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  • : Ankh-Neferkheperou-Rê
  • Ankh-Neferkheperou-Rê
  • : Pas de sujet précis, mais un ensemble de rubriques, qui évolueront avec le temps. Même si un accent particulier est mis sur l'Egypte. Ce qui compose mon univers et que je souhaite partager... Des passions, des coups de coeur et des coups de gueule, des ré
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Papyrus éphémère

 

 

Création et cadeau de Theti

 

 

 

Fouiller

Texte Libre

 

 

 

 

 

  

Message des Scribes d'Ankhneferkheperourê :

 

Fermeture définitive de la Cité dimanche 27 mai 2007.

Vieux Papyrus

Notre Cité

29 décembre 2006 5 29 /12 /décembre /2006 19:36

Comme je vous l'ai déjà dit, c'est sur le blog de Theti que figurera le récit du voyage proprement dit ; nous y travaillerons en commun. Vous pouvez d'ores et déjà y trouver le récit de notre départ de France et de notre arrivée en Egypte...

Ici, je vous raconterai plutôt des anecdotes de voyage, la façon dont j'ai vécu les choses et je vous parlerai des monuments que nous avons visités et de ce que nous y avons apprécié.

J'ai choisi de commencer par les premières fois de Theti, parce qu'elles valent le détour, comme vous allez pouvoir en juger dans un instant. Vous le savez, c'était son premier voyage en Egypte ; mais aussi son premier voyage hors d'Europe... Autant dire que pour elle le dépaysement fut plus grand encore que pour moi. Et que l'enjeu était qu'elle soit sous le charme de ce pays.

La première larme de Theti en Egypte, ça a été lorsque l'avion s'est posé sur le sol égyptien et est venu se placer devant la façade de l'aéroport, sur laquelle elle a pu voir le nom de la ville pour la première fois écrit en anglais et en arabe. Tellement émue la Theti qu'elle en a loupé sa photo. Trop touchant ! Je ne fais pas le malin, parce que pour ma part, la petite larme est venue en survolant Louqsor en se disant : "ça y est, ehna fê biladi, on est au pays ! ". Mais les hommes apprennent à cacher leurs petites larmes, virilité mal placée oblige...

L'autre étape importante, c'est la première fois que Theti a marchandé pour faire un achat. C'était à Aswan. Je l'avais traînée en ville et elle avait prévenu : "je paie le prix qu'on me dit, ou je m'en vais si c'est trop cher, mais je ne sais pas marchander ! " Nous quittons le bateau, remontons depuis les quais sur la corniche et je crois bon de lui rappeler une dernière fois les règles pour traverser une rue en Egypte : peine perdue, voilà ma Theti qui se jette sans hésiter  pour sa première traversée de rue comme si elle avait fait ça toute sa vie, s'élançant juste derrière une voiture au milieu des taxis, voitures particulières et incontournables calèches ! J'ai dû courir pour la rattrapper !

Premier objectif : acheter des piles pour son appareil photo. Je sers vaguement de traducteur, mais je la laisse se débrouiller. Le marchand égyptien annonce un prix, et voilà ma Theti qui s'élance hors de la boutique, disant que c'est trop cher, que ça ne vaut pas plus de ... , le marchand à ses trousses. Le temps d'un : "qu'est-ce qu'il me veut celui-là ! " , je parviens à lui expliquer que c'est ok, que le marchand lui vend les piles au prix qu'elle demande... L'Egyptien en est aussi médusé que Theti elle-même, recompte sur ses doigts pour voir s'il n'a pas fait une trop mauvaise affaire. Et moi je suis mort de rire : sans le savoir, elle a découvert par elle-même l'une des techniques du marchandage, il ne reste plus qu'à apprendre à ne pas partir trop loin... lol

En réalité, elle avait déjà fait à peu près le même coup pour un T-shirt sur le bateau, mais sur le bateau ça ne compte pas, c'est trop facile...

