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  • : Pas de sujet précis, mais un ensemble de rubriques, qui évolueront avec le temps. Même si un accent particulier est mis sur l'Egypte. Ce qui compose mon univers et que je souhaite partager... Des passions, des coups de coeur et des coups de gueule, des ré
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23 avril 2006 7 23 /04 /avril /2006 15:47

Shereen est une incontournable parmi les chanteuses égyptiennes actuelles ; les amateurs de musique orientale ont au moins entendu une de ses chansons.

 

De son vrai nom Shereen Abdul Wahab, Shereen est née en 1980 au Caire. On la prend souvent à tort pour une chanteuse libanaise, car sa musique a très largement débordé les frontières de l'Egypte. Elle a fait plusieurs duos avec son compatriote Tamer, dont nous aurons l'occasion de parler prochainement. Elle alterne les chansons très rythmées, aux percussions sublimes, et ces chansons douces qui font tout le contraste d'un album oriental ; parfois assez kitsch, il faut l'avouer, les chansons douces, mais excellent quand même.

 

Parmi mes chansons favorites, je vous recommanderais :

 

  •  "La yâ Habibi" (une pure merveille, des percussions envoûtantes, on ne s'en lasse pas), sur son album commun avec Tamer "Free Mix 3"

 

  • "Boss Ba'a" (in-con-tour-nable, tout simplement, et pour moi souvenirs du séjour en Egypte en 2004 et de mon ami Hassan qui adorait cette chanson) et "Sabri 'Aleel" (non moins excellente), sur l'album "Garh Tani"

 

  • sur le dernier album, "Lazim Ayeesh", sorti en 2005, difficile de choisir mais je dirais en priorité : "Mafeesh Mara"  (vraiment sublime ! ), "Tameen Alby" ("Habibi bahebbaaak...", l'amour, bien sûr ! ), et "Kount Baaoul" (chanson plus douce, une fois n'est pas coutume).

 

Shereen & Tamer - Free Mix 3

 

Shereen - Garh Tani

 

Shereen - Lazim Ayeesh (2005)

Très bon album aux rythmes variés ...

C'est quand le prochain vol pour Le Caire ? 

 

 

 

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Published by Ankh-Neferkheperourê - dans Temple d'Hathor - Musique
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19 avril 2006 3 19 /04 /avril /2006 16:57

L'un des aspects les plus surprenants de la musique baroque est sans doute la grande vogue des castrats que connurent le XVIIe et surtout le XVIIIe s. Certains d'entre eux, comme le fameux Farinelli, connu du grand public d'aujourd'hui par le film qui lui a été consacré, furent de véritables vedettes, chacune de leurs apparitions provoquant pratiquement des émeutes. Loin d'être considérée comme une voix efféminée, la voix de castrat était réservée dans l'opéra baroque aux héros, ce qui peut nous surprendre aujourd'hui. L'opéra italien a exalté les castrats, le goût français a pour sa part préféré les haute-contre.

Aujourd'hui, les castrats ont disparu, cette pratique somme toute barbare n'étant plus acceptable, même au nom de l'art. Mais certains hommes ont naturellement des voix qui se rapprochent de ce que devait être la voix d'un castrat d'autrefois : les plus proches sont les sopranistes, qui ont naturellement une voix aux capacités étendues dans les aigus ; viennent ensuite les hautre-contre et contre-ténors. Voici un lien très intéressant sur les haute-contre dans la tradition française, qui explique les différences, pas faciles à saisir, entre toutes ces tessitures : haute-contre. Avec la redécouverte de l'opéra baroque, ces voix réapparaissent et ne sont en général plus remplacées par des voix féminines.

L'album "Le Temps des Castrats", paru en 1994 chez EMI Classics, permet de découvrir ce monde extraordinaire, avec des chanteurs parmi les plus célèbres : James Bowman, René Jacobs, Alfred Deller, Charles Brett, Derek Lee Ragin, Jochen Kowalski ou l'étonnant sopraniste Aris Christofellis.

 

La part belle est faite à Haendel, avec des airs de Xerxès ("Ombra mai fu"), Giulio Cesare ("Upstart, barbarian and traitor", magistral par James Bowman), Le Choix d'Hercule ("Lead goddess, lead the way", d'un grand raffinement, magnifiquement interprété par Alain Zaeppfel), Saül ("O Lord, whose mercies numberless"), Admeto ("La tigre arde di sdegno", un grand moment avec René Jacobs) et  Le Messie ("He was despised", interprété par Alfred Deller).

De Purcell, un air extrait de The Fairy Queen ("Hark, how all things", étonnant, par Alfred Deller) et un autre de l'Ode à la Reine Mary ("Sweetness of nature", un duo magnifique entre Charkes Brett et James Bowman).

Pour la musique religieuse, dans laquelle les castrats intervenaient beaucoup, c'est Bach qui a été retenu avec la Messe en si mineur ("Agnus Dei", remarquable, par Charles Brett) et l'Oratorio de Noël ("Schliesse, mein Herze").

De Hasse, deux extraits de Cleofide ("Se trova perdono" et "Dov'e ? si affretti", un véritable régal italien, le premier interprété par Dominique Visse, le second par Derek Lee Ragin avec une maîtrise technique plus que troublante).

Egalement Caldara ("Soffri, mio caro Alcino", absolument superbe, par Gérard Lesne), Gluck (Orfeo et Euridice : "Che faro senza Euridice") et Mozart (Mitridate : "Va, va, l'error mio palesa"). Et en final, un enregistrement datant de 1902 de l'un des derniers castrats de la Chapelle Sixtine, Alessandro Moreschi, qui interprète le "Crucifixus" de la Petite Messe Solennelle de Rossini et nous donne, bien qu'il sorte du cadre baroque et soit bien loin des virtuoses du XVIIIe s., une idée de ce que devait être la voix troublante des castrats.

