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  • : Ankh-Neferkheperou-Rê
  • Ankh-Neferkheperou-Rê
  • : Pas de sujet précis, mais un ensemble de rubriques, qui évolueront avec le temps. Même si un accent particulier est mis sur l'Egypte. Ce qui compose mon univers et que je souhaite partager... Des passions, des coups de coeur et des coups de gueule, des ré
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Vieux Papyrus

Notre Cité

20 juillet 2006 4 20 /07 /juillet /2006 17:06

Le nom du chat nous vient du bas-latin "cattus", qui désignait le chat sauvage d'Europe, dont quelques individus survivent encore. L'origine du chat domestique est encore sujet à controverses, mais le chat domestique occidental, Felis silvestris Cattus,  est essentiellement issu d'un croisement le  Felis silvestris libyca, le chat ganté d'Afrique, et le Felis silvestris silvestris, le chat sauvage européen.

Des fouilles françaises menées à Chypre sur le site néolithique de Shillourokambos ont réservé en 2004 une découverte étonnante : à côté de la tombe d'un homme, à quelques centimètres de celle-ci, fut exhumée la tombe d'un jeune chat, associée à la précédente. Au VIIIe millénaire avant notre ère, les habitants de ce village néolithique consommaient couramment des chats sauvages, mais le félin inhumé semble indiquer un début de domestication. Cela remet en question l'idée que le chat a été domestiqué en Egypte, où il est attesté depuis le Ve millénaire avant notre ère. On peut penser que la domestication du chat s'est faite au Proche-Orient parallèlement au développement de l'agriculture, avec le souci de protéger les récoltes des rongeurs.

C'est cependant bien la civilisation égyptienne qui va faire du chat un compagnon de l'homme et le répandre dans tout le monde méditerranéen. Attesté en tant qu'animal domestique dès les alentours de 4000 avant notre ère, le chat sera même déifié par les Egyptiens sous la forme de la déesse chatte Bastet, dont le culte connaîtra un grand développement à l'époque tardive. On a retrouvé dans les lieux de culte de la déesse de nombreuses momies de chats. Attention, si certains chats jouissaient d'un traitement de faveur, d'autres étaient rituellement sacrifiés puis momifiés et offerts par les fidèles à la déesse, aspect que l'on oublie souvent.

Puis les Grecs, entrés en contact avec l'Egypte, adoptèrent à leur tour le chat domestique. A partir du IIe s. avant notre ère, il est un animal courant dans les demeures grecques. Aristophane mentionne le succès des ventes de chats sur les marchés d'Athènes. C'est sans doute à cette époque que le chat africain d'origine est croisé avec le chat sauvage européen.

Enfin, le chat devint un compagnon de choix dans les classes aisées de Rome, favorisant sa diffusion dans tout l'Empire. Il est un signe de raffinement. Dès lors, l'usage se répandit progressivement chez les populations de l'Empire d'avoir des chats domestiques.

Après cette faveur dans l'Antiquité, le chat va connaître une période sombre avec l'arrivée du christianisme. Associé au diable et aux sorcières, le chat continue à exercer sa fonction de chasser les rongeurs, mais subit de terribles persécutions. Des coutumes barbares, qui perdureront longtemps, consistaient à brûler des chats sur des bûchers lors de certaines fêtes religieuses. Cette coutume se retrouve à Paris au XVIIe s., où des chats vivants sont précipités dans les flammes des feux de la St Jean !

Mais déjà un certain nombre de grands personnages, sans doute sous l'influence des modes orientales, contribuent à réhabiliter le chat. Le cardinal de Richelieu avait ainsi un superbe chat blanc dont il ne se séparait jamais. Nicolas Claude Fabri de Peiresc, le grand humaniste provençal, avait lui aussi, vers la même époque, une passion pour les chats ; Bonaffé note au sujet de son Cabinet de curiosités : "La police était faite par une armée de chats pour lesquels Peiresc professait une délection particulière; c'étaient les conservateurs de sa bibliothèque." C'est d'ailleurs Peiresc qui va introduire en France le chat angora, dont le premier individu sera ramené dans sa bastide de Belgentier, dans la région toulonnaise.