Juste après, la première promenade de Theti dans un vrai soukh égyptien, toujours à Aswan. Nous allons dans la partie restée intacte, celle qui n'a pas encore été transformée en galerie commerciale aseptisée pour touristes... Ma Theti n'en mène pas large, nous sommes les deux seuls Européens ; impressionnée par le dépaysement, l'ambiance, les couleurs et les odeurs. Finalement, nous entamons la conversation avec Joseph, un marchand d'épices dont nous reparlerons... Et Theti se détend, elle commence à se laisser séduire par l'ambiance du soukh d'Aswan. Tayyeb !

Dans la foulée, elle a droit à son premier rituel du thé chez un droguiste nubien auquel je compte acheter du sewak... Première réaction de la fière Theti : "non, je ne veux pas m'asseoir et boire le thé ! "... Elle finit par se laisser convaincre et nous passons alors l'un des meilleurs moments de notre voyage, qui vaudra un récit à lui seul qui pourrait s'intituler : "fou rire général dans la boutique du droguiste, ou la nouvelle blague du soukh d'Aswan"...

Le lendemain, et nous en resterons là pour aujourd'hui, premier convoi pour Theti. Elle a un bol terrible pour cette première fois aussi, les policiers ne nous font pas attendre trop longtemps et nous filons bon train d'Aswan à Abu Simbel. Premier contact avec le désert, malgré l'heure très matinale Theti est subjuguée et multiplie les photos... Je suis heureux pour elle, car je sais qu'elle est en train de tomber amoureuse de ce pays en plus d'aimer l'Egypte pharaonique...Heyya mabsûta 'awi, elle est en passe d'être conquise !

 

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18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 11:16

Au moment ou vous lirez ces quelques lignes, nous serons insha'a l-Llah en route pour Le Caire, a travers le magnifique desert Arabique... Convoi obligatoire et arrivee a une heure difficile a preciser, en fin d'apres-midi - comme il fait nuit tot ici, ca sera le soir pour nous ! lol

Nous nous sommes regales de ces moments passes avec Anne-Marie, helas trop brefs. De beaux souvenirs d'amitie qui font chaud au coeur. Merci a Anne-Marie et Amr, Domi et Ahmed pour leur accueil chaleureux.

Au Caire, c'est Josiane que nous allons rencontrer, les numeros sont prets pour se retrouver. La semaine qui arrive sera encore riche en decouvertes et emotions : des lundi, les visites reprennent, et je compte bien trainer Theti au Khan et dans la ville medievale... Nous avons fait le plein de photos et d'anecdotes, vous verrez.

Bussa kebir a tous !

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16 décembre 2006 6 16 /12 /décembre /2006 19:47

Ca y est, nous sommes sur les rives de la mer Rouge... La rencontre avec Anne-Marie est un immense plaisir, les Talatas enfin reunis autrement que sur le net. Nourriture masreyya, decouverte de la ville d Hurghada et papotages, bien sur : trois bavards, ces Talatas... lol

Pour le reste, nous vous raconterons a notre retour ce qui ne sera pas censure ou censurable...

Bussa kebir a tous

Theti wa Nefred

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9 décembre 2006 6 09 /12 /décembre /2006 18:39

Yalla ! Le moment tant attendu est arrivé, les amis : nous nous envolons pour l'Egypte. Après la grisaille parisienne, le soleil radieux de la vallée du Nil... Tayyeb ! Promis, nous fixerons tous ces instants sur photo pour les partager au retour.

 

L'aventure commence...

 

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(Création de Theti)

Par mesure de sécurité, nous n'emporterons pas nos couronnes égyptiennes... hihi ! 

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11 novembre 2006 6 11 /11 /novembre /2006 13:30

Ca y est, je vous ai préparé un second diaporama de mon précédent voyage en Egypte, en 2004. Aujourd'hui, Ce sera Abu Simbel, l'un des grands chocs de ce voyage : un lieu magique que nous avons eu la chance de découvrir au petit matin, alors qu'il y avait encore peu de monde... Un lieu que je me réjouis de retrouver le mois prochain, inch Allah.

La musique est elle aussi égyptienne, ça va de soi : c'est "Ana saket" de Hakim...

