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  • : Ankh-Neferkheperou-Rê
  • Ankh-Neferkheperou-Rê
  • : Pas de sujet précis, mais un ensemble de rubriques, qui évolueront avec le temps. Même si un accent particulier est mis sur l'Egypte. Ce qui compose mon univers et que je souhaite partager... Des passions, des coups de coeur et des coups de gueule, des ré
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Notre Cité

12 mai 2006 5 12 /05 /mai /2006 23:59

Khepri est sans doute une des plus anciennes divinités égyptiennes, remontant qux origines de cette civilisation ; il est un dieu solaire, d'abord symbole du soleil dans l'ensemble de sa course, puis devient l'un des aspects de sous l'influence du clergé de ce dernier : Khepri est alors le soleil levant, le soleil du matin. A ce titre, il a un aspect de dieu créateur.

 Khepri représenté dans la tombe de Nefertari

 

Son nom signifie "celui qui vient à l'existence". En égyptien antique, "kheperer" signifie scarabée et "kheper" signifie venir à l'existence, exister. Les anciens Egyptiens avaient observé l'habitude qu'ont les scarabées de faire rouler une boule de bouse ; ils y ont vu un symbole du dieu poussant le Soleil dans sa course diurne à travers le ciel. Ils pondent leurs oeufs dans cette boule, ce qui a donné la symbolique de la résurrection.

 Hiéroglyphe pour Khepri

Le scarabée égyptien, "Scarabeus sacer", le Scarabée sacré, ou encore "Bousier", est un scarabée de grande taille (20 à 40 mm) qui se rencontre encore fréquemment en Egypte. D'un noir luisant (pour les Egyptiens, le noir était la couleur de la fertilité), il façonne une boule avec les excréments dont il se nourrit, la maintient avec ses pattes postérieures et la pousse jusqu'à un nid dans lequel il va s'enterrer et où la femelle va pondre ses oeufs dans la réserve d'excréments que représente la boule ; les larves se nourrissent de cette boule et, ayant achevé leur croissance, les petits scarabées sortent de terre. On comprend ainsi que l'observation de la nature a donné lieu à la symbolique du dieu Khepri.

Scarabée Sacré, ou Bousier, poussant sa boule d'excréments, comme Khepri conduit l'astre solaire à travers le ciel dans sa course diurne...

 

Il sera assimilé à Atoum et à Amon. Il était vénéré dans toute l'Egypte, mais il était particulièrement adoré à Héliopolis, la ville du Soleil, où il forme une triade avec (le Soleil au zénith) et Atoum (le Soleil couchant).

 Scarabée d'or provenant de la tombe de Toutankhamon, avec le disque solaire entre les pattes, comme le bousier pousse sa boule  (photo : Insecula)

Son symbole est le scarabée. Khepri est représenté soit sous la forme d'un scarabée, ailes déployées ou non, tenant souvent le disque solaire entre ses pattes avant, soit sous la forme d'un homme dont la tête est remplacée par un scarabée. On lui associe souvent le ankh, la croix ansée symbolisant la vie. De nombreuses amulettes en forme de scarabée ont été retrouvées, en particulier sur les momies, ainsi que de nombreux bijoux.

 Scarabée aux ailes déployées, avec le disque solaire entre les pattes  ; bijou provenant de la tombe de Toutankhamon (photo : Insecula).

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Published by Ankh-Neferkheperourê - dans Mastaba de Ptah-Hotep - Spiritualité
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12 mai 2006 5 12 /05 /mai /2006 20:08

Kamoutef, "le Taureau de sa Mère", est un dieu de la région de Thèbes. Ce nom fait référence à un mythe selon lequel le Soleil renaît chaque matin sous la forme d'un veau enfanté par Hathor. Ityphallique (représenté le pénis en érection), c'est un dieu de la fécondité incarnant les principes générateurs. A Louqsor, il deviendra l'aspect procréateur d'Amon, avec Min. Dieu primordial, il s'engendre lui-même.  Kamoutef est aussi un aspect de Rê : le Soleil de Midi qui est en pleine possession de son pouvoir générateur ; il s'unit à sa mère Nout (le ciel) pour s'engendrer lui-même.

