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  • : Ankh-Neferkheperou-Rê
  • Ankh-Neferkheperou-Rê
  • : Pas de sujet précis, mais un ensemble de rubriques, qui évolueront avec le temps. Même si un accent particulier est mis sur l'Egypte. Ce qui compose mon univers et que je souhaite partager... Des passions, des coups de coeur et des coups de gueule, des ré
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Notre Cité

21 juillet 2006 5 21 /07 /juillet /2006 04:06

Sur les fresques, les reliefs et les statues, le roi ou un dieu est représenté portant diverses couronnes ou divers couvre-chef, dont il est intéressant de connaître le nom et la symbolique avant de visiter l'Egypte.

 

Osiris portant la couronne Atef (temple de Philae).

La couronne Atef, mitre blanche dotée souvent de cornes de bélier à la base, est reconnaissable au fait qu'elle est flanquée de deux hautes plumes. Elle coiffe souvent les représentations d'Osiris, d'Amon ou du roi lui-même, ce qui bien entendu souligne la fonction royale d'essence divine.

 

 Roi portant le khepresh.

 

La couronne Khepresh, bleue et réalisée sans doute en cuir ou en peau d'autruche, symbolise le roi triomphant de ses ennemis. Il la porte souvent dans les scènes guerrières, mais pas exclusivement.

 

Le célèbre masque funéraire de Toutankhamon représente le roi portant le nemes, avec sur le front le vautour et le cobra des déesses protectrices du Double Pays.

Le Nemes est le couvre-chef le plus courant, qui peu être porté sous une couronne. Il consiste en une pièce d'étoffe rayée dont deux pans retombent de chaque côté du visage et dont le pan arrière est noué. Le roi, défunt ou non, le porte souvent dans les scènes d'offrande.

 A gauche, Horus portant le pschent, la double couronne, et à droite le roi portant le mortier rouge seul.

Enfin, le Pschent, ou double couronne, symbolise le pouvoir du roi sur les deux parties de l'Egypte, après l'unification réalisée par Narmer : la mitre blanche, ou hedjet, représente la Haute-Egypte, tandis que le mortier rouge, ou desheret, représente la Basse-Egypte. Cette double couronne est celle que porte le souverain le jour de son couronnement et lors des fêtes jubilaires.

 

Le bandeau seshed en or de Toutankhamon.

On trouve aussi le bandeau Seshed, bandeau d'orfèvrerie dans lequel l'uraeus s'enroule autour de la tête. C'est un insigne de royauté.

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21 juillet 2006 5 21 /07 /juillet /2006 02:22

Au moment de son couronnement, le roi d'Egypte reçoit ce qu'on appelle le protocole, ou titulature royale, une liste de 5 noms qui le distinguent des autres souverains, mais constituent aussi une sorte de programme du règne.

Tout d'abord, le Nom d'Horus, ce dieu étant le modèle du souverain égyptien ; ce nom est placé dans ce qu'on appelle un serekh, représentation symbolique de la façade du palais royal surmontée du faucon d'Horus. Ce nom est en quelque sorte celui du roi divinisé. C'est le titre le plus ancien, apparu dès les toutes premières dynasties.

Vient ensuite le Nom des Deux Maîtresses, ou nebty, qui place le roi sous la protection symbolique des déesses Nekhbet, Vautour de la Haute-Egypte, et Ouadjet, Cobra de la Basse-Egypte. On retrouve de ce fait le vautour et le cobra du le front du roi, dans sa couronne. Ce nom, qui est noté en étant précédé du vautour et du cobra, ne devient obligatoire dans les titulatures qu'à partir de la XIIe dynastie.

Puis le Nom d'Horus d'Or, précédé d'une représentation du dieu assis sur un signe représentant l'or (nebou). Il exprime à travers le symbole de l'or, chair des dieux, l'immortalité du roi, ainsi que sa victoire sur les ennemis.

