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  • : Ankh-Neferkheperou-Rê
  • Ankh-Neferkheperou-Rê
  • : Pas de sujet précis, mais un ensemble de rubriques, qui évolueront avec le temps. Même si un accent particulier est mis sur l'Egypte. Ce qui compose mon univers et que je souhaite partager... Des passions, des coups de coeur et des coups de gueule, des ré
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Papyrus éphémère

 

 

Création et cadeau de Theti

 

 

 

Fouiller

Texte Libre

 

 

 

 

 

  

Message des Scribes d'Ankhneferkheperourê :

 

Fermeture définitive de la Cité dimanche 27 mai 2007.

Vieux Papyrus

Notre Cité

26 janvier 2007 5 26 /01 /janvier /2007 19:44

Reprenons les bonnes habitudes : un clip pour le week-end, avec une pensée spéciale pour ukhtî Theti à laquelle ça devrait rappeler de bien bons souvenirs, la route entre Hurghada et le Caire, et nos chauffeurs tous contents de découvrir que nous aimons Nancy Ajram... Et l'exultation, toujours au son du dernier album de Nancy, quand notre escorte de police, la plus lente de toute l'Egypte, nous laisse enfin rouler à notre vitesse et que nous arrivons au Caire, la ville illuminée s'offrant à nos yeux tandis que nous chantons et battons des mains... Tu te souviens, yâ habibatî ?

 

 

Mo3gaba – Nancy Ajram
 mo3gaba moghrama ana ba'a mosh 3ayza ella howa mashito hamsito nazrito betḥarrak alby gowwa (2x)
 ḥadd y'ûllo ḥadd y'ûllo enny baḥebbo el-ḥob be da kollo (2x)
 ḥadd yeḥanin albo 3aleya ana maksûfa arâḥlo we a'ûllo
 mo3gaba moghrama ana ba'a mosh 3ayza ella howa mashito hamsito nazrito betḥarrak alby gowwa
 aywa khatafny bi seḥri gamâlo shû'y bayllo we 3ainy aylâlo (2x)
 khayfa makonshi ana elly fi balo ba3de da kollo
 ḥadd y'ûllo ḥadd y'ûllo enny baḥebbo el-ḥob be da kollo (2x)
 ḥadd yeḥanin albo 3aleya ana maksûfa arâḥlo we a'ûllo
 mo3gaba moghrama ana ba'a mosh 3ayza ella howa mashito hamsito nazrito betḥarrak alby gowwa
 rûḥo ûlûlo baḥebbo we malo mo3gaba bêh we dayba we maylalo (2x)
 weḥna khalas 3asha we 3ayshalo 3omraha kollo
 ḥadd y'ûllo ḥadd y'ûllo enny baḥebbo el-ḥob be da kollo (2x)
 ḥad yeḥanin albo 3aleya ana maksûfa arâḥlo we a'ûllo
 mo3gaba moghrama ana ba'a mosh 3ayza ella howa mashito hamsito nazrito betḥarrak alby gowwa (3x)
 mo3gaba moghrama
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25 janvier 2007 4 25 /01 /janvier /2007 19:50

Aujourd'hui, je vous conseillerai la lecture de deux ouvrages particulièrement intéressants pour approcher la pensée des anciens Egyptiens à travers les textes qu'ils nous ont laissés. Et qui permettent à ceux qui, comme moi, ne pratiquent pas l'égyptien hiéroglyphique, de se sentir moins frustrés devant ces innombrables écrits qui gardent de ce fait leur mystère...

 

 

Pascal Vernus (présentation, traduction et notes), Sagesses de l'Egypte pharaonique, coll. La Salamandre, éd. Imprimeries Nationales, Paris, 2001. (414 p.)