Le hiéroglyphe pour Kamoutef

Comme Min, il est représenté comme un homme gainé momiforme, le phallus en érection et la peau noire qui rappelle le limon fertile du Nil. Assimilé par Amon, il porte sur la tête les deux hautes plumes de ce dieu.

 

Amon-Min-Kamoutef à Karnak

Au fil du temps, il sera associé ou assimilé par Min, le dieu de Coptos, puis Amon-Min pour devenir Amon-Min-Kamoutef. Amon-Kamoutef possédait un temple dans le grand complexe de Karnak, non loin du temple de Mout.

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12 mai 2006 5 12 /05 /mai /2006 19:47

Hou

Hou représente le Verbe créateur, notion importante de la religion égyptienne : la parole a dans cette civilisation un pouvoir, une puissance ; prononcer un mot, un nom, n'est pas anodin. Il est ainsi considéré comme la langue de Ptah, le démiurge dans la cosmogonie de Memphis qui crée le monde par sa parole.

Dans le Livre de l'Amdouat, Hou est dans la barque solaire aux côtés de Sia (l'entendement) ; dans le Livre des Portes, il est remplacé par Heka. Dans les textes des Pyramides, il accompagne le roi devenu une étoile.

Le hiéroglyphe pour Hou

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Published by Ankh-Neferkheperourê - dans Mastaba de Ptah-Hotep - Spiritualité
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12 mai 2006 5 12 /05 /mai /2006 17:39

Ptah-Hotep est connu par le double mastaba qu'il occupe avec son père Akhti-Hotep dans la nécropole de Saqqarah et qui fut fouillé par Mariette. Il était  prêtre de Maat et vizir, responsable du Trésor et des greniers, ainsi que juge, vers le milieu du IIIe millénaire avant notre ère, ce qui en fait un très grand personnage de cette époque. Ce mastaba conserve de splendides reliefs.

On ignore si ce Ptah-Hotep est bien l'auteur des célèbres Maximes de Ptah-Hotep, l'un des textes les plus intéressants de la littérature égyptienne antique où l'auteur donne des instructions et conseils à son fils. En voici quelques extraits, pour vous faire une idée :

"De l'humilité - Que ton coeur ne soit pas altier à cause de ce que tu sais ; n'emplis pas ton coeur du fait que tu es un savant. Discute avec l'ignorant de la même façon qu'avec l'homme ayant des connaissances ; car on n'a jamais atteint les limites d'un art, et nul artisan n'est pourvu d'excellence. Une parole heureuse peut être dissimulée plus que l'émeraude, on peut la trouver parmi les servantes penchées sur la meule."  (Maxime 1).

" De la douceur - Ne place pas la crainte parmi les hommes, ou Dieu te punira de même. Si un homme pense vivre par ce moyen, sa bouche sera privée de pain... Ne permets pas que la peur des hommes se manifeste ; c'est la volonté de Dieu qui doit se manifester. Tu feras en sorte qu'ils vivent dans la paix ; alors ils viendront et te donneront d'eux mêmes." (Maxime 6).

" Du bonheur - Suis ton désir tout le temps de ta vie. Ne fais pas plus que ce qui t'est prescrit, mais n'abrège pas le temps de « suivre-le-coeur  » ; c'est l'abomination du ka que détruire un moment ! Ne détourne pas ton action vers des tâches quotidiennes, dans un souci excessif de ta maison. Quand la richesse sera venue, suis ton désir, car la richesse n'est pas complète si l'on n'est pas heureux." (Maxime 11).

Quelques liens pour poursuivre votre rencontre avec ce personnage :

- un lien proposant une transcription du texte des  Maximes

- un lien très bien fait sur le mastaba

- un lien présentant le texte en version hieroglyphique

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Published by Ankh-Neferkheperourê - dans Beit Kemet-Egypte antique
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12 mai 2006 5 12 /05 /mai /2006 16:17

Pour expliquer le choix du nom des catégories, nous allons en profiter pour évoquer les dieux, lieux et personnages auxquels ils font référence. Une occasion de découvrir certains aspects de la culture égyptienne antique. Nous commencerons par la divine Hathor...

 

La reine Nefertari sous les traits d'Hathor à Abu Simbel...

