j'avais bien entendu parler de l'art du stuc ; mais jamais de la gypserie provençale. C'est avec la visite d'une maison du XVIIe s., à Ollioules, que l'aventure a commencé. Devant la beauté de ce décor, je me suis pris de passion pour le sujet et j'ai eu l'occasion, depuis, de voir de nombreux autres ensembles tous aussi  fascinants.

La Maison du Patrimoine (début XVIIe s.), à Ollioules, par laquelle ma passion a commencé...

 

La gypserie est très proche du stuc dans le matériau et la technique, à une différence près : le stuc consiste en un mélange de plâtre, de chaux et de poudre de marbre, alors que la gypserie ne contient que du plâtre et de la chaux.

Une tête féminine en gypserie (XVIe s.), dans une maison Renaissance d'Ollioules...

Beaucoup d'idées reçues subsistent quant à cette technique ; considérée comme un "art mineur" par de nombreux historiens d'art, elle est pourtant un élément essentiel du décor architectural en Provence entre la fin du Moyen Age et le XIXe s., avec un véritable âge d'or du XVIe au XVIIIe s. D'autre part, on nie souvent l'originalité méridionale en prétendant, en un raccourci erroné, que cette technique serait venue d'Italie et aurait été pratiquée par des artistes venus de ce pays ; or, les textes nous montrent que les artistes qui mettent en oeuvre les gypseries sont dans leur écrasante majorité des Provençaux ; la mention d'artistes italiens vient souvent d'une confusion avec le stuc. Dans le sillage de la prétendue origine italienne, on a longtemps pensé que la gypserie était apparue avec la Renaissance ; or, les recherches récentes ont révélé qu'il existe déjà des gypseries au Moyen Age.

Escalier de l'hôtel de Mazan à Riez (Alpes-de-Haute-Provence), daté de 1524...

Ses origines restent obscures. Les Romains avaient introduit la technique du stuc, que l'on trouve un peu partout dans les riches villae ou les plus belles demeures urbaines. Cette technique se retrouve à l'époque mérovingienne, comme le montre l'exemple de l'arc stuqué de la crypte de St-Victor de Marseille. Puis un grand vide jusqu'au XVe s., à moins que les exemplaires identifiés par Mme Demian d'Archambaud ne datent effectivement du XIIe s.

L'une des pistes probables est l'origine arabe ; le décor architectural islamique utilise en effet le stuc, mais aussi une technique très proche de la gypserie encore pratiquée de nos jours dans des pays comme le Yémen. L'hypothèse est loin d'être farfelue ; on sait que les Arabes ont été présents dans le sud de la France durant le haut Moyen Age, n'en déplaise aux fables concernant Charles Martel ; d'autre part, que leur influence culturelle s'est faite par l'intermédiaire de l'Espagne (la Provence médiévale fut un temps gouvernée par les comtes de Barcelone, des princes chrétiens en contact avec le monde musulman ibérique) et de la Sicile (dont les comtes de Provence seront souverains), ainsi que lors des Croisades (auxquelles participèrent de nombreux seigneurs provençaux).

Escalier de la Maison Diamantée (début XVIIe s.) à Marseille...

Pour finir avec cette introduction, il nous faut parler des termes utilisés. Le terme "gypserie" est une francisation du terme provençal "gipparié", qui n'avait pas d'équivalent en français ; en provençal, "plâtre" se dit "gip". Le plâtre utilisé pour la gypserie provient de la cuisson d'un gypse de bonne qualité dont on trouve de nombreux gisements en Provence. De même, l'artiste qui met en oeuvre les gypseries est qualifié par le terme provençal de "gippier", parfois francisé en "gypier" ou plus rarement "gypsier". Le stuc est quant à lui appelé "estu" ("estuc" en provençal ancien) et le stucateur "estucaire", ce qui montre bien que pour les Provençaux les deux techniques sont différentes. L'adoption par le français de termes provençaux confirme enfin la spécificité de cet art.

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27 avril 2006 4 27 /04 /avril /2006 17:54

Après Shereen, un chanteur, et non des moindres. Amr Diab est sans doute l'une des plus grandes stars égyptiennes de la chanson et vraisemblablement le chanteur égyptien le plus connu en Occident. Sa discographie est impressionnante, avec un mélange assez réussi de traditions orientales et d'influences occidentales, le tout servi par une voix unique. Physiquement, la maturité va très bien, si on compare les couvertures des vieux albums et les plus récents...

