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  • : Ankh-Neferkheperou-Rê
  • Ankh-Neferkheperou-Rê
  • : Pas de sujet précis, mais un ensemble de rubriques, qui évolueront avec le temps. Même si un accent particulier est mis sur l'Egypte. Ce qui compose mon univers et que je souhaite partager... Des passions, des coups de coeur et des coups de gueule, des ré
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Fermeture définitive de la Cité dimanche 27 mai 2007.

Vieux Papyrus

Notre Cité

24 octobre 2006 2 24 /10 /octobre /2006 20:01

Vous vous souvenez de l'ibrîq-u l-qahwa, la cafetière saoudienne que je vous avais présentée dans un précédent article ? Et bien j'ai profité d'une visite chez mes parents pour photographier celles de ma mère, chinées dans les sûq de Jeddah, et une pièce emirati que mon père garde dans sa collection de menue monnaie du monde entier... Vous aurez ainsi d'autres exemples.

 

Les deux ibrîq de la collection de ma mère, avec la bouilloire traditionnelle bédouine, dont les pieds manquent. Un accessoire manque aussi, que j'ai oublié de photographier et que je rajouterai : le mortier dans lequel le café grillé est broyé...

Les deux ibrîq seules, une grande et une petite, avec leur bec verseur caractéristique ; elles sont ornées sur le col et sur le couvercle, contrairement à la mienne qui est toute simple.

Le décor de la grande....

... et celui de la petite, réalisés par martelage au poiçon ; elles portent un décor géométrique autour du couvercle, et un autre en deux bandes sur le col, avec le poinçon du fabricant ...

L'ibrîq-u l-qahwa est si emblématique de la culture bédouine et de la Péninsule Arabique qu'elle figure sur la pièce d'un dirham emirati.

Vous pourrez aussi voir un exemple d'ibrîq utilisée en Egypte comme décor urbain, à Hurghada, sur le blog de mon amie Anne-Marie. Vous allez me dire : mais l'Egypte, ce n'est pas la Péninsule Arabique ! Certes, mais il y a en Egypte d'importantes minorités bédouines, en particulier à l'est sur la côte de la mer Rouge.

En Arabie Saoudite, il existe des décors monumentaux les mettant en scène.

 

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5 octobre 2006 4 05 /10 /octobre /2006 16:39

Amoureux des éléphants et du dieu hindou Ganesh, j'ai réuni une collection d'éléphants sous diverses formes : sculptures, peintures, objets divers. J'ai choisi de vous présenter d'abord celui-ci, qui est une des plus pièces de cette collection.

Il s'agit d'un éléphant qui vient d'Inde du Nord qui m'a été offert. Sur une âme de bois sont fixées de petites plaques d'os, qui forment une sorte de mosaïque sur laquelle sont peints des motifs évoquant les éléphants de parade. En Inde, on a pour habitude de parer les éléphants pour les processions, et en Inde du Nord on les "maquille" en les peignant de motifs végétaux et géométriques de couleurs vives. Ici les motifs sont inspirés de la tradition moghole, selon un style qu'on appelle "style de Jaipur", mais qu'on peut plus largement attribuer au Rajasthan. Les artisans d'aujourd'hui perpétuent, en les simplifiant, des traditions décoratives venues de l'époque moghole des XVIIe et XVIIIe s., ce qui est particulièrement visible sur cet éléphant. L'art de la miniature moghole est issu de diverses influences, où l'élément persan domine bien souvent, combiné avec des traditions indiennes antérieures à l'invasion musulmane. pour vous donner une idée de la finesse du travail, cet éléphant fait envrion 13 cm de long par 11 cm de haut.

Aucun espace n'est négligé, il est même peint dessous.

Comparaison avec une miniature moghole ; on retrouve les rinceaux végétaux.

Le motif qui orne le dessus de l'éléphant montre la permanence de traditions décoratives de l'époque moghole : ici, un détail d'une miniature moghole du XVIIIe s. conservée à la BNF de Paris.

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21 septembre 2006 4 21 /09 /septembre /2006 18:55

Ukhtî Anne-Marie, notre amie française d'Hurghada, est la première à nous proposer un objet dans le Sûq Nefred ; ou plutôt, une paire d'objets. Merci à elle de partager avec nous ces objets qui ont un sens et une histoire.


Il s'agit de deux statuettes qui proviennent du Brésil. Pour Anne-Marie, ces statuettes en stéatite, qu'elle a emmenées avec elle en Egypte avec d'infinies précautions (cette pierre est extrêmement fragile, comme vous le savez), ont une signification particulière, car c'est sa Maman qui les lui a ramenées du Brésil.