Suit le Nom de Roi de Haute- et de Basse-Egypte, Nesout bity, littéralement "Celui qui appartient au Roseau (=Haute-Egypte) et à l'Abeille (=Basse-Egypte)". Là encore, Roseau et Abeille se retrouvent souvent dans l'iconographie royale pour symboliser le règne du roi sur l'ensemble du pays. C'est le nom que le roi adoptera à partir du jour de son couronnement, celui sous lequel il sera désormais désigné, et qui figurera dans ses cartouches précédé du roseau et de l'abeille ; c'est pourquoi on l'appelle aussi nom de couronnement. Il est d'usage depuis l'Ancien Empire. A ce nom était souvent associé le qualificatif de Neb taouy, "Maître des Deux Terres".

Le dernier nom est le Nom de Fils de Rê, se-Rê, souligne l'origine divine du roi et sa filiation avec le dieu Rê. C'est le nom qu'il porte de sa naissance jusqu'à son accession au trône ; c'est pourquoi on l'appelle aussi souvent nom de naissance, pour le distinguer du nom de couronnement. Lui aussi est écrit dans un cartouche, précédé d'un canard signifiant "fils" et d'un disque solaire. Il apparaît également dès l'Ancien Empire. A ce nom était souvent associé le qualificatif de Neb khaou, "Maître des Couronnes".

Voici à présent un exemple de titulature complète, celle d'Amenhotep III (en grec Amenophis III) :

Nom d'Horus : Her ka ouser kha em Maât (Horus, taureau puissant qui apparaît radieux en tant que Maât)

Nom des Deux Maîtresses : Nebty semene hep segereh taouy  (Nebty, qui établit durablement les lois et apaise le Double Pays)

Nom d'Horus d'Or :  Her en neb neb âa khepesh houe Setetyou  (L'Horus d'Or, à la grande puissance, qui terrasse les Asiatiques)

Nom de Roi de Haute- et de Basse-Egypte : Nesout-bit Neb Maât Rê  (Roi de Haute et de Basse-Égypte, Rê est le seigneur de la Justice)

Nom de Fils de Rê : sa ra imen hetep heqa Ouaset  (Fils de Rê, Amon est satisfait, prince de Thèbes)

Remarquez au passage que notre conception de l'histoire égyptienne, à travers la tradition transmise par les Grecs, a conservé pour nommer les rois égyptiens le plus souvent une partie de leur nom de naissance (ici "imen-hetep", transposé en Amenhotep ou Amenophis).

 

Un second exemple en images : les deux cartouches de Ramsès II sur la façade du grand temple d'Abu Simbel.

A gauche, le cartouche du Nom de roi de Haute- et Basse-Egypte, ou nom de couronnement, surmonté du roseau et de l'abeille ; à droite, le cartouche du Nom de Fils de Rê, ou nom de naissance, surmonté du canard et du disque solaire.

Le cartouche, appelé shenou en égyptien, est le symbole de la course du soleil, ou symbole de l'univers. Il protège le roi par son pouvoir magique.

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21 juillet 2006 5 21 /07 /juillet /2006 02:03

Nous allons parler en quelques articles du souverain égyptien, et d'un certain nombre de symboles qui lui sont attachés. Cela permet de comprendre en particulier les reliefs présents sur les monuments, mais aussi les fresques des tombeaux.

Tout d'abord, rappelons que le terme de "pharaon" est tout à fait impropre, puisqu'il vient de la tradition biblique et non de l'Egypte elle-même. Jamais les anciens Egyptiens n'ont qualifié leurs souverains de "pharaons". Ce terme dérive de l'égyptien Per-aâ, qui désignait à l'origine le Palais royal et l'ensemble de ceux qui y vivaient et travaillaient, en quelque sorte le souverain et sa cour ; ce n'est que sous le Nouvel Empire que le terme a commencé à désigner plus spécifiquement le souverain lui-même.

En règle générale, le roi d'Egypte était qualifié de n(y)-sw.t , que l'on peut traduire par "roi" ; on trouve l'expression n(y)-sw.t bjty, qui l'identifie comme roi de Haute et Basse Egypte.