 

Son nom égyptien est Hout-Her (Hwt-Hr), ce qui signifie "demeure d'Horus". Hathor est représentée sous la forme d'une vache ou d'une femme coiffée de cornes de vache ; dans les deux cas, le disque solaire apparaît entre les cornes. En architecture s'est développé le chapiteau hathorique, figurant une femme avec des oreilles de vache, la chevelure séparée en deux formant des enroulements de chaque côté du visage. Son principal attribut est le collier menat, aux fonctions symboliques complexes, ainsi que le sistre qui rappelle que son culte s'accompagnait de musique et de danses.

 

Le hiéroglyphe pour Hathor (Hwt-Hr)

C'est une des plus anciennes divinités égyptiennes, le culte des bovins étant très ancien en Orient. Au fil des siècles, elle a fini par assimiler les différentes vaches célestes liées à Rê. En vertu de cette très ancienne tradition, elle a un aspect solaire marqué, que rappelle le disque placé entre ses cornes. Ses aspects et attributions sont très divers et évoluent au fil du temps. Hathor est la déesse de la musique et de la danse, mais aussi de l'amour et du plaisir sexuel, de la joie et du vin ou de l'ivresse. Elle donne l'inspiration aux artistes. Associée à la fonction royale, elle est souvent considérée comme la mère du roi, Horus vivant que la déesse allaite ; elle se confond alors souvent avec Isis et la reine lui est souvent assimilée ; elle est alors la protectrice d'Horus. En effet, l'un de ses aspects en fait une protectrice des femmes et de l'enfantement ; les femmes lui faisaient des offrandes pour obtenir la naissance d'un fils. Dans son aspect funéraire, elle est aussi la déesse de l'Ouest, protectrice des nécropoles à Memphis et à Thèbes ; elle accueille le défunt en son sein, lui dispense nourriture et boissons, et lui permet de renaître, comme le soleil est mis au monde chaque matin par la vache céleste. Elle est aussi souvent considérée comme la déesse des contrées lointaines, en particulier du pays de Pount.

 

Selon les lieux, sa parenté varie. A Kom Ombo, elle est l'épouse de Sobek. A Edfou, elle est l'épouse de Behedety, forme d'Horus apparue en Basse-Egypte.

 

Une des particularités du culte d'Hathor est l'importance de la musique et de la danse, mais aussi le fait que son clergé soit mixte, composé de prêtres et de prêtresses. Certains aspects sexuels de ce culte, liés aux rituels de fécondité,  ont répandu l'idée de "prostitution sacrée".

 

Elle a été assimilée par les Grecs à Aphrodite, puis par les Romains à Vénus.

 

Les textes consacrés à Hathor sont parmi les plus beaux de la littérature égyptienne. Voici un extrait de l'hymne d'Hathor :

 

’’ Que ton visage est beau,
Lorsque tu apparais en gloire,
Lorsque tu es joyeuse,
Hathor, vénérable Dame de Senmen.

Ton père Rê exulte quand tu te lèves.
Ton frère Shou rend hommage à ta face.
Thot, puissant en breuvage enivrant t’appelle, ô puissante.
La grande Ennéade est dans le plaisir et l’allégresse.
Les babouins sont devant ta face et dansent pour Ta Majesté.
Les hitys frappent le tambourin pour ton ka.
Les êtres chantent pour toi des hymnes et te font des adorations.

Les hommes et les femmes te prient de leur donner l’amour.
Les vierges pour toi ouvrent les festivités et te donnent leur esprit.
Tu es Dame de la louange, maîtresse de la danse, Grande d’Amour, maîtresse des femmes et des filles nubiles.
Tu es Dame de l’ivresse, aux fêtes nombreuses, maîtresse de tresser la couronne,
Dame de la gaieté, Dame de l’exultation,
A la Majesté de laquelle on fait de la musique.
Pilier djed féminin vénérable, Dame de Bougen,
Tu es la Dame du Sistre-Sekhem, maîtresse de la Ménat et du Sistre-sesechet,
Vers le ka de laquelle on élève l’ouncheb.
Tu es Dame de la danse, maîtresse des chants et de la danse au luth,
Dont la face brille, chaque jour, qui ignore le chagrin.
Puisses-tu présenter ton beau visage
Au roi de Haute et Basse-Egypte, Seigneur du Double Pays. ’’

 

(Texte traduit par Christiane Desroches Noblecourt, La femme au temps des pharaons, p 31/32.)