 

 

De son vrai nom Amr Abd-al-Baset Abd-al-Aziz Diab, il est né en 1961 à Port-Saïd, en Egypte. Il commence le chant très jeune, est remarqué dès l'âge de 6 ans et fait des études musicales au Caire. Il rencontre dès le premier album un succès qui ne s'est jamais démenti depuis.

 

Sa discographie est comme je le disais très riche, avec de nombreux albums : le premier en 1983, "Ya Taree" ; "Ghanny Men Albak" (1984), "Hala Hala" (1986), "Khalseen" (1987), "Mayyal" (1988), "Shawa'na" (1989), "Matkhafesh" (1990), "Habibi" (1991), "Ayyamna" (1992), "Ya Omrena" (1993), "Weylomony" (1994), "Rag'een" (1995), "Nour El Ein" (1996) (album qui connaît un succès mondial et contribue à sa renommée internationale), "Awedony" (1998), "Amarain" (1999), "Tamally Ma'ak" (2000), "AKtar Wahed" (2001),  "Allem Alby" (2003), "Leily Nehary" (2004), "Kammel Kalamak" (2005).

 Quelques couvertures choisies :

  Le tout premier album, "Ya Taree" (1983)...

Le second, "Ghanny Men Albak" (1984)...

"Nour el-Ayn", l'album de la consécration internationale (1996)...

La chanson "Nour el-Ayn" inaugure le mélange de musique gitane hispanique et de musique orientale qui aura tant de succès dans les années 1990. On oublie souvent que le titre est d'Amr depuis la reprise d'Alabina avec les Gypsy King.

L'album "Amarein" (1999)...

Le titre "Amarein" propose un mélange de musique hispanique (aux accents cubains dans l'intro et gitans dans la chanson) et orientale ; rythmée et agréable. Le morceau " 'Alby", en duo avec Khaled et Cheb Mami, deux chanteurs algériens bien connus en France, expérimente la rencontre avec le raï.

Mais j'ai choisi de vous parler surtout du dernier album, "Kammel Kalamak". Le premier morceau, qui donne son nom à l'album, reprend la rencontre entre musique orientale et hispanique, avec des accents de guitare électrique et une orchestration atypique ; agréable. "We Maloh" s'inscrit plutôt dans le genre très prisé des chansons douces orientales actuelles, mais avec une nette influence occidentale (piano de l'intro, rythmique, guitare). "We hitayak aih" revient à la musique caractéristique du Proche-Orient, en y ajoutant un léger accent occidental ; excellent. "Aiam we Ben3eshha" est un mélange oriental, occidental et latino-américain ; le tout est intéressant. "Allah La Yehremny Minnak" est plus de la dance orientale, où les accents occidentaux et latino-américains se font plus discrets, plus subtils ; une très bonne chanson. "Oddam Eyounak" est plus franchement marqué par l'influence hispanique et latino, j'avoue moins adhérer. Avec "Aywa Ana 3Aref", c'est une ambiance que je qualifierais de "piano-bar latino à chanteur égyptien" ; là j'avoue ne pas adhérer du tout du tout...  L'album se termine sur "Betkhaby Leh", une ambiance plus "variété internationale" qui assume ses accents orientaux, assez réussi. Dans l'ensemble, c'est un bon album, qui caractérise bien cette particularité d'Amr Diab d'aller explorer des rencontres avec différents genres musicaux d'horizons variés, et un registre se plaçant plutôt dans la douceur  ; on y sent plus de maturité.

Vous l'aurez compris, je ne suis pas un inconditionnel d' Amr Diab, auquel je préfère des artistes au style moins influencé par la variété occidentale. Question de goût. Mais j'aime néanmoins certaines chansons et j'apprécie la voix du chanteur.  Le seul vrai reproche : le danger d'un formatage destiné à toucher les marchés occidentaux.

Enfin, un lien vers le site-officiel d'Amr Diab.

