Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Ankh-Neferkheperou-Rê
  • Ankh-Neferkheperou-Rê
  • : Pas de sujet précis, mais un ensemble de rubriques, qui évolueront avec le temps. Même si un accent particulier est mis sur l'Egypte. Ce qui compose mon univers et que je souhaite partager... Des passions, des coups de coeur et des coups de gueule, des ré
  • Contact

Papyrus éphémère

 

 

Création et cadeau de Theti

 

 

 

Fouiller

Texte Libre

 

 

 

 

 

  

Message des Scribes d'Ankhneferkheperourê :

 

Fermeture définitive de la Cité dimanche 27 mai 2007.

Vieux Papyrus

Notre Cité

22 mai 2006 1 22 /05 /mai /2006 14:33

"Il n'y a d'autre nuit, d'autre jour, d'autres cieux

Que voir ou ne voir point le ciel de vos beaux yeux."

(Bussy à Marguerite de Navarre, la Reine Margot, en 1575)

 

Franchement, on n'aimerait pas qu'on nous écrive quelque chose d'aussi beau ?

Repost 0
18 mai 2006 4 18 /05 /mai /2006 04:51

"Wir sind die Treibenden.

Aber den Schritt der Zeit,

nehmt ihn als Kleinigkeit

im immer Bleibenden.

Alles das Eilende

wird schon vorüber sein ;

denn das Verweilende

erst weiht uns ein.

Knaben, o werft den Mut

nicht in die Schnelligkeit,

nicht in den Flugversuch.

Alles ist ausgeruht :

Dunkel und Helligkeit,

Blume und Buch."

(Rainer Maria Rilke, Les Sonnets à Orphée, 1922 )

Traduction (pour les non-germanistes) :

"Nous sommes les pressés. / Mais la marche du temps, / tenez-la pour peu de chose/ au sein du toujours permanent .

Tout ce qui est vitesse / ne sera que déjà terminé ; / car c'est ce qui s'attarde / qui seul nous initie.

Jeunesse, oh ! ne  jette pas / ton courage dans la rapidité, / dans les tentatives d'envol.

L'obscurité et la clarté, / la fleur et le livre : / tout est repos."

Repost 0
Published by Ankh-Neferkheperourê - dans Temple de Hou - Citation
commenter cet article
16 mai 2006 2 16 /05 /mai /2006 17:00

"Ley songes messongiers, l'on dis coumunament ;

You va saby de vray n'estre que vanitat ;

Toutey fes l'on ley pou tournar en veritat

Et lous faire veray, segon mon jujament."

(Michel Tronc, Las Humours à la Lorgino, fin XVIe s.)

Traduction :

"Songes sont mensonges, a-t-on coutume de dire  ;

Je sais en vérité qu'ils ne sont que vanité ;

Toutefois, on peut les tourner en vérité

Et les faire vrais, selon mon opinion."

 

Pour situer l'auteur, sur lequel je reviendrai à l'occasion (il faudra absolument que je vous présente "Las Humours à la Lorgino", un régal ! ) il est l'un des derniers représentants de la littérature de langue provençale, avant l'invasion définitive du français jusqu'à ce que les Félibres la fassent revivre. La Provence de la Renaissance garde encore très vivantes ses traditions artistiques et culturelles, ainsi que sa langue, cette langue extraordinaire de beauté sonore, de vivacité et d'humour ; ce ne  sera qu'à partir du règne de Louis XIV que le français se généralisera, nous en reparlerons...

Repost 0
Published by Ankh-Neferkheperourê - dans Temple de Hou - Citation
commenter cet article
12 mai 2006 5 12 /05 /mai /2006 15:29

"Comme de vray il semble que nous n'avons d'autre mire de la vérité et de la raison que l'exemple et l'idée des opinions et usances du païs où nous sommes."

(Montaigne, Sur les Cannibales, 1579)

 

 

Si seulement cette phrase de Montaigne à propos des Amérindiens du Brésil pouvait ne plus être vraie...

Repost 0
Published by Ankh-Neferkheperourê - dans Temple de Hou - Citation
commenter cet article
6 mai 2006 6 06 /05 /mai /2006 09:07

"Très cher, je n'ai nulle raison de t'écrire, et pourtant je t'écris ; toi, aime-moi sans nulle raison de m'aimer..."

 

(Théophile de VIAU, à son amant DES BARREAUX, 1626)

Repost 0
Published by Ankh-Neferkheperourê - dans Temple de Hou - Citation
commenter cet article
4 mai 2006 4 04 /05 /mai /2006 03:36

"Je me croyais si parfaitement seul, que j'éprouvai une étrange impression en apercevant près de moi, derrière d'épais barreaux de fer, le haut d'une tête humaine, deux grands yeux verts fixés sur les miens.

