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  • : Pas de sujet précis, mais un ensemble de rubriques, qui évolueront avec le temps. Même si un accent particulier est mis sur l'Egypte. Ce qui compose mon univers et que je souhaite partager... Des passions, des coups de coeur et des coups de gueule, des ré
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Fermeture définitive de la Cité dimanche 27 mai 2007.

Vieux Papyrus

Notre Cité

28 octobre 2006 6 28 /10 /octobre /2006 03:05

Le site de Memphis, même si les vestiges qui en restent sont bien minces par rapport à sa gran deur passée, est d'une telle importance pour l'Antiquité égyptienne que deux articles y seront consacrés : un premier article, celui-ci, qui présentera un aperçu historique de cette ville extraordinaire ; et un second article qui se concentrera sur les vestiges encore visibles sur place. 

Mit-Rahineh, la ville actuelle construite sur le site de l'antique Memphis...

L'antique ville de Memphis se trouve aujourd'hui à l'emplacement de la ville de Mit-Rahineh, à une trentaine de kilomètres au sud du Caire, au coeur d'une palmeraie. Memphis est son nom grec, mais les anciens Egyptiens l'appelaient « Ineb Hedj » (la « Muraille Blanche ») ou encore « Ankh Tawi » (« Balance des Deux Terres »1) ; ce nom grec viendrait de l'égyptien « Men Nefer », qui désignait en réalité le complexe funéraire de Pepi Ier (VIe dynastie), dont la pyramide se dresse dans le désert à quelques kilomètres de Mit-Rahineh.

Le symbole d'Ineb Hedj, capitale du 1er Nome de Basse-Egypte...

...et Men-Nefer, la sépulture de Pepi Ier, confusion qui donna le nom grec de la ville.


La tradition, transmise par Hérodote, affirme que la ville aurait été fondée par le premier roi, Menes, quelques 3000 ans avant notre ère. Elle fut capitale de l'Egypte sous l'Ancien Empire, mais conserva une grande importance même après que les souverains égyptiens eurent transféré la capitale plus au sud, à Thèbes (auj. Luqsor). Cette importance s'explique par le lien de la ville avec la royauté égyptienne, ainsi que par la situation géographique privilégiée tant pour le contrôle des deux parties du pays que pour celui du commerce et des communications entre Afrique et Orient. Elle resta de ce fait une capitale administrative et culturelle, d'où furent issus nombre de fonctionnaires, scribes, artistes et artisans. Elle assumait en outre le rôle de centre religieux et administratif du 1er nome de Basse-Égypte. La ville continua de se développer et de prospérer au cours du Moyen et surtout du Nouvel Empire. Après l'échec d'Amenophis IV - Akhenaton pour imposer la nouvelle capitale d'Akhetaton (Tell el-Amarna), C'est à Memphis que Toutankhamon fera revenir la Cour. Elle connut une époque particulière de splendeur sous le règne des Ramessides.


A en croire les sources historiques, Memphis fut la plus grande ville de l'Egypte antique, à la fois la plus peuplée, la plus magnifique, la plus célèbre hors des frontières du royaume ; de par le rôle que jouèrent dans le commerce extérieur son port et ses ateliers, ce fut sans doute aussi l'une des plus cosmopolites. Des commerçants du Levant s'y étaient établis et y célébraient le culte de leur déesse Ashtart2. Son territoire était très étendu et elle ne compta pas moins de 8 nécropoles successives3. 

Carte des nécropoles memphites.


 

 

Le dieu tutélaire de la ville était Ptah, ce qui explique l'importance de la ville pour les artistes et artisans. Plus tard, à l'époque ptolémaïque, les Grecs assimileront Ptah à Hephaïstos. C'est du nom antique du grand temple de Ptah, «Hutkaptah »4 que dériverait le nom grec d' « Aigyptos », qui donna le nom latin du pays. La ville restera toujours le lieu du principal sanctuaire de Ptah en Egypte. L'un des cultes les plus populaires de Memphis était consacré au taureau Apis, incarnation de Ptah ; à sa mort, le taureau sacré était embaumé et recevait des funérailles dignes de son rang.

Le Taureau Apis, incarnation de Ptah, démiurge tutélaire de Memphis.