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27 avril 2006 4 27 /04 /avril /2006 17:22

"Rien n'est plus animé que l'aspect des rues du Caire. Imaginez 30 000 personnes trottant ou galopant sur des ânes dans des rues étroites et tortueuses. On est bientôt emporté dans ce tourbillon. Assourdi par le cri des âniers et des passants, attentif à ne pas écraser les femmes et les enfants qui sont tranquillement assis par terre au milieu de ce tumulte, à ne pas heurter les aveugles qui s'y promènent, à ne pas laisser une partie de ses vêtements ou de sa personne au milieu de la cohue qui le froisse ou le heurte à toute minute, l'étranger qui se trouve pour la première fois dans les rues du Caire est en proie à une inquiétude continuelle."

 

(Jean-Jacques AMPERE (1800-1864), écrivain et académicien, fils du célèbre physicien)

 

Une rue au Caire (source : voyage-en-egypte )

 

Cette citation est étonnante car elle reflète bien l'une des impressions que l'on a en arrivant au Caire, plus d'un siècle plus tard. Certes, les voitures, les taxis et les bus ont fait leur apparition, mais les ânes et les charrettes sont toujours là ; la ville a changé, elle s'est "modernisée", s'est étendue, dotée de grandes artères, mais on a toujours cette impression de bouillonnement, d'effervescence continue. Quel que soit le véhicule utilisé, la première sortie au Caire réserve quelques belles frayeurs ! Et puis on est "emporté dans ce tourbillon", comme le dit Ampère...

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26 avril 2006 3 26 /04 /avril /2006 02:39

Après l'assassinat de coptes à Alexandrie et l'agitation qui a suivi, le triple attentat survenu lundi à Dahab, dans la péninsule du Sinaï, replonge l'Egypte dans l'incertitude. Si l'Occident s'émeut surtout pour ses touristes, la plupart des victimes sont égyptiennes (12 sur les 18 morts annoncés par les autorités égyptiennes) ; des Egyptiens qui sont sous le choc et qui voient à nouveau planer la menace d'une désaffection des touristes, qui serait une catastrophe pour l'économie du pays ; des Egyptiens si accueillants qui ne comprennent pas qu'on puisse perpétrer de tels actes.

Un attentat condamné par les Frères Musulmans eux-mêmes, pourtant connus pour leurs positions radicales. Acte isolé, comme l'attaque des églises coptes à Alexandrie ? Ou stratégie terroriste structurée ? Les autorités ne se prononcent pas encore, mais il semble que l'aspect "artisanal" des explosifs utilisés oriente vers un groupe terroriste restreint plutôt que vers une grande structure du type al-Qahida. Le 25 avril marque le 24e anniversaire de l'évacuation du Sinaï par les Israéliens, ce qui explique peut-être le choix de la date et la signification de cet acte odieux...

Amoureux que je suis de l'Egypte et de son peuple, je suis très triste. Mais je tiens aussi à dire à tous mes compatriotes occidentaux qu'il ne faut pas faire le jeu des groupuscules terroristes et renoncer à se rendre en Egypte. Le pays est sûr et les Egyptiens forment un peuple formidable de gentillesse et d'hospitalité. Fort heureusement, les tour-operators n'enregistrent que très peu d'annulations et il faut souhaiter que cela continue en ce sens ; il ne faut en aucun cas céder à la peur.

Pour info, l' article du journal égyptien al-Ahram.

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26 avril 2006 3 26 /04 /avril /2006 02:03

20 ans déjà ont passé depuis la terrible catastrophe de Tchernobyl... 20 ans de drames humains sur lesquels on ne s'est guère appesanti, une catastrophe écologique sur laquelle on continue de mentir allègrement. Et 20 ans après, les Etats des pays riches n'ont toujours pas remis en question l'utilisation du nucléaire, malgré cet effroyable exemple des dangers qu'il représente ; nous continuons à vivre sous la menace.

Je pense bien sûr aux victimes, à toutes ces vies sacrifiées par un régime totalitaire, et aux enfants qui aujourd'hui encore paient dans leur chair les conséquences de cette folie. Et je suis partagé entre dégoût et colère. Devant les dégâts irrémédiables que causent chaque jour nos prétendus "progrès technologiques" ; devant ces gouvernants qui mentent pour préserver leurs intérêts et placent idéologie et argent avant l'humain (comme ces gouvernants français auxquels on a curieusement oublié de demander des comptes sur leur attitude de l'époque, avec un nuage radioactif qui aurait bizarrement contourné le territoire français, et qui vont peut-être enfin devoir en répondre devant la justice).