Le premier regroupe sous le titre Sagesses de l'Egypte pharaonique tous les textes de ce type connus pour l'Egypte antique. Il s'agit d'un genre littéraire qui était très répandu dans tout l'Orient antique, et en particulier en Egypte. Il consistait, de la part d'un homme souhaitant transmettre son expérience, à rassembler un ensemble de règles pratiques et éthiques à l'intention d'un jeune homme, très souvent son propre fils. Certains de ces textes nous sont parvenus complets ou presque, d'autres ne sont connus que par des fragments. C'est la première fois que tous sont rassemblés, en intégralité, dans un ouvrage en langue française, certains n'étant jusque là disponibles en dehors des originaux égyptiens qu'en anglais ou en allemand. L'auteur a procédé à une traduction en français à partir des textes originaux et à une étude approfondie de ceux-ci, proposant dans certains cas de nouvelles interprétations. Aussi ce livre est appelé à devenir une référence en matière d'égyptologie de langue française. On y trouve ainsi les Enseignements de Hordjedef, Ptahhotep, Amménémès Ier, Chéty, Ani, Amennakht, Hori et Aménémopé ; l'Enseignement pour Kagemni et celui pour Mérikarê, l'Enseignement loyaliste, l'Enseignement d'un homme à son fils, ceux de la tablette de l'Ashmolean Museum, du papyrus Chester Beatty IV et du papyrus Brooklyn ; un recueil d'aphorismes et un autre de prohibitions. L'auteur y a adjoint des textes qui ne sont pas à proprement parler des Sagesses, mais sont apparentés à ce genre : les autobiographies du nomarque d'Hermonthis Montouhotep, de Samout surnommé Kyky et de Pétosiris et d'Esshou ; la Lettre instructive de Menna, les Recommandations à l'apprenti scribe et le débutant infatué. Chaque texte est précédé d'une présentation qui le situe dans le temps et explique sa portée, et assorti de notes détaillées. On trouve également en complément des références, un glossaire de termes égyptiens et un index des noms propres. Ce livre passionnant devrait devenir un des indispensables de votre bibliothèque si vous vous intéressez à la civilisation égyptienne antique.

 

Textes sacrés et textes profanes de l'ancienne Egypte 1 : Des Pharaons et des hommes, traduction et commentaires de Claire Lalouette, préface de Pierre Grimal, coll. Unesco d'oeuvres représentatives série Egypte ancienne, éd. Gallimard, Paris, 1984. (345 p.)

Le second, un peu plus ancien, a été écrit par Claire Lalouette et préfacé par Pierre Grimal, tous deux bien connus des amateurs d'égyptologie. Sous le titre Textes sacrés et textes profanes de l'ancienne Egypte -  Des Pharaons et des hommes, regroupe divers textes connus par des inscriptions ou des papyrus à travers deux thèmes : le Pharaon en tant que roi-dieu et les hommes de l'ancienne Egypte. Il s'agit de passages choisis ou d'inscriptions dans leur intégralité, selon un plan conçu pour permettre de comprendre la pensée égyptienne dans la diversité de ses aspects. On trouve ainsi des extraits des célèbres Textes des Pyramides ou des Sarcophages, du Livre des Morts, mais aussi des inscriptions comme celles expliquant l'origine divine de la reine Hatshepsout à Deir el-Bahari, ou encore des biographies d'hommes illustres aussi bien que des textes reflétant la vie des anciens Egyptiens et leurs préoccupations. Là encore, ces textes annotés et sobrement commentés permettent d'aborder de façon originale la civilisation égyptienne. C'est à n'en pas douter un autre ouvrage de référence en la matière.

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25 janvier 2007 4 25 /01 /janvier /2007 19:05

Khety, fils de Douaouf, dit à son fils Pépi :

"Vois-tu, rien ne surpasse les livres ;

c'est comme un bateau sur l'eau."

"Je voudrais faire en sorte que tu aimes les livres plus que ta mère, et je voudrais que leur beauté pénètre ton visage."

(Enseignement de Doua Khety, vers 2100 av. notre ère)

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24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 07:52

Si l'on compare le site actuel de Saqqarah avec les cartes dressées au XIXe s. par Auguste Mariette (dans les années 1850) ou J. de Morgan (1897), on est surpris de voir que le nombre de mastaba présents sur le site était alors plus important. Qu'a-t-il donc bien pu se passer ?

 

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Mastaba de Kaninisout (musée de Vienne, Autriche) 

 


Au début du XXe s. , les pillages vont bon train, à la faveur de la vague d'égyptomanie qui ne cesse de fasciner l'Europe et l'Amérique. Les pillards égyptiens, dépeçant les monuments et dévastant les sites pour le compte de marchands peu scrupuleux, alimentent un marché de l'art lucratif, auquel participent les grands musées.