 


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30 octobre 2006 1 30 /10 /octobre /2006 00:40

Et histoire de se rappeler les bons souvenirs avant le voyage tant attendu, voici un premier diaporama que j'ai réalisé sur mon séjour en Egypte en 2004, avec Le Caire et Gizah. Vous y verrez ma chambre d'hôtel à Héliopolis, la belle danseuse de baladi et les mariés égyptiens de la soirée sur le Nil, quelques monuments du Caire et le musée, les pyramides, un mastaba et le sphinx... La suite à venir.

Bien entendu, la musique est elle aussi égyptienne. Il s'agit d'une de mes chansons favorites d'Amr Diab, "Allah la yehremny minnak" sur le CD "Kammel kalamak" (2005)...

 


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1 octobre 2006 7 01 /10 /octobre /2006 19:30

Après Champollion, Flaubert. L'écrivain se rend en Egypte avec Maxime Ducamp en 1849-1850. Là encore, sa correspondance nous est précieuse pour évoquer les voyages en Egypte à cette époque. Il embarque à Marseille, débarque en Egypte à Alexandrie et de là gagne Le Caire, puis la Nubie. La lettre que nous verrons aujourd'hui évoque l'expérience du désert telle que Flaubert l'a vécue.

 

" A sa mère.


Le Caire, 14 décembre 1849.


Si tu savais, chère vieille, combien de fois par
jour, en voyant de belles choses, je te regrette et
me figure ta mine garnie de lunettes, s' ébahissant
à mes côtés. Aussi, de tout ce que je vois, je tâche
de ramasser le plus possible pour t' en rapporter
davantage. Comme nous causerons au retour,
pauvre chère vieille ! Allons ! Allons ! Prends
courage ! Ce temps, qui te paraît si long maintenant,
dans quelques mois te semblera avoir passé vite.

(...)

Nous avons cette semaine fait une petite excursion

de six jours à Giseh, aux pyramides, à
Sakkara et à Memphis. à Sakkara j' ai ramassé
dans leur pot des momies d' ibis que nous remporterons.
Quant à des momies humaines, c' est fort
difficile à exporter, toutes les antiquités étant
arrêtées à la douane. Du reste, si ce n' est pas plus
malaisé pour sortir que pour entrer, l' affaire sera
bâclée aisément. Nous sommes entrés à Alexandrie
sans qu' on ait ouvert nos bagages (1200 livres).
Nous avons donné cinquante sols, et tout a été
dit. Voilà donc dix jours que nous avons passés à
peu près entièrement dans le désert, couchant
sous la tente, vivant avec les bédouins (lesquels
sont très gais et les meilleurs gens du monde),
mangeant des tourterelles, buvant du lait de
buffle, et entendant la nuit glapir ces vieux chacals
que nous voyons le soir et le matin galoper
entre les monticules de sables voisins. J' adore le
désert ; l' air y est sec et vif comme celui des bords
de la mer, rapprochement d' autant plus juste
qu' en passant la langue sur sa moustache, on se
sale le palais. On y respire à pleins poumons. Nos
chevaux étaient ferrés avec un fer plein (comme
un soulier) pour mieux courir sur le sable ; nous
les lancions à fond de train, nous dévorions
l' espace, nous faisions une masse de charges. Pour te
rassurer dès à présent quant au désert (relativement
à notre voyage du Sinaï que nous ferons vers le
mois d' avril probablement), apprends, pauvre
vieille, qu' il n' y a dans le désert ni ophthalmie, ni
dyssenterie, ni fièvre. il n' y a rien et puis
c' est tout ; le seul danger sérieux est d' y crever de
faim ou de soif quand on n' a pas de provisions. Nous
avons un drogman parfait, homme d' une cinquantaine
d' années, italien, aux trois quarts arabe,
grand drôle flegmatique, connaissant les coins et
recoins de toute l' égypte, excellent dans tous les
marchés que nous faisons et qui, au milieu d' une
vingtaine d' arabes, est curieux à voir. Pour une
piastre (5 sols) il se chamaille avec eux pendant
une heure. Alors son grand oeil noir s' allume, il
gesticule, pâlit, crie et finit par les faire taire.
Il est bon cuisinier, nous prie de lui laisser nous
faire des plats sucrés, sait empailler les oiseaux,
estamper les bas-reliefs. Il fait tous les métiers
possibles et ne rit jamais que lorsqu' il a pris un
raccourci pour nous mener d' un endroit à l' autre.
Alors il met les poings sur les hanches, baisse le
nez et se tortille en grimpant sur sa bourrique.