La tragédie de Tchernobyl aurait dû éveiller nos consciences sur la nécessité d'exiger qu'on arrête de faire peser sur le monde la menace nucléaire, qu'elle soit civile ou militaire. Mais nous restons endormis (et moi le premier, hélas !) dans cette folie matérialiste qui obscurcit nos cerveaux plus sûrement qu'aucune propagande. Quel monde allons-nous laisser aux générations à venir ? Il n'est pas trop tard pour se réveiller !

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23 avril 2006 7 23 /04 /avril /2006 15:47

Shereen est une incontournable parmi les chanteuses égyptiennes actuelles ; les amateurs de musique orientale ont au moins entendu une de ses chansons.

 

De son vrai nom Shereen Abdul Wahab, Shereen est née en 1980 au Caire. On la prend souvent à tort pour une chanteuse libanaise, car sa musique a très largement débordé les frontières de l'Egypte. Elle a fait plusieurs duos avec son compatriote Tamer, dont nous aurons l'occasion de parler prochainement. Elle alterne les chansons très rythmées, aux percussions sublimes, et ces chansons douces qui font tout le contraste d'un album oriental ; parfois assez kitsch, il faut l'avouer, les chansons douces, mais excellent quand même.

 

Parmi mes chansons favorites, je vous recommanderais :

 

  •  "La yâ Habibi" (une pure merveille, des percussions envoûtantes, on ne s'en lasse pas), sur son album commun avec Tamer "Free Mix 3"

 

  • "Boss Ba'a" (in-con-tour-nable, tout simplement, et pour moi souvenirs du séjour en Egypte en 2004 et de mon ami Hassan qui adorait cette chanson) et "Sabri 'Aleel" (non moins excellente), sur l'album "Garh Tani"

 

  • sur le dernier album, "Lazim Ayeesh", sorti en 2005, difficile de choisir mais je dirais en priorité : "Mafeesh Mara"  (vraiment sublime ! ), "Tameen Alby" ("Habibi bahebbaaak...", l'amour, bien sûr ! ), et "Kount Baaoul" (chanson plus douce, une fois n'est pas coutume).

 

Shereen & Tamer - Free Mix 3

 

Shereen - Garh Tani

 

Shereen - Lazim Ayeesh (2005)

Très bon album aux rythmes variés ...

C'est quand le prochain vol pour Le Caire ? 

 

 

 

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22 avril 2006 6 22 /04 /avril /2006 18:47

Photographiée en gros plan, la fleur du romarin a la grâce et la beauté d'une orchidée. Celui-ci est un romarin rampant qui pousse sur une restanque, dans le jardin de mes parents.

Tout le monde connaît le romarin, aromate utilisé en cuisine. Ici, il pousse à l'état sauvage et contribue à donner à la garrigue cette atmosphère parfumée qui est un régal quand on s'y promène aux beaux jours. Ses feuilles minces et dures, en forme d'aiguilles, sont très odorantes quand on les frotte entre ses mains. A l'état sauvage, le romarin forme de petits buissons qui parviennent à pousser dans le peu de terre qui s'accumule entre les rochers calcaires. On en fait aussi pousser dans les jardins, pour les besoins de la cuisine ; entretenu et arrosé, il peut devenir très gros, mais est moins fort que son cousin sauvage.

Le romarin était une herbe à caractère sacré pour les Romains, et un porte-bonheur. On en faisait brûler lors des offrandes aux dieux, ou en tressait des couronnes odorantes pour les fêtes. Le christianisme, plus tard, l'associa à la Vierge. Il servait au Moyen Age de base à de nombreux remèdes.

En général, on fait sécher le romarin avant de l'utiliser, de façon à concentrer son arôme. La cuisine méditerranéenne en fait un grand usage, et nous l'utilisons en particulier avec les viandes grillées : soit nous parsemons la viande en train de griller de feuilles de romarin, soit nous parsemons les braises de branches de romarin. Il s'utilise aussi pour les marinades de viande ou de poisson.