 

Saqqarah n'échappe pas à cette lente destruction, en particulier les mastaba qui sont des cibles aisées difficiles à protéger. Devant ce désastre, les autorités responsables des Antiquités et le gouvernement égyptien décident de réagir ; fouilles et exportations non réglementées ayant beau être interdites, le pays se vide de ses trésors archéologiques. La mesure choisie pour endiguer ce fléau est pour le moins surprenante : on décide d'accorder aux principaux musées européens et américains des concessions, avec la possibilité de faire l'acquisition de certains mastaba pour les intégrer à leurs collections !

 

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Mastaba de Neferirtenef (musée de Bruxelles, Belgique) 


C'est ainsi que nombre de mastaba vont quitter l'Egypte pour l'Europe ou l'Amérique : démontés et expédiés dans des caisses, ils y seront remontés avec plus ou moins de bonheur. Le mastaba de Hetepherakhty part ainsi pour Leyde, celui de Neferirtenef pour Bruxelles, celui de Kaninisout pour Vienne, celui d'Ouhemka pour Hildesheim, celui d'Ourirenptah pour Londres et celui de Kahemrehou pour Copenhague. D'autres partent pour les Etats-Unis : les mastaba de Sekhemankhptah et Kayemnofret à Boston, celui de Perneb à New York, celui de Kapourê à Philadelphie et celui de Neterouser à Chicago.

 


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Mastaba d'Akhethetep (musée du Louvre, Paris)

 

Le choix du musée du Louvre, pour la France, se porte sur le mastaba d'Akhethetep. C'est Georges Bénédite, conservateur adjoint au département des Antiquités égyptiennes, qui est envoyé en Egypte pour choisir le mastaba qui sera transporté au Louvre. Le tout se fera en fort peu de temps : Bénédite arrive en Egypte le 13 mars 1903, il rencontre Gaston Maspéro, directeur du Service des Antiquités de l'Egypte, le lendemain pour fixer les conditions ; des fouilles sont menées sans tarder, Bénédite choisit le 27 mars le mastaba d'Akhethetep qui vient d'être dégagé ; le 3 mai, le mastaba a été démonté et préparé au transport ; et le 9 mai 1903, Bénédite embarque pour la France.

 


Impensables aujourd'hui, ces mesures ont certes eu le mérite d'assurer la préservation de ces monuments, outre le fait de permettre à un public amateur d'égyptologie et ne pouvant se rendre en Egypte de les admirer. Mais à quel prix ? Celui de priver un pays d'une partie de son patrimoine et un site d'une partie de ses vestiges...

 


Cet exemple n'est qu'un parmi d'autres. Il invite à la réflexion. Non seulement d'autres sites égyptiens subirent le même sort, mais aussi des sites du monde entier. Aujourd'hui, certains décrient les lois qui protègent le patrimoine de l'Egypte et limitent ce qui peut être concédé aux musées étrangers. Mais le patrimoine archéologique et historique n'est-il pas à sa place dans le pays qui l'a vu naître ?

 

 


 

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 Mastaba d'Akhethetep (musée du Louvre, Paris)

 

 



Source sur Saqqarah : C. Ziegler, Le Mastaba d'Akhethetep - Une chapelle funéraire de l'Ancien Empire, Louvre - Monographies, éd. de la RMN, Paris, 1993. Ouvrage sur lequel nous reviendrons.

Photos : Insecula.

Sur le mastaba d'Akhethetep : un dossier en ligne par le ministère de la Culture.

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24 janvier 2007 3 24 /01 /janvier /2007 06:41

من جدّ وجد

man jadda wajada

Qui cherche trouve...

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23 janvier 2007 2 23 /01 /janvier /2007 07:47

Je voudrais partager aujourd'hui avec vous un poème en langue arabe sur lequel j'ai travaillé dans mes cours d'arabe...

و كان في بغداد يا حبيبي، في سالف الزمان

خليفةٌ له ابنةٌ جمياة

عيونها

طيران أخضران

و شعرها قصيدة طويله

سعى لها الملوك و القياصره

و قدّموا مهراً لها

قوافل العبيد و الزّهب

و قدّموا تيجاهم

على صحاف من دهب

و من بلاد اهند جاءها أمير

و من بلاد الصين جاءها الحرير

لكنّما الاميرة الجميلة

لم تقبل الملوك و القصور و الجواهرا

كانت تحبّ شاعرا

يُلقي على شُرفها

كلّ مساء وردة جميلة

و كلمة جميلة...