(...). "

Frederick Goodall, On the Fringe of the Desert

(vers 1884, huile sur toile).

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9 septembre 2006 6 09 /09 /septembre /2006 09:07

C'est à présent officiel : dans trois mois jour pour jour, Theti et moi nous envolerons, inch Allah, vers l'Egypte ! Eh oui, le rêve de repartir se concrétise plus tôt que prévu ; je m'étais juré de repartir début 2007, voilà que je pars en décembre 2006 !

Au programme, deux semaines de pur régal, pour une découverte plus intime de ce pays qui a laissé dans mon coeur une empreinte indélébile. Un programme taillé sur mesure par Dominique depuis Louqsor, ce qu'on appelle un "voyage à la carte", en comité restreint Theti-Nefred, sans groupe à devoir s'infliger .Nous arriverons en Egypte par Luqsor et débuterons par une mini-croisière sur un bateau au "troupeau" réduit. A Luqsor, visite du célèbre temple et celui de Karnak pour la rive orientale ; Deir el-Bahari et son temple d'Hatshepsut, les colosses de Memnon, les Vallées des Rois et des Reines pour la rive occidentale. Puis Edfu, Kom Ombo et Aswan, avec bien entendu les temples de Philae et d'Abu Simbel, mais aussi l'île Kitchener et le plaisir de retrouver la ville, même si ce sera bref. Ensuite, retour sur Luqsor par la route et escapade à Denderah et Abydos, avant de reprendre la route pour Hurghada où nous retrouverons notre amie Anne-Marie pour un petit séjour de trois jours sur les rives de la mer Rouge. Enfin, départ pour Le Caire par la route et séjour dans cette ville fascinante, ma chère al-Qahira, pour cinq jours de bonheur ! Visites programmées : musée égyptien du Caire, bien sûr, patrimoine islamique (la Citadelle, mosquée ibn Tulun, mausolée de Qayitbay, musée d'art islamique, musée Gayer Anderson) ; escapade Gizah, Saqqarah, Memphis...et... et... Et pour le dernier jour, final mystique avec l'excursion vers Tell el-Amarna à la rencontre de la cité d'Akhetaton !

Beau programme, non ?

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31 juillet 2006 1 31 /07 /juillet /2006 15:39

Marchander fait partie de la culture de nombreux pays, dont l'Egypte. C'est souvent un peu difficile au départ pour nous autres Occidentaux qui n'y sommes pas (en fait : plus... ) habitués. Mais dès qu'on en comprend les règles de fonctionnement, on entre dans le jeu. Souvent, ce sera l'occasion d'entrer en contact avec la population. Pour peu que vous preniez le temps et vous éloigniez un peu des artères les plus touristiques, vous verrez que de nombreux marchands se mettront à discuter. Ne soyez pas gêné et ne pensez pas que vous faites du tort à votre interlocuteur (à moins bien sûr d'exagérer...) ; dans les pays où la coutume est de marchander, une bonne transaction est une transaction où on a bien négocié. C'est un rituel social autant qu'une transaction commerciale. Très souvent, vous verrez qu'à la fin, si vous avez bien mené la négociation, le marchand vous le dira...

Première erreur à ne pas faire : s'extasier à grand bruit devant une marchandise, du genre "ah, j'en ai toujours rêvé ! / c'est magnifique ! / c'est génial ! ", etc. Là, vous serez repéré aussitôt comme un néophyte et vous allez avoir toutes les chances de payer cher un produit lambda. Restez le plus impassible que vous pourrez ; je sais, c'est dur au début, mais indispensable si vous voulez pouvoir négocier. L'une des astuces de mes parents, par exemple, consiste à regarder d'abord un produit de qualité médiocre, de faire la fine bouche pour montrer qu'on n'est pas dupe, et ensuite seulement s'intéresser au produit qu'on a repéré du coin de l'oeil.