La ville jouera un rôle militaire non négligeable à l'époque des rois kushites, de l'invasion assyrienne et enfin de l'invasion perse. Si c'est à Memphis qu'Alexandre fut couronné roi, dans le grand temple de Ptah, et si les souverains ptolémaïques conservèrent à la ville un rôle religieux et politique important, la création d'Alexandrie par les Grecs scella le destin de la ville. La prépondérance d'Alexandrie ne cessa de s'affirmer, supplantant progressivement Memphis dans les domaines économiques et culturels. C'est l'époque romaine qui marque le véritable déclin de la vieille métropole. Elle sera définitivement abandonnée à l'époque byzantine. Avec la conquête arabe et la fondation de Fustât commence un lent démantelage des vestiges, réutilisés pour la construction de monuments. Même si le chroniqueur arabe 'Abd el-Latif, au XIIIe s., s'émerveille encore devant les restes de sa splendeur passée.

Flinders Petrie, l'un des principaux artisans de la redécouverte de Memphis.

Si l'expédition d'Egypte relève des vestiges de la glorieuse cité, c'est Flinders Petrie, au XIXe s., qui entamera la rédécouverte de l'ancienne Memphis dans la grandeur qui fut la sienne.

De bien modestes vestiges pour celle qui fut la plus grande ville de l'Egypte ancienne

 

Notes explicatives :

1- En effet, la ville occupait une position clef entre Basse- et Haute-Egypte, les anciens Egyptiens n'ayant pas cette notion de Moyenne-Egypte que nous distinguons aujourd'hui.

2- Que nous connaissons aussi sous le nom d' "Astarté".

3- Abu Ghurab, Abu Roash, Abusir, Dahshur, Gizeh, Mit-Rahineh, Saqqarah, Zawiyet el-Aryam.

4- Le « Palais du kâ de Ptah ».

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25 octobre 2006 3 25 /10 /octobre /2006 11:46
J'ai découvert récemment un excellent CD que je vous recommande si vous aimez les musiques traditionnelles : il s'agit de celui de Sheikh Ahmad Barrayn, sous le titre "Sufi songs" (éd. Long Distance / FNAC Music, 1994).

Sheikh Ahmad Barrayn vient de la région d'Esna, en Haute Egypte, et il est considéré comme le plus grand maddâh de cette région, et l'un des plus grands de toute l'Egypte. Aveugle, il a d'abord appris l'art de la psalmodie coranique, puis a étudié trois ans à l'université islamique d'el-Azhar, au Caire. Il chante à la fois en arabe classique et en sa'idi , le dialecte de Haute-Egypte.

Le madîh, ou madh, est un des genres chantés les plus anciens de la poésie arabe ; il est essentiellement consacré à la louange du Prophète ou à des saints dont le culte est traditionnel ; cette louange peut aussi avoir un aspect profane, destiné par exemple aux invités d'une soirée pour les honorer. Selon la tradition sufi, on trouve aussi le ghazâl, ou zaby, poésie d'amour destinée à la bien-aimée.


Sheikh Ahmad Barrayn se réfère à la tradition ancienne, dite qadîm. Les maddahâhîn égyptiens expriment une religiosité d'inspiration populaire, et les chants qu'ils composent se réfèrent de préférence aux légendes locales ou aux anecdotes traditionnelles assorties d'une morale. Le genre laisse également une large place à l'improvisation. Traditionnellement, le maddâh égyptien s'installait sur une place pour chanter, un peu à la façon d'un conteur. On faisait aussi appel à lui en l'invitant chez soi.



La qasîdah est le genre poétique rythmé le plus prisé, riche en métaphores et par sa métrique proche de la psalmodie coranique. Elle est en général introduite par un mawwâl, forme poétique qui remonterait au VIIIe s. et qui est chantée en Egypte soit en langue populaire, soit en langue semi-classique.


Pour accompagner le chant, peu d'instruments : le gharb (longue flûte de roseau caractéristique de ce style de chant), le riqq (petit tambourin à cymbalettes), le naqrazân ou naqayrat (timbale en cuivre sur laquelle est tendue une peau qu'on frappe avec deux baguettes en tiges de palmes, percussion caractéristique du chant religieux en Haute-Egypte).
 
