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  • : Pas de sujet précis, mais un ensemble de rubriques, qui évolueront avec le temps. Même si un accent particulier est mis sur l'Egypte. Ce qui compose mon univers et que je souhaite partager... Des passions, des coups de coeur et des coups de gueule, des ré
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Notre Cité

3 mai 2006 3 03 /05 /mai /2006 04:27

 

 

Sans doute venu d'Orient, le citronnier, de même que l'oranger, est cultivé dans la région depuis le Moyen Age. Au XVe s., il contribue à la richesse de certaines familles. Et jusqu'au XXe s., la présence de jardins plantés de citronniers et d'orangers poussant en pleine terre ne cessera d'émerveiller les voyageurs.

 

 

L'arôme délicieux des fleurs de citronnier font partie des magies de nos jardins provençaux. Sitôt la fleur fécondée grâce aux insectes butineurs, un petit citron prend forme. La fleur se fane alors, laissant place au fruit qui grossit petit à petit, puis prend cette belle couleur jaune synonyme de soleil.

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28 avril 2006 5 28 /04 /avril /2006 08:18

C'est un sujet sur lequel je fais des recherches depuis déjà un peu plus de 10 ans. Lors de mes études d'histoire de l'art, j'avais bien entendu parler de l'art du stuc ; mais jamais de la gypserie provençale. C'est avec la visite d'une maison du XVIIe s., à Ollioules, que l'aventure a commencé. Devant la beauté de ce décor, je me suis pris de passion pour le sujet et j'ai eu l'occasion, depuis, de voir de nombreux autres ensembles tous aussi  fascinants.

La Maison du Patrimoine (début XVIIe s.), à Ollioules, par laquelle ma passion a commencé...

 

La gypserie est très proche du stuc dans le matériau et la technique, à une différence près : le stuc consiste en un mélange de plâtre, de chaux et de poudre de marbre, alors que la gypserie ne contient que du plâtre et de la chaux.

Une tête féminine en gypserie (XVIe s.), dans une maison Renaissance d'Ollioules...

Beaucoup d'idées reçues subsistent quant à cette technique ; considérée comme un "art mineur" par de nombreux historiens d'art, elle est pourtant un élément essentiel du décor architectural en Provence entre la fin du Moyen Age et le XIXe s., avec un véritable âge d'or du XVIe au XVIIIe s. D'autre part, on nie souvent l'originalité méridionale en prétendant, en un raccourci erroné, que cette technique serait venue d'Italie et aurait été pratiquée par des artistes venus de ce pays ; or, les textes nous montrent que les artistes qui mettent en oeuvre les gypseries sont dans leur écrasante majorité des Provençaux ; la mention d'artistes italiens vient souvent d'une confusion avec le stuc. Dans le sillage de la prétendue origine italienne, on a longtemps pensé que la gypserie était apparue avec la Renaissance ; or, les recherches récentes ont révélé qu'il existe déjà des gypseries au Moyen Age.

Escalier de l'hôtel de Mazan à Riez (Alpes-de-Haute-Provence), daté de 1524...

Ses origines restent obscures. Les Romains avaient introduit la technique du stuc, que l'on trouve un peu partout dans les riches villae ou les plus belles demeures urbaines. Cette technique se retrouve à l'époque mérovingienne, comme le montre l'exemple de l'arc stuqué de la crypte de St-Victor de Marseille. Puis un grand vide jusqu'au XVe s., à moins que les exemplaires identifiés par Mme Demian d'Archambaud ne datent effectivement du XIIe s.

L'une des pistes probables est l'origine arabe ; le décor architectural islamique utilise en effet le stuc, mais aussi une technique très proche de la gypserie encore pratiquée de nos jours dans des pays comme le Yémen. L'hypothèse est loin d'être farfelue ; on sait que les Arabes ont été présents dans le sud de la France durant le haut Moyen Age, n'en déplaise aux fables concernant Charles Martel ; d'autre part, que leur influence culturelle s'est faite par l'intermédiaire de l'Espagne (la Provence médiévale fut un temps gouvernée par les comtes de Barcelone, des princes chrétiens en contact avec le monde musulman ibérique) et de la Sicile (dont les comtes de Provence seront souverains), ainsi que lors des Croisades (auxquelles participèrent de nombreux seigneurs provençaux).

Escalier de la Maison Diamantée (début XVIIe s.) à Marseille...

Pour finir avec cette introduction, il nous faut parler des termes utilisés. Le terme "gypserie" est une francisation du terme provençal "gipparié", qui n'avait pas d'équivalent en français ; en provençal, "plâtre" se dit "gip". Le plâtre utilisé pour la gypserie provient de la cuisson d'un gypse de bonne qualité dont on trouve de nombreux gisements en Provence. De même, l'artiste qui met en oeuvre les gypseries est qualifié par le terme provençal de "gippier", parfois francisé en "gypier" ou plus rarement "gypsier". Le stuc est quant à lui appelé "estu" ("estuc" en provençal ancien) et le stucateur "estucaire", ce qui montre bien que pour les Provençaux les deux techniques sont différentes. L'adoption par le français de termes provençaux confirme enfin la spécificité de cet art.

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22 avril 2006 6 22 /04 /avril /2006 18:47

Photographiée en gros plan, la fleur du romarin a la grâce et la beauté d'une orchidée. Celui-ci est un romarin rampant qui pousse sur une restanque, dans le jardin de mes parents.

