Pas de sujet précis, mais un ensemble de rubriques, qui évolueront avec le temps. Même si un accent particulier est mis sur l'Egypte. Ce qui compose mon univers et que je souhaite partager... Des passions, des coups de coeur et des coups de gueule, des ré
Après le rêve d'un de ses compagnons dans lequel celui-ci avait vu un homme chantant l'appel à la prière, le Prophète demanda à Bilâl al-Habashî, un affranchi abyssinien dont on appréciait la voix, d'appeler ainsi à la prière ; Bilâl al-Habashî devint ainsi le premier muezzin. Le muezzin (mu'adhdhin en arabe) a pour fonction de chanter le adhân, ou appel à la prière. C'est de la nécessité pour le muezzin d'être en hauteur afin d'être entendu de tous qu'est né le minaret (al-manâra en arabe). Au sommet de la tour se trouve un balcon depuis lequel le muezzin appelait les fidèles à la prière, surmonté d'un petit dôme ou d'un pavillon pour assurer la résonnance. Une mosquée peut posséder plusieurs minarets.

Minaret à rampe extérieure hélicoïdale de la mosquée de Samarra (période abbaside, 847, Iraq) ; à l'origine, un petit pavillon couvrait le balcon du muezzin, assurant la résonnance.

Minarets de la mosquée al-Azhar, au Caire
(époque mamlûk, XVe s. , Egypte).
Le dôme est un élément majeur de l'architecture islamique, même si son rôle purement liturgique dans le contexte d'une mosquée est assez limité. Les premiers dômes, de petites dimensions, s'élevaient au-dessus de la qibla, à la fois pour la signaler depuis l'extérieur et pour lui fournir de la lumière à l'intérieur. Plus tard, le dôme fut aussi utilisé pour couvrir et signaler la chambre mortuaire où reposait le fondateur de la mosquée ou un saint. Enfin, il prit une position centrale et se développa en volume, couvrant entièrement l'espace du sanctuaire proche de la qibla. Evitant la multiplication des colonnes, il présentait l'avantage de fournir de la lumière à l'intérieur de la mosquée. Le dôme correspond aussi à un symbolisme cosmique : il représente la voûte céleste.

Grande mosquée de Kairouan : deux dômes marquent l'axe menant au mihrâb, l'un à l'entrée de la salle de prière, l'autre au-dessus du mihrâb (époque aghlabide, 862, Tunisie).


Dans la mosquée Sultan Ahmet, plus connue sous le nom de "mosquée Bleue", à Istanbul, la composition entre le grand dôme central et les petits dômes qui l'entourent font entrer la lumière dans la salle de prière
(période ottomane, début du XVIIe s., Turquie).
La fontaine aux ablutions fait le lien entre l'extérieur et l'intérieur. Elle se trouve en général dans la cour. Elle peut être complétée par d'autres installations destinées aux ablutions. L'eau est un élément purificateur et les ablutions doivent être pratiquées avec de l'eau courante, ce qui explique la présence d'une fontaine et non d'un simple bassin. De petits marchepieds permettent aux fidèles de s'isoler du sol impur. Cette zone est en général séparée du reste de la mosquée par une petite balustrade.

Fontaine aux ablutions de la mosquée Sultan Hassan au Caire
(époque mamlûk, 1356-1359, Egypte).

Espace réservé aux ablutions de la mosquée Sultan Ahmet, plus connue sous le nom de "mosquée Bleue", à Istanbul
(période ottomane, début du XVIIe s., Turquie).