 
Un riqq égyptien marqueté...


C'est véritablement très beau, d'un dépouillement et d'une puissance extraordinaires... Une  moment de sérénité, de plénitude, à savourer au calme, confortablement installé... Même si on ne comprend pas le texte, il faut se laisser emporter par la musique. Une occasion de partir à la rencontre de la musique traditionnelle sa'idi, de la musique religieuse égyptienne mais aussi des traditions populaires qui perpétuent un art ancestral. A découvrir si vous ne connaissez pas déjà, sincèrement...

 

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25 octobre 2006 3 25 /10 /octobre /2006 11:26

Un oeuillet d'Inde exotique, raffiné et flamboyant...

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25 octobre 2006 3 25 /10 /octobre /2006 00:12

Je ne résiste pas à vous montrer le clip de Nina que Ramessou préfère, "Tiere", qui me fait toujours autant rire quand je le vois et qui met, je trouve, de bonne humeur : la diva teutonne déjantée a le don de nous surprendre et de nous ravir par ce genre de petite création sans prétention. J'adore les faux-cils style autruche ! Ach Nina, immer so toll !!!

 

 

 

 

Tiere



Tiere würden so 'was niemals tun

Darum nenn' mich nie mehr dummes Huhn.

Heilig ist die Kuh, lass' sie in Ruh'

Tiere sind nicht so gemein wie Du !



Im Dschungel, die Tiere da gehör'n sie hin,

Und nicht in den Zoo, da sind sie doch nicht froh.

Sie gehör'n nicht an die Schultern deiner reichen Puppe,

Und Frösche und Kröten gehör'n nicht in die Suppe.



Tiere würden so 'was.....



Kein Vogel würde Dir 'nen Käfig bau'n

Und Dich zum Singen zwingen.

Kein Schwein Dich mästen und Dich in den Schlachthof sperr'n,

Uf 'n Haken hängen und deine Haut abzerr'n.



Tiere würden so 'was....



Meine Verwandten sind die Elefanten,

Und was ich gern male, sind Wale.



Tiere würden so 'was....



Comme je suis sympa, que ça ne demande pas un travail harassant, j'ai pensé à ceux qui ne comprennent pas l'allemand et ai traduit les paroles :



Les Animaux



Les animaux ne f'raient jamais quelqu' chose comme ça,

Alors ne m' traite plus jamais de bécasse.

La vache est sacrée, laisse-la tranquille.

Les animaux ne sont pas aussi infâmes que toi !



Dans la jungle, c'est là que les animaux ont leur place

Et pas dans les zoos, où ils ne sont pas heureux.

C'est pas leur place sur le dos de ta pouf' de luxe,

Et grenouilles et tortues ne sont pas faites pour la soupe.

Les animaux.....



Aucun oiseau n' te construirait une cage

Et n' t'oblig'rait à chanter.

Aucun cochon n' t'engraisserait et n' t'enverrait à l'abattoir,

Ne t' pendrait à un crochet et ne t'arrach'rait la peau.



Les animaux.....



Les éléphants sont de ma famille,

Et c' que j'aime bien peindre, c'est les baleines.

 

Les animaux.....

 

Ben oui, Fraülein Nina est hindoue, végétarienne et protectrice des animaux.... Hi hi ! Nina, ich lieb' Dich sooooooo !!! Hihi !

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24 octobre 2006 2 24 /10 /octobre /2006 23:15

On compte pas moins d'une douzaine de langues qui sont pratiquées dans l'Egypte contemporaine. La langue officielle est ce qu'on appelle l'arabe standard, intermédiaire moderne entre l'arabe littéraire et les principaux dialectes qui a été adopté dans tout le monde arabe, aussi bien au Mashreq que dans le Maghreb ; c'est essentiellement la langue écrite, ou soutenue. La langue orale est plutôt l'arabe égyptien.