Tout le monde connaît le romarin, aromate utilisé en cuisine. Ici, il pousse à l'état sauvage et contribue à donner à la garrigue cette atmosphère parfumée qui est un régal quand on s'y promène aux beaux jours. Ses feuilles minces et dures, en forme d'aiguilles, sont très odorantes quand on les frotte entre ses mains. A l'état sauvage, le romarin forme de petits buissons qui parviennent à pousser dans le peu de terre qui s'accumule entre les rochers calcaires. On en fait aussi pousser dans les jardins, pour les besoins de la cuisine ; entretenu et arrosé, il peut devenir très gros, mais est moins fort que son cousin sauvage.

Le romarin était une herbe à caractère sacré pour les Romains, et un porte-bonheur. On en faisait brûler lors des offrandes aux dieux, ou en tressait des couronnes odorantes pour les fêtes. Le christianisme, plus tard, l'associa à la Vierge. Il servait au Moyen Age de base à de nombreux remèdes.

En général, on fait sécher le romarin avant de l'utiliser, de façon à concentrer son arôme. La cuisine méditerranéenne en fait un grand usage, et nous l'utilisons en particulier avec les viandes grillées : soit nous parsemons la viande en train de griller de feuilles de romarin, soit nous parsemons les braises de branches de romarin. Il s'utilise aussi pour les marinades de viande ou de poisson.

Une astuce, au passage : si vous voulez donner un goût de Provence à votre huile d'olive, placez dans une bouteille ou un flacon une ou deux branches de romarin et remplissez d'huile ; il suffit d'attendre quelques jours et l'huile s'agrémentera du goût du romarin. On peut aussi ajouter du thym et autres aromates.

 

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21 avril 2006 5 21 /04 /avril /2006 15:22

Le château comtal de Toulon a depuis longtemps disparu dans les remaniements de la ville. Mais il subsiste de cette période quelques beaux exemples de forteresses médiévales dans les villes alentour.

Je commencerai bien entendu par le château féodal d'Ollioules, dont les ruines dominent la ville du haut de la colline de Ste-Barbe. La zone accessible au public correspond à celle de l'ancien logis seigneurial, qui constitue d'ailleurs l'essentiel des vestiges aujourd'hui conservés, en dehors de puissantes portions de rempart et de l'ancienne chapelle du castrum.

 

 Le logis seigneurial du château d'Ollioules

Autre forteresse entièrement disparue, le château de Six-Fours, qui a été remplacé par un fort moderne au XIXe s. Il se dressait sur la colline sur laquelle prenait également place le village.

A quelques kilomètres d'Ollioules, surplombant les célèbres gorges, le château d'Evenos et son étrange donjon en forme d'éperon. Evenos, c'est vrai, ne fait pas partie de l'agglomération, mais ce château est un incontournable. Il a conservé une grande partie de son enceinte et offre un panorama magnifique sur les environs. On ne peut visiter que les extérieurs.

Le donjon d'Evenos en forme d'éperon

Revenons dans l'agglomération proprement dite avec la tour médiévale du Revest-les-Eaux, vestige le plus visible de l'ancienne forteresse. Même si elle a été remaniée dans sa partie haute, elle mérite le détour. L'intérieur peut se visiter à certaines occasions.

La tour médiévale du Revest, dite à tort "sarrasine"

De l'ancien château de La Garde, il ne reste que peu de choses : quelques murs d'enceinte, une tour tardive et surtout une superbe chapelle. Le site est cependant remarquable, au sommet du rocher volcanique contre lequel se niche la vieille ville.

Enfin, le château de Hyères, vaste forteresse, offre d'impressionnants vestiges disséminés au sommet de la colline qui domine la vieille ville, même si la lecture d'ensemble est difficile.

Une partie de l'enceinte du château de Hyères

 

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19 avril 2006 3 19 /04 /avril /2006 22:52

Parmi mes passions, celle qui me vint avec la naissance : l'amour de la terre sur laquelle je suis né, de cette région faite de contrastes et de mystères. Sans doute l'un des plus beaux départements de France, de par la variété de ses paysages. Le parent pauvre de la Provence, aussi, celui sur lequel courent tant de préjugés qui le font méconnaître ; et pourtant, il offre des merveilles à qui sait prendre le temps de découvrir.

 D'une superficie de 6 925 km2, le Var est la 2e destination touristique française (juste derrière Paris) et le 2e département le plus boisé de France, 300 km de littoral sur la Méditerranée et un  ensoleillement parmi les plus importants de France. Une grande diversité, qu'on peut diviser en trois grandes zones :

  • Le littoral, où les massifs calcaires formés en même temps que les Alpes et quelques vestiges d'un ancien continent préhistorique (les Maures, l'Estérel et le massif de Sicié) viennent à la rencontre de la mer, donnant des paysages grandioses où les collines enserrent baies et criques en ménageant de délicieux effets de surprise ; la zone la plus urbanisée aussi, dans laquelle vit la plus grande partie de la population du département
  • le moyen Var, marqué lui aussi par ces reliefs qui alternent avec de petites plaines, mais avec une végétation quelque peu différente, des villages séculaires paisiblement attachés à leur terroir et séparés par des zones sauvages
  • le haut Var, avant-goût des Alpes, à la fois rude et majestueux, plus sauvage encore et largement intact

Une histoire qui remonte aux périodes les plus anciennes et qui offre aux amateurs du genre des vestiges et monuments allant de la période préhistorique à nos jours, en passant bien sûr par l'Antiquité gréco-romaine. J'aimerais faire découvrir ou redécouvrir les trésors de ce département, monuments, villages ou paysages... Les recherches historiques que je mène dans les archives depuis plus de 10 ans et les promenades m'ont amené à croiser des lieux exceptionnels que j'apprécie toujours de partager. Un seul conseil : sortir des sentiers battus, observer, prendre le temps de flâner, de s'imprégner d'un lieu, et ne pas se contenter de rôtir sur les plages ou de s'entasser dans des endroits surfaits comme St-Tropez...

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