On l'appelait aussi couramment jty (de jt signifiant "père"), que l'on traduit généralement par "souverain", mais qui marque bien le lien qui unit le roi à son peuple (un peu comme l'empereur romain sera plus tard le "Pater populi", le "père du peuple").

Le terme hm, traduit par "Majesté", apparaît dans des expressions équivalentes à "sa majesté", etc.

Enfin, le terme de neb, traduit par "maître" ou "seigneur", se retrouve également dans un certain nombre d'expressions liées au souverain, comme neb taouy , "Seigneur du Double Pays".

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16 mai 2006 2 16 /05 /mai /2006 15:50

Une nouvelle tombe a été découverte dans la Vallée des Rois (Biban el-Muluk, en arabe égyptien), la nécropole royale de Thèbes, l'actuelle Luqsor. La découverte a été réalisée par l'équipe du docteur Otto Schaden, égyptologue américain, qui travaillait sur la tombe voisine, celle d'Amenmes (KV10).L'information a été révélée en février dernier et le site est toujours en cours de dégagement et d'étude. C'est la première découverte dans la Vallée depuis 1922, quand Carter ouvrait la célèbre tombe de Toutankhamon (KV62). La nouvelle sépulture, qui se trouve à deux pas de la tombe de Toutankhamon, a donc pris le numéro suivant celui du jeune Pharaon, KV63 ; on a en effet pris l'habitude de numéroter les tombes de la Vallée, KV signifiant "King Valley".

Rien à voir, hélas, avec la prestigieuse sépulture de Toutankhamon. Les archéologues ne sont pas même certains qu'il s'agisse d'une tombe royale. Seule certitude : elle remonte à la XVIIIe Dynastie. D'après les premières informations, ce serait plutôt une cachette. La tombe est formée d'un puits d'accès de 10m de profondeur, puis un accès horizontal de 5m donnant sur une porte ouvrant sur la petite chambre funéraire (5 x 4m); ce type de tombe est appelé par les archéologues "shaft tomb", tombe à puits, type qui ne correspond pas aux tombes royales de cette période. A l'intérieur, pas de décor sculpté ou peint, mais du matériel en plus ou moins bon état : 7 sarcophages de bois, dont certains correspondant au type au visage jaune ("yellow face") et environ 28 jarres (environ 70cm de haut chacune), dont seules trois sont brisées et qui sont encore scellées. A ce jour, aucun nom ou inscription n'a permis de déterminer à qui appartiennent ces sarcophages. Patience...

Vous pouvez découvrir des informations complémentaires sur le site consacré à cette tombe, qui donne régulièrement des infos sur l'avancement des recherches; vous y verrez aussi des photos et trouverez des liens vers les publications et autres commentaires sur le net. L'Egypte n'a pas fini de nous révéler des merveilles !

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12 mai 2006 5 12 /05 /mai /2006 17:39

Ptah-Hotep est connu par le double mastaba qu'il occupe avec son père Akhti-Hotep dans la nécropole de Saqqarah et qui fut fouillé par Mariette. Il était  prêtre de Maat et vizir, responsable du Trésor et des greniers, ainsi que juge, vers le milieu du IIIe millénaire avant notre ère, ce qui en fait un très grand personnage de cette époque. Ce mastaba conserve de splendides reliefs.

On ignore si ce Ptah-Hotep est bien l'auteur des célèbres Maximes de Ptah-Hotep, l'un des textes les plus intéressants de la littérature égyptienne antique où l'auteur donne des instructions et conseils à son fils. En voici quelques extraits, pour vous faire une idée :

"De l'humilité - Que ton coeur ne soit pas altier à cause de ce que tu sais ; n'emplis pas ton coeur du fait que tu es un savant. Discute avec l'ignorant de la même façon qu'avec l'homme ayant des connaissances ; car on n'a jamais atteint les limites d'un art, et nul artisan n'est pourvu d'excellence. Une parole heureuse peut être dissimulée plus que l'émeraude, on peut la trouver parmi les servantes penchées sur la meule."  (Maxime 1).