 

L'arabe égyptien (ou masri) est la langue orale pratiquée par la grande majorité de la population égyptienne ; on l'appelle aussi quelquefois arabe égyptien standard ou arabe égyptien de Basse Egypte. On distingue en son sein plusieurs dialectes, dont le principal est le dialecte cairote, à côté duquel on trouve le dialecte du nord du Delta et celui du centre et du sud du Delta. Les médias égyptiens (radios, télévision, cinéma, chanson...) ont établi à l'oral un arabe égyptien standard basé sur le parler du Caire, compris par l'essentiel de la population, même dans les zones où on parle un autre dialecte. Le dialecte cairote est de ce fait le plus largement répandu ; il résulte d'un mélange entre le dialecte arabe du Delta et l'arabe de Moyenne Egypte, avec des emprunts à l'arabe littéraire. Le masri est assez répandu au Mashreq, car il est une forme qui est compréhensible par de nombreux autres dialectes de la région.


L'arabe sa'idi est celui de l'Egypte du sud, entre les limites de l'influence cairote et la frontière du Soudan. On distingue au sein du sa'idi le dialecte de Moyenne Egypte (Beni Suef, Fayyum, Gizeh) et le dialecte de Haute Egypte, d'Asyut à la frontière du Soudan. Les Egyptiens de Haute-Egypte sont d'ailleurs souvent appelés Sa'idi et il existe une tradition musicale sa'idi originale, illustrée par des gens comme Sheikh Ahmad Barrayn (ses disques, à défaut d'aller en Haute-Egypte ou pour s'y préparer, sont une bonne occasion d'entendre du sa'idi).


 

Vient ensuite l'arabe bédouin (ou bedawi) dans lequel on distingue :


le bedawi égyptien oriental, ou arabe bedawi du Levant, parlé par les Bédouins du Sinaï et des côtes de la mer Rouge ; il est proche de certains dialectes du Hijaz, au nord-ouest de l'Arabie Saoudite. On le retrouve, avec des variantes, chez les Bédouins de Palestine, de Jordanie et de Syrie.


le bedawi égyptien occidental, dit aussi arabe libyen, parlé par les Bédouins vivant entre Alexandrie et la frontière Libyenne.

On oublie souvent que l'Egypte compte aussi des communautés bédouines, même si la sédentarisation tend à menacer leur culture de disparition dans les zones où les Bédouins ne sont pas majoritaires.


 

Le copte est une langue sémitique  qui a hérité d'une partie de la langue de l'Egypte antique ; c'est une langue morte qui n'est plus utilisée que comme la langue religieuse des Coptes, chrétiens d'Egypte. Le copte, comme l'arabe stantdard ou l'arabe littéraire, est une langue écrite, avec des caractères pour l'essentiel empruntés au grec.


A côté de ces langues sémitiques relevant ou non de l'arabe, on trouve également des langues non sémitiques.


Le domari est la langue des gitans musulmans d'Egypte, les Ghagars, qui vivent principalement dans le governorat de Dakahlia, au nord du Caire ; il comprend les dialectes nawar et helebi. Cette langue est originaire d'Iran.


 

D'importantes minorités nubiennes parlent des langues dites « nilo-sahariennes » ou « nubiennes nilotiques» ; en relèvent essentiellement :


le kenuzi-dongola, langue d'un groupe ethnique de l'Egypte et du Soudan ; en Egypte, on la trouve dans la haute vallée du Nil, surtout à Kom Ombo. Mais cette langue est peu à peu délaissée au profit du masri ou du sa'idi.


le nobiin, ou fiadidja-mahas, qu'on trouve dans les provinces du nord depuis le nord de Burgeg jusqu'à la frontière égyptienne à Wadi Halfa, mais surtout dans la haute vallée du Nil, en particulier dans les environs de Kom Ombo. Cette langue est aussi pratiquée par des populations du Soudan. Le nobiin est héritier de l'ancienne langue nubienne de l'antiquité, qui sera une langue écrite jusqu'au XVe s.



Il existe également une langue berbère, le siwi, pratiquée dans le désert du nord-ouest du pays, dans l'oasis de Siwa et divers villages isolés des oasis de l'ouest. Cette langue a peu de parentés avec les autres langues berbères.


 

Enfin sont pratiquées des langues européennes (en particulier le grec, avec une importante minorité à Alexandrie, ou l'italien), ainsi que l'arménien ou l'albanais.


Etonnante, n'est-ce pas, cette variété des langues qu'on ne soupçonne guère vu de l'extérieur et qui réflète l'histoire de l'Egypte, marquée au fil des siècles par le mélange de populations venues d'horizons divers.