En gros, la négociation se déroule comme suit : l'air de rien, vous repérez le produit qui vous intéresse ; vous évaluez sa valeur marchande, en tout cas la somme maximale que vous êtes prêt à payer. Le marchand va annoncer un premier prix, d'autant plus élevé que vous aurez du mal à cacher que vous êtes un touriste. Vous lui proposez alors un prix en-dessous de la somme que vous êtes prêt à payer. La négociation peut commencer. En général, le rituel comprend des phases assez cocasses : vous dites que c'est trop cher, il se plaint que vous êtes dur en affaires et qu'il ne gagnera pas sa vie avec ce que vous proposez, vous faites mine de partir vers une autre boutique, le marchand vous rattrappe et revoit son prix à la baisse, etc. Le but est d'arriver à un prix intermédiaire entre le premier prix qu'on vous a annoncé et le prix inférieur que vous avez proposé. Si vous achetez plusieurs produits dans une même boutique, négociez en conséquence un prix global, comme l'avait indiqué notre amie Sheryne. Pour un objet d'une certaine valeur et d'une certaine qualité, sachez qu'il vous faudra prendre le temps ; prendre le temps peut vouloir dire 30 ou 40mn... Quelquefois, le ton peut monter : ne vous inquiétez pas, ça fait partie du jeu ; d'autres fois, on vous proposera de vous asseoir et de boire un thé, souvent même on se mettra à vous parler de la pluie et du beau temps... avant de revenir bien entendu à la négociation.

Bon, ensuite, il ne faut pas non plus exagérer. Inutile de chipoter des heures sur un produit dont le prix est relativement modique et qui pour vous est un plaisir, ou un plaisir à offrir au retour ; même si vous avez conscience que ça ne vaut sûrement pas le prix que vous le payez, n'oubliez pas que vous venez d'un pays riche... Un marchand Egyptien ne vendra jamais à perte, tout comme ici en France, mais il faut garder une juste mesure. Ne vous attendez pas non plus à ce qu'un produit de grande qualité vous soit vendu une misère parce que vous êtes en Egypte ; sachez évaluer en fait la marchandise qu'on vous propose.

Autre conseil, faire d'abord un tour pour regarder ("ashuf, bass !" , je regarde juste, vous vous souvenez ? ) et repérer les boutiques où les produits sont de qualité satisfaisante. A moins de tomber sur l'objet exceptionnel, ne jamais acheter dès la première boutique ! On a aussi plus de chance d'obtenir un prix intéressant en soirée (les marchés restent ouverts très tard le soir, jusque vers 1h00-2h00 du matin à Louqsor, par exemple, il me semble), qu'en début de journée, ce qui semble logique.

Conseil concernant l'argent : d'abord, ne changez pas trop d'argent en livres égyptiennes, les marchands acceptent pratiquement tous et préfèrent en général les devises étrangères ; le change se fait au taux du jour, ce qui peut varier durant votre séjour ; quand je suis allé en Egypte en 2004, ils étaient friands d'euros ; sinon, prendre des dollars US (beurk !)... Ensuite, ça je l'ai appris en observant mon père, ne jamais mettre tout son argent au même endroit ; séparer vos billets en petites sommes que vous aurez dans différentes poches ; par exemple. De cette façon, vous montrez par exemple votre portefeuille ou votre porte-monnaie en disant que vous n'avez que ça sur vous. Le marchand ne sera pas dupe, il vous le dira d'ailleurs ; là, vous pouvez rire, mais tenez bon, et si la négociation arrive à son terme, sortez d'autres billets d'une autre poche. L'erreur du débutant, c'est de sortir une liasse de billets pour payer ; là, comme on dit, vous êtes "cuit" !