L'époque romantique va faire du chat l'un de ses animaux fétiches. Il devient alors le compagnon des écrivains et des artistes, fascinés par son côté mystérieux. Les persécution sont désormais bien loin, et nos matous coulent des jours paisibles, appréciés à leur juste valeur par de nombreux amateurs.

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18 mai 2006 4 18 /05 /mai /2006 13:29

Je vous ai déjà présenté Ramsès, mon gros matou. Mais j'aimerais commencer la rubrique sur les félins en vous parlant un peu plus de lui. Il est tout à la fois mon complice, mon soutien dans les moments difficiles (les chats y sont très sensibles, nous en reparlerons...), le bon génie de la maison et un être fascinant qui ne cesse de m'attendrir et de m'étonner.

 

 

 

Ramsès - ou Ramessou, selon le diminutif égyptien antique du prénom "Ramesses" - est arrivé dans ma vie il y a environ 9 ans, déjà. Je venais de perdre dans des circonstances douloureuses mon précédent chat, Amenophis, que nous avions adopté, mon compagnon et moi, dans un refuge ; il était atteint d'un cancer et j'ai dû me résoudre à le faire euthanasier pour abréger ses souffrances, moment pénible s'il en est... Devant ma tristesse, la secrétaire m'a proposé de m'appeler si on venait leur abandonner des chats, ce qui arrive malheureusement, toujours pour de prétendues "bonnes raisons" (l'arrivée d'un enfant, un déménagement, etc.). Bref, je ne vais pas commencer à m'énerver sur la question...

 

Quelque temps après, coup de fil inattendu : c'est la secrétaire du vétérinaire, qui me dit qu'elle a deux chatons à adopter qui viennent d'arriver, qu'elle cherche à les placer au plus vite pour diminuer le traumatisme. Je me rends donc sur place avec mon compagnon et on nous présente les deux chats : un tout petit de quelques mois, boule de poil gris tigré qui s'avance tout de suite vers nous ; et un autre plus grand, au pelage tabby à dominante blanc et noir, qui semble effrayé (il venait d'être abandonné depuis très peu de temps), une grande tristesse dans son beau regard vert doré... C'est mon Ramsès. Notre choix s'arrête sur lui, c'est cruel d'avoir à faire un tel choix ; mais nous nous sommes dit que de toute façon le petit avait plus de chances d'être adopté.

 

  Coussins, tapis, fauteuils sont indispensables au sommeil de monsieur...

 

 

Ramsès avait alors 10 mois, déjà de grande taille, avec une tête toute mince comme le chat oriental. J'ignore ce qui lui est arrivé durant les 10 premiers mois de sa vie, et pourquoi il a été abandonné. Ce que je sais en revanche, c'est qu'il a une peur bleue des enfants (j'ai pensé qu'il était peut-être dans une famille où des enfants le maltraitaient, ou qu'on l'avait abandonné à l'arrivée d'un enfant...), et qu'il est traumatisé par cet abandon ; je dois toujours le rassurer quand je m'absente et il est tout le temps collé à moi. Ca va mieux qu'au début, mais il reste inquiet. Les gens qui abandonnent un animal devraient penser un peu plus au mal qu'ils lui font ; mais j'oubliais que l'animal a dans notre société un statut qui ne lui reconnaît en général pas le droit aux émotions ; et puis les humains sont bien capables d'abandonner leur propres enfants, alors... Bref, là encore, je ne vais pas m'énerver sur le sujet...

  

Arrivés à la maison, le petit Ramsès s'est caché direct derrière la machine à laver et n'en est sorti que tard dans la journée, à pas timides, pour enfin manger un peu. Mais le soir, il est venu dormir avec moi, couché sur mon bras et bien blotti. Ca y est, il avait adopté son humain et notre amitié était née. Depuis, il a gardé cette habitude de venir tous les soirs faire un câlin avant de dormir (après il s'en va, parce que je bouge énormément en dormant et qu'après avoir valsé deux ou trois fois en pleine nuit, il a vite compris qu'il était dangereux de rester trop prêt quand je dors...! ). Comme j'étais au chômage à l'époque, j'ai passé beaucoup de temps avec lui, ce qui fait que les liens sont devenus très forts. Quand je me suis séparé de mon copain, j'ai gardé Ramsès, pour rien au monde je ne l'aurais laissé.