نزار قبّاني

 

 

La traduction, quand même :

O, ma bien-aimée, il y avait autrefois à Baghdad

Un calife qui avait une fille belle

Aux yeux

Verts tels des oiseaux

aux cheveux longs tel un poème

Les rois et les empereurs sont venus la voir

et lui proposèrent en dot

des caravanes d'esclaves d'or

Ils offrirent leurs couronnes

sur des plateaux en or

D'Inde est venu la voir un prince

de Chine lui est parvenue la soie

Mais la belle princesse

n'accepta ni les rois ni les châteaux ni les joyaux

Elle aimait un poète

qui venait lui offrir sur son balcon

tous les soirs une belle rose

et une belle parole...

 

(Nizâr Qabbânî, poète syrien)

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22 janvier 2007 1 22 /01 /janvier /2007 08:33

"Une parole a plus de force que toute arme.

On ne peut esquiver l'intervention de quelqu'un à l'esprit habile."

(Enseignement pour Mérykarê, 32 - époque inconnue, copies de la XVIIIe dynastie)

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22 janvier 2007 1 22 /01 /janvier /2007 08:20

Reprenons les plantations dans notre jardin ! Aujourd'hui, un palmier, arbre majestueux synonyme de soleil et d'exotisme, colonne vivante de temple imaginaire ou invisible, et réminiscence des rives du Nil...

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Published by Nefred - dans el-Genena
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20 janvier 2007 6 20 /01 /janvier /2007 07:00

C'est Ehab qui nous a accompagnés en tant que guide durant toute la première partie de notre voyage en Egypte, la croisière, l'excursion vers Abu Simbel et le retour vers Louqsor pour les dernières visites thébaines. Ehab est un Egyptien d'el-Minyah, en Moyenne-Egypte. Nous n'avons pas eu l'occasion de lui demander son âge, mais il doit avoir la trentaine. Nous avons passé de bons moments en sa compagnie et garderons de lui un excellent souvenir. Et qui sait, peut-être aurons-nous l'occasion de nous revoir, insha'a l-llah.

Nous faisons sa connaissance à l'arrivée à l'aéroport, il est venu nous accueillir avec le correspondant de l'agence, malgré l'heure tardive. Dès le lendemain, il nous fait découvrir la nécropole thébaine. Nous visiterons aussi avec lui Edfou, Kom Ombo, Philae, la carrière d'Aswân, Abydos et Denderah, Karnak et Louqsor...

Ehab est calme, patient et aimable ; un peu timide les premiers temps, et nous aussi, à vrai dire : voyager seulement à deux personnes avec un guide, cela crée une relation qu'on n'a pas habituellement dans le cadre d'un groupe. Mais très vite le courant passe, et c'est un Ehab enjoué, qui aime les discussions et les plaisanteries que nous découvrons. Il nous donne des clefs pour mieux comprendre la symbolique égyptienne antique, puis n'hésite pas sur le site suivant à nous poser des questions pour voir si nous avons retenu... Et nous ne sommes pas toujours de bons élèves.

Pour la pratique de l'arabe masri, Ehab m'aide volontiers, reprenant ma prononciation ou m'apprenant de nouvelles expressions. Au fil des conversations, entre les visites, nous apprenons à nous connaître. Et l'apprécions de plus en plus, notre Ehab. Il nous parle volontiers, en buvant un verre avec nous,  de l'Egypte d'aujourd'hui, de sa famille - il a deux enfants en bas âge, dont il est très fier.