" De la douceur - Ne place pas la crainte parmi les hommes, ou Dieu te punira de même. Si un homme pense vivre par ce moyen, sa bouche sera privée de pain... Ne permets pas que la peur des hommes se manifeste ; c'est la volonté de Dieu qui doit se manifester. Tu feras en sorte qu'ils vivent dans la paix ; alors ils viendront et te donneront d'eux mêmes." (Maxime 6).

" Du bonheur - Suis ton désir tout le temps de ta vie. Ne fais pas plus que ce qui t'est prescrit, mais n'abrège pas le temps de « suivre-le-coeur  » ; c'est l'abomination du ka que détruire un moment ! Ne détourne pas ton action vers des tâches quotidiennes, dans un souci excessif de ta maison. Quand la richesse sera venue, suis ton désir, car la richesse n'est pas complète si l'on n'est pas heureux." (Maxime 11).

Quelques liens pour poursuivre votre rencontre avec ce personnage :

- un lien proposant une transcription du texte des  Maximes

- un lien très bien fait sur le mastaba

- un lien présentant le texte en version hieroglyphique

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22 avril 2006 6 22 /04 /avril /2006 14:01

Parmi les merveilles du musée égyptien du Caire, il y a une statue qui est particulièrement remarquable de vie : celle de Kaaper, appelée aussi "Sheikh el-Beled".

La statue dans sa vitrine, au musée du Caire.

La statue date de l'Ancien Empire, du règne d'Userkaf (Ve dynastie, IIIe millénaire av. JC), et a été découverte à Saqqarah, dans le mastaba (tombeau) de Kaaper (mastaba C8, au nord du complexe funéraire d'Userkaf), lors des fouilles d'Auguste Mariette en 1860. Elle est exposée dans l'aile gauche du rez-de-chaussée, dans la première salle consacrée à l'art de l'Ancien Empire (salle 42). Elle est conservée dans une vitrine, ce qui nuit un peu à sa visibilité, mais la met à l'abri.

 

C'est une sculpture en bois de sycomore de 1,12 m de haut, avec des yeux en albâtre, cristal de roche et pierre noire d'une étonnante vivacité (on a l'impression que la statue vous regarde, c'est saisissant). Les bras ont été sculptés à part et chevillés, de façon à donner plus de liberté au mouvement. A l'origine, l'ensemble était couvert d'une couche de stuc peint, qui ajoutait au réalisme ; aujourd'hui, elle a disparu.

Détail du visage (source : aegyptenfans ).

 

Le prêtre Kaaper est représenté debout, en mouvement, le pied gauche en avant et la main gauche tenant le bâton symbolisant son rang. Il est vêtu d'un pagne qui descend en-dessous des genoux. Contrairement à la tendance généralement idéalisante de la sculpture égyptienne, qui gomme les traits de la personnalité, il est représenté de façon réaliste, tout en rondeur - c'est une des rares représentations de personnages "ronds". Ce réalisme, qui émerge régulièrement dans l'art égyptien à différentes périodes, est ici remarquable.

La voici sans les reflets de la vitrine. 

Lors de la découverte de cette sculpture, les ouvriers égyptiens de Mariette trouvèrent qu'elle ressemblait au maire de leur village et lui donnèrent pour cette raison le surnom de "sheikh el-Beled".

 

La statuaire en bois se développe à partir de la IVe dynastie, mais étant donné la fragilité du matériau, peu d'exemples nous sont parvenus dans un aussi bon état que cette statue. Ne manquez pas de prendre le temps de l'admirer lorsque vous visiterez le musée du Caire.

 

Pour l'anecdote, étant donné que je suis "rond" moi aussi, une amie passionnée d'égyptologie elle aussi m'a surnommé "sheikh el-beled". Mais je ne me mettrai pas en pagne pour vérifier la comparaison !

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