  

 

Vous avez vu la fameuse barbiche ?

 

 

Comme tous les chats gâtés, Ramsès est relativement capricieux. Il m'arrive bien de le gronder, mais souvent il me fait trop rire quand il fait une bêtise, avec son air de dire : "quoi ? j'ai rien fait moi !" ou m'attendrit avec ses yeux tristes (le chat est un habile comédien, qu'on ne s'y fie pas...) ; ça me laisse imaginer, d'ailleurs, à quel point je me serais fait mener par le bout du nez si j'avais eu des enfants... Contrairement à ce qu'avancent souvent ceux qui n'aiment pas ou ne connaissent pas les chats, un chat est très affectueux et attaché à son humain si on sait respecter les règles du jeu ; les "règles du jeu", c'est respecter son indépendance de félin tout en étant proche, en gros. Il aime regarder parfois la télé, surtout bien entendu les émissions animalières (son dernier reportage en date concernait les tigres, ses cousins ; trop drôle à voir le chat assis sur le fauteuil à regarder les tigres à la télé !), apprécie la musique, mais surtout l'invention humaine qu'il préfère est le confort : coussins, tapis, fauteuils sont indispensables au sommeil de monsieur... Par contre, il voue une haine féroce à l'ordinateur, car c'est quasiment le seul interdit de la maison : il n'a pas le droit de grimper près de l'ordinateur, avouons que dans un esprit de chat, c'est un pur scandale ! Et, pour finir,  Ramsès a une particularité : c'est un chat aussi bavard que son humain ; il a une gamme étendue de miaulements pour s'exprimer et ne se prive pas de l'utiliser ; parfois, on n'entend que lui, surtout bien sûr quand il a décidé d'être le centre d'intérêt et que je fais autre chose.

  

Bon ça y est, il est fini ce reportage qu'on puisse dormir tranquille ?

 

 

Gaga, moi, avec mon chat ? Non...

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Published by Ankh-Neferkheperourê - dans Temple de Bastet-Les félins
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17 mai 2006 3 17 /05 /mai /2006 06:15

Il manquait une chose à ce blog, et donc à notre cité virtuelle : le temple de Bastet. C'est chose faite ! Il y sera question de chats, bien sûr, petits matous de nos maisons ou gros chats des jungles et des savanes ; chats d'hier et d'aujourd'hui, chats célèbres ou anonymes ; des histoires et des légendes de chats... Bref, du félin exclusivement !

 

Depuis toujours, je suis fasciné par les chats. J'aime les animaux en général, mais avec les chats, c'est une histoire d'amour particulière ; d'ailleurs, ils sentent souvent combien je les admire et j'ai d'ordinaire de bons contacts avec eux (sauf avec la chatte de mon frère, qui est une folle furieuse à la griffe facile...mais je ne désespère pas de gagner sa confiance). J'aime le mystère qui les entoure, ce mélange permanent de tendresse et d'indépendance, qui n'est jamais soumission mais amour choisi... Cette nature sauvage, faite de noblesse et de fierté, que des millénaires de domestication ne sont pas parvenus à faire disparaître. Ce raffinement et cette grâce en toute chose, cette beauté toute en souplesse et en sensualité.

 

On attribue au chat bien des dons, et il est vrai qu'il en a, nous en reparlerons plus longuement. Il est en particulier sensible aux humeurs de son humain - car c'est l'humain qui appartient au chat, pas l'inverse, ça aussi nous en reparlerons : pas question de "maître" avec le chat, le chat n'a pas de maître, il est le maître de la situation.

 

Quant aux félins sauvages, on retrouve en eux toutes les caractéristiques qu'on peut observer chez le chat, mais sans l'attachement à l'homme...

 

Les Egyptiens ont eu raison de diviniser le chat : c'est un animal fantastique pour qui sait l'apprécier...

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Published by Ankh-Neferkheperourê - dans Temple de Bastet-Les félins
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