Une astuce, au passage : si vous voulez donner un goût de Provence à votre huile d'olive, placez dans une bouteille ou un flacon une ou deux branches de romarin et remplissez d'huile ; il suffit d'attendre quelques jours et l'huile s'agrémentera du goût du romarin. On peut aussi ajouter du thym et autres aromates.

 

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22 avril 2006 6 22 /04 /avril /2006 14:01

Parmi les merveilles du musée égyptien du Caire, il y a une statue qui est particulièrement remarquable de vie : celle de Kaaper, appelée aussi "Sheikh el-Beled".

La statue dans sa vitrine, au musée du Caire.

La statue date de l'Ancien Empire, du règne d'Userkaf (Ve dynastie, IIIe millénaire av. JC), et a été découverte à Saqqarah, dans le mastaba (tombeau) de Kaaper (mastaba C8, au nord du complexe funéraire d'Userkaf), lors des fouilles d'Auguste Mariette en 1860. Elle est exposée dans l'aile gauche du rez-de-chaussée, dans la première salle consacrée à l'art de l'Ancien Empire (salle 42). Elle est conservée dans une vitrine, ce qui nuit un peu à sa visibilité, mais la met à l'abri.

 

C'est une sculpture en bois de sycomore de 1,12 m de haut, avec des yeux en albâtre, cristal de roche et pierre noire d'une étonnante vivacité (on a l'impression que la statue vous regarde, c'est saisissant). Les bras ont été sculptés à part et chevillés, de façon à donner plus de liberté au mouvement. A l'origine, l'ensemble était couvert d'une couche de stuc peint, qui ajoutait au réalisme ; aujourd'hui, elle a disparu.

Détail du visage (source : aegyptenfans ).

 

Le prêtre Kaaper est représenté debout, en mouvement, le pied gauche en avant et la main gauche tenant le bâton symbolisant son rang. Il est vêtu d'un pagne qui descend en-dessous des genoux. Contrairement à la tendance généralement idéalisante de la sculpture égyptienne, qui gomme les traits de la personnalité, il est représenté de façon réaliste, tout en rondeur - c'est une des rares représentations de personnages "ronds". Ce réalisme, qui émerge régulièrement dans l'art égyptien à différentes périodes, est ici remarquable.

La voici sans les reflets de la vitrine. 

Lors de la découverte de cette sculpture, les ouvriers égyptiens de Mariette trouvèrent qu'elle ressemblait au maire de leur village et lui donnèrent pour cette raison le surnom de "sheikh el-Beled".

 

La statuaire en bois se développe à partir de la IVe dynastie, mais étant donné la fragilité du matériau, peu d'exemples nous sont parvenus dans un aussi bon état que cette statue. Ne manquez pas de prendre le temps de l'admirer lorsque vous visiterez le musée du Caire.

 

Pour l'anecdote, étant donné que je suis "rond" moi aussi, une amie passionnée d'égyptologie elle aussi m'a surnommé "sheikh el-beled". Mais je ne me mettrai pas en pagne pour vérifier la comparaison !

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Published by Ankh-Neferkheperourê - dans Beit Kemet-Egypte antique
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22 avril 2006 6 22 /04 /avril /2006 13:44

C'est un site sur lequel je me rends régulièrement et qui devrait ravir tous les amateurs de musique orientale. On y trouve les dernières productions des artistes du monde arabe, avec de la musique libanaise, syrienne, égyptienne, irakienne, etc. On peut également télécharger des musiques en mp3.

Une vraie mine d'or pour se tenir au courant des nouveautés, et une excellente initiative pour faire la promo des artistes arabes.

Voici le lien : 3arabia-music

 

En parallèle, le site 3arabia-photo  propose des photos et wallpapers, ainsi que des biographies des artistes.

Deux indispensables pour les inconditionnels de musique orientale !

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Published by Ankh-Neferkheperourê - dans Quais du port-Sur le net
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22 avril 2006 6 22 /04 /avril /2006 11:39

"Le jour où tu voudras trouver un peu de joie, observe les qualités de ceux qui partagent ta vie."

(Marc Aurèle, A moi-même - Pensées, Livre VI 48)

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Published by Ankh-Neferkheperourê - dans Temple de Hou - Citation
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