Elles représentent deux personnages vêtus à l'orientale, dans un vêtement drapé à l'antique. Comme on peut le voir, une inscription latine, représentée sur un parchemin (phylactère) sur le côté de chacune d'entre elles, permet de les identifier. Il s'agit de deux prophètes de l'Ancien Testament (pour les chrétiens) ou du Tanakh (pour les juifs, ce qu'on appelle aussi la Bible hébraïque). Ces deux personnages sont des prophètes ayant vécu durant la captivité à Babylone, ce qui explique leur costume oriental caractéristique, en particulier le couvre-chef conique. Le parchemin qu'ils tiennent fait référence au livre de chacun d'entre eux, qui fait partie de la Bible.

 

 

Celle de gauche représente Daniel, comme l'indique l'inscription, mais aussi comme le montre le lion couché à ses pieds, selon l'iconographie traditionnelle. Il fait partie des quatre grands prophètes de la Bible et aurait rédigé le Livre de Daniel à la fin du VIe s. avant notre ère, pendant la captivité des Juifs à Babylone. Daniel est richement vêtu, car il est alors devenu le conseiller du roi de Babylone Nabuchodonosor II, suite à des prophéties. L'un des épisodes les plus célèbres de l'histoire de Daniel est celui dans lequel le roi Nabuchodonosor le fait jeter dans le fosse aux lions pour avoir refusé de renoncer à sa foi : or, les lions, au lieu de le dévorer, se couchèrent à ses pieds. C'est ce qui est représenté ici : Daniel a les bras ouverts, le regard baissé en signe de soumission à la volonté de Dieu, et le le lion, couché à ses pieds, lève la tête vers lui. Dans la tradition chrétienne ancienne, le thème de Daniel dans la fosse aux lions est repris comme un symbole de foi inébranlable et de la confiance en Dieu, mais aussi de la victoire sur la mort préfigurant le Christ ; c'est donc un thème qui est souvent représenté dans l'art paléochrétien. Sur le parchemin est écrit : « Enfermé sur ordre du roi dans la fosse aux lions, il en réchappa et fut sauvé avec l'aide de Dieu.»



Celle de droite représente Abdias, qui fait partie de ce qu'on appelle les « petits prophètes », 12 prophètes dont les Livres composent une partie de la Bible et qui sont considérés comme secondaires par rapport aux quatre grands prophètes ; le Livre d'Abdias consiste en un seul chapitre, dans lequel Abdias prédit la chute des habitants d'Edom et que des libérateurs monteront sur la montagne de Sion. Abdias aurait également vécu à l'époque de la captivité à Babylone, mais au tout début du VIe s. avant notre ère, soit avant Daniel. C'est ce qui explique le geste que fait la statuette, le doigt dressé vers le ciel pour indiquer que sa prophétie lui vient de Dieu ; contrairement, à l'attitude humble de Daniel, il a la tête droite, le regard assuré, presque menaçant. Il est intéressant de voir comment cet épisode est rendu. Le thème d'Abdias est plus rare dans l'iconographie traditionnelle ; il figure simplement parmi les prophètes qui sont souvent représentés sur les façades sculptées des cathédrales médiévales. Sur le parchemin, l'inscription dit : « Je vous accuse, ô Iduméens et gentils, je vous annonce et vous prédis les larmes et la destruction. »


Il s'agit en fait de reproductions d'oeuvres célèbres d'un architecte et sculpteur brésilien qui est considéré comme l'un des plus grands de ce pays pour la période coloniale : Antonio Francisco Lisboa, dit Aleijadinho (1730-1814), l'un des maîtres du baroque brésilien. Il était le fils d'un architecte et d'une esclave noire. Atteint d'une grave maladie qui le laissa infirme, il n'en continua pas moins à travailler pratiquement jusqu'à sa mort, les ciseaux et maillet étant attachés à ses poignets pour lui permettre de sculpter ; son surnom, « Aleijadinho », signifie d'ailleurs « petit infirme » en portugais. Les figures de Daniel et Abdias font partie d'un ensemble de 12 prophètes, représentés grandeur nature, qui ornent la terrasse de l'église du Bom Jesus de Matosinhos, à Congonhas do Campo (Etat de Minas Gerais) ; cet édifice, considéré comme une de ses oeuvres majeures, est classé au Patrimoine Mondial de l'UNESCO.

  

Les originaux sur la terrasse de l'église brésilienne : vous les reconnaissez, ce sont bien eux, jusque dans les détails.