Rassurez-vous pour le côté pratique si vous allez en Egypte :

si vous ne parlez pas arabe, il y aura toujours une langue occidentale dans laquelle vous pourrez vous faire comprendre ; beaucoup d'Egyptiens parlent anglais et français. Les langues étrangères sont d'ailleurs une partie importante du cursus des lycéens et étudiants égyptiens.

si vous ne connaissez que l'arabe standard, ou même le véritable arabe littéraire, on sourira mais dans l'ensemble on vous comprendra ; et on sera tellement content que vous fassiez l'effort de parler un peu arabe qu'on vous apprendra gentiment comment dire la même chose en masri.

si vous apprenez l'égyptien, c'est en général le masri qui est enseigné dans les cours, et très souvent même le cairote. Comme cela est dit plus haut, le cairote est compris aussi en Haute-Egypte.

 

Donc, mafeesh mushkela, pas de problème !  

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24 octobre 2006 2 24 /10 /octobre /2006 20:01

Vous vous souvenez de l'ibrîq-u l-qahwa, la cafetière saoudienne que je vous avais présentée dans un précédent article ? Et bien j'ai profité d'une visite chez mes parents pour photographier celles de ma mère, chinées dans les sûq de Jeddah, et une pièce emirati que mon père garde dans sa collection de menue monnaie du monde entier... Vous aurez ainsi d'autres exemples.

 

Les deux ibrîq de la collection de ma mère, avec la bouilloire traditionnelle bédouine, dont les pieds manquent. Un accessoire manque aussi, que j'ai oublié de photographier et que je rajouterai : le mortier dans lequel le café grillé est broyé...

Les deux ibrîq seules, une grande et une petite, avec leur bec verseur caractéristique ; elles sont ornées sur le col et sur le couvercle, contrairement à la mienne qui est toute simple.

Le décor de la grande....

... et celui de la petite, réalisés par martelage au poiçon ; elles portent un décor géométrique autour du couvercle, et un autre en deux bandes sur le col, avec le poinçon du fabricant ...

L'ibrîq-u l-qahwa est si emblématique de la culture bédouine et de la Péninsule Arabique qu'elle figure sur la pièce d'un dirham emirati.

Vous pourrez aussi voir un exemple d'ibrîq utilisée en Egypte comme décor urbain, à Hurghada, sur le blog de mon amie Anne-Marie. Vous allez me dire : mais l'Egypte, ce n'est pas la Péninsule Arabique ! Certes, mais il y a en Egypte d'importantes minorités bédouines, en particulier à l'est sur la côte de la mer Rouge.

En Arabie Saoudite, il existe des décors monumentaux les mettant en scène.

 

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22 octobre 2006 7 22 /10 /octobre /2006 00:47

 

 

 La beauté délicate et rustique d'un géranium...

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21 octobre 2006 6 21 /10 /octobre /2006 02:50

Vous devez vous dire que cette fois-ci, je suis devenu totalement irrécupérable - NB : avant, j'étais seulement irrécupérable ! A chacune de vos visites, le blog change de design, et je me doute que ça doit vous perturber... et je connais certaines cruelles que ça doit bien amuser ! hihi !

En fait, je vous explique : il y a un problème que je n'arrive pas à résoudre sur certains design, dont le dernier en date, le rouge. Le problème, c'est qu'une partie du texte des articles ou des légendes des illustrations est rogné, de façon d'ailleurs fluctuante et aléatoire... J'ai donc essayé plusieurs design, soit le problème se produit sur certains et pas sur d'autres - ce qui montre que ce n'est donc pas ma mise en page qui pose problème -, soit tout simplement le design est terne ou moche, ou demande de tout modifier encore une fois...

Bref. Comme ça m'énerve joyeusement, j'ai décidé de revenir au design d'origine du blog, en attendant qu'une âme charitable veuille bien venir à mon secours pour personnaliser totalement le design selon ma fantaisie... et basta, comme on dit ici !

Désolé donc pour ces perturbations momentanées... Je vais faire brûler un peu d'encens pour me calmer et fumer une bonne shisha, tiens ; et me préparer un petit karkadé en prime... Une chance que je n'ai pas de loukoums sous la main, je leur aurais fait un sort !