Mais l'un de mes morceaux préférés sur cet album reste sans conteste le "Solfeggio" composé par Porpora pour Farinelli et divinement interprété par Aris Christofellis ; on en a des frissons, et on y mesure tout ce que devait être l'art de Farinelli.

 

Farinelli, le vrai...

 

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18 avril 2006 2 18 /04 /avril /2006 21:59

Dans la série des divas déjantées comme on les aime, qui se souvient de l'étonnante Lene Lovich ? Ca ne vous dit rien, une sorte de veuve noire émergeant d'un torrent de dentelles, des yeux clairs et des nattes gignatesques ? Inclassable parmi les inclassables, folle à souhait, looks délirants et voix déroutante, bref, un mélange qui a tout pour séduire.

A vrai dire, elle a surtout été connue des "initiés", à peine l'a-t-on aperçue une ou deux fois à la TV française il y a fort longtemps. Contrairement à sa grande copine Nina, elle a connu une "traversée du désert" lors de ces terribles années qui ont vu la musique se formater à grands coups d'impératifs marchands et a fait partie de ces artistes sacrifiés sur l'autel du profit à tout prix. Que les fans d'hier se rassurent, la diva dont on ne peut avoir oublié l'excellent "Bird Song", "Blue Hotel", "It's You (mein Schmerz)", "Home", et autres délices, revient pour notre plus grande joie, avec un album sorti en 2005 ; j'avoue que je ne l'ai pas encore écouté, mais fort de cette excellente nouvelle, je vais me précipiter pour l'acheter et vous en dirai des nouvelles.

Alors, vous vous souvenez ?

Le sublime "Don't kill the animals" avec cette chère Nina !

Album également disponible en CD : un régal indispensable !

Ca fait du bien de les voir toutes les deux, non ?!

Le nouvel album en date, dont il faudra reparler...

 

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15 avril 2006 6 15 /04 /avril /2006 11:37

Tarkan... Encore de la musique qui met de bonne humeur ! En plus, il faut l'avouer, un sacré beau garçon ! Et cette voix sensuelle à souhait, que sert la beauté de la langue turque...

En France, Tarkan a surtout été connu au moment de la sortie de sa chanson "Simarik"  (prononcer : "Sheumareuk" ; les fameux bisous...), sorti en 1994 en Turquie mais paru en France en 1998. L'album sur lequel se trouve la chanson est excellent, même s'il a été relativement formaté pour plaire en Occident. "Ölürüm Sana" (prononcer : "Eulurum Sana") est très rythmée, dans le même esprit que le tube de l'album. "Kir Zincirlerini" (pron. : "Keur Zindjilerini") reste dans la même veine, avec un passage parlé où la voix de l'Apollon turc se fait sensuelle à souhait. "Hepsi Senin Mi ?" (pron. : "Hèpsi Sénine Mi") est tout bonnement excellente. "Salina Salina Sinsice" (pron. : "Saleuna Saleuna Sinsidjé"), une chanson d'une grande beauté, une de mes préférées. "Ikimizin Yerine" (pron. : "Ikimizin Yériné"), une chanson plus douce, pas désagréable. J'avoue que j'aime moins la suivante, "Dön Bebegim"  (pron. : "Deune Bébéim"), un peu trop "variété" à mon goût. "Inci Tanem" (pron. : "Indji Tanème"), un très beau morceau, là encore plus doux. "Basina Bela Olurum" (pron. : "Basheuna Béla Olouroume") est un morceau plus proche de la musique turque traditionnelle, un régal ! "Gül Dölkum Yollarina" (pron. : "Gule Deulkoume Yollareuna"), plus proche de la variété turque, bien agréable. "Unut Beni" (pron. : "Ounoute Béni"), une des plus belles chansons de l'album, à découvrir absolument pour ceux qui ne la connaissent pas. "Beni Anlama" (pron. : "Béni Anelama"), une magnifique chanson douce, piano-violon, dans laquelle Tarkan donne toute la mesure de sa voix, frissons assurés, même sans comprendre le turc. "Delikanli çaglarim" (pron. : "Delikaneli Tshalarim"), atypique, avec guitare électrique et batterie façon pop, assez kitsch. A la fin de l'album, un remix de "Simarik" ("Malagutti Remix") assez sympa, avec un mélange de dance et de sons orientaux, plus rapide que l'original.

Une prochaine fois, je vous proposerai des choses sans doute moins connues en Europe.

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14 avril 2006 5 14 /04 /avril /2006 16:29

Nina, je l'ai découverte il y a bien longtemps maintenant, et elle ne m'a jamais déçu.  Chacun de ses albums est une aventure en soi, on ne sait jamais à quoi s'attendre avec Frau Hagen. Quand le moral est en berne, hop ! quelques chansons de Nina et ça va déjà mieux.

L'univers de la Diva punk teutonne est pour le moins baroque, inclassable et atypique, à tel point qu'elle a parfois eu du mal à faire produire ses albums. Une constante est la dérision, voire l'autodérision, un sens inégalé du kitsch vestimentaire et musical éloigné des dérives commerciales que beaucoup ont connu. Certains lui reprocheront ses délires hindouistes, d'autres de ne pas s'en être tenue strictement à un rock pur et dur ; mais c'est justement ça qui fait son originalité : l'inattendu.

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