 

 

Nous voyons, une fois de plus, comment un objet peut nous faire voyager et nous ouvrir des portes insoupçonnées, au-delà du lien que nous avons avec eux. Merci encore à Anne-Marie !


Courage aux autres : trouvez un objet qui vous tient à coeur, qui a une histoire ou pour lequel vous avez une affection particulière et nous le ferons entrer dans notre Sûq. Vous pouvez me faire parvenir vos photos et quelques infos par cette adresse mail : Neferkheperou@hotmail.com ...


Le site d'Anne-Marie :

http://www.mes-parfums-d-egypte.com/

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12 septembre 2006 2 12 /09 /septembre /2006 16:02

Nous allons donner au sûq Nefred une dimensions interactive. Je vous explique : vous avez vous aussi certainement un ou des objets qui vous tiennent particulièrement à coeur, qui ont une histoire, une âme... Je vous propose donc de les intégrer à cette rubrique, pour permettre à nos différents univers de se rencontrer.

Comment procéder ? C'est simple, vous m'envoyez un mail via le contact qui se trouve en bas de la page, avec une ou plusieurs photos de votre objet en pièce jointe et une explication brève de ce qu'il représente pour vous. Et nous l'intégrerons à la rubrique. C'est tout simple.

J'espère que ce projet vous plaira et que vous ne serez pas timides.

Rassurez-vous, je vous prépare néanmoins d'autres articles sur des objets auxquels je suis attaché et qui ont un sens. Le prochain est en cours de rédaction...

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26 août 2006 6 26 /08 /août /2006 13:52

 Ibrîq ou l-qahwa, cafetière bédouine venant d'Arabie Saoudite.

 

Je commencerai cette rubrique par un objet auquel je suis très attaché : une authentique cafetière saoudienne que ma mère a chiné dans les soukhs de Jeddah quand elle vivait en Arabie et qu'elle m'a offerte. En arabe, on l'appelle ابريق القهوة ( ibrîq ou l-qahwa ), ou tout simplement  ابريق ( ibrîq ). Les cafetières ont des formes diverses selon les régions du monde arabe, et elles sont encore différentes en Turquie (bien qu'on trouve des cafetières turques anciennes influencées par la forme des cafetières saoudiennes) et en Iran. Les cafetières de la péninsule arabique se caractérisent par leur forme, mais surtout par le long bec verseur en forme de croissant de lune qui leur donne une élégance particulière. Elles sont en général réalisées en cuivre.

 

 Détail du couvercle, élégant comme le dôme d'un minaret...

Les fixations de l'anse.

 Les cafetières authentiques sont estampillées de la marque de l'artisan qui les a fabriquées.

 

Le café que l'on boit dans la péninsule arabique est différent de celui que nous connaissons. On fait d'abord griller les grains de café avant de les piler dans un mortier. Ensuite, on ajoute de l'eau chaude, comme pour le thé, et cela donne un liquide beaucoup plus clair que notre café. Les Saoudiens apprécient d'ajouter à leur café quelques graines de cardamome, qui viennent le parfumer. Ceci est le vrai café bédouin. On trouve aussi, bien entendu, le café torréfié à l'occidentale.

A côté de ce Bédouin, vous pouvez voir une cafetière du même type.

Bédouin versant le café avec une cafetière identique.

 

Nous reparlerons du café dans la rubrique consacrée à la culture arabe.

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26 août 2006 6 26 /08 /août /2006 13:02

Je vous annonce la naissance d'une nouvelle rubrique : as-sûq Nefred, le soukh de Nefred. Mais qu'est-ce que c'est ? J'aime les objets, venus du monde entier, non pour leur valeur marchande mais parce qu'ils représentent à mes yeux un symbole, ou pour leur beauté, ou parce qu'ils me rappellent un moment particulier.

Le propos de cette nouvelle rubrique est de partager cela avec vous. Les objets que je possède et qui ont un sens particulier à mes yeux. Ceux qui me font rêver ou que j'admire. Des objets rencontrés, des objets désirés... Des objets, certes, mais pas pour l'aspect purement matériel. Des objets avec ce qu'ils signifient, ce qu'ils représentent, ce qu'ils évoquent.

Et comme ils sont variés, hétéroclites, ils forment le soukh de Nefred. Mais je vous rassure, ils ne sont pas à vendre, car ils n'ont de prix que celui du coeur.

Ce sera l'occasion de parler de choses variées à travers ces objets, comme vous le verrez, depuis des aspects de civilisation à des tranches de vie. J'espère que cette rubrique vous plaira et vous intéressera.

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