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21 octobre 2006 6 21 /10 /octobre /2006 00:24

Il manquait à notre bien-aimée Cité d'Ankh-Neferkheperourê un espace voué à la nature, à la fraîcheur, à la simple contemplation, sans paroles. Voilà qui sera fait avec la rubrique el-Genena - le Jardin, en égyptien. Nous y construirons au fil des mois un jardin idéal dans lequel nous planterons les beautés rencontrées au hasard, ou recherchées à dessein. Un lieu où laisser notre esprit vagabonder ou s'émerveiller, où se poser un instant...

 

 

 Une rivière au cours paisible...

 

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20 octobre 2006 5 20 /10 /octobre /2006 08:01
 

Ce musée, qui ouvre sur shari' Bur Said (rue Port-Said) et shari' Mohammad 'Alî, à deux pas de la place Ataba, fut commencé en 1899 et inauguré en 1903 ; c'est un bâtiment qu'on peut qualifier de style néo-mamluk. L'idée de créer un musée d'art islamique émergea cependant dès le milieu du XIXe s. C'est à cette époque l'ingénieur Franz Pacha qui avait rassemblé un certain nombre d'oeuvres et de pièces se trouvant dans des monuments du Caire et dans les ruines de Fustat. Il réunit ainsi quelque 3 000 pièces qui s'entassaient dans la mosquée al-Hakim.


Il rassemble aujourd'hui, dans 23 salles, une des plus riches collections au monde d'art islamique, couvrant une période allant du VIIe à la fin du XIXe s. Les pièces de cette collection proviennent non seulement d'Egypte, mais aussi de tout le monde arabe et même des pays plus lointains dont l'art a été influencé par l'islam.Ce sont en tout plus de 102 000 pièces qui y sont rassemblées, illustrant tous les domaines de l'art islamique : ébénisterie, plafonds à caissons et mashrabeya, plâtres et stucs exceptionnels, textiles, monnaies, ferronneries, céramiques et verreries.


Voici quelques joyaux de ces collections - difficile de faire un choix parmi tous ces trésors, croyez-moi :

Parmi les plus anciennes pièces égyptiennes figurent les précieuses collections d'époque fatimide, dont des décors sculptés qui sont les derniers témoins d'un palais d'al-Qahira de cette période. Un florilège des différents types d'objets présentés :

Panneau incrusté d'animaux

(Xe s., époque fatimide, bois avec marqueterie d'ivoire et de pâte noire, provient d'Edfu).

Frise aux paons provenant du palais occidental d'al-Qahira

(Xe - XIe s. , époque fatimide, marbre)

Plat à la gazelle

(XIe s. , époque fatimide, céramique à décor lustré)

 Deux guerriers

(XIe s. , époque fatimide, dessin à l'encre sur papier, trouvé à Fustat)

Mihrâb de la mosquée Sayyeda Nefisa

(1145-1146, époque fatimide, différentes essences de bois sculpté)

La période ayyubide est également représentée, j'en ai retenu une pièce étonnante :

Fragment de vêtement

(XIIIe s. , époque ayyubide, lin)

 

Pour la période mamluk, ce sont surtout les collections de lampes de mosquées émaillées, des meubles marquetés, ainsi que des objets comme les boîtes à Coran.

 

 

Lampe de la madrasa du Sultan Hassan

(XIVe s. , époque mamluk, verre incrusté d'émail)

Lanterne du Sultan Hassan

(XIVe s. , époque mamluk, laiton ajouré)

Flacon à parfum du Sultan al-Nasir Hassan

(XIVe s. , époque mamluk, cuivre incrusté d'or et d'argent)

Boîte à Coran du Sultan Qansuh al-Ghawri

(XVIe s. , époque mamluk tardive, bois sculpté)

 

 

La période ottomane est bien représentée par une riche collection de tapis iraniens et turcs, ainsi qu'une fontaine du XIXe s. provenant de l'île de Rhoda, l'une des pièces maîtresses de cette période.

 

 

Ce sera à n'en pas douter un des moments forts de notre séjour au Caire, nous allons là aussi en prendre plien les yeux et vivre de grands moments d'émotion devant ces oeuvres remarquables.

 

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