Dans la salle à manger du bateau, nous avons remarqué qu'Ehab mange à une table à part, ce qui nous gêne un peu. Nous apprendrons plus tard que c'est la table réservée aux guides... Comme il y a de la place à notre table et que nous voulons lui montrer que nous l'aimons bien, partager un moment de complicité en dehors des visites, nous lui demandons un midi de venir manger avec nous plutôt que tout seul. Il semble hésiter, mais il esquisse un sourire et nous rejoint. A notre table se trouvent deux VIP arabophones, des Egyptiens semble-t-il, avec lesquels nous échangions quelques salutations en arabe et des sourires, barrière de la langue oblige. Ce jour-là, l'un d'eux arriva seul après que nous ayions pris place, Ehab et nous. Il jeta aussitôt un regard hostile à notre guide, ne nous salua pas comme à l'accoutumée et s'installa de façon à ostensiblement tourner le dos à Ehab. Le pauvre Ehab semblait très gêné et nous comprenons que nous avons sans le chercher heurté un tabou égyptien, celui de la stricte séparation des classes sociales... Mais très vite Theti moi avons la même idée, sans avoir à rien nous dire : fi des convenances, nous sommes fiers et heureux d'avoir notre guide à notre table. Et nous poursuivons la conversation comme si de rien n'était. Ehab n'était visiblement pas très à l'aise, mais ce que l'ai lu dans ses yeux ce jour-là m'a laissé à penser qu'il n'était pas mécontent lui non plus de briser le tabou et que ce qui comptait, c'était d'être ensemble. 

A Aswân, le pauvre Ehab a des émotions. Non seulement il est un peu souffrant - Theti s'étonne : "les Egyptiens aussi attrappent la tourista ?!", et nous en plaisantons tous les trois - , mais nous apprenons durant la promenade en felouque qu'il n'est pas très à l'aise sur bateau car il ne sait pas nager : bien entendu, vous imaginez bien que nous ne manquerons pas de le taquiner un peu avec ça, Nefred faisant le chantage au contrepoids à bord, si vous voyez ce que je veux dire...

Ehab est un musulman pratiquant. Il pratique sans ostentation mais sans s'en cacher non plus, et cela ne l'empêche pas d'être ouvert sur les autres et le monde. Nous nous rendons compte qu'en dehors des visites et du temps qu'il passe avec nous sur la route, Ehab fait les prières et va à la mosquée quand il le peut. Un jour, nous en discutons et lui demandons comment il fait lorsqu'il ne peut pas faire la prière parce qu'il nous accompagne ; il est agréablement surpris que nous nous intéressions au sujet et nous explique que tout simplement il fait ses prières après.

Lorsqu'il vient nous dire au revoir dans le hall de l'Isis Pyramisa où nous logeons à Louqsor, nous échangeons nos adresses et Ehab nous dit qu'il ne nous promet rien, mais qu'il essayera de nous rejoindre en route lorsque nous irons à Amarna ; nous serions contents de le revoir avant de partir. Au moment de se quitter, Ehab a les yeux qui brillent et nous embrasse chaleureusement ; nous sommes tous les trois très émus, nous n'oublierons pas cette semaine passée ensemble... Merci, Ehab, yâ akhî, pour tous ces instants !  

  

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19 janvier 2007 5 19 /01 /janvier /2007 20:15

Comme Anne-Marie, par l'intermédiaire de laquelle je l'ai d'ailleurs connue puisqu'elles sont amies, Josiane est une Française qui vit depuis de nombreuses années en Egypte. Elle vit plus précisément au Caire, une ville pour laquelle elle a une véritable passion et où nous l'avons rencontrée, Theti et moi, en décembre dernier. Je vous raconterai une autre fois cette rencontre et la naissance de notre amitié...

Dans son blog, Josiane nous propose une autre vision de l'Egypte, celle d'aujourd'hui, avec son propre regard, sans langue de bois mais avec une sensibilité qui trahit son profond amour de ce pays. Elle n'idéalise pas, elle cherche à livrer une vision personnelle de l'Egypte avec ses contrastes et parfois ses contradictions, dans une réalité qui échappe à celui qui n'est que visiteur de passage. Souvent elle nous surprend, nous déroute, nous interroge. Photographe talentueuse et attentive, Josiane s'attache à rendre la vie quotidienne des Egyptiens, à saisir des instants... Mais elle partage aussi son quotidien, ce qu'elle vit en Egypte et la façon dont elle le ressent. 

Si vous ne le connaissez pas encore, ne manquez pas de découvrir ce blog, qui avec celui d'Anne-Marie nous offre la vision d'une Egypte hors des sentiers battus, telle que la vivent et la ressentent ceux qui la connaissent au quotidien...

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