Les sourcils étaient bruns, légèrement foncés, rapprochés jusqu'à se rejoindre ; l'expression de ce regard était un mélange d'énergie et de naïveté ; on eût dit un regard d'enfant, tant il avait de fraîcheur et de jeunesse.

La jeune femme qui avait ces yeux se leva, et montra jusqu'à la ceinture sa taille enveloppée d'un camail à la turque aux plis longs et rigides. Le camail était de soie verte, orné de broderies d'argent. Un voile blanc enveloppait soigneusement la tête, n'en laissant paraître que le front et les grands yeux. Les prunelles étaient bien vertes, de cette teinte vert de mer d'autrefois chantée par les poètes d'Orient.

Cette jeune femme était Aziyadé.

Aziyadé me regardait fixement. Devant un Turc, elle se fût cachée ; mais un giaour n'est pas un homme ; tout au plus est-ce un objet de curiosité qu'on peut contempler à loisir. Elle paraissait surprise qu'un de ces étrangers, qui étaient venus menacer son pays sur de si terribles machines de fer, pût être un très jeune homme donc l'aspect ne lui causait ni répulsion ni frayeur."

(Pierre Loti, Aziyadé, 1877)

Repost 0
Published by Ankh-Neferkheperourê - dans Temple de Hou - Citation
commenter cet article
30 avril 2006 7 30 /04 /avril /2006 10:24

"Nous devrions admirer les qualités positives de notre esprit en reconnaissant les inconvénients de ses défauts pour ce qu'ils sont : voilà un point très important.

Nous sommes tous semblables : des êtres humains sans aucune différence fondamentale. Nous avons des cultures différentes, des croyances religieuses différentes ; nous sommes de races différentes, nos modes de vie sont différents, nos arrière-plans familiaux aussi. Et, que nous ayons reçu une éducation ou pas, que nous soyons pauvres ou riches, nous avons tous le même potentiel, un potentiel de bien comme de mal. Aussi est-il extrêmement important de reconnaître l'existence de notre potentiel négatif, tout autant que celle de notre potentiel positif."

 

(Tenzin Gyatso, XIVe Dalaï-Lama, Pacifier l'Esprit, 1999)

Repost 0
Published by Ankh-Neferkheperourê - dans Temple de Hou - Citation
commenter cet article
27 avril 2006 4 27 /04 /avril /2006 17:22

"Rien n'est plus animé que l'aspect des rues du Caire. Imaginez 30 000 personnes trottant ou galopant sur des ânes dans des rues étroites et tortueuses. On est bientôt emporté dans ce tourbillon. Assourdi par le cri des âniers et des passants, attentif à ne pas écraser les femmes et les enfants qui sont tranquillement assis par terre au milieu de ce tumulte, à ne pas heurter les aveugles qui s'y promènent, à ne pas laisser une partie de ses vêtements ou de sa personne au milieu de la cohue qui le froisse ou le heurte à toute minute, l'étranger qui se trouve pour la première fois dans les rues du Caire est en proie à une inquiétude continuelle."

 

(Jean-Jacques AMPERE (1800-1864), écrivain et académicien, fils du célèbre physicien)

 

Une rue au Caire (source : voyage-en-egypte )

 

Cette citation est étonnante car elle reflète bien l'une des impressions que l'on a en arrivant au Caire, plus d'un siècle plus tard. Certes, les voitures, les taxis et les bus ont fait leur apparition, mais les ânes et les charrettes sont toujours là ; la ville a changé, elle s'est "modernisée", s'est étendue, dotée de grandes artères, mais on a toujours cette impression de bouillonnement, d'effervescence continue. Quel que soit le véhicule utilisé, la première sortie au Caire réserve quelques belles frayeurs ! Et puis on est "emporté dans ce tourbillon", comme le dit Ampère...

Repost 0
Published by Ankh-Neferkheperourê - dans Temple de Hou - Citation
commenter cet article
22 avril 2006 6 22 /04 /avril /2006 11:39

"Le jour où tu voudras trouver un peu de joie, observe les qualités de ceux qui partagent ta vie."

(Marc Aurèle, A moi-même - Pensées, Livre VI 48)

Repost 0
Published by Ankh-Neferkheperourê - dans Temple de Hou - Citation
commenter cet article
21 avril 2006 5 21 /04 /avril /2006 00:49

"Eux-mêmes, qui sait d'ailleurs s'ils n'auraient pas préféré, mille fois,  vivre dans un monde aux lois moins cruelles, où personne ne les eût obligés à faire de leur virilité cette exhibition sourcilleuse ? Le rêve profond des hommes consiste-t-il vraiment à parader comme des coqs et à revendiquer sans cesse les prérogatives de l'état mâle ?"

(Dominique FERNANDEZ, Porporino ou les Mystères de Naples, Paris, 1974)

Repost 0
Published by Ankh-Neferkheperourê - dans Temple de Hou - Citation
commenter cet article