Dernière chose, dont nous avons déjà parlé : la plupart des commerçants parlent au moins français ou anglais à côté de l'arabe, en tout cas se débrouillent très bien pour se faire comprendre et vous comprendre. Parler ne serait-ce que quelques mots d'arabe présente un double avantage : votre interlocuteur sera content de rencontrer un visiteur qui fait l'effort de parler en arabe et cela a toutes les chances de changer le rapport humain ; là encore,  c'est assez logique : nous-mêmes nous sommes contents quand des touristes étrangers font l'effort de parler un peu en français. Attention en ce qui concerne les chiffres, soyez sûr de vous avant de vous lancer à négocier le prix en arabe : apprenez bien vos chiffres, au pire si vous ne vous sentez pas de les prononcer, apprenez à les écrire, ça n'est pas difficile !

Un exemple de petite conversation de négociation :

Be kam ?  Combien (ça coûte) ?
Khamsîn genîh ! 50 livres !
Lâ, da ghâli 'awi ! Momken talatîn? Non, c'est très cher ! 30 (livres), c'est possible ?
Lâ, mesh momken !  Arbaîn... Non, ça n'est pas possible ! 40...
Lâ, ma'aya talatîn bass... Non, je n'ai que 30 (livres) sur moi...

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10 juillet 2006 1 10 /07 /juillet /2006 16:33

Puisque nous arrivons bientôt à la fin du récit du voyage de 2004, je souhaiterais partager avec vous quelques réflexions que je me suis faites suite à ce premier voyage et dans l'idée de préparer le prochain. En effet, quand on se trouve sur place, on est parfois frustré de ne pas avoir mieux préparé ses visites.

 

Que ce soit pour n'importe quel site, je ne saurais que trop conseiller à ceux qui projettent de se rendre en Egypte de réviser un peu leurs notions d'égyptologie et de se munir d'un petit matériel qui ne prend pas beaucoup de place dans une valise, n'est pas lourd à transporter et peut se révéler très utile. En particulier, il n'est pas inutile de se munir d'un plan des sites archéologiques, temples ou autres, sur lesquels vous pourrez éventuellement reporter la localisation précise d'éléments que vous souhaitez absolument voir. Parce qu'une fois sur place, même si on connaît relativement bien le site par sa culture livresque, il n'est pas toujours évident de s'y retrouver ; et quand on part en voyage organisé, la difficulté supplémentaire est le fait qu'on dispose de peu de temps libre sur chaque site. On trouve facilement d'excellents plans sur le Net, ce qui évite d'en scanner dans des livres.

Un exemple de plan qu'on peut trouver sur le Net ( ici Karnak sur le site de touregypt ).

Même conseil en ce qui concerne les villes dans lesquelles vous allez séjourner. Repérer à l'avance les éléments intéressants et les reporter sur un plan de la ville peut faire gagner du temps et permettre de ne pas manquer une rencontre intéressante non prévue au programme.

Un exemple de plan de ville, ici Aswan (site de touregypt ).

Il n'est pas inutile non plus de réviser quelques éléments iconographiques, en particulier l'identification des différentes figures divines. Là aussi, il est assez facile éventuellement de se fabriquer un petit mémento à partir de documents puisés sur le Net. Et pour le plaisir et se sentir moisn frustré de ne pas lire les hiéroglyphes, en noter quelques-uns, comme des cartouches royaux, par exemple.

En ce qui concerne votre appareil photo numérique, pensez à prendre une carte mémoire de grande capacité. Vous verrez, il y a tant de choses qu'on veut fixer et tellement de moments uniques à immortaliser qu'une carte standard est vite remplie. Pour ceux qui savent dessiner, l'idéal est de se munir d'un carnet de croquis, comme les voyageurs d'autrefois (je rêverais de savoir réaliser un carnet de voyage avec des croquis...).

 

Et bien entendu, le maître mot et le grand idéal est de prendre le temps, de s'imprégner des lieux, de goûter chaque instant. Bon, c'est un luxe que ne permet pas toujours un voyage organisé en groupe, mais on peut y arriver si le programme est bien conçu.

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