 

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Published by Ankh-Neferkheperourê - dans Mastaba de Ptah-Hotep - Spiritualité
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12 mai 2006 5 12 /05 /mai /2006 15:29

"Comme de vray il semble que nous n'avons d'autre mire de la vérité et de la raison que l'exemple et l'idée des opinions et usances du païs où nous sommes."

(Montaigne, Sur les Cannibales, 1579)

 

 

Si seulement cette phrase de Montaigne à propos des Amérindiens du Brésil pouvait ne plus être vraie...

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Published by Ankh-Neferkheperourê - dans Temple de Hou - Citation
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12 mai 2006 5 12 /05 /mai /2006 13:36

Problème sur le blog, qui semble général : les cliparts n'apparaissent plus. J'espère que le problème va être réglé.

Sinon, temps couvert sur la côte varoise... Il y en a marre du mauvais temps, rendez nous notre SOLEIL !

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Published by Ankh-Neferkheperourê - dans Papyrus Humeur du jour
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10 mai 2006 3 10 /05 /mai /2006 21:31

Les fossiles, voilà encore l'une de mes passions depuis l'enfance ; il fut un temps où je ramassais des pierres un peu partout, au grand dam de mes proches. Ce qui est passionnant avec les fossiles, c'est qu'ensuite il faut se documenter pour savoir à quelle espèce ils appartiennent, à quelle époque ils ont vécu, dans quel milieu ; ça amène à s'intéresser à la géologie... Bref, un ensemble de nouvelles portes à ouvrir, et c'est fabuleux. Et j'ai la chance de vivre dans une région très riche en fossiles, les calcaires de nos collines étant d'anciens fonds marins.

 

J'ai fait quelques recherches sur les fossiles récoltés sur le site du Castellas. Ce sont pour l'essentiel des Chlamys et des Bélemnites. Nous laisserons les Chlamys de côté, elles sont les ancêtres de nos coquilles St Jacques à l'ère Tertiaire.

 

Par contre, nous allons parler un peu des Bélemnites. Le nom de "bélemnite" leur a été donné au XVIe s., du grec "belemnon" signifiant "en forme de javelot". Dans l'Antiquité, on y voyait des pointes de flèche tombées du ciel et on les classait parmi les "pierres de foudre" ; au Moyen Age, on les appelait "doigts de St Pierre" ou bien entendu "doigts du Diable". Il faudra attendre le XVIIIe s. pour que les savants identifient une espèce fossile.

 

Reconstitution d'un Belemnite...

 

Les Bélemnites étaient des mollusques dotés d'un rostre, c'est-à-dire d'une coquille interne, vivant dans des mers chaudes peu profondes. En général, seul ce rostre en forme de balle de fusil s'est fossilisé, calcifié, comme sur les exemplaires que j'ai collectés au Castellas ; les parties molles ont disparu. Les Bélemnites ressemblaient un peu à nos seiches ou à nos calmars, avec des tentacules (une dizaine) pour attrapper la nourriture et de petites nageoires latérales ; leur taille pouvait aller jusqu'à 2 m de long. Ils sont très abondants au Jurassique et surtout au Crétacé (soit une période comprise entre 195 et 65 millions d'années), ce qui en fait des contemporains des  dinosaures et des ammonites, en même temps que lesquels ils disparaissent. Du fait de leur abondance et de leur bonne localisation dans le temps, ce sont des fossiles utiles pour repérer des périodes géologiques.

 

Sur ce dessin, la partie fossilisée est colorée en gris.

Les Bélemnites trouvés au Castellas ; on voit bien les petites cloisons à l'intérieur du rostre...

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Published by Ankh-Neferkheperourê - dans Beit Nefred-Nefred et son univers
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10 mai 2006 3 10 /05 /mai /2006 21:27

Ca fait du bien de ronronner à la maison...

 

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Published by Ankh-Neferkheperourê - dans Papyrus Humeur du jour
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9 mai 2006 2 09 /05 /mai /2006 11:38

Un beau soleil est revenu, mais un vent de fou, peut-être du mistral, ça reste à vérifier ! En tout cas, cerveau embrumé par un long sommeil, mais encore plein les yeux les images de la balade d'hier et l'énergie puisée dans la nature sauvage qui coule dans mes veines... Ce qu'il faut pour bien commencer la semaine !

